Monographie de la commune de Fada N‘Gourma

samedi 25 février 2017 à 00h45min

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Monographie de la commune de Fada N‘Gourma

Situation géographique.

La commune urbaine de Fada N’Gourma est située au centre de la province du Gourma dans la région de l’Est du Burkina Faso. La ville de Fada, chef-lieu de la commune, de la province et de la région est située à 220 km de Ouagadougou sur l’axe Ouagadougou-Niamey (RN4) ou Ouagadougou-Cotonou (RN19). Par rapport aux coordonnées géographiques, la commune de Fada N’Gourma se situe entre 0’7’ de longitude ouest et 1’25’ de longitude Est, et 13’7’ et 11’55’ de latitude Nord. Elle couvre une superficie d’environ 3 400,2 km².

Elle est limitée :
-  au Nord par la commune rurale de Yamba ;
-  au Sud par la commune urbaine de Pama et la province de Koulpélogo ;
-  à l’Est par la commune rurale de Matiakoali ;
-  et à l’Ouest par les communes rurales de Diapangou et Diabo
-  1.4 Milieu Humain
-  1.4.1 Etat des lieux de la population
-  La commune de Fada, composée des secteurs urbains (12) et 34 villages qui y sont rattachés comptait en 2006 selon le RGPH, une population de 123 594 habitants. Il convient de souligner que le nombre de villages administratifs est passé de 33 à 34, suite au changement de statut du hameau de culture de Bomoana en village administratif.
-  Les femmes représenteraient la proportion la plus importante à l’instar de l’ensemble du pays, avec un taux de 50,04% contre 49,06% d’hommes. Cette population est inégalement répartie dans l’espace entre les différents villages comme le montre la carte N°8 ci-dessous.
-  On observe également sur cette carte que la plupart des villages de la commune de Fada sont faiblement peuplés avec une densité moyenne de 36,6 habitants au km² contre 51,4 au niveau national. Après la ville de Fada N’Gourma qui est la plus peuplée (33,54% de la population), ce sont les villages de Natiaboani (11,52%), de Nagaré (6,72%), Kpenchangou (4,40%), Koaré (4,18%), Namoungou (4%), Tanwalbougou (3,45%) qui sont les gros villages de la commune.
-  Quant à la structure par âge de la population, elle est caractérisée par une prédominance de la franche jeune. En effet, selon le RGPH (2006), la proportion des moins de vingt (20) ans constitue plus la majorité avec 59,26% contre 40,75% pour celle supérieure à vingt (20) ans. L’on peut noter que la population que la commune a en charge est importante (47,51%). Cette situation exige la mobilisation de ressources énormes dans les domaines sociaux comme la santé, l’éducation et la prise en compte de cette croissance de la population dans la réalisation des infrastructures socioéconomiques.

1.2 Situation administrative

Sur le plan administratif, elle a connu plusieurs évolutions. Fada a d’abord été érigé en chef-lieu de subdivision centrale, puis chef-lieu de cercle .
Le centre urbain de Fada N’Gourma a été érigé en commune de plein exercice en janvier 1970.

Avec le découpage du territoire national en 30 provinces intervenu en 1984, la province du Gourma a été créée, avec Fada N’Gourma comme chef-lieu. C’est dans le même contexte que le département de Fada a été créé.
A partir de la mise en œuvre de la décentralisation en 1995, Fada fut érigé en commune urbaine.

Avec l’adoption du code général des collectivités territoriales (CGCT) en décembre 2004, le département de Fada est érigé en commune urbaine. Celle-ci regroupe la ville qui compte onze (11) secteurs et trente-quatre (34) villages administratifs du département, auxquels sont rattachés plus d’une vingtaine de hameaux de culture.

La carte 2 présente la situation administrative de la commune.

Carte 1 : Situation administrative de la commune de Fada N’Gourma

Le royaume gourmantché traditionnel est divisé en principautés (diema), en villages et en quartiers avec au sommet, Fada N’Gourma comme capitale. Le Numbado (roi de Fada N’Gourma) exerce sa suprématie sur les chefs des principautés qu’il intronise. Ces derniers ont en charge l’organisation de la vie des villages, divisés en quartiers puis en concessions. Le chef de principauté administre son territoire avec l’aide des dignitaires nommés à vie.
Le chef de village est assisté dans ses fonctions par des notables. Le village est constitué de plusieurs lignages dont le noyau sociologique est le lignage issu du fondateur. A l’intérieur des quartiers, la majorité des familles sont apparentées et se prêtent une assistance et une solidarité mutuelle lors des décès, des funérailles ou des évènements heureux comme les mariages, les naissances et les réjouissances populaires.
De nos jours, même si l’on assiste à un éclatement de la concession ou du quartier (migrations parfois définitives de populations), l’organisation politique traditionnelle reste encore en vigueur et font plutôt bon ménage avec l’organisation administrative. La tradition demeure forte chez les chefs traditionnels qui détiennent encore une certaine autorité et même certains pouvoirs.
1.4.4 Pratiques culturelles et évolution des variables culturelles
Comme toute société, les communautés villageoises l’observation du sable, la géomancie, est une pratique courante et intégrée à la vie. Il existe des jours interdits pour certaines activités. Les interdits participent fortement à la réglementation du comportement dans la vie sociale.
En exemple, il existe une interdiction pour certaines familles de manger la viande de certains animaux. Ainsi, il est interdit aux Thiombiano de manger la viande du chien, aux Ouali la viande de caïman, au Tankoano la viande de tortue, au Lompo la viande de lion.

Milieu physique
Relief.
Le relief de la commune de Fada est dans l’ensemble relativement plat. On note cependant, quelques collines notamment aux alentours de Nalambouau Nord et dans la zone de Namoungou. Climat et pluviométrie.
La commune de Fada N’Gourma est située dans la zone climatique de type soudano- sahélien caractérisée par l’alternance d’une saison sèche qui va d’octobre à avril (7 mois), et une saison pluvieuse qui s’étend généralement, de mai à septembre (5 mois). La carte 3 présente les zones climatiques du Burkina et donne la position de Fada N’Gourma.

Il ressort de la carte que la pluviométrie varie en général entre 750 mm et 900 mm/an et dure environ 5 mois. La moyenne pluviométrique des dix dernières années est de 858 mm d’eau par an et une durée moyenne de 55 jours.
Le graphique 1 présente l’évolution des hauteurs d’eau et du nombre de jours de pluies entre 2004 et 2014.
L’analyse du graphique 1 montre que de 2004 à 2014, la pluviométrie a connu une baisse passant de 924,4 à 876,3 mm. Il en est de même pour le nombre de jours qui a varié avec une tendance à la baisse. A l’exception des années 2008 ; 2011 et 2013 qui ont connu des hausses de pluviométries par rapport aux années précédentes, les pluviométries des autres années ont connu des baisses. Cette baisse continue de la pluviométrie a provoqué une augmentation des prix des produits alimentaires en 2008.
Aussi, il faut noter qu’en général, les précipitations présentent une forte variation spatio-temporelle. Ce qui constitue un facteur limitant pour les activités agro-sylvo-pastorales sur l’étendue du territoire communal.
Quant à la température moyenne annuelle, elle se situe autour de 28° C, avec des variations mensuelles pouvant aller de 20° en Décembre/ Janvier à 40° en Mars /Avril. Les vents dominants sont la mousson (vent humide soufflant de direction : Sud-Ouest / Nord Est pendant la saison pluvieuse) et l’harmattan (vent sec souvent chargé de poussière et soufflant de direction Nord Est / Sud-Ouest en saison sèche).
Sols
Les sols de la commune sont dans l’ensemble fertiles, propices à l’activité agricole et se répartissent en trois types :
-  des sols ferrugineux tropicaux lessivés indurés à cuirasse plus ou moins profonds et des sols à ferrugineux tropicaux lessivés à gravillons à tâches ou à concrétions qui sont impropres à l’agriculture ;
-  des sols hydro morphes à pseudo-gley ;
-  des sols peu évolués d’apport alluvial à pseudo-gley.
Ces types de sols se présentent sur plusieurs matériaux comme indique la carte ci-dessous.
Situations des ressources forestières
Forêts et exploitations des produits forestiers ligneux.
La commune est caractérisée dans son ensemble par des formations arborées et arbustives avec un tapis herbacé dans les bas-fonds. Dans les exploitations agricoles, la végétation est essentiellement constituée d’une savane parc avec une forte concentration d’espèces utiles telles que Vitellariaparadoxa (karité). La savane arbustive est dominée par les Combrétacées et se localise sur les cuirasses situées dans les zones de plateaux. En plus des Combrétacées dominants, on y rencontre également des espèces telles que Piliostigmareticulatum, Balanites aegyptiaca, Guierasenegalensis, Ziziphusmauritiana, Sclerocaryabirrea, et Pterocarpuserinaceus.
La savane arborée quant à elle, est dominée principalement par Vitellariaparadoxa, Parkiabiglobosa, et Lanneamicropcarpa.
La végétation le long des cours d’eau, souvent caractérisée de forêt galerie est constituée de Mitraginainermis, Daniela oliveri, Ficus capensis, Khayasenegalensis, Diospyrosmespiliformis et Ficus iteophylla.
En période de saison pluvieuse, diverses herbacées tapissent l’ensemble des sols et constituent un fourrage très important pour le cheptel. Les herbacées les plus couramment rencontrées sont : Diheteropogonamplectans, Eleusine indica, Andropogon pseudapricus et Andropogon gayanus. C’est dans les limites de ces formations végétales que se développent les initiatives de création et de gestion de zones forestières et de pâture au nombre desquelles on peut retenir :
-  la forêt communale de Fada N’Gourma ou forêt de BOUGUI d’une superficie 270 ha, créée par arrêté municipal 2007 N °2007-024/MAT/REST/PGRM/FDG/CD du 13 décembre 2007 portant création de la zone inter villageois des aires de pâture dans la commune de Fada N’Gourma et localisée entre les villages de Bougui, Potiamanga, Gbersga et de Kondjonti qui en sont traditionnellement les propriétaires des terres concédées ;
-  la forêt du secteur N° 9 de Fada N’Gourma s’étend sur une superficie de 350 ha. Elle est reconnue sous l’arrêté n° 2011/51/MATD/REST/PGRM/FDG/CO du 15 avril 2011. Elle a un récépissé n° 2011/67/ MATD/REST/PGRM/FDG/CO du 20/12/2001. Elle est limitée à l’Ouest par le village de Boudangou, à l’Est par Potiamanga et au Nord par les hameaux de cultures de Tiparga et Tibari ;
-  les Zones Villageoises d’Intérêts Cynégétiques (ZOVIC) au nombre de onze (11) dans la commune et qui couvrent une superficie totale de 5 315,47 ha. Quatre (4) des onze (11) ZOVIC ont fait l’objet de création officielle par arrêté du Conseil municipal. Il s’agit des ZOVIC de Boumoana, Sandkpenga, Kodjonti, et de la ZOVIC inter villageoise de Boungou, Sétougou et sandkpenga). De nombreuses activités sont menées dans le cadre de la valorisation des ressources forestières à l’échelle des Zovic. Au nombre de ces activités, on peut retenir : la réalisation d’études préalable à l’élaboration des plans d’aménagement et de gestion ; la levée des limites au GPS ; l’implantation de panneaux de signalisation ; la formation et l’équipement des Comités de surveillance, etc. Cependant, seule la Zovic de Boumoana dispose d’un plan d’aménagement et de gestion dont le financement a été assuré par l’AFAUDEB ;
-  la ferme agro-écologique de l’ONG ARFA a été créée en 1997. Il s’agit d’une ferme d’expérimentation, de formation et de sensibilisation située à 45 km de Fada N’Gourma sur la route de Pama dans le village de Natiaboani. Elle couvre une superficie de 13 ha. Elle est exploitée à des fins de valorisation des PFNLs en l’occurrence les graines de balanites, le tamarin, le jujube, les graines de moringa, le pain de singe et le miel, etc ;
-  la zone de pâture de Namoungou : La zone de pâture de Namoungou couvre une superficie de 12 187 ha. Elle est créée à la suite de l’entente entre quatre (4) villages Bandingui, Naboudi, Momba et Namoungou et leurs hameaux de cultures. L’objectif poursuivi était de résoudre les problèmes entre les agriculteurs et les éleveurs. Elle est reconnue officiellement par arrêté N° 2007 – 024 / MAT/ REST/ PGRM/ FDG/ CD du 13 Décembre 2007.
A cela, on peut citer le jardin botanique Bantia d’une superficie de 15 ha initié par un particulier depuis avril 2001. Il est localisé dans le village de Onakpaliangou à environ 7 km de la ville de Fada N’Gourma, sur la route en direction de Pama. De nombreuses activités y sont menées telles que l’exploitation et la valorisation des produits forestiers ligneux et non ligneux (le bois, l’andropogon, les graines de néré, les graines d’acacia nilotica, les noix de cajou, le miel, les œufs de caille, etc.). Les espèces végétales existantes dans cette zone forestière sont essentiellement : Parkiabiglobosa(ODubu), Combretummicrantum, Ficus sp(kankanbu), lanneamicrocarpa(O Thiabu), Tamarindusindica(O Pugbu), Vitellariaparadoxa(O Sambu), Andasoniadigitata, Acacia nilotica, Acacia senegal, Gardeniaternifolia(O Alendilenba), Piliostigmathonninguii(ONaba-niigu), Diospyrosmespiliformis(O Gaabu), Andropogon gagnanus. Concernant les espèces fauniques, on rencontre des pintades sauvages, des écureuils, des lièvres, des tortues, des crocodiles, des serpents notamment des vipères, des boas, des couleuvres, des varans, des "gueules tapées", etc.

