Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) : Le ministre Jean-Martin Coulibaly explique les enjeux du nouvel organigramme

mercredi 18 janvier 2017 à 02h10min

Dans les structures déconcentrées du ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), l’on comptera désormais deux directions régionales et deux directions provinciales ; c’est l’une des innovations du nouvel organigramme qui a été adopté en conseil des ministres le 28 décembre 2016. Pour en connaître tous les enjeux, nous avons rencontré le premier responsable du département, M. Jean-Martin Coulibaly.

Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) : Le ministre Jean-Martin Coulibaly explique les enjeux du nouvel organigramme

Lefaso.net : Le Conseil des ministres du 28 décembre 2016 a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, à quoi répond ce nouvel organigramme ?

Jean-Martin Coulibaly (MENA) : Le nouvel organigramme se veut emporter un compromis des acteurs sur l’organisation du département. Il vous souviendra que l’organigramme adopté en mai 2016 avait été l’objet de critiques de quelques acteurs, pas toujours fondées, mais nous avons souhaité prôner le dialogue et l’inclusion afin de rassembler autour de l’essentiel, à savoir fournir une éducation de qualité à tous les enfants du Burkina Faso.

Pouvez-vous nous rappeler les différents blocs qui ont été fusionné pour former le Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation aujourd’hui ?

Le Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation regroupe i) l’éducation préscolaire (3 à 6 ans), ii) l’enseignement primaire, iii) l’enseignement post-primaire, iv) l’enseignement secondaire (général, technique et professionnel) et vi) l’alphabétisation et l’éducation non formelle

Quel a été le processus d’adoption du nouvel organigramme ? Toutes les parties prenantes ont-elles été impliquées ? Y a-t-il un consensus ?

Toutes les parties prenantes ont été impliquées et se sont exprimées. L’organigramme qui a été adopté reflète les efforts faits par chaque partie pour permettre d’avancer vers l’essentiel comme indiqué plus haut qui est de fournir une éducation de qualité à tous les burkinabè.

Quelles sont les grandes articulations de la nouvelle organisation ?

Nous avons tenté de préserver la vision holistique et la nécessité d’une gestion de proximité de chaque ordre d‘enseignement, dans la perspective des réformes que souhaite faire le gouvernement. Ainsi, au niveau central nous avons préservé la vision holistique qui consacre l’enseignement formel, l’enseignement et la formation techniques et professionnels, l’éducation non formelle et l’alphabétisation, l’encadrement pédagogique et les départements transversaux. Au niveau déconcentré, nous avons privilégié la gestion de proximité des ordres d’enseignements en créant deux directions régionales et deux directions provinciales dédiées respectivement au préscolaire, primaire et non formel et au post-primaire et secondaire.

Quelles sont les innovations ?

Les innovations par rapport à l’organigramme de mai 2016, sont de 3 ordres :
- quelques harmonisations au niveau central
- la réintroduction du conseil national de l’éducation
- la création d’une nouvelle direction chargée des arts et de la culture
- la création de 2 directions régionales (l’une chargée du pré-scolaire, du primaire et de l’éducation non formelle et l’autre du post-primaire et du secondaire)
- la création de 2 directions provinciales avec la même configuration).

Comment le nouvel organigramme sera-t-il mise en œuvre ? Y a-t-il un échéancier ?

Le nouvel organigramme sera d’application immédiate. Néanmoins, pour ce qui concerne les directions provinciales des enseignements post-primaire et secondaire, leur mise en place sera progressive. Nous allons reprendre à notre compte les résultats des travaux qui avaient été menés sous l’ex. MESS concernant ces directions pour les valoriser et nous appuyer là-dessus pour l’opérationnalisation.

Dans quel climat cette réorganisation va-t-elle se faire quand on sait que votre département a connu plusieurs remous avec les revendications de diverses structures syndicales ?

Il me semble que même si tous les acteurs n’ont pas vu leurs propositions totalement prises en compte, tous ont compris l’indispensable nécessité d’aller de l’avant. La discussion entre acteurs ayant des intérêts parfois contradictoires nécessite parfois de trouver un compromis dans l’impossibilité de trouver un consensus. C’est ce que nous avons fait, ensemble avec les syndicats.

