Mouvement d’humeur des commerçants de Bobo Dioulasso : Contre l’abandon du bitumage de l’avenue Daniel Ouézzin Coulibaly

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini • mercredi 15 février 2017 à 23h00min

Les commerçants du coté Est du grand marché de Bobo-Dioulasso appuyés par la coordination des organisations de la société civile ont organisé un mouvement d’humeur ce mercredi 15 février 2017. A travers ce mouvement spontané, ils veulent interpeller les autorités de la région et particulièrement le ministre des Infrastructures sur la reprise des travaux de bitumage de l’avenue Daniel Ouezzin Coulibaly long d’environ 800 mètres.

Mouvement d’humeur des commerçants de Bobo Dioulasso : Contre l’abandon du bitumage de l’avenue Daniel Ouézzin Coulibaly

Ce mercredi matin 15 février, il était vraiment difficile pour les riverains et usagers du coté Est du grand marché de Bobo-Dioulasso, communément appelé « Koko Donda » de se frayer un passage pour arriver au marché. A l’aide de briques, de pneus ou de troncs d’arbres, les commerçants ont barricadé l’avenue Daniel Ouezzin Coulibaly pour, selon leurs dires, empêcher les usagers de soulever de la poussière. En effet, cela fera bientôt quatre ans que le lancement des travaux de bitumage de cette avenue a été effectué.

Ce chantier en plein centre commercial, à délai d’exécution de cinq mois (à compter de la date de lancement des travaux en 2014 sous la transition), a été abandonné jusqu’à aujourd’hui. Ce sont des familles commerçantes qui souffrent de cette situation, selon le témoignage d’un riverain du nom de Bakoroba Baly. « Aujourd’hui nous sommes exposés à beaucoup de maladies à cause de cette voie. Nous souffrons beaucoup à cause de la poussière et de la mévente » a laissé entendre ce dernier. Selon lui, Bobo-Dioulasso semble être oublié dans les politiques de développement de nos dirigeants.

Ils interpellent le ministre des infrastructures à prendre le problème à bras le corps car ce sont des familles qui souffrent et « surtout en cette période de méningite qui sévit dans notre pays », a laissé entendre un autre riverain. Toutefois, ils souhaitent que Bobo-Dioulasso, « capitale économique de nom », soit vraiment au cœur des préoccupations des autorités gouvernementales.

Les autorités communales se sont rendues sur les lieux pour témoigner de leur soutien à ces derniers. Le premier adjoint au maire de la commune, Martin Coulibaly, ne manquera pas de saluer cette démarche pacifique « empreinte de sagesse » des commerçants. Aussi, a-t-il invité tous les fils et filles de la région à continuer sur cette voie du dialogue pour que règne la paix au Burkina.

Romuald Dofini
Lefaso.net

Messages

  • Pauvre Bobo, on construit échangeur après échangeur à Ouaga, mais Bobo elle, même simple goudron faut chercher.

    • Pourquoi pauvre Bobo, les autres villes du pays ne comptent pas pour vous ? Elles, aussi ont besoin de routes bitumées. Évitez de parler comme si Bobo est la seule ville du pays en plus de Ouaga, la capitale, à laquelle vous vous référer toujours.

    • Pauvre Bobo aussi, si vous ne le savez pas Bobo aussi est une CAPITALE du Burkina pauvre de toi.....
      Bobo C’est la CAPITALE ÉCONOMIQUE du Burkina Faso c’est écris noir sur blanc. Voila pourquoi pauvre Bobo.
      Je ne vais pas vous faire un cours en géographie, sinon selon le découpage administratif du Burkina il y a les RÉGIONS, les PROVINCES, les DÉPARTEMENTS et chacun des ces découpages administratifs a un besoin spécifique....
      Encore PAUVRE BOBO

    • écoutez ne confondez pas. on dit que Bobo est la capitale economique apres ouaga donc une capitale et cela necessite des investissements ne ce reste que de bonnes routes mais en realité quand tu arrives à Bobo tu ne peux mèm pas montrer une infrastructure digne de ce nom. c’est regretable. presque tout c’est à ouaga. on pense pas un peu ?

    • l marcher d bobo è l’une des grands marcher du pays.dc faut pas comparer bobo avec les petites provinces.sans bobo pas l developpement du BF.

    • cool frere et tres bien dit sans bobo dioulasso ya pas le burkina faso

    • ils ne se revèrent pas a ouaga peut etre que vous ne connaissez pas la route dont ils sont entraint de parler.si vous etiez à leur place vous allez faire meme chose

  • On peut reprocher beaucoup de choses à la transition mais en 2014 elle n’aurait pas pu abandonner le projet et lancer les travaux. Les projets d’infrastructures doivent être équitables sur tout le pays : Bobo se meurt !

