Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

Ceci est une opinion de Oumarou Yaro sur le « Plus rien ne sera comme avant » tant cher au Burkinabè. • mercredi 25 janvier 2017 à 23h19min

Même si l’usage du concept « plus rien ne sera comme avant » n’est pas récent, il est apparu comme « un slogan » à la faveur de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

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Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

Et on peut dire aujourd’hui qu’il chante plus qu’il ne parle. Que s’agit-il au fait ? Au fond, il devrait faire appel à un changement radical de mentalité, de comportements et d’actions positives et ce, sur tous les plans : politique, économique, social, culturel, individuel, collectif.

« Plus rien ne sera comme avant » est avant tout une interpellation à mieux faire : passer de l’incivisme au civisme, passer de la mal gouvernance à la bonne gouvernance, passer du développement solitaire au développement solidaire, passer du vol à l’intégrité, passer de la paresse à la combativité, passer du laxisme à la rigueur, passer du gaspillage des ressources au respect du bien commun, passer des critiques subjectives aux critiques constructives et à l’action, passer du favoritisme à la méritocratie, et la liste est encore très longue.

Loin de tout cela, l’évocation de ce bout de phrase représente malheureusement pour nombre de nos concitoyens, « passer de mal en pis ». C’est là que le bât blesse. Dans les services, dans les administrations publiques et privées, au sein des centres de formation, au sein des établissements scolaires et universitaires, au niveau des marchés et yaars, on installe la paresse, les retards, l’absentéisme, l’inconscience, l’arrogance, le climat de méfiance, les conflits d’intérêts, l’immobilisme, l’incompétence, le laxisme, la mauvaise organisation, la faible réactivité qui causent de grandes pertes sur le plan économique, politique et social, et même sur la crédibilité et la notoriété du Pays.

-  L’élève frappe son professeur et brûle son établissement en clamant que plus rien ne sera comme avant

-  Le travailleur manque du respect à son supérieur et ou refuse de travailler en invoquant que plus rien ne sera comme avant

-  Des citoyens creusent des trous sur des routes publiques, barrent des routes, bourrent des caniveaux, montent des dos d’ânes, brulent des feux tricolores, renversent des policiers, refusent de se soumettre à l’autorité de l’Etat, refusent de payer l’impôt, tout ça parce que plus rien ne sera comme avant ;

-  Même dans les familles, les enfants tiennent tête aux parents, certaines femmes exigent l’impossible à leur tendre moitié et vice versa : plus rien n’est comme avant

Aujourd’hui, nous avons seize millions de spécialistes dans tous les domaines. Chacun est spécialiste en droit, en santé, en économie, en relations internationales, en éducation, en planification, en sécurité, en stratégie militaire, etc. Aucune décision ou action dans ces domaines ne passe sans être systématiquement remise en cause. Beaucoup d’entre nous n’avons certainement pas compris le sens de l’insurrection populaire, ni l’expression « plus rien ne sera comme avant ». C’est ce qui explique certainement que certains Burkinabè rament à contrecourant. C’est l’avenir de la nation qui est pris en otage et la prospérité économique et sociale qui s’éloigne.

Que chacun fasse son autocritique et se remette sur les bons rails. Nous ne sommes pas dans la période des anarchistes, mais chacun doit se dire que « l’Etat c’est moi », pour reprendre une expression attribuée à Louis XIV en 1655. Que chacun joue bien son rôle et nous pourrons mieux demander les comptes à l’Etat. Les gouvernants doivent aussi faire un effort pour que de bons exemples viennent également d’en haut, pas dans les discours, mais surtout dans les actes. Cela passe par la rationalisation des moyens de l’Etat et l’application stricte des textes. Chacun doit accepter le sacrifice pour que plus rien ne soit effectivement comme avant.
C’est à ce prix que se construira le Burkina nouveau, pour nous et pour les générations futures.

Plus rien ne sera comme avant n’est pas une expression, c’est un comportement et chaque Burkinabè, chaque organisation, chaque entité, chaque ministère, chaque direction, doit faire son autocritique, identifier les comportements dont il doit faire le deuil, et mettre en œuvre un plan d’action de changement positif. C’est mon vœu le plus cher pour chaque Burkinabè pour cette année 2017.