Cette nouvelle restructuration a-t-elle pris en compte les problèmes « d’insubordination » ou de conflit de compétences entre agents du primaire et du post-primaire dans la direction des administrations régionales et provinciales ?

Il y a certes eu des problèmes d’insubordination, mais il n’y a pas eu de conflit de compétences entre agents des différents ordres d’enseignement. Les emplois dans l’éducation, comme partout ailleurs sont référencés aux profils définis et non aux profils de leurs occupants. C’est ainsi que je peux, tout en étant instituteur, être titulaire d’un doctorat et m’en contenter, tout comme je peux être un inspecteur et ne pas avoir le désir de faire des études plus poussées. La confusion que certains acteurs ont voulu entretenir a porté sur les nominations à des fonctions. A ce niveau, comme je l’ai toujours indiqué, la fonction prime sur le grade partout dans le monde. Et les acteurs, surtout du niveau de ceux qui ont porté cette contestation seraient bien inspirés de se remettre en cause et de mieux étudier la question.

La question de l’incivisme prend de l’ampleur dans les établissements, qu’est-ce qui est prévu pour y mettre fin ?

L’école a un rôle très important pour combattre l’incivisme et notamment les enseignants, qui sont ceux-là à qui les enfants s’identifient. Mais le rôle la communauté toute entière est également central. Si les efforts de l’école ne sont pas bonifiés par la société, qui ramerait à contrecourant, tout cela sera vain.
Il y a aussi la famille, le premier foyer d’éducation, de plus en plus dépassée par l’éducation de ses enfants. La plupart des parents travaillent tous les deux. Dans ce cas, qui s’occupe de l’éducation des enfants ? Souvent une « bonne », comme nous les appelons communément avec dédain, avec le peu de bagages qu’elle a, souvent dans une image dévalorisée de sa propre personne (pas assez bonne ou trop pauvre pour aller à l’école comme les enfants dont elle s’occupe, etc.).
Les parents d’aujourd’hui connaissent-ils vraiment leurs enfants qu’ils ne voient parfois qu’au lever et au coucher pendant 5 jours de la semaine ? Même le weekend, étant trop fatigués de leur semaine de travail, les « bonnes » continuent de prendre le relais, afin de permettre aux parents de se reposer.
Ce qui est prévu pour y mettre fin, c’est une sensibilisation, une formation permanente des enseignant à leur responsabilité vitale pour l’éducation de l’enfant dont il ont la charge. C’est aussi plus d’implication des parents dans le cadre scolaire aux activités menés avec leurs enfants. Il est bon et très éducatif pour l’enfant de voir ses parents de concert avec les enseignants conduire des activités avec lui. Des activités dans le cadre scolaire sur les questions de civisme et de citoyenneté, telle que la semaine scolaire d’éducation à la citoyenneté et la semaine nationale du civisme organisées en 2016, sont d’excellent cadres. Enfin, l’introduction de contenus sur ces questions dans les curricula de tous les ordres d’enseignement est indispensable. Mais que ce soit à l’école, en communauté ou en famille, l’action la plus efficace est celle des adultes que nous sommes qui se comportent de façon civique. Comme le note Dorothée Law Nolte, l’enfant apprend ce qu’il vit.

Où en est-on avec la relecture du statut de chef d’établissement ?

Le document sur le statut du chef d’établissement est prêt. Il reste à le partager avec les partenaires sociaux avant de l’envoyer pour examen en Conseil des Ministres. Je souhaite que cette rencontre ait lieu encore en janvier, afin que nous puissions clore ce dossier.

La question du mandatement des enseignants nouvellement affectés dans leur poste de service avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, il y a quelques mois, quel est l’état des mandatements aujourd’hui ?

En matière de mandatement, il n’y a plus, à ma connaissance, de cas à traiter. Ceux qui seraient dans un tel cas sont des agents qui n’ont pas répondu aux demandes de la DRH pour les compléments de leurs dossiers. En dehors de tels cas, j’invite les agents non mandatés à passer à mon cabinet signaler leur cas avec les éléments de preuves.

Quels sont vos vœux pour l’année 2017 ?

