Protection des civils en cas de conflit : Forces de défense et de sécurité à l’école du droit international Humanitaire

LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • jeudi 2 février 2017 à 19h00min

Le Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire outille les forces de défense et de sécurité en Droit humanitaire international. Une session de formation de 48 h a débuté ce 2 février 2017 à Ouagadougou, au profit de 40 agents. C’est sous le thème « la protection des populations civiles en cas de conflits armées » que la formation se tient.

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Protection des civils en cas de conflit : Forces  de défense et de sécurité  à l’école du droit international Humanitaire

En période de guerre, ce sont les civiles qui payent souvent le lourd tribut. Il est alors indiqué que les forces de défense et de sécurité s’outillent du droit des populations civiles en cas de conflits, tout en espérant ne pas s’en servir.

Le droit international humanitaire ou droit des conflits armés est un ensemble de règles qui s’applique en période de conflit armé et dont le but est de limiter les souffrances causées par la guerre en assurant autant que possible, protection et assistance aux victimes.

La session de formation de 48 heures au profit des éléments des forces armées nationales(militaires et gendarmes) et des policiers a pour objectif de vulgariser les règles sur la protection des populations civiles par les forces de défense et de sécurité en cas de conflits armés. « Ils sont au cœur de ces règles relatives aux conflits armés. D’ailleurs, les premiers accords internationaux sur le droit de la guerre ne traitaient que des questions liées aux forces armées », a indiqué le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, Réné Bagoro qui a inauguré les travaux.

Il a ajoutera également que la constante sollicitation des troupes sur le théâtre des opérations de maintien et de soutien à la paix sous les auspices des Nations Unies nécessite qu’elles soient suffisamment outillées en matière de règles applicables en temps de conflit armé.

Organisée par le Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH), la session se veut donc une contribution aux efforts visant à rendre les forces de défense et de sécurité aptes à promouvoir et à respecter le droit international humanitaire, ainsi qu’à renforcer leurs capacités pour plus de professionnalisme dans l’exécution de leurs missions sur le terrain.
Il s’agit par ailleurs de doter les FDS en moyens juridiques pour guider leurs comportements.

Ce sont 20 militaires, 10 gendarmes et 10 policiers de la région du centre qui prennent part à cette session de formation. A entendre le secrétaire permanent du CIMDH, durant les 48h, les formateurs reviendront sur le droit international humanitaire, ses aspects centraux, et sa place au sein les forces de défense et de sécurité du Burkina Faso. Il sera également question des personnes à protéger au sens du droit international humanitaire.

Le ministre et le Colonel Philippe Belemlilga en charge de la question au sein des forces armées nationales ont tous invité les participants à beaucoup d’assiduité au cours des travaux, au regard de l’importance de la problématique. Ils seront à leur tour, des vecteurs d’information auprès de leurs frères d’armes.

« Au regard de l’importance des normes du droit international humanitaire le Burkina Faso a ratifié la quasi-totalité des Conventions y relatives. La ratification d’une Convention est une chose et sa mise en œuvre en est une autre. Cette mise en œuvre requiert l’engagement conséquent de l’Etat. Elle l’oblige à respecter, à faire respecter et appliquer le droit international humanitaire dans toutes les circonstances pertinentes », a insisté Réné Bagoro.

En rappel, Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire a été créé par décret le 23 février 2007, il est l’organe national de mise en œuvre du Droit international humanitaire au plan national. Le comité travaille ainsi travaille à faciliter l’élaboration des rapports que le Gouvernement doit fournir aux instances continentales et universelles de promotion et de défense des droits humains et du droit international humanitaire.

Après la région du centre, ce sont les FDS du centre Nord(Kaya) et des hauts Bassins (Bobo Dioulasso) qui bénéficieront de cette formation.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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