Bien-être des équidés de trait : L’ONG Brooke commandite deux études pour mieux orienter ses actions

LEFASO.NET | Justine BONKOUNGOU (Stagiaire) • lundi 27 février 2017 à 18h00min

Le bureau régional Afrique de l’Ouest de l’ONG Brooke a tenu ce vendredi 24 février 2017, un atelier de restitution des études sur la cartographie des dispositifs législatifs pertinents pour le bien-être des équidés de trait et le système de santé animale au Burkina Faso. Ces deux études permettront à l’ONG Brooke de mieux cerner la place des équidés de trait au Burkina Faso afin d’orienter ses actions sur le terrain.

Bien-être des équidés de trait : L’ONG Brooke commandite deux études pour mieux orienter ses actions

Les équidés de trait que sont l’âne, le cheval et le mulet constituent à n’en point douter des aides précieuses pour la plupart des ménages ruraux au Burkina Faso, et aussi pour certains ménages en zones urbaines. Ils constituent une force de travail non négligeable au vu des services qu’ils rendent à l’humain. Ce sont cependant, des animaux qui sont le plus souvent maltraités par leurs propriétaires.

Dans le but de mieux faire comprendre la place des équidés au Burkina Faso, afin d’élaborer une stratégie de plaidoyer efficace pour l’amélioration du bien-être de ces animaux, l’ONG Brooke a commandité deux études sur la cartographie des dispositifs législatifs sur le bien-être animal et l’analyse du système de santé animale. Selon Emmanuel Sarr, représentant régional de Brooke Afrique de l’ouest, ces deux études dont les résultats seront restitués au cours du présent atelier permettront à l’ONG de comprendre le contexte juridique et institutionnel dans lequel évoluent les équidés au Burkina Faso, avant le démarrage de leurs actions sur le terrain et ainsi mieux axer leur intervention.

Il formule par ailleurs le vœu que ces deux études constituent « une bonne base de travail pour tous les acteurs soucieux du bien-être animal en général et celui des équidés de trait en particulier. »

Un vœu qui sera exaucé à en croire Mme Germaine Compaoré de la direction générale des services vétérinaires, représentant le ministre des ressources animales qui souligne que « La restitution de ces études permettra aux services techniques d’avoir de la matière pour pouvoir faire de la sensibilisation avec l’aide de l’ONG Brooke et amener les populations à changer de mentalité et de comportement et à mieux considérer l’âne dans notre société. »
Elle se satisfait également de la tenue de cet atelier qui selon elle, s’inscrit en droite ligne des actions déjà initiées au ministère des ressources animales pour la protection des équidés, et plus particulièrement des ânes, dont la survie était menacée il y a peu.

« Traiter l’âne comme un membre de la famille », Emmanuel Sarr

Selon Emmanuel Sarr, une précédente étude commanditée par l’ONG Brooke avait permis de montrer que les équidés et plus particulièrement les ânes ne sont pas suffisamment considérés aussi bien au niveau des ménages, qu’au niveau juridique et politique. Ils ne bénéficieraient pas d’une alimentation adéquate, de la protection nécessaire et encore moins de programmes de santé qui leur sont spécifiquement adressés. Il invite donc les propriétaires d’ânes à les « prendre comme un membre de la famille. » Car dit-il, « C’est un animal que l’on voit sur toutes les tâches. En milieu rural, il permet le transport des femmes enceintes vers les hôpitaux, le transport des enfants vers l’école et aussi le transport du matériel. L’âne a donc besoin de manger, de boire, d’être dans un abri, d’être protégé, et quand il est malade, d’être soigné. »

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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Messages

  • c’est curieux cette étude. Les autres animaux sont autant maltraités que les ânes. Pourquoi cette espèce singulièrement ? A mon humble avis, on doit s’investir dans des domaines qui nous font avancer. " Le bien être des équidés" en Afrique c’est quoi ? De grâce ne nous projetez pas en l’an 5000.

    • Encore un autre pas avant ; en fait, l’Afrique (ceux qui savent des choses de profond des animaux) communique peu sur son savoir sur les animaux....Plus les gens savent sur l’animal, mieux ils sont prêts à changer ou à considérer l’animal autrement.
      Savez vous par exemple qu’au Burkina à Bobo, il y a un centre d’équitation qui vient de voir le jour et qui enseigne le développement personnel à partir de principes inspirés par les animaux ? Comment refuser encore de reconnaitre l’humain dans l’animal ?
      Pour les plus curieux, rechercher le Club Ringo à Bobo et passer nous voir
      Bernard, l’homme qui comprend le message animal
      NB Dites à l’ONG que je les cherche pour les aider à convaincre plus facilement.

    • Bonjour

      Vous pouvez me contacter à cette adresse
      emmanuel.sarr@thebrookesenegal.org

      Cordialement

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