Que tous les acteurs de l’éducation soient récompensés par les sourires d’enfants épanouis à l’école.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • "La fonction prime sur le grade" continue à soutenir monsieur le ministre, j’espère qu’il va encore reconduire la même situation avec ce nouvel organigramme ! On verra sur quoi cela débouchera : il faut éviter de s’entêter à tenir des propos provocateurs.

    • Pourtant c,est vrai. Si le ministre MENA est un instituteur avec le CAP, il t,affectera toi professeur maîtrisant et tu vas courir. Vous êtes trop complexé avec vos diplômes à la con. Une vérité reste une vérité indépendamment de celui qui l’a dit.

    • Très bien dit mon cher Ami Yacine ! Ils sont complexés ces arrivistes aux diplômes dévalués incapables de comprendre ce que dit le Ministre.

    • Je vous dis de continuer avec le même principe et on verra ce que cela produira comme résultat. Pourquoi ne pas avoir conservé l’organigramme de 2016 qui a tenu moins d’un an si tant est qu’on croit que ce sont quelques arrivistes complexés qui mènent la fronde. La bonne marche d’un service est fonction de l’acceptation par les autres agents de celui qui est nommé comme premier responsable, quant à monsieur Ouvrez l’œil je l’exhorte à acquérir les "mêmes diplômes dévalués" et revenir pour qu’on discute.

    • Un inspecteur est fait pour faire des inspections de classer ou encadrer les enseignants pas pour occuper forcement un poste administratif. A la Santé les administrateurs des hôpitaux sont en A et sont nommés à des postes administratifs sans débats stériles ou puérils tandis que les médecins et les médecins hospitalo- universitaires sont en P mais ils ne plaignent pas de ne pas être nommés directeurs d’ hôpitaux (administratifs).Que les encadreurs pédagogiques fassent leur travail et que les administrateurs de l’Education fassent le leur.La catégorie P ne signifie pas que partout où te te trouves tu dois être chef.Tu es en P pour l’encadrement avec un salaire y afférent.Tu n’es pas en P pour occuper un poste de directeur provincial ou de directeur régional mais c’est pour faire d’abord ton travail technique pour lequel tu as été formé.On peut créer la catégorie P pour tous les corps de métiers.Mais pourquoi on ne le fait pas ?Justement parce que l’Etat trouve que cela va coûter cher à notre budget. Sinon tous les corps de métiers : GRH, Eaux et forets, douane, impôts...peuvent créer la catégorie P OU Z si vous le voulez. Dans les universités on vu des P2 qui ont été nommés présidents ou recteurs tandis que des professeurs de catégorie P1 qui n’étaient pas nommés travaillaient sous leurs ordre sas complexe.

    • Encore ces encadreurs pédagogique ! voila une masse de fonctionnaires chômeurs qui ne fait que s’agrandir d’année en année.
      Que le mena ouvre l’œil et le bon parce que nous ne voyons pas là où on va avec ces gens. Il est grand temps pour le ministère de revoir comment corriger le tir. Parce que chaque année on en recrute alors que ceux qui sont sur le terrain n’ont rien à faire. Je penses que c’est une perte pour l’état de payer des gens qui ne font rien. Ils ont pratiquement tous fuient leurs postes pour courir les heures de vacations à ouagadougou. Tout le monde veut le changement sans penser que le changement commence au niveau de soit même.

    • On ne peut pas nommer un caporal, chef d’état major. Les études universitaires st ouvertes à tous. Allez-y chercher les diplômes là-bas ! Prqoi, une fois intégrés, de nombreux enseignants du primaire s’inscrivent à l’université en quête de diplômes ? S’il y a quelqu’un de complexer, c’est plutôt ceux qui sont au bas de l’échelle. Combien d’instituteurs ont été reversés au secondaire ? Jamais l’inverse, ça veut dire ce que ça veut dire !!Ce n’est la faute à personne. Peut-on nommer un I.P. même nanti d’un doctorat. cceb ? Jamais ! Pour le moment il n’y a pas un concours direct du primaire niveau bac ou universitaire (DEUG, licence...). Si,le MENA persiste dans sa bêtise, il nous aura sur son dos. La fonction prime sur le grade, certes, mais qu’on nomme en tenant compte des profils professionnels. Les travailleurs du secondaire ex MESS n’ont jamais remis en cause les compétences des travailleurs du primaire. C’est plutôt vous qui êtes prompts à insulter, prqoi ? C’est ça le complexe !

    • quelle honte pour les burkinabés ! nous disons non a la politisation de l’ éducation. sur quelle base sommes nous recrutes pendant les concours directs de la fonction publique ?pourquoi voulez vous que quelqu’ un qui a été recruté avec le BEPC commande par exemple quelqu’un qui a eu son doctorat ?nous savons tous comment se passent les choses dans les ENEP privées dans ce pays.A quoi sert donc les longues études dans nos universités publiques ?D’ailleurs même si ces encadreurs du primaires ont le doctorat nous savons tous comment ils l’ont obtenus : c’est la politique,ils l’ont acheté.Nommez les ils nous trouverons sur notre chemin.

  • Il faut ait de la hauteur dans l’analyse des situations. Qu’il m’excuse mais je pense que c’est à GRADE ÉGALE la fonction prime sur le grade. Pourquoi quand on n’a nommé le nouveau chef d’état major on l’a élevé au grade de général ?
    _

  • Le problème c’est que votre ministre tue la volonté et émousse les élans des acteurs de l’éducation avec cette histoire de la fonction prime sur le grade. Techniquement ça crée plus de problèmes .C’est toujours mieux de nommer quelqu’un de même grade ou plus gradé à la fonction .Mais nommé un moins gradé à une fonction pour diriger des plus gradés je regrette ça ne marche pas techniquement si on veut de bons rendements.

  • Je me permets de suggérer que là où la capacité intellectuelle est matérialisée par le diplome et le grade d’éviter de parachuter des "directeurs" sous diplomés ou sous gradés les "agents plus diplomés ou gradés " vont en majorité être des " adeptes du me m’en foutisme". Et donc vous perdrez en "efficacité du service" si jamais vous vous en souciez

  • Moi, je voudrais des éclaircissements sur cette notion de « fonction prime sur le grade » que le ministre signe et persiste. cela veut dire qu’au finance on peut nommer un cadre B qui va commander un cadre A ? Politiquement tout est possible mais techniquement est ce pertinent.
    Juste pour comprendre la logique du ministre. Quelqu’un peut il m’expliquer !

  • L experience professionelle d abord avant les diplomes qui ne sont une preuve sanctionnant un cursus educationnel. Un Directeur ou un ministre n est pas forcement le plus diplome de l entite qu il gere. Mais les qualites requises sont souvent liees a la personalite du candidat, ses connaissances pratiques et ses capacites professionelles et educatives.

    C est l individu qui gere pas les diplomes. Ils peuvent etre falsifies.

  • Un inspecteur est fait pour faire des inspections de classer ou encadrer les enseignants pas pour occuper forcement un poste administratif. A la Santé les administrateurs des hôpitaux sont en A et sont nommés à des postes administratifs sans débats stériles ou puérils tandis que les médecins et les médecins hospitalo- universitaires sont en P mais ils ne plaignent pas de ne pas être nommés directeurs d’ hôpitaux (administratifs).Que les encadreurs pédagogiques fassent leur travail et que les administrateurs de l’Education fassent le leur.La catégorie P ne signifie pas que partout où te te trouves tu dois être chef.Tu es en P pour l’encadrement avec un salaire y afférent.Tu n’es pas en P pour occuper un poste de directeur provincial ou de directeur régional mais c’est pour faire d’abord ton travail technique pour lequel tu as été formé.On peut créer la catégorie P pour tous les corps de métiers.Mais pourquoi on ne le fait pas ?Justement parce que l’Etat trouve que cela va coûter cher à notre budget. Sinon tous les corps de métiers : GRH, Eaux et forets, douane, impôts...peuvent créer la catégorie P OU Z si vous le voulez. Dans les universités on vu des P2 qui ont été nommés présidents ou recteurs tandis que des professeurs de catégorie P1 qui n’étaient pas nommés travaillaient sous leurs ordre sas complexe.

    • On pourrait nommer les CASU aussi comme présidents d’université d’autant plus qu’ils sont conseillers d’administration scolaire et universitaire. Il faut les gens arrêtent les comparaisons qui ne tiennent pas.