YARO Oumarou, Ingénieur Conseil et Formation
oumarouyaro@yahoo.fr

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Vos commentaires

  • Le 25 janvier à 20:12, par Wennonga Tounsba
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Mal compris car chacun veut que l’autre change pendant que soi-même veut d’abord profiter de la situation. Les résultats de la présidentielle confirme à mon avis cette situation et la plus grosse victime s’appelle Me Sankara selon moi. Vivement que chaque Burkinabè change positivement de mentalité avant de revendiquer celui des autres.

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  • Le 25 janvier à 21:53, par Le Vigilent
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Belle et tres positive contribution ! Ce sont des gens comme ca qui meritent le qualificatif d’intelectuel.
    Mon chapeau a Mr l’ingenieur conseil formation !

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  • Le 26 janvier à 05:31, par ouoba DENIS
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    je vous soutiens ! c’ une interpellation à tous les Burkinabés de mieux faire qu’ avant

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  • Le 26 janvier à 06:09, par Soka
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Merci de nous avoir expliqué ou rappelé ce que signifie "Plus rien ne sera comme avant", mais je pense que c’est ce slogan ou mot d’ordre, lui-même, qu’il aurait fallu corriger. L’expression est trop absolue et donc abusive, même si elle sonne bien dans un discours politique ou engagé. Certes, le contexte est récent et bien connu, mais les formules tapageuses sont souvent reprises hors contexte, et si elles ne sont pas brèves et précises, elles ouvrent la porte à toute sorte de fantaisie. "Plus rien ne sera comme avant" est bref, certes, mais absolu et imprécis. "Plus rien" : cela veut dire qu’il n’y a pas d’exception, cela concernerait et absolument tout... même ce qui est déjà bien. "...ne sera comme avant" : soit, mais on ne dit pas comment ça sera. D’où la porte ouverte à toute sorte d’interprétation, y compris que certaines bonnes pratiques deviennent mauvaises ! Quand le bon parleur dit : "cela va sans dire", le sage lui répond : "mais cela va mieux en disant", c’est-à-dire en précisant. Idem lorsque l’on dit que l’on est pour "le changement", "le vrai changement" même, sans préciser la qualité (bonne ou mauvaise) de ce changement... Il ne faut pas s’étonner après d’avoir suggéré ou encouragé n’importe quoi. A défaut de pouvoir situer/rappeler constamment le contexte, il est sage d’être clair et précis ou d’éviter d’être absolu.

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  • Le 26 janvier à 06:31, par a.
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Mon frère YARO, vous avez prié Dieu demander le changement, justement le changement c’est cela. N’oubliez pas que les actes ignobles enregistrés lors de l’insurrection suivront les burkinabè pendant longtemps. C’est aussi l’expression de la liberté que vous avez souhaitée. Les libyens disaient qu’ils ont été martyrisés, maltraités et ballonnés par KADHAFI. Ils ont contribué à éliminer leur ex Président, alors ils ont une véritable liberté maintenant, c’est ça aussi la réalité.

    Ne vous en faites pas, les morts que vous avez exhumés c’est pour dire que plus rien ne sera comme avant, c’était du jamais vu décidé au plus haut sommet de l’État, alors plus rien ne sera comme avant. Quand vous demandez, demander à Dieu de bonnes choses pas le mal. Certains actes ont été savamment conçus, préparés et exécutés. Brûler les cours des autres sous prétexte que le chef de famille a pris part à la modification de l’article 37 ou au Régime de Blaise COMPAORE, yaa Wibdo, c’est une malédiction. Mon cher YARO, le mot plus rien ne sera comme avant, c’est ça la malédiction. Confondre tout en plus rien ne sera comme avant, c’est ça la malédiction. un autre exemple "Bonjour mon frère comment va ta famille ?" ça ne va pas mon papa est malade, en réponse tu dis c’est bien, on vient de l’hospitaliser, mais c’est bien, ma mère est inquiète, c’est bien, moi je ne sais pas ce qui nous arrive, mais c’est bien. Vous voyez ce mot c’est bien n’est autre qu’une malédiction car confondre la souffrance des autres en disant que c’est bien, c’est troublant.

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  • Le 26 janvier à 08:15, par yasiida
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Salut,
    Monsieur a (internaute 5) , je pense que vous n’avez pas compris Monsieur YARO. peut être qu’il faut que tu te souviennes de la genèse de l’expression "plus rien rien ne sera comme avant". C’était le refus et le mépris de ces anciens dirigeants à vouloir s’éterniser au pouvoir, à commettre de graves bavures, lier la vie des burkinabé à leur sort, plonger le pays dans la pauvreté, massacrer l’éducation et qui a conduit à la réaction du peuple, ; ; ;ces anciens dirigeants auront provoquer la courroux du peuple et ce qui arriva, arriva.

    Monsieur a, après cela, l’expression utilisée tant devra être un signe de profond introspection de la part de tout burkinabé sans aucune ; c’est cela Monsieur YARO interpelle à tout le monde que tu sois enfant, adolescent, jeune ou vieux, ; en somme tout burkinabé sans exception devra enterrer sa vieille nature qui peut compromettre la cohésion sociale.

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  • Le 26 janvier à 11:27, par Ka
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Merci Oumarou : Tu me rappelle de ma jeunesse, le métier parallèle au sien dont j’ai choisi pour redonner le savoir avec humilité et sans réserve a toutes et tous celles et ceux, qui veulent recevoir et réussir par le travail. Je me rappelle qu’avant l’insurrection ou la jeunesse Burkinabé et son peuple a su définir les choses en disant que ’’’Rien ne sera plus comme avant,’’’ Roch Kaboré responsable du CDP au pouvoir, après les entêtements de Salif Diallo et envoyé comme ambassadeur du Burkina en Autiche, Roch a fait savoir à tous les militants et partisans du CDP, ‘’’que plus rien ne sera comme avant.’’’ Et cette petite phrase a été reprise à ma présence a la place de la révolution par Isaac Zida entouré par une jeunesse affamée d’une alternance politique apaisée. Comme Disait le président Thomas Sankara a tous ses ministres et à qui veut l’entendre, que le changement commence par lui, nous, vous, après le peuple : Et je dis au président Roch Kaboré et son équipe de faire la même chose. Ayant été formé en France, en Allemagne, en Angleterre, en Russie, avant de donné mon savoir théorique et pratique a qui veut le savoir, j’ai eu les mêmes réactions que toi, qui a peut être passé le même chemin que moi, dont je partage a 100% ton analyse. L’Afrique ne pourra devenir un continent puissant comme la chine, sans passer par les règles de discipline dans ce qu’on fait, dont tu site dans ton analyse que j’apprécie en ayant moi-même enseigner et respecter mes enseignements et mes objectifs avec amour et discipline. Comme tu le dis, le Burkina a besoin du vrais changement radical de mentalité, passer des critiques subjectives aux critiques constructives et à l’action, passer du favoritisme à la méritocratie, comme ce fut le cas de la Chine des années 1980 à nos jours. Après MAO, les chinois ont compris qu’avec autant d’invendus, la chine ne peut avancer sans une politique juste et équitable pour tous, surtout elle a mit un accent sur la discipline dans tous les domaines : En appliquant quelques idées de Karl Marx qui était un idéaliste chevronné et moral, par ce que toute sa vie il a lutté pour une cause juste à la défense des opprimés pour arriver à une société juste, et voilà la Chine deuxième puissance mondiale de nos jours. Oui je confirme, tous les Burkinabé doivent s’y mettre et ne pas rester dans son coin en comptant sur l’état, car l’état c’est eux. Ma colère est de voir dans les forums de Lefaso.net, des critiques sans fondement suivies des injures, des railleries et des insultes des enfants à papa devenus des fainéants intellectuels de notre société avec des haines gratuites par ce que le père ou l’oncle a fauté, et doit payer ses erreurs : Ces intellectuels de bas échelle tentent avec des critiques débiles à dévier les consciences de la jeunesse décidée, de leurs objectifs concrets qui rentrent dans le cadre de ‘’’Rien ne sera plus comme avant.’’’ Je demande avec sagesse a ces jeunes intellectuels haineux de voir la réalité, et de rentrer dans le rang de la valeureuse jeunesse qui a dit que ‘’’Rien ne sera plus comme avant,’’’ pour faire avancer le pays que nous aimons tous. Encore une fois, merci Oumarou Yaro pour ta vision qui va pour le Burkina et son peuple.

