Compléments de bourse des étudiants burkinabè au Maroc : Le ministre Alpha Barry veut éviter un second sit-in

LEFASO.NET | Herman Frédéric BASSOLE • samedi 11 février 2017 à 07h05min

Y a-t-il du nouveau dans le paiement des compléments de bourse des étudiants burkinabè au Maroc ? Si une partie d’entre eux sont rentrés en possession de leurs bourses du dernier trimestre de l’année 2016, d’autres par contre, au nombre de 36, sont dans l’attente. Face à ce statu quo et aux retards répétitifs dans les virements, un mouvement d’humeur était prévu ce mercredi 8 février 2017 mais il a été interrompu car des négociations sont en vue pour résoudre le problème. Et selon des étudiants que nous avons contactés, le ministre des affaires étrangères et des Burkinabè de l’extérieur, Alpha Barry, a décidé d’apporter son accompagnement pour une sortie de crise. En attendant, le nouvel ambassadeur burkinabè au Maroc n’a pas encore pris fonction.

Compléments de bourse des étudiants burkinabè au Maroc : Le ministre Alpha Barry veut éviter un second sit-in

Le 13 janvier dernier, après plusieurs semaines de lutte, les étudiants recevaient leurs compléments de bourse du premier trimestre de l’année académique 2016-2017. Cependant, tous n’étaient pas concernés. Il y a eu des irrégularités dans le virement. Le collectif des étudiants affirmait avoir pris contact avec le CIOSPB via l’ambassade pour en savoir davantage. L’explication servie était que les renouvellements de bourse n’avaient pas été faits à temps vu que certains étudiants avaient changé de cycle. Il avait été alors demandé aux étudiants en question de déposer auprès du service culturel de l’ambassade une demande qui serait étudiée par le CIOSPB pour le rétablissement de leurs compléments de bourse…

Au nombre de 36, les étudiants qui ne sont pas encore rentrés en possession de leur complément sont désormais dans leur 5ème mois sans allocations et attendent une solution concrète. Sans oublier que la plupart de ceux qui ont reçu leurs fonds, les ont vite dépensé pour rembourser leurs dettes et attendent impatiemment les compléments de bourse de Janvier 2017 qu’ils recevaient habituellement en fin décembre ou début Janvier.

L’absence d’explications réelles sur les irrégularités ainsi que le manque d’information sur une date éventuelle de virement des compléments de bourse de Janvier 2017 avaient conduit les étudiants boursiers à initier une reprise de leur Sit-in des 05 et 06 Janvier dernier.

Notons que ce mouvement, précédemment prévu pour ce mercredi 08 Février a été suspendu car le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’Extérieur a pris contact avec les responsables du collectif pour les rassurer de son implication personnelle dans le dossier afin de résoudre les problèmes de retards et d’irrégularités pour éviter un second sit-in qui pourrait altérer les relations diplomatiques entre le Maroc et le Burkina Faso.
Par ailleurs, le nouvel ambassadeur n’a pas encore pris fonction à Rabat et en l’absence d’un interlocuteur direct, les choses semblent être au point mort.

Toutefois, les étudiants affirment avoir reçu la confirmation du CIOSPB que leurs compléments de bourse d’octobre 2016 (pour les irrégularités) ainsi que ceux de Janvier 2017 seront virés et que l’ordre de virement devrait être émis cette semaine. A Ouagadougou, les informations ne filtrent pas mais selon nos sources, le CIOSPB est au four et moulin pour honorer ses engagements.

Comportement du mouton, réaction du berger. Pour les étudiants, le mot d’ordre sera fonction de l’évolution du dossier au cours de la semaine. L’hypothèse d’un autre sit-in n’est donc pas écarter.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Messages

  • S’il y a un Ministère où le laxisme a pris place , c’est bien ce ministère. Le traitement des dossiers à leur nivezu ce n’est pas leur affaire . Ce qui compte pour eux, c’est leurs salaires et les perdiemsn . Quel égoïsme doublé de méchanceté ??? Et comme dans ce pays il faut des sit-in et des grèves pour avoir gain de cause alors ceux qui n’ont pas cette culture de lutte, attendront pour longtemps ou disparaîtront. Que Dieu nous sauve .

    • La suite, quand on est proviseur, on fait un recrutement pléthorique, on crée de nouvelles classes de sixième, on encaisse de l’argent dont l’état est peu regardant sur la gestion. Ainsi dans certaines zones des privés ont fermé par manque d’effectif. Les profs se plaignent mais monsieur le proviseur attribue cela à de la jalousie.

  • du courage à vous nos chères frères et soeurs !! la diplômatie sera au rendez-vous !!!!

  • Il faut réellement prendre les enfants au sérieux leur permettant de réussir leurs études. Il faut que le CIOSPB travaille sérieusement à mettre une stratégie de communication en place. Ce n’est pas bien vu pour le pays et cela ne fait pas bonne image de cette institution.

    Bon courage

  • Bel article dans l’ensemble ! Nos jeunes frères ont intérêt à jouer balle à terre pour ne pas compromettre l’avenir de la coopération entre les deux pays. C’est bien de revendiquer mais il est souvent mieux de négocier, de chercher à comprendre, de faire des concessions. Pourquoi les 36 étudiants se sont-ils mis dans une situation où ils ne pouvaient pas percevoir leurs compléments de bourses au même moment que les autres ? Ont-ils changé de cycle avec la bourse principale avant de parler de complément de bourse ? Peut-on compléter quelque chose dont le principal n’existe pas ? Les retards sont-ils imputables aux seuls agents du CIOSPB ou du MESRSI ? Telles peuvent etre des axes de réflexion pour un article plus complet et riche d’enseignements.
    Mais déjà il faut se rejouir du fait que les choses bougent au Ciospb et inviter les étudiants à la retenue ; surtout s’ils ne sont pas les seuls qui connaissent des retards de paiement.

    • M. Kandé, connaissez-vous vraiment la signification de vos propos ? Vous dites que ceux qui sont dans cette situation indélicate sont inconscients. Que les locataires peuvent les mettre dehors et ce n’est pas grave. Qu’ils peuvent mourir de faim..etc. Quelle méchanceté ! Je suis sûr que vous n’avez pas d’enfants.

    • Mon cher BONZI, il faut depassionner le débat. Ce n’est pas que je suis insensible aux difficultés que pourraient vivre les 36 étudiants. Mais je note, à travers l’article, que ces derniers étaient dans une position où ils ne pouvaient pas percevoir leurs bourses au même moment que les autres. C’est aussi simple à comprendre. Rélis-moi stp et évite la vulgarité dans tes propos.

  • Jsui d’accord avec Mr bonzi. Moi j’ai mon frère au Maroc et Dieu seul sait comment c’est dur. je ne peux pas toléré ces propos du sieur kande. Ça veut dire quoi ça ? S’il n’a rien à dire qu’il se taise. Faudrait que Dande sache qu’Il y a des irresponsables dans ce pays qui ne se donnent pas de mal pour prendre en otage l’avenir des fils et fille de ce pays. Quand il s’agit de voler des milliards pour aller déposer à la maison certains cadres de ce pays deviennent subitement actifs et intelligents mais pour assurer l’avenir de ce pays ils brillent par une incompetence maladive et notoire. C’est une honte pour le Burkina de ne pas pouvoir honorer à temps les bourses des fils de ce pays.

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