  • 1. "Il vous souviendra que l’organigramme adopté en mai 2016 avait été l’objet de critiques de quelques acteurs, pas toujours fondées, mais nous avons souhaité prôner le dialogue et l’inclusion afin de rassembler autour de l’essentiel, à savoir fournir une éducation de qualité à tous les enfants du Burkina Faso."

    Seulement "QUELQUES ACTEURS" ? Comment ont-ils pu forcer une relecture de l’organigramme ? "PAS TOUJOURS FONDÉES ? Donc, parfois fondées, tout de même !!!

    2. "la fonction prime sur le grade"
    Appliquez cette théorie, selon votre lecture, dans les écoles, les collèges et les lycées et attendez les résultats"

  • Bonjour. Je m’invite à votre débat pour soutenir que monsieur le ministre a parfaitement raison. Je regrette de le répéter la fonction a toujours primé sur le grade. Malheureusement, ils sont encore très nombreux ceux qui se disent intellectuels mais qui n’ont aucune notion en administration. c’est pourtant très élémentaire pour un énarque. Il vous souviendra que pendant longtemps les directions régionales du secondaire étaient dirigées par des professeurs certifiés qui géraient beaucoup de nos prétendus intellectuels et ces professeurs certifiés faisaient de bons résultats. A mon avis ces postes sont régis par des lettres missions très claires. Loin de moi l’idée qu’un inspecteur du secondaire peut faire le travail d’un CASU ou d’un IEPD et vice-versa, mais le véritable problème qui se posait avec l’ancien organigramme et qui sera certainement levé avec le nouvel organigramme c’était de voir les cadres de tel ou tel ordre d’enseignement comme des ’’ envahisseurs’’ occupant des postes qui par logique devaient revenir aux cadres de tel ordre d’enseignement. Je crois qu’il y a lieu de saluer la vision du ministre qui accepté revoir les choses mais il ne faut surtout pas interpréter cela comme une reculade.

  • Salut,dans un pays il y a la loi,si après toutes ces rencontres certains ne sont pas d’accord,qu’ils demissionnent s’ils ne veulent pas être commandés par un non gradé.Le MENA TOOUJOUR LE MENA c’est pas trop.......................................

  • On espère que vous allez donner des consignes aux proviseurs qui créent des classes pléthoriques par des recrutements parallèles pour ce faire de l’argent. Ceux qui veulent se faire de l’argent qu’il crée leur collège privé et non utiliser les locaux construits par l’état.

  • Je ne comprends vraiment pas ce débat d’idiots. Si on peut admettre qu’un administratif moins gardé coiffe un encadreur plus gardé reconnaissez que dans aucun ministère deux agents exerçant le même emploi, le moins gardé coiffe le plus gardé. La politique ne doit pas créer la zizanie entre les agents de l’État comme au temps de l’autre.

  • Le MENA gagnerait à nommer les agents formés spécifiquement pour gérer les postes administratifs comme les Conseillers d’administration scolaires et universitaires parce que c’est le profil requis. Ce personnel est formé pour occuper les postes de proviseurs des lycées, les services administratifs dans les universités et diriger les services administratifs des différentes directions . Il suffit de chercher à voir les modules de formation de ce personnel pour se rendre à l’évidence.
    Laisser les encadreurs pédagogiques du primaire ou du secondaire, chacun dans le domaine qui le concerne s’occuper de l’encadrement pour plus d’efficacité.

    • Voilà qui est bien dit. Il y’a des gens formés pour encadrer et d’autres pour diriger les structures administratives. Si chacun cherchait à faire son travail plutôt qu’a être chef quelque part on n’en serait pas là.

  • Hum... Dans le principe le ministre a raison, la fonction prime le grade et on doit arreter le mythe du "spécialiste" ou du "membre du corps". Mais dans les faits il était en train de faire n’importe quoi. Le "volontarisme politique" a déjà fait assez de dégâts depuis la révolution pour qu’on continue dans cette voie.

    Oui, un administrateur des hôpitaux BAC+2 ou BAC+4 peut bien gérer une institution abritant des spécialistes en catégorie P ou un préfet catégorie B tous les agents de son département. Mais c’est parce qu’ils sont formés pour cela !

