Fonds national pour l’éducation et la recherche : Journées portes ouvertes du 19 au 21 janvier 2017

jeudi 19 janvier 2017 à 17h30min

Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation a procédé, le 19 janvier 2017, à Ouagadougou, au lancement de la première édition des Journées portes ouvertes du Fonds national pour l’éducation et la recherche (Foner). A travers ces journées qui vont durer 72 heures, le Foner veut ainsi tendre une oreille attentive à sa clientèle estudiantine afin de recueillir auprès d’elle des suggestions et des recommandations à même d’améliorer la qualité de ses prestations. La cérémonie a été parrainée par le représentant du directeur général de la Loterie nationale du Burkina, Patrice Massa.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
Fonds national pour l’éducation et la recherche : Journées portes ouvertes du 19 au 21 janvier 2017

« Le Foner (Fonds national pour l’éducation et la recherche) au service de l’éducation et la recherche : Communiquer pour mieux servir. C’est sous ce thème que le Foner organise du 19 au 21 janvier 2017, la première édition de ses Journées portes ouvertes. Au programme des activités phares, il est prévu un panel sur les axes d’amélioration de l’offre Foner vis-à-vis des étudiants et partenaires, une conférence sur les conditions et modalités d’octroi des allocations financières et des animations des stands. L’objectif recherché, aux dires des organisateurs, est d’établir une proximité avec leurs partenaires, de communiquer plus efficacement avec sa clientèle estudiantine et d’être surtout à son écoute.

Selon le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (MESRI), Michel Filiga Sawadogo, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, il s’agira de façon précise d’assurer la fluidité de la communication entre le Foner et les étudiants pour résoudre ensemble les difficultés nées de la gestion des allocations financières. Ces difficultés qui sont d’ordre structurel se résument entre autres aux effectifs sans cesse croissants dans les universités, à la multiplication du nombre des universités et centres universitaires, au chevauchement des années académiques. Outre ces failles, le ministre Sawadogo a noté l’insuffisance dans la diffusion des informations relatives aux conditions et modalités d’octroi des allocations, l’insuffisance des ressources mises à la disposition du Foner et l’inadéquation des textes règlementaires.

« Les anciens étudiants, payez ce que vous avez eu comme prestation pour que d’autres en profitent »

Ainsi, fort de ces différents constats, il souhaite que ces journées portes ouvertes (JPO) soient couvertes positivement, c’est-à-dire en expliquant ce que le Foner, malgré les difficultés, arrive à faire au bénéfice de l’ensemble des étudiants du Burkina Faso. Mais qu’à cela ne tienne, « si le Foner n’avait pas été crée le 15 février 1994 et n’avait pas pu servir les prestations financières, probablement que les crises estudiantines auraient pu aboutir à la fermeture de nos universités », a fait comprendre le ministre Sawadogo. Avant de déplorer la lenteur dans le recouvrement des prêts accordés aux étudiants.

De ce fait, il les a invités à solder leur dette. « Aux étudiants qui après avoir bénéficié des prestations du Foner, ont trouvé un emploi décent où ils sont relativement bien payé, acceptez à votre tour de payer ce que vous avez eu comme prestation pour que d’autres en profitent », a-t-il lancé. A ses dires, ce n’est pas la mer à boire car le taux d’intérêt est symbolique. Aux employeurs, le ministre leur a demandé de faire le paiement en une seule tranche et qu’il soit répercuté sur l’ex-bénéficiaire du Foner. « Les effectifs s’accroissent, ce n’est pas facile. Ce n’est pas une question seulement de bonne volonté. La bonne volonté toute seule ne crée pas de richesse. Il faut qu’ensemble, on s’entraide pour aller de l’avant », a-t-il martelé.

Les inscriptions pour le Foner prévues pour fin janvier

L’institution a fait de son mieux en 24 ans d’existence pour apporter des réponses apaisantes et conciliantes, foi du directeur du Foner. Car, il y a eu des avancées. « Nous avons des allocations sous forme d’aide qui sont de 175.000 F CFA/an destinées aux étudiants de la première à la 3e année qui n’ont pas eu la chance d’avoir la bourse. Pour ceux qui poursuivent leur carrière en Master, nous offrons un prêt de 250.000 F CFA/An. Après cela, nous avons celles ou ceux-là qui veulent poursuivre leur carrière doctorale. Pour ces derniers, nous avons les frais de laboratoire », a-t-il signifié. En sus, tout en reconnaissant l’impact du chevauchement des années académiques, il a assuré que des réflexions sont en train d’être menées pour permettre à tous les étudiants de bénéficier de l’appui du Foner. A quand les premières allocations du Foner ? « Vous donner un calendrier précis, c’est difficile. Mais, les communiqués sont déjà en train d’être affichés pour que dans la dernière semaine du mois de janvier, on puisse déjà commencer les inscriptions », a rétorqué M. Massa.

La LONAB, un partenaire sûr !

Le représentant du directeur général de la LONAB, Patrice Massa, de son côté, a exprimé sa satisfaction d’être associé à la première édition des JPO du Foner. Partenaire du secteur de l’enseignement supérieur, cette institution apporte de multiples soutiens aux initiatives visant à améliorer les conditions d’accès et de performance scolaire et universitaire. Ainsi, « les lots aux heureux gagnants, les bénéfices à la nation », de l’aveu du représentant du parrain, se matérialise chaque année avec le Foner par une convention de partenariat. Et l’occasion de la JPO a été saisie, dira M. Massa, pour réaffirmer la disponibilité de la LONAB à accompagner la direction dans leurs actions.

A l’issue des discours, place a été faite pour la visite guidée des stands.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Portfolio

Imprimer l'article

Vos commentaires

  • Le 21 janvier à 03:23, par Le Vigilant !
    En réponse à : Fonds national pour l’éducation et la recherche : Journées portes ouvertes du 19 au 21 janvier 2017

    Le règne du Pr Filiga commence à montre ses limites . S’il faut attendre que nos étudiants à l’extérieur aillent brandirent des spatules dans nos ambassades afin d’avoir leur pécule, alors là Mr Le prof. je vous conseille d’aller vous reposer. L’amateurisme ou La vision dans un ministere depend de son premier locataire. Au BURKINA Faso nous avons cette sale manie de courir toujours derrière les problèmes . Certains de nos ministres à l’apparence ressemblent à des plaisantins. Cher Pr. Le vieux ,son excellence Kafando vous aurez prévenu " plus rien ne sera comme avant" . Alors Gouverner c’est prévoir.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés