Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

LEFASO.NET | Youmali KOANARI (Stagiaire) • dimanche 29 janvier 2017 à 23h53min

Un mois après leur conférence de presse, la Coordination des Comités de Défense et de l’Approfondissement des Acquis de l’Insurrection Populaire (CDAIP) de l’ex arrondissement de Sig- Nonghin, a tenu une manifestation ce samedi 28 janvier 2017 pour redonner de la voix.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Echangeur du Nord : Les personnes affectées  redonnent de la voix

La Coordination des Comités de Défense et de l’Approfondissement des Acquis de l’Insurrection Populaire (CDAIP) de l’ex arrondissement de Sig- Nonghin avait tenu une conférence de presse le 28 décembre 2016 pour faire connaitre sa plateforme revendicative avec SOGEA SATOM et le bureau d’études AGEIM, sur le chantier de construction de l’échangeur du nord. Elle dénonçait notamment le prix dérisoire de dédommagement des maraichers installés dans le lit du barrage, la non prise en compte des petits commerçants affectés par la fermeture des voies dans les dédommagements, la privation des élèves de leur terrain de sport, et des voies de déviation mal aménagées.

Un mois après cette conférence de presse, elle a organisé une manifestation pour redonner de la voix à leurs revendications et poursuivre la lutte. Pour le coordonnateur de (CDAIP) de l’ex arrondissement de Sig- Nonghin Ernest Zemba, après leur dernière manifestation, la société SOGEA SATOM a réagi en faisant savoir que le volet social de ce chantier ne leur incombait pas mais plutôt au bureau d’étude AGEIM. Quant à ce dernier, il affirme avoir épuisé la ligne budgétaire du chantier cconsacré au social. Il affirme avoir été reçu par le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et Peuples (MBDHP), qui leur a affirmé son soutien et son engagement. Il poursuit en disant que le MBDHP s’engage à leur pourvoir un avocat si le besoin se faisait.

Pour Combary Adonikam secrétaire de la fédération des maraichers de Sig Nonghin, le dédommagement à hauteur de 300 francs CFA le mètre carré est très loin car il ne tient pas compte des revenus que gagnent les maraichers avec leurs spéculations, et ce prix est loin d’être une compensation, encore moins un dédommagement. Il illustre cela par l’exemple d’un maraicher qui exploite une surface de 77 mètres carré, le minimum que ce dernier peut gagner en un mois d’exploitation est de 30 000 f CFA. Alors qu’à 300 francs CFA multiplié par 77 donne environ 23 000 francs CFA et à ce prix on vous déguerpit pour toujours sans aucune mesure d’accompagnement et aucun site de relogement n’est prévu. Ce dédommagement est une menace à leur sécurité humaine, pour lui. Il dénonce aussi le silence des autorités. Il lance enfin un cri de cœur aux autorités sur leur cas, car ce chantier engendrera des cas sociaux.

Certains maraichers ont déjà été dédommagés au prix proposé par AGEIM, mais ces derniers ont rejoint la manifestation pour demander la correction des prix qui pour eux sont dérisoires. En effet Djipo Pousga ayant reçu 1 001 750 francs cfa comme dédommagement, pour son terrain d’environ un hectare et demi, dit que la maraicher-culture de son terrain lui procurait environ 3 millions de francs CFA en une année. Elle assiste à la manifestation pour manifester son mécontentement. Elle lance un cri de cœur aux autorités pour un accompagnement afin que leurs enfants qui comptent sur eux ne soient pas des cas sociaux dans le futur.

Youmali Koanari (Stagiaire)
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 30 janvier à 08:12, par Vidi
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    La solution, c’est à la justice. Heureusement que le MBDHP accepte vous appuyer.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 08:30, par lejah
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Bonjour vraiment au Burkina il y a trop de pagailles ! Qui l⅞es avait installés et avec quels titres d occupation ? Normalement ils devraient quitter les lieux des la première interpellation de l administration et sans dédommagement. Ils disposent de quels droits sur les lieux ? La plupart ce sont des occupations précaires et révocable immédiatement dès que l administration exprime son besoin d occuper les lieux. Ils doivent simplement négocier avec l action sociale pour qu’elle voit leur cas !

    Répondre à ce message

    • Le 30 janvier à 13:31, par osirus
      En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

      C’est dommage que vous qualifié cela de pagaille. Des populations spoliées qui s’organisent pour défendre leurs intérêt et vous qualifié cela de pagaille ? Moi je pense que c’est plutôt au sommet de l’Etat qu’il y’a de la pagaille car jusqu’au jour d’aujourd’hui on se demande réellement si cet échangeur est un projet de l’Etat, Car un problème d’une telle envergure ne peut se poser et aucune autorité ne peut se prononcer ? Cette population doit même convoquer intenter un procès contre l’Etat à mon avis. Vous ne voulez pas prétendre créer de l’emplois en supprimant ceux déjà existants. Vous ne pouvez pas vouloir déguerpir des gens et ne pas les écouter et prendre en compte leur préoccupations. C’est de la foutaise. C’est pourquoi j’estime qu’il faut se poser la question à la suite de mes propos "entre l’Etat et ces plaignants" qui est irresponsable ? il ne s’agit de répondre à cette question mais plutôt de sauver des vies, de sécuriser des emplois et d’assurer une justice sociale à ces victimes.

      Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 10:32, par KARAMBIRI
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Encore une faiblesse de l’État. Trop c’est trop. Il reste maintenant les voleurs dans la danse pour réclamer plus de liberté pour voler et moins de patrouilles dans la ville. Qu’une seule personne de ces mauvais citoyens anti-développement nous donnent une preuve quelconque que le barrage les appartient. Il faut plus de fermeté sans état d’âme si nous voulons que le pays avance. Qu’ils aillent se faire foutre. Sans eux le Burkina avancera.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 11:13, par Insurgés
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Les insurgés ! Vous voulez quoi ? 12 millions comme Les rebelles ivoiriens ? Il faut discuter de façon responsable on vous écoutera

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 12:38, par succes
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    le barrage c’est ne pas un chant et non un barrage aménagé pour la cultiver

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 13:21, par Omar
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Chaque génération, de gré ou de force, doit faire un sacrifice pour les générations à venir. Exemple : Ceux qui profitent aujourd hui du chemin de fer soit pour voyager soit pour faire les affaires n’étaient pas encore nés quand le colon avait requisitionné nos grands parents lors du travail forcé pour batir ce chemin de fer. Ceci est juste un exemple parmis tant d’autres. De nombreuses infrastructures dont nous tirons profit aujourd hui sont le fruit de sacrifices énormes des générations passées. C’est vrai que la construction de cet échangeur causera beaucoup de désagréments aux riverains, mais ce n’est pas une raison de faire autant de bruit. John Kennedy a dit . Imaginez-vous un instant : si chaque sapeur-pompier, chaque policier/gendarme, chaque medecin, chaque instituteur/professeur ; enfin bref, si chaque citoyen devait reclamer de l’argent à l’état pour toutes les vies qu’il a sauvé ou pour tous les enfants qui ont réussi grace a son travail acharné. Cela aurait-il un sens ? Souffrez dans la dignité SVP. Beaucoup avant vous ont fait des sacrifices bien plus douloureux pour ce pays. Merci

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 13:34, par Omar
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Chaque génération, de gré ou de force, doit faire un sacrifice pour les générations à venir. Exemple : Ceux qui profitent aujourd hui du chemin de fer soit pour voyager soit pour faire les affaires n’étaient pas encore nés quand le colon avait requisitionné nos grands parents lors du travail forcé pour batir ce chemin de fer. Ceci est juste un exemple parmis tant d’autres. De nombreuses infrastructures dont nous tirons profit aujourd hui sont le fruit de sacrifices énormes des générations passées. C’est vrai que la construction de cet échangeur causera beaucoup de désagréments aux riverains, mais ce n’est pas une raison de faire autant de bruit. John Kennedy a dit : Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Imaginez-vous un instant : si chaque sapeur-pompier, chaque policier/gendarme, chaque medecin, chaque instituteur/professeur ; enfin bref, si chaque citoyen devait reclamer de l’argent à l’état pour toutes les vies qu’il a sauvé ou pour tous les enfants qui ont réussi grace a son travail acharné. Cela aurait-il un sens ? Souffrez dans la dignité SVP. Beaucoup avant vous ont fait des sacrifices bien plus douloureux pour ce pays. Merci

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 14:05, par tamk
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Les néo professionnels de l’insurrection, arrêtez de faire des amalgames. Ces revendications reposent le problème de la responsabilité de l’Etat. A force de regarder les gens faire, ils finissent par se croire dans la légalité. N’est-ce pas leurs activités en amont et dans le lit qui ont contribué au comblement et à la pollution de ces barrages ? Allons seulement, un jour les occupants des zones inondables malgré l’interpellation des autorités marcheront un jour pour être dédommagés. C’est le Burkina new look. Bonne chance à tous.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 14:35, par l’éternel
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Le MBDHP perdra sa crédibilité si elle s’avance à défendre des causes indéfendables. Comment quelqu’un peut-il prétendre à un quelconque avantage sur un bien dont il n’en est pas le propriétaire légitime ? Certaines personnes sont là dans ce pays à attendre la moindre petite situation pour se faire des sous ; croyant par là trouver solution à leur pauvreté. C’est dommage !

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 15:54, par Phil
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Je lis des réactions qui révèlent un état d’esprit mesquin et méchant du burkinabé. Parce qu’ils n’ont pas de documents les autorisant à s’y installer (j’en conviens), ils ne doivent pas s’exprimer !? Ils doivent se résigner, la fermer, point barre ! Ils menaient bien une activité qui leur procurait un revenu pour ne pas ressembler justement aux voleurs (mauvais exemples) que certains citent dans leur réactions. N’ayant plus la possibilité de subvenir à leur besoins parce que n’ayant pas eu la possibilité de poursuivre leurs activités dans des conditions qui auraient pu être négociées dans le cadre du projet, ils deviendront des cas sociaux. Et ça n’empêche personne de dormir puisque n’étant pas concerné directement !