    Vous ne pouvez pas prendre un professeur de collège de moins de cinq ans d’ancienneté, non formé pour l’administration et même pas expérimenté en enseignement, qui ne sait même pas comment fonctionne un CEG de 4 classes, et ne maitrise pas encore bien la fonction enseignante, et vouloir lui faire diriger administrativement, pédagogiquement et financièrement une direction régionale qui abrite des lycées, collèges, écoles, des centaines d’enseignants, intendants et encadreurs pédagogiques !!

    Soyons sérieux, même s’il est intelligent et motivé, il ne sait même pas de quoi on parle quand on dit budget ou ressources humaines ! Pourquoi le laisser apprendre sur le tas pendant des années au détriment des agents et des élèves alors qu’il y a des gens plus compétent et plus expérimentés disponibles ? On mets le pays en retard pour satisfaire des "relations politiques" ? Non !

  • Et qui pour le faire ?un professeur rempli toute les conditions pour diriger dans le cadre de l enseignement.chacun son domaine car le management du personnel c est la base dans la gestion.et chacun est mieu placer avac sas pairs.ceux qui forcent n ont qu a se trouver un plan de carriere dans leur domaine.

  • De tout ça, aucun mot sur la lutte des encadreurs pédagogiques du secondaire en lutte pour un reversement équitable. Un interrogatoire en déphasage avec l’actualité. La politique de l’autruche !!!!!!!!!!

    • On dirait qu’il y a des gens qui aiment les pétrins et quand il n y en a pas il faut en fabriquer. Depuis 2000 les inspecteurs de l’enseignement secondaire, lors de leur CAIES, avaient demandé la formule du ministère unique de l’éducation pour donner au système son fonctionnement systémique et qu’il y ait une meilleure synergie entre les différents ordres d’enseignement/ éducation. Et voila qu’on nous sert un système infecte, désarticulé et inefficace qui ne créé et ne peut créer que des problèmes. Celui qui n’ a pas une hauteur de vue pour comprendre les différentes logiques des différents sous systèmes et qui se bat pour les fondre en les confondant sans au préalable avoir refondu tout le système ne peut que créer un monstre qu’aucun des intellectuels de service ne peut gérer harmonieusement pour le bon fonctionnement du système. Conserver, après le semblant de relecture de l’organigramme, la mouture des directions centrales c’est seulement tenter de maquiller ce monstre. Les défenseurs de ce monstre croient être les premiers et les mieux inspirés et reprochent aux autres de refuser le système de ministère unique sans percevoir qu’ils ne font que vouloir imposer un système hybride non harmonieux. Par exemple comment comprendre que l’on créé une direction de l’encadrement dont les ressources financières sont logées dans une autre direction ? Comment comprendre qu’un organigramme qui voudrait prendre en compte tout le système ne prenne pas en compte les Inspections organisées autour des spécificités disciplinaires et on utiliserait un nom générique d’"encadreur pédagogique" pour en désigner le personnel comme s’il existait une discipline appelée encadrement pédagogique au secondaire. Jusqu’à preuve du contraire ce sont les disciplines qui prévalent et chaque encadreur se définit par rapport à sa discipline et non pas de façon général : on est inspecteur ou conseiller d’ allemand, d’anglais... de svt et pas autre chose avec les strictes compétences disciplinaires. Un inspecteur d’allemand n’est pas compétent au niveau du préscolaire, du primaire et au niveau des 10 autres disciplines. Par conséquent si je suis inspecteur d’allemand et qu’on me désigne au primaire j’irai(si j’y vais) faire de la figuration et ne peux que créer un dysfonctionnement ; si on m’envoie inspecter un prof de maths j’irai me faire ridiculiser si j’ai le culot d’y aller. Il me semble qu’il faut admettre une bonne fois(à moins de procéder au préalable à une refondation du système) qu’il y a des logiques différentes et complémentaires (c’est pourquoi on parle de système) qu’il faut comprendre et accepter.
      Par ailleurs on peut se poser la question de savoir pourquoi c’est un seul ministre qui a la charge d’un tel méga ministère ? Même pas de ministre délégué ni de secrétaire d’État ? Il y a eu peut être relecture de l’organigramme mais la mouture retenue n’est toujours pas au point ; le monstre est seulement maquillé Souffrez qu’on vous le dise et je n’en dis pas plus.
      Un "encadreur pédagogique"

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