Burkina-Faso : Ces faits politiques qui ont marqué l’année 2016

LEFASO.NET | Par Oumar OUEDRAOGO • dimanche 8 janvier 2017 à 12h15min

2016, une année riche de faits et d’actes politiques au Burkina. Après le scrutin du 29 novembre 2015 qui a désigné son vainqueur dès le premier tour, il a fallu attendre début janvier 2016 pour voir la nouvelle équipe exécutive effective. En effet, après une ‘’longue attente’’ caractérisée par des commentaires de toutes natures, le nom du Premier ministre va être dévoilé dans la soirée du 6 janvier. Un nom et un visage méconnus de la majeure partie des Burkinabè : Paul Kaba Thiéba.

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Burkina-Faso : Ces faits politiques qui ont marqué l’année  2016

- 7 janvier : dès les premières heures de la journée, le Premier ministre atterrit à l’aéroport international de Ouagadougou, en provenance de Dakar où il était en fonction au sein de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Pas de répit, il campe le décor dès l’après-midi via un point de presse.

- 12 janvier : Le gouvernement Thiéba est dévoilé (fort de 29 ministres, deux ministres délégués et quatre secrétaires d’Etat).

- 16 janvier : Un Conseil des ministres extraordinaire est tenu d’urgence, suite à l’attaque terroriste de la veille (15 janvier) contre Splendid Hôtel et le restaurant Cappuccino. C’est le tout premier Conseil des ministres du gouvernement Paul Kaba Thiéba. En marge de cette séance, les responsables des différents corps des Forces de défense et de sécurité et le Président de l’Assemblée nationale, Dr Salifou Diallo, sont mobilisés au Palais présidentiel, Kosyam. L’heure est à la recherche de solutions et les Burkinabè sont sous le choc.

- 29 janvier : le Président du Faso, Roch Kaboré, participe au 26ème Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba (Ethiopie) en marge duquel, il a un tête-à-tête avec son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. A l’issue de leurs échanges, les deux personnalités vont afficher leur volonté de régler par la voie diplomate, l’affaire dite mandat d’arrêt contre Soro Guillaume (Président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire), lancée sous la transition.

- 2-3 mars : Visite du Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon, « pour féliciter le Président du Faso et le peuple burkinabè pour la gestion réussie de la transition politique et l’organisation d’élections paisibles et démocratiques ». Il a visité également des réalisations socio-économiques et rencontré le personnel du système des Nations-Unies au Burkina.

- 14 avril : Annulation par la Cour de Cassation, des mandats d’arrêt contre Blaise Compaoré et le Président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Soro Guillaume « pour vice de forme ».

- 28 avril : Le tribunal militaire sort de son silence après l’annonce de l’annulation des mandats d’arrêt internationaux par la Cour de cassation. Selon le nouveau commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Ouagadougou, le mandat lancé contre l’ex-Président Blaise Compaoré n’est pas annulé et reste toujours en vigueur.

- 22 mai : Scrutin municipal à l’issue duquel, le parti au pouvoir, le MPP, s’en tire avec la majorité des 18 000 postes de conseillers en compétition.

- 31 mai : Le Président de l’Assemblée nationale burkinabè, Dr Salifou Diallo (accompagné du ministre d’Etat en charge de la sécurité intérieure Simon Compaoré et du ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry) se rend en Côte d’Ivoire pour demander le soutien de ce pays dans la relance économique.

- 25 juillet : Election du nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry.

- 28-29 juillet : Tenue du Vème Sommet