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 16:03, par Tu
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    C’est quoi cette merde là !? Aller vous faire voir ailleurs. si vous occuper le lit du barrage de façon dérisoire, on doit vous faire partir de façon dérisoire.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 16:17, par oued
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Décidément les gens ne savent plus ce qu’ils veulent dans ce pays. Tous ceux qui étaient installés sur les rives du barrage l’avaient fait de façon anarchique sans autorisation ni permit d’exploitation. Malgré tout on a pensé à vous en vous donnant quelque chose comme dédommagement et vous trouvez tout cela insuffisant. Acquis de l’insurrection...du n’importe quoi. On a l’impression que l’insurrection est venue rendre les gens plus moutons. Trop c’est trop.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 16:25, par gohoga
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Ils sont payé combien pour obtenir le terrain ? Ils méritent d’être matés.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 16:30, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    - Affectés dites-vous ? Dorment-ils Dehors ou bien ?

    Par Kôrô Yamyélé

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 16:31, par héï
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    alloh la mairie ! Faites-les verser des taxes de l’occupation du barrage qui appartient à l’état ainsi que l’eau du barrage qu’ils utilisent pour les plants. Calculez depuis le temps qu’ils sont làbà, là s’ils versent vous calculez le reste qui doit leur revenir. Donc ils ne veulent empêcher l’état de ne pas construire la route ou bien. Si nos autorités se respecte, qu’ils ne les écoute. S’ils occupent une quelconque voie pour une manifestation, vous les gazez et les plus récalcitrants vous les enfermez. Depuis quand des gens qui exploitent un barrage de l’état peuvent réclamer quoi que se soit à une entreprise qui construit une route pour ces gents-là même. Il faut une révolution dans ce pays, parce que les gens sont pourris. Si c’était au temps de la révolution et Sankara leur obligeait à creuser le barrage à profondeur de 20 mètres ajouter parce que se sont eux qui en profite, là ils allaient savoir qu’il y a un père pour la nation qui s’appelle autorité. Quelle merde.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 17:22, par GameOver
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Encore une faiblesse de l’état qui met toujours le social avant les textes. je pense bien que l’étude du projet de l’échangeur du Nord a été menée entre 2011 et 2013 assortit d’un dossier étude d’impact environnemental avant de rechercher le financement et on a pu bien noter que les maraichers avaient bel et bien été recensés et sensibilisés par conséquent nul d’entre eux ne doutaient de leur départ futur. Mais hélas, on ne croit jamais aux projets futurs. Je pense qu’en 2013 la Société Satom ne savait même pas qu’il y avait un projet d’échangeur encore moins qu’elle serait attributaire du marché. Je pense aussi, qu’en phase projet on parle plus d’actualisation d’étude et non de recensement. je doute fort que que les membres de ce groupe d’individus soient vraiment les personnes réellement affectées par le projet.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 17:38, par GameOver
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Encore une faiblesse de l’état qui met toujours le social avant les textes. je pense bien que l’étude du projet de l’échangeur du Nord a été menée entre 2011 et 2013 assortit d’un dossier étude d’impact environnemental avant de rechercher le financement et on a pu bien noter que les maraichers avaient bel et bien été recensés et sensibilisés par conséquent nul d’entre eux ne doutaient de leur départ futur. Mais hélas, on ne croit jamais aux projets futurs. Je pense qu’en 2013 la Société Satom ne savait même pas qu’il y avait un projet d’échangeur encore moins qu’elle serait attributaire du marché. Je pense aussi, qu’en phase projet on parle plus d’actualisation d’étude et non de recensement. je doute fort que que les membres de ce groupe d’individus soient vraiment les personnes réellement affectées par le projet.

    Répondre à ce message

  • Le 30 janvier à 18:38, par quelle pagaille !
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Quelle pagaille ! combien de maraichers sont dans l’illégalité autour de ces barrages de Ouaga. 99% ne respecte pas la distance minimale de 100 mètres du bord de l’eau (le plus haut en fin d’hivernage). Alors, allez ailleurs avec vos revendications pour travailler au lieu de quémander ! Et, si vous ne pouvez pas le faire, allez à l’Action sociale quémander de l’aide mais ne demandez pas d’indemnités auquel vous n’avez pas droit !

    Répondre à ce message

  • Le 1er février à 12:21, par Indigé
    En réponse à : Echangeur du Nord : Les personnes affectées redonnent de la voix

    Ouagadougou n’est pas un espace agricole a ce que je sache. Vivre à Ouagadougou c’est pas forcé si ces gens veulent faire du maraichage qu’ls aillent à Loumbila et autour des autres barrages. L’amenagement de l’espace urbain n’a pas besoin de l’autorisation de personne. Certaines personnes dans ce pays n’ont aucun sens patriotique. Avec ou sans ces personnes cette ville sera aménagée car force reste à la loi. A vouloir satisfaire tout ces pseudo insurectionistes ce pays et plus particulièrement cette ville restera une vitrine des echecs d’aménagemet urbain. ça suffit maintenant

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés