Rencontres Gouvernement/ Syndicats : Le Syndicat des ressources humaines pour une démarche plus inclusive

mercredi 25 janvier 2017 à 15h30min

Ceci est une lettre ouverte du syndicat national des gestionnaires des ressources humaines de l’administration publique (SYNAGRH) aux secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes.

Rencontres Gouvernement/ Syndicats : Le Syndicat des ressources humaines pour une démarche plus inclusive

Camarades Secrétaires généraux des organisations syndicales,
Nous avons l’honneur, à travers la présente, de porter notre lecture sur la tenue des rencontres Gouvernement-Syndicats et attirer votre attention sur le fonctionnement de l’univers syndical au Burkina Faso.

Camarades Secrétaires généraux des organisations syndicales,

Ces dernières années, compte tenu de la précarité des conditions de vie et de travail, notre pays s’est enrichi par la création de plus d’une dizaine d’organisations syndicales professionnelles des secteurs publics et privés dont la nôtre, portant ainsi le nombre à plus de 182 . Ces organisations, il faut le dire, ont fortement contribué à la réussite des luttes organisées par l’Unité d’Action Syndicale (UAS) dont celles de 1999, 2010, 2014 et tout récemment en 2015 contre la forfaiture du Gal. Gilbert DIENDERE.

En effet, lorsqu’il est question d’actions de lutte d’envergure importante, ayant trait aux intérêts des travailleurs, toutes les organisations syndicales des différents ministères et institutions ne sont pas en marge. A contrario, quand il s’agit de rencontres Gouvernement-syndicats, comme c’est le cas présentement, l’on assiste à une « exclusion » et/ou « une sélection clientéliste » des organisations syndicales réunies au sein des centrales syndicales et de quelques syndicats autonomes, toute chose qui ne permet pas la prise en compte des préoccupations des travailleurs des différents départements ministériels et de tous les secteurs d’activités.

Camarades Secrétaires généraux des organisations syndicales,

Cette sélection ne se justifie pas. Pour nous, restreindre la participation à cette instance à la dimension des centrales syndicales qui d’ailleurs ne regroupent pas tous les syndicats professionnels des départements ministériels, prédisposerait le gouvernement à un traitement partiel de nos préoccupations, donc à une division des travailleurs que nous sommes.

Même s’il est reconnu que la préoccupation récurrente et commune des travailleurs se résume à l’amélioration du traitement salarial, force est de souligner que dans chaque département ministériel, il existe des problèmes particuliers qui sont régulièrement portés et défendus par les organisations syndicales qui, malheureusement, ne sont pas mentionnés dans le cahier de doléances de l’UAS. D’où les multiples grèves sectorielles que nous avons connues dans le dernier semestre de l’année 2016.

Camarades Secrétaires généraux des organisations syndicales,

Cette correspondance est un cri de cœur et une interpellation à votre endroit pour, d’une part, une concertation élargie des organisations syndicales autour de l’UAS, et d’autre part une meilleure organisation et fonctionnement du mouvement syndical au Burkina Faso.

Ainsi, au regard du nombre important des syndicats des secteurs publics et privés, et conscient de l’importance de l’union des syndicats, nous recommandons les mesures suivantes :

-  des concertations sectorielles avec tous les partenaires sociaux des ministères et institutions en amont de la tenue de la rencontre Gouvernement-Syndicats ;

-  la participation de tous les représentants syndicaux à cette instance de rencontre au regard de la particularité des préoccupations et compte tenu de leur représentativité dans les départements ministériels et institutions ;

-  l’adhésion de toute organisation syndicale dument mandatée aux structures faitières de l’UAS ;

-  la tenue d’un forum sur l’existence et le fonctionnement des organisations syndicales au Burkina Faso pour la tenue d’un fichier normalisé des syndicats ;

-  l’organisation d’élections professionnelles en vue d’une organisation et d’un fonctionnement rigoureux du mouvement syndical au Burkina Faso.

Sachant compter sur votre prompte collaboration, nous vous prions d’agréer, Camarades Secrétaires généraux, l’expression de nos considérations distinguées.

Pour le Bureau National du SYNAGRH,
le Secrétaire général
Souleymane ZOROME

Ampliations :
- PM
- MATDSI
- MFPTPS
- Structures syndicales
- Presse

Messages

  • Plus rien ne sera comme avant. Il faut revoir nos façons de faire.

  • la rencontre gouvernement syndicats est une rencontre au sommet qui se tient sur la base du cahier de doléance du premier mai qui prend en compte les préoccupations générales et communes à tous les travailleurs. Donc elle ne prend pas en compte les questions spécifiques par ministère. En plus, l’UAS est une unité d’action dont l’adhésion est libre qui a des exigence. ce qui est faisable si un syndicat autonome a des préoccupations c’est à lui d’approcher le PDM des autonomes qui est bien connu pour poser ses éléments au lieu d’écrire dans la presse. Dans tous les cas cette manière de procéder est inefficace.

    • bien dit ! c’est une très belle analyse. Ne cherchez pas à diviser les syndicats. Car 1000 poussins réunis font qu’à même peur à l’épervier. Allons seulement

  • ce qui faut savoir c’est que pour créer un syndicat on a pas besoin de grand-chose. Ce qui fait que vous avez une multitude de sydicaillons, de ceci de cela ; si bien qu’aucune salle ne pourra contenir cette rencontre inclusive dont vous parlez. SI CHAQUE MINISTERE DOIT POSSEDER UN SYNDICAT, nous devons craindre qu’a chaque fois que le gouvernement se renouvelle nous n’ayons encore a assister à la naissance d’autres syndicaillons.CE QU’IL FAUDRA PEUT ETRE FAIRE, c’est chasser de cette rencontre tous ces syndicaillons qui s’appellent AUTONOMES : "REJOIGNEZ LES CENTRALES SYNDICALES !!!!! VOUS CONTRIBUEZ A AFFAIBLIR LE MONDE DU TRAVAIL DONT LA FORCE RESIDE DANS LE NOMBRE ET LA SOLIDARITE ; que dire de l’émiettement que vous provoquez ?

  • A mon sens,les syndicats du burkina sont organisés autour de deux grands pôles : les centrales syndicales qui regroupent des syndicats de base affiliés à une centrale syndicale, et les syndicats autonomes regroupés autour d’une coordination. La liberté est donnée a chacun de s’organiser comme il pense pour faire entendre au mieux sa voix. Ce sont ces deux grands pôles d’organisations qui organisent en commun le 1er mai, la fête du travail par les activités commémoratives et la remise du cahier de doléances. A mon sens , on ne peut pas parler d’exclusion, dans la mesure ou il n’ya pas eu de refus d’adhésion de qui que ce soit. Il convient que vous revoyez votre manière de communiquer car elle est injuste et ne reflète pas la réalité.

  • C’est quoi ça. Parce que vous exister on doit automatiquement vous prendre en compte ??? Messieur du SYNAGRH, si chaque syndicat de base devait articiper a cette rencontre, on ne trouverait pas d salle pour contenir ce monde. Exclusion, comme si on vous interdisait d’adhérer a une centrale ou à la coordination des syndicat autonomes. Pourquoi ne pas adherer a une centrale ? Ah j’oubliais, on préfère etre la tete d’un rat que la queue d’un éléphant. C’est dommage. Et puis, pourquoi une lettre ouverte alors que le problème pouvait etre regler en interne.

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