Il ressort aussi de la littérature qu’outre le prélèvement incontrôlé, la production de bois et d’autres produits forestiers au cours de l’année 2012 a été estimée comme indiquée dans le tableau qui suit.

Tableau 1 : Estimation des prélèvements des ressources forestières en 2012

Source : Commune de Fada N’Gourma, 2013

Produits forestiers non ligneux.
Lors des animations dans les grappes, il est ressorti que les produits forestiers non ligneux (PFNL) sont beaucoup exploités dans la commune de Fada surtout par les femmes. En dehors du bois, la forêt offre d’importants autres produits qui entrent dans la satisfaction de nombreux besoins des Hommes. Les PFNL comprennent les feuilles du baobab, les écorces, les fleurs, les fruits, les racines, la sève, les graines (le karité, le néré, le tamarin, le détarium et le balanitès), l’herbe qui sont consommés en l’état brut (frais ou sec) ou transformés. Ce sont des composantes essentielles de produits alimentaires, médicamenteux ou cosmétiques propres à satisfaire les besoins des hommes. Par exemple, toutes ces espèces énumérées sont utilisées par les femmes, soit dans la médecine traditionnelle, soit pour la commercialisation, contribuant ainsi à la lutte contre la pauvreté dans les ménages ruraux et urbains.
Le miel est aussi considéré comme un dérivé de la forêt et constitue de fait comme étant un PFNL. Les PFNL les plus couramment recherchés sont ainsi cités dans le tableau ci-dessous.

Il ressort du tableau que l’ensemble des produits forestiers non ligneux sont d’une grande utilité pour les populations. Leur intense utilisation fait que certaines sont menacées, protégées ou vulnérables.
Les espèces sont utilisées pour la pharmacopée traditionnelle, l’alimentation, dans la production agricole, l’artisanat. Le tableau montre que le dattier sauvage est l’une des plantes les plus utilisées. Ce qui fait de lui, une espèce menacée. On note également, la présence d’espèces protégées comme le pommier acajou, le neem, le raisiné, l’arbre de la vie. A ces espèces, il y a les noisettes, la prune noire, qui sont considérées comme des espèces vulnérables.
L’étude sur la stratégie décentralisée a indiqué en illustration que courant 2010 et 2011, les quantités suivantes de PFNL ont été collectées par des groupements.
-  5900 Kg d’amandes de karité,
-  445 litres d’huile de balanites,
-  260 litres d’huile de baobab,
-  200 litres d’huile de neem,
-  3200 Kg de miel
Ce qui aurait permis la distribution d’environ 7 952 000 frs CFA au profit des membres de ces groupements.
Ressources fauniques.
Les principales ressources fauniques sont citées dans le tableau suivant.

Ressources hydrographiques et hydrauliques.

