Formation supérieure : Les étudiants de INGRID à la découverte de la mine de Taparko

LEFASO.NET | Par Herman Frédéric Bassolé • dimanche 19 février 2017 à 21h30min

Située à environ 200 km de Ouagadougou dans la province du Namentenga, la mine d’or de Taparko a reçu, le samedi 18 février 2017, la visite de l’Institut de gestion des risques miniers et du développement (INGRID). C’est une première pour l’institut dans une mine en production. En quelques heures, les étudiants ont pris contact avec cet univers qui, ils espèrent, sera leur point de chute à la fin de leur cursus.

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Formation supérieure : Les étudiants de INGRID à la découverte de la mine de Taparko

Il est 11h45, lorsque le véhicule transportant les visiteurs franchit la barrière de sécurité de la société des mines de Taparko (SOMITA) détenue à 90% par le géant russe Nord Gold. Sécurité oblige, des employés procèdent à la vérification de la liste de présence. La cinquantaine d’étudiants issus des filières Exploration géologique, Environnement, santé et sécurité au travail répondent à l’appel. Après ce contrôle de routine, ils sont conduits au niveau du bâtiment administratif où ils seront reçus par le directeur général de la société minière de Taparko, Yohan Labuschangne. Après les salamalecs d’usage, place à la présentation de la première mine industrielle privée du Burkina qui a coulé son premier lingot fin 2007

« La sécurité est la règle d’or à Taparko », foi de Gilbert Nabaloum, formateur à l’usine de traitement et nanti d’une expérience de 20 ans dont la moitié passée sur le site de Taparko. A l’en croire, tout incident ou accident à la mine doit être signalé par les employés sous peine d’être licenciés sans préavis. Dans son speech, il a également expliqué que la vigilance est toujours de mise durant les différentes étapes de traitement de l’or jusqu’à l’expédition. Une expédition qui se fait après un contrôle d’une mission conjointe des ministères des finances, des mines, de l’environnement et du service des impôts.

« Plus que de l’or, un engagement continu en faveur des populations », telle est la conviction de SOMITA qui a investi dans plusieurs domaines au profit des populations selon le chargé des relations communautaires, Nestor Boulou : environnement, santé, éducation, eau, agriculture. Des réalisations qui ont édifié Gisèle Drabo, étudiante en L2 Environnement, qui effectue avec INGRID sa première visite dans une mine en production depuis la création de l’institut en 2012. A l’en croire, cette visite lui a permis de voir des installations qu’elle ne percevait qu’en théorie. C’est aussi cela, la vision de INGRID : « cultiver l’excellence, l’efficacité et l’efficience » tout en alliant théorie et pratique.

Si la plupart des étudiants semblent emballés, l’étudiant en Licence d’Exploration géologique, Ramdé Mamery,ne semble pas l’être. Mieux, il affirme être resté sur sa soif, car comparée à d’autres mines qu’il a déjà visitées, Taparko n’a rien d’impressionnant tant par la production d’or que par les actions en faveur des populations locales. Pour lui, les efforts déployés par les mines au profit des Burkinabè sont certes grands, mais un domaine reste inexploré par celles-là. Il s’agit pour lui de l’investissement dans la formation supérieure afin de créer des compétences au plan national, capables de faire le job que font les expatriés. Parlant de travail, le directeur général de SOMITA a invité les étudiants à ne pas sombrer dans la paresse et à se battre pour arriver au bout de leurs rêves.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net


Quelques notes sur INGRID

Filiale du Groupe Sapiens International, un cabinet d’études en impacts environnementaux et socioéconomiques au Burkina Faso, INGRID a été créé en 2012 par des professionnels miniers nantis d’une grande expérience. Ses diplômes en Exploration géologique et en Gestion des aspects environnementaux ont été reconnus par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) en novembre 2016. Dans le cadre de sa politique d’extension, INGRID a ouvert une filière Géosciences Appliquées avec quatre options dont un master en Géotechnique et Matériaux, Sciences et Technique de l’Eau, Géophysique appliquée, Géomatique. L’institut est membre permanent et actif de l’Union nationale des établissements d’enseignement privé laïc (UNEEPL), de l’Union nationale des géologues du Burkina (UNGB) et de l’Association des environnementalistes du Burkina (AEB).

HFB
Source : Dossier de presse

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