Ministère de la jeunesse : Une offensive contre le chômage des jeunes

LEFASO.NET | Par Youmali Ferdinand Junior KOANARI (Stagiaire) • samedi 4 février 2017 à 23h39min

Le ministre de la jeunesse de la formation et de l’insertion socioprofessionnelle, Jean-Claude Bouda était face à la presse ce vendredi, 3 février 2017 à Ouagadougou pour présenter le Programme d’insertion socio-professionnelle des jeunes (PISJ), et son état d’avancement. Le PISJ est une mise en œuvre d’actions d’amélioration de l’employabilité des jeunes mais aussi, un développement de mécanismes d’appui à la création d’entreprises viables dans les secteurs porteurs de croissance et d’emplois.

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Ministère de la jeunesse : Une offensive contre le chômage des jeunes

La Population burkinabè est extrêmement jeune, et selon l’Enquête Intégrale sur les Conditions de vie des Ménages, (EICVM 2009/2010), 82% des chômeurs sont des jeunes dont 43% ont moins de 25 ans. Ce chômage sévit plus en milieu urbain qu’en milieu rural. Face à ce constat, le Président du Faso a pris des engagements de réduire le chômage des jeunes. Dans cette dynamique, le ministère de la jeunesse de l’insertion et de la formation professionnelle a mis en place le Programme d’insertion socio-professionnelle des jeunes (PISJ).

D’un coût global de 4 872 379 000 francs CFA, la première phase d’exécution du PISJ vise la création de 13 350 emplois directs dont 2400 emplois permanents et 10 950 emplois temporaires. S’exécutant dans toutes les treize régions du Burkina, il cible les jeunes non scolarisés, les jeunes diplômés ou qualifiés, et les jeunes ruraux.

Le PISJ s’articule autour de trois composantes. La première compose concerne les Travaux à Haute intensité de main-d’Œuvre (THIMO), qui consiste à recruter des jeunes des deux sexes, déscolarisés ou pas scolarisés, dont l’âge est compris entre 18 et 45 ans, pour des emplois de six mois, et aussi les former aux métiers pour leur insertion professionnelle post-THIMO. Ces jeunes percevront une allocation mensuelle de 37 000 francs CFA pendant les six mois.

Dans la deuxième composante du PISJ, il s’agit d’améliorer l’employabilité des jeunes, notamment en plaçant des jeunes diplômés ou qualifiés en stage de pré-emploi, et former des conducteurs polyvalents d’engins lourds destinés aux mines et aux travaux du BTP (Bâtiment été travaux publics). Dans cette deuxième composante, sont concernés les jeunes diplômés des universités, des instituts et écoles supérieures, les jeunes qualifiés des centres de formation professionnelle et les jeunes déscolarisés titulaires du permis de conduire.

Ceux qui seront placés en stage de pré-emploi bénéficieront d’une allocation mensuelle allant de 40 000 à 60 000 francs CFA selon le niveau d’études et ce, sur une période de 12 mois. Une bourse de 23 000 francs CFA par mois sera accordée aux jeunes recrutés pour la formation des engins lourds.

Enfin, la troisième composante de ce programme vise le financement des projets des jeunes à travers trois grandes actions que sont le financement des projets innovants et structurants des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur, le financement des projets pour l’insertion professionnelle des jeunes bénéficiaires des THIMO et l’appui à l’installation des jeunes formés aux métiers agricoles. Sont concernés, les jeunes diplômés des universités, des instituts et écoles supérieures, les jeunes qualifiés des centres de formation professionnelle agricole, les jeunes enrôlés pour les THIMO.

À l’heure actuelle, le PISJ, lancé le 26 novembre 2016, a réalisé ou est en train de réaliser l’organisation de rencontres d’informations avec les maires des communes urbaines sur la mise en œuvre des THIMO, l’organisation de rencontres d’informations et de concertations avec les organisations faitières du secteur privé pour le placement des jeunes diplômés ou qualifiés en stage de pré-emploi, le recrutement dans toutes les communes urbaines du Burkina pour les THIMO et le recrutement des jeunes dans les 45 provinces pour la formation à la conduite des engins lourds.