Le territoire de la commune de Fada fait partie du bassin versant du Niger au Nord et de celui de l’Oti au Sud. Ainsi au plan hydrographique, la commune est lézardée par quatre cours d’eau qui sont : Tanwalbougou, Natiaboani, Natiari et Oupenchyambangou. On y rencontre également sur ces cours d’eau des retenues d’eau naturelles (mares) et artificielles (Barrages ou bouli). Aussi, les importants cours d’eau sont alimentés par de nombreux drains de ruissellement qui accélèrent la dégradation des terres en amont, et l’ensablement des cours d’eau en aval. L’importance des drains dans les différents villages de la commune, donne l’envie à ces derniers pour la réalisation de retenues d’eau aux fins agricoles et/ou pastorales.

La carte ci-dessous montre la situation des cours d’eau dans la commune.
En matière de ressources hydrauliques, la commune de Fada N’Gourma compte en 2015, 540 points d’eau modernes (forages, puits et fontaines) et huit (08) retenues d’eau artificielles située à Bougui, Tagou, Natiaboani, Koaré, Fada ville et Mourdéni. Ces retenues d’eau sont généralement ensablées entrainant une réduction de la durée de rétention de l’eau qui ne peut excéder maintenant le mois de Mai.
La commune de Fada rencontre de sérieuses difficultés d’approvisionnement en eau potable car le barrage (Tandiari) de pompage de l’ONEA est très ensablé et est en situation critique à partir du mois de Mars.

Pour les ressources halieutiques, la précarité des retenues d’eau ne permet pas l’établissement d’une pêche organisée et professionnelle. Cependant, des pêcheurs traditionnels existent dans les différents villages. Notons que l’essentiel du poisson qui alimente la commune de Fada N’Gourma provient de la Kompienga.
Analyse des effets des changements climatiques.

L’analyse de l’évolution des paramètres climatiques à l’échelle régionale (Est) sur les trente (30) dernières années nous renseigne sur les évolutions enregistrées. Aussi l’observation de certains phénomènes physiques pourrait nous permettre également d’analyser les changements climatiques et leurs effets dans la commune de Fada N’Gourma.

Ces effets qui impactent négativement sur les ressources de la commune sont les sécheresses prolongées, les inondations imprévisibles, les vents violents et l’augmentation de la chaleur. Pour analyser l’impact de ces effets, les populations ont noté de 0 à 5 points les effets sur les différentes ressources. Ainsi, il est ressorti que la commune est plus affectée par la sécheresse, suivie des inondations et des vents violents. Selon la population, ces phénomènes touchent principalement les animaux (domestiques et sauvages) les produits forestiers non ligneux et ligneux. A cela, l’impact de ces phénomènes sur les activités agricoles, les terres cultivables et même certains aménagements hydroagricoles ne sont pas non négligeables.

En effet, les populations pensent que la faune, les animaux domestiques, les produits forestiers souffrent énormément de la sécheresse. Les fortes chaleurs sont aussi responsables de la mort de certains animaux (abeilles, des reptiles, etc.). Les terres cultivables sont les plus affectées par les inondations, les sécheresses et les vents violents qui occasionnent le phénomène de l’érosion. La chaleur affecte aussi fortement les marigots, les bas-fonds à cause de la forte évaporation qu’elle occasionne.

Soumaila SANA

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Vos commentaires

  • Le 25 février à 01:02, par warzat
    En réponse à : Monographie de la commune de Fada N‘Gourma

    Ayez le courage de rencontrer des personnes susceptibles de vous communiquer ou de prendre correctement les coordonnées polaires pour vous. Ne tombez pas dans le piège de ceux qui connaissent tout et qui font tout. On ne note pas les coordonnées comme dans votre texte, un simple ingénieur junior vous aurait corriger gratuitement. Excuser mais c’est inexcusable, inconcevable.....

    Répondre à ce message

  • Le 25 février à 09:31, par Yengamo
    En réponse à : Monographie de la commune de Fada N ?Gourma

    Très instructif

    Répondre à ce message

  • Le 25 février à 09:52, par Alex
    En réponse à : Monographie de la commune de Fada N‘Gourma

    Belle initiative de publier cette monographie. Cependant, il faut corriger les coquilles si elles existent dans le document original. Par exemple, les noms botaniques des espèces végétales sont parfois collés. Par ex. : Parkia biglobosa et non Parkiabiglobosa. On note aussi que la carte de localisation ne comporte pas une grille de coordonnées permettant de situer la commune. Comme l’a remarqué warzat, il faut corriger également les coordonnées dans le texte. Bravo encore pour l’initiative !

    Répondre à ce message

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