Hausse des prix des denrées alimentaires au Burkina : Le ministère en charge du commerce éclaire la lanterne des populations

LEFASO.NET | Par Rita Bancé/Ouédraogo • jeudi 2 mars 2017 à 23h16min

Suites aux nombreuses plaintes formulées par les populations par rapport à la hausse des prix de certaines denrées alimentaires sur le marché, le ministère en charge du Commerce a organisé ce jeudi 02 mars 2017 une conférence de presse sur les prix des produits et la mise en œuvre de l’arrêté portant promotion des produits alimentaires locaux.

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Hausse des prix des denrées alimentaires au Burkina : Le ministère en charge du commerce éclaire  la lanterne des populations

Selon le secrétaire général du ministère en charge du commerce, Sibiri Sanou, la réglementation des prix varie selon qu’il s’agit de produits locaux ou de produits importés. La réglementation des prix des produits de fabrication locale est faite par taxation directe, c’est-à-dire que les prix aux différents stades de commercialisation sont fixés par l’Etat. Quant à la réglementation des prix des produits importés, elle est faite par la fixation des marges bénéficiaires.

Il appartient donc à l’importateur de calculer le coût de revient du produit et d’appliquer la marge bénéficiaire à lui accordée par la réglementation. Pour des raisons de transparence, il lui est fait obligation d’établir une fiche de décomposition de prix qui retrace toutes les charges supportées par le produit.

Le dispositif décrit ci-dessus permet de s’assurer que le consommateur n’est pas abusé par le commerçant. Il a poursuivi en disant que l’économie nationale est dominée par les importations, plusieurs facteurs exogènes peuvent justifier l’évolution des prix des produits sur le marché. Il s’agit notamment du coût d’acquisition de ces produits, la fluctuation du dollar, les intempéries et les évènements socio- économiques et politiques.

Quant à la production locale, elle est caractérisée par l’instabilité et le coût élevé des facteurs de production. Ce dernier a fait comprendre qu’afin de garantir le respect des dispositions législatives et réglementaires et protéger les consommateurs d’éventuels abus de la part des opérateurs économiques, les services de contrôle du ministère du commerce de l’industrie et de l’artisanat sont permanemment sur le terrain afin de faire toutes les vérifications qui s’imposent en la matière.

Les produits soumis à la réglementation de prix sont : le riz, les céréales, les huiles alimentaires, la graine de coton destinée à la production de l’huile alimentaire, les intrants agricoles, les produits phytosanitaires, le sucre, la farine de froment, le pain, le lait et produits de la laiterie, le savon, le ciment, les fers à béton, les tôles, les hydrocarbures, les médicaments essentiels génériques, les tarifs publics (eau, électricité), les articles scolaires, les tabacs, les transports et parkings. Tout le reste relève du régime de la liberté des prix.

Par ailleurs, il a révélé que le gouvernement est permanemment en concertation avec les producteurs locaux et importateurs afin d’obtenir les prix les plus bas possibles pour les populations. Le prochain cadre de concertation tripartite qui regroupe l’administration, le secteur privé et la société civile est prévu pour se tenir dans cette première quinzaine du mois de mars.

Concernant la hausse du prix de la baguette de pain, le SG du ministère a laissé entendre que le fait que le prix du pain est passé de 130 FCFA à 150FCFA n’est pas une hausse mais plutôt la mise en œuvre d’un arrêté qui existait depuis le 02 décembre 2011, le problème est que la mise en œuvre de cet arrêté ne devrait pas amener la disparition du pain de 180 grammes dont le prix est fixée à 130FCFA. Normalement, il devait y avoir les deux catégories de pains sur le marché c’est-à-dire le pain de 180grammes à 130FCFA et le pain de 200grammes à 150F CFA, et qu’il appartenait au consommateur de faire son choix.

Relativement à la promotion des produits locaux, il est ressorti de cette conférence de presse que des mesures ont été prises pour améliorer la commercialisation des produits alimentaires locaux en vue d’accroître les revenus des acteurs et de lutter contre la pauvreté. Parmi ces mesures, on peut citer l’élimination des difficultés d’écoulement des produits alimentaires locaux, l’adaptation des textes réglementaires pour permettre aux structures publiques telles que les cantines scolaires et universitaires ; les centres de formation professionnelle ; les casernes militaires ; les centres hospitaliers, les maisons d’arrêt et de correction de consommer les produits locaux.

Pour mieux réussir cette mission, un comité interministériel de suivi sera mis en place pour : s’assurer de la capacité de l’offre à répondre à la demande régulière ; s’assurer que les mesures ne créeront pas des dysfonctionnements des marchés qui pourraient entrainer des pénuries et des hausses injustifiées des prix des produits ; prendre les dispositions pour que les factures soient réglées à bonne date pour permettre aux prestataires de faire face à leurs engagements auprès de leurs fournisseurs,etc.

Rita Bancé/Ouédraogo
Lefaso.net

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