En ce qui concerne le financement des projets, des jeunes à travers trois grandes actions que sont le financement des projets innovants et structurants des jeunes, le montage des projets sera fait selon un canevas standardisé disponible dans les directions régionales et provinciales de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle et sur le site onef.gov.bf à partir du 10 février. Également, les projets seront sélectionnés après une étude des dossiers.

La réception des dossiers pour le placement des jeunes diplômés ou qualifiés en stage de pré-emploi se tiendra courant février. Et pour les jeunes formés aux métiers agricoles, il sera procédé à leur recrutement dans toutes les communes rurales courant mars 2017.

Le ministre Jean Claude Bouda a laissé également entendre que pour le recrutement des jeunes pour les THIMO, dix jeunes seront recrutés dans chaque secteur de Ouagadougou, et de Bobo-Dioulasso, et dans les autres provinces 50 jeunes par province. Il affirme aussi que la transparence sera de mise tout au long de ce programme et il sera inclusif en ce sens qu’il mettra à contribution les acteurs concernés.

Quant au financement des projets des jeunes, le ministre laisse entendre que les 100 meilleurs projets seront financés par le Fonds d’appui à la promotion d’emploi pour résoudre un tant soit peu le problème de fonds de garantie demandé aux jeunes. Aussi, un mécanisme de Fonds de garantie sera mis en place avec les banques de la place pour les 400 autres projets, afin permettre de résoudre le problème de la demande du fonds de garantie.

Il précise qu’un mécanisme de suivi et d’évaluation rigoureux sera mis en place pour les projets financés.

Youmali KOANARI (Stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 5 février à 13:42, par YIRMOAGA
    En réponse à : Ministère de la jeunesse : Une offensive contre le chômage des jeunes

    C’est vrai, il y a le chômage des jeunes, mais il est bon de régler le problème d’employabilité des jeunes face aux sociétés de placement ou de sou-traitance ?
    Si des jeunes vont êtres traités d’esclaves dans l’emploi dans leur état ?
    Sur le site Carma où les vigiles sont employés à 585000/mois et ceux-ci ne perçoivent que 80.000f pour les uns et 75.000f pour d’autres ?
    C’est maintenant que l’insurrection est en gestation et on va assister à un lynchage vivant de certains hommes politiques ?
    Je préfère encore la recolonisation que cette gouvernance mouta mouta ?

    Répondre à ce message

  • Le 6 février à 23:09, par warzat
    En réponse à : Ministère de la jeunesse : Une offensive contre le chômage des jeunes

    Cette approche est bien, mais très insuffisante pour une politique de l’emploi à long terme... des programmes similaires ont déjà’’ échoué’’. Néanmoins, ils permettent d’occuper les sans emploi et de leur donner un revenu qui pourra servir de tremplin pour d’autres projets propres à chacun des bénéficiaires.
    Pour résoudre le problème de l’emploi sur le long terme, il faut réaliser de grands projets. Ces projets peuvent être nouveaux ou sortis des tiroirs. Un exemple : réhabiliter le transport par la rail progressivement. Un départ de train chaque matin et chaque soir à partir d’Abidjan et de Ouaga, un train inter-cité (Ouaga- Bobo) matin et soir entraineront du travail pour des douaniers, pour les policiers, pour les communes traversées, pour le commerce dans les gares, les agents de la compagnie de train etc.....C’est du travail qui existera tant que le train roulera, c’est des impôts et autres taxes communales. Rien que dans la réhabilitation du rail, la fourchette basse des emplois pérennes pour 4 trains internationaux et 4 inter-cités devrait avoisinée 100 à 200 000 emplois directs et indirects qui ne seront pas concentrés uniquement dans les villes ou communes rurales. De nouvelles activités agricoles d’exportations naitront du fait du rail pour le transport.

    Répondre à ce message

    • Le 7 février à 11:18, par YIRMOAGA
      En réponse à : Ministère de la jeunesse : Une offensive contre le chômage des jeunes

      Warzat, On sent que tu dois être de Koudougou ? Pas le train seulement qui peut développer le secteur du travail ? Et le secteur minier où le BF est assis sur l’or, exploité par les voraces avec la complicité locale, les sou-traitant qui boivent le sang de la jeunesse, le politique qui laisse sortir notre économie, et les paysans qui voient partir nos terres cultivables, enfin, si en retour les exploitants investissaient dans l’élevage au profit de la paysannerie où l’or est exploité ???

      Répondre à ce message

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