Médias au Sahel : Le CSC sensibilise contre l’extrémisme

vendredi 24 février 2017 à 11h00min

Ceci est un communiqué de la Direction de la communication et des relations publiques du Conseil supérieur de la communication (CSC).
Le Conseil supérieur de la communication a rencontré les responsables de médias de la région du Sahel et les Forces de défense et de sécurité, le mardi 21 février 2017 dans la ville de Dori pour échanger sur la gestion de l’information dans le contexte sécuritaire sensible. A cette rencontre, hommes de médias et Forces de défenses ont échangé pour plus de complémentarité dans l’action contre la menace de l’extrémisme violent.

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Médias au Sahel : Le CSC sensibilise contre l’extrémisme

Le Burkina Faso fait face depuis un certain temps à des menaces au plan sécuritaire à même de troubler la paix dans certaines localités. Outre les menaces terroristes, l’on assiste à une radicalisation du discours religieux dans certaines localités comme celles du Sahel et du Sourou lors des prêches de certains responsables religieux qui font l’apologie de la violence, au mépris de la réglementation. Conscient que la diffusion de tels propos peut contribuer à envenimer la situation et compromettre les efforts de l’Etat, le Conseil supérieur de la communication a initié cette rencontre de sensibilisation avec les responsables de médias du Sahel et les Forces de Défense et de sécurité.

Sous la conduite de la présidente du CSC, madame Nathalie SOME, cette rencontre a permis d’échanger avec les responsables de médias en vue d’éviter la diffusion de messages pouvant heurter la sensibilité des populations, inciter celles-ci à la violence ou compromettre les efforts de l’Etat au plan sécuritaire. Les médias de la région du Sahel sont en prise avec des menaces multiformes qui entravent sérieusement leur mission sur le terrain. Des témoignages poignants livrés à l’occasion ont permis de comprendre que les hommes de médias, ceux du Soum en particulier, vivent leur sacerdoce avec « la peur au ventre ». La menace sur la liberté d’expression est réelle dans la localité. Pour amoindrir le risque d’être pris pour cible, des responsables de radios ont élagué leurs grilles de programmes.

L’échange instauré entre médias et représentants des Forces de défense et de sécurité (FDS) a été fraternel et fructueux. Les FDS ont rappelé aux hommes de médias le schéma de collaboration souhaitable : aller à la source, vérifier l’information, éviter les scoops ou les informations de nature à semer la psychose et s’en tenir aux informations de sources officielles dignes de foi. Les journalistes se sont dits conscients de leur responsabilité sociale et ont souhaité plus d’ouverture et de collaboration de la part des FDS car la recherche de l’information commande souvent diligence et précision. Unanimement, les journalistes ont lancé un appel aux autorités pour la prise en compte de leur sécurité dans les zones sensibles ; étant, du fait de leur mission, contraints de descendre sur les théâtres d’opérations qu’importe l’heure et les circonstances.

La présidente du CSC, s’est dite préoccupée par la sécurité des hommes et femmes de médias. Aussi leur a-t-elle recommandé prudence et discernement. A l’issue de cette activité qui devrait également concernée la ville de Ouahigouya, un rapport sera fait aux autorités avec de fortes recommandations pour la prise en compte de la donne sécuritaire des médias dans les zones sensibles.

La Direction de la communication et des relations publiques / CSC

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Vos commentaires

  • Le 25 février à 20:54, par Cheikh
    En réponse à : Médias au Sahel : Le CSC sensibilise contre l’extrémisme

    Félicitations, mais cette zone n’est pas la seule. Tout le territoire national est concerné et il ne faut pas attendre que le mercure monte avant d’intervenir . Même si en la matière, les communicateurs professionnels ont des barrières imposées par la déontologie, il y’ a tous ces autres griots de l’heure, qui se se sont aussi octroyés à tort l’exclusivité du droit à l’expression. Tandis que certains s’érigent en rapporteurs pures et simples des pages, des périodiques les plus critiques de la place sur facebook, d’autres se font baptiser "activistes" de l’expression, au point de se faire sans cesse interpeller par les autorités. Alors pour ces derniers qui ne savent rien des règles de l’expression loyale et régulière, quel code prévoir ? Hélas, c’est à peine si chez nous en particulier, la "Liberté d’expression" n’est pas perçue comme une occasion d’aller s’enivrer, pour dégueuler à tort et à travers !

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