  • Pour un travail qui avait pourtant déjà démarré par la cassure de l’ancien goudron, nous pensions tous en tant qu’observateurs, que son achèvement ne serait qu’automatique. En arrivant d’ailleurs sur les lieux, c’est en plein chantier qu’on se croirait. Mais que cela prenne maintenant tout ce temps au détriment des riverains et de la population, c’est difficilement compréhensible. D’autant plus qu’il ne devrait plus être question de reprendre ce genre de contrat, il y a lieu de scruter pour identifier l’entreprise allocataire du marché. Seule cette dernière pourra expliquer le pourquoi de l’arrêt des travaux. Sinon ce n’est même pas la peine de compter sur la bonne foi d’un quelconque ancien maire, pour ce genre de détails. Autrement dit, que les autorités communales trouvent rapidement une autre entreprise, pour terminer ce chantier, dont le démarrage avait pourtant été beaucoup applaudi. Humm ! Comme quoi, seule la fin justifie vraiment les moyens.

  • Bonsoir effectivement Bobo semble être abandonné.
    Routes impraticables, manque de caniveaux. Vraiment il faut réhabiliter Bobo.

  • D’abord si le lancement a eu lieu sous la transition c’est que c’est en 2015. Et vous savez que la transition a été surtout championne pour des engagement sans crédits budgétaires. Tout ça est à vérifier avant de situer les responsabilités. Si non en temps normal un chantier lancé ne pas être interrompu sans raisons mais comme je vous le disais,sous la transition il y a eu beaucoup de populisme. Les autorité annonçaient facilement les activités sans qu’aucune ligne budgétaire ne soit prévue pour supporter la dépense. C’est vraiment dommage.WALAY

  • Vraiment pauvre bobo. Qu’on le veut ou pas pauvre bobo. Pour qui connait bobo dans le temps dira toujours pauvre bobo. Et pourtant les économistes reconnaissent que le développement durable de ce pays je dis bien durable passe par le développement de bobo et sa région. Que dieu adoucisse le cœur de nos dirigeants.

  • Bonjour,
    Il faut que le gouvernement fasse le point de tous les chantiers en souffrance, situe les responsabilités et propose une feuille de route réaliste pour leur achèvement dans les règles de l’art.
    Pour ce qui est de Bobo, ce n’est pas la seule ville du pays qui a des difficultés et je crois que l’énergie que ce beau monde a déployée pourrait servir à atténuer le problème par des actions concrètes (travaux d’intérêt commun) en attendant la reprise du chantier.

  • C’est bien les bobolais, prochainement ils voteront utile. On les a flatté avec les 1000 francs et les paquets de thé, aujourd’hui ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ils ont voté ceux qui avaient délaisser Bobo.

  • C’est bien les bobolais, prochainement ils voteront utile. On les a flatté avec les 1000 francs et les paquets de thé, aujourd’hui ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ils ont voté ceux qui avaient délaisser Bobo.

  • Bonjour,
    On sent que l’heure du réveil du Grand Ouest est entrain d’être sonnée. Population des Hauts - Bassins, soyez vigilante. Ne vous laissez plus berner. L’émergence de votre ville dépendra de vous ( Enfants, Jeunes, vieillards). Restez en veille jusqu’à la réalisation de vos chantiers.
    Courage, on vous soutien.

  • Bonjour à tous

    Une situation très embêtante pour la population BOBOLAISE.

    En effet, au lancement des travaux de ce tronçon de 800 m ;la question est de savoir qui était le maître d’ouvrage de ce chantier !!!.

    Gouvernorat des hauts bassins, hauts commissariat du houet ou le ministère de l’habitat et du désenclavement ou encore s’agissait-il d’un projet financé par une organisation financière internationale dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale !!!.

    Voila autant de réponse à connaître afin de pouvoir situer les responsabilités dans la non exécution d’un tel projet.

    Toutefois, si il est révélé que c’est une entreprise fautive qui n’a pas rempli sa part de son contrat il appartiendra donc aux autorités compétentes d’appliquer la loi dans toute sa rigueur afin que de pareille situation ne puisse plus se reproduire.

    • est ce qu’il y a vraiment des autorités dans le haut bassin ?
      si oui, quel est leur rôle ?
      moi en tout cas je ne vois rien de ce qu’ils font pour Bobo.
      moi j’ai plus de 20 ans et je ne vois aucun changement dans cette ville depuis.
      quelle honte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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