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  • Le 26 janvier à 13:51, par BILL MASSN
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Aujourd’hui, nous avons seize millions de spécialistes dans tous les domaines. Chacun est spécialiste en droit, en santé, en économie, en relations internationales, en éducation, en planification, en sécurité, en stratégie militaire, etc. Que chacun fasse son autocritique et se remette sur les bons rails. Nous ne sommes pas dans la période des anarchistes, mais chacun doit se dire que « l’Etat c’est moi.
    Vraiment vous avez tout compris ; on a des experts dans tous les domaines au Burkina.

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  • Le 26 janvier à 14:22, par Damis
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Un écrit bien riche ! Que chaque Burkinabé le médite, surtout tous qui ont choisi de rouler à contre-courant, et de ne changer même un iota.
    Dieu bénisse le Burkina Faso, AMEN !

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  • Le 26 janvier à 16:39, par "LE VIEUX"
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    SAVEZ-VOUS QUE LES MEMBRES D"UNE OSC QUI SE FAIT APPELLER PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT"MPRESCA" S’EST ILUSTRÉE DANS L’EXTORSION DES FONDS AUPRES DE CERTAINES AUTORITÉS EN MAL DE PUBLICITÉ ET DE PROPAGANDE. ILS SE SONT TIRAILLÉS EN LIVE A LA TELE PCQ CERTAINS VOULAIENT MANGER SEULS. C’EST ÇA LE NOUVEAU BURKINA POST-INSURECTION !!!

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  • Le 26 janvier à 17:00, par Cheikh
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Belles recommandations que celles émises par YARO ! Mais voyez-vous, selon le conditionnement de son esprit, de ses tendances, voire de son tempérament, on constate que chacun interprète les mots et les faits à sa manière. D’ailleurs on note déjà une divergence de vues entre Le Vigilent et pas mal d’internautes. Mais faut-il s’en étonner outre mesure ? Non, je ne le pense pas. Parce qu’en tant qu’êtres humains, nous sommes conçus de telle sorte que les notions de bien ou de mal, de justice ou d’injustice ne sont ni neutres, ni impersonnelles dans l’absolu. Autrement dit, elles sont toujours liées au contexte dans lequel l’individu évolue, si bien que la face du miroir pour certains, n’en constitue que le dos pour d’autres.Si pour certains le "plus rien ne sera comme avant est perçu" comme travailler davantage pour gagner plus, pour d’autres c’est gagner davantage sans travailler.Ainsi donc, si le pauvre espère désormais pouvoir tout partager avec le riche, le riche quant à lui s’imagine que c’est maintenant que chacun doit se contenter de ce qu’il a. Il en est de même pour le supplicié, qui pense qu’il ne sera plus chicoté, alors que son bourreau ne se projette qu’une multiplication des coups. Du coup, nous retombons dans un cercle vicieux, qui accentue plutôt l’existant, qu’il ne le renverse !

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  • Le 26 janvier à 21:30, par siidballa
    En réponse à : Plus rien ne sera comme avant : Un concept mal compris, mal interprété, déformé, malmené, mal mis en œuvre, selon Oumarou Yaro

    Bravo a monsieur Yaro pour la pertinence de son analyse. Le chien aboie la caravane passe ! Désolé pour ces obscurantistes qui tentent de prendre le contre pied de ce grand Monsieur !
    Chacun doit se dire, l’Etat c’est moi et adopter un comportement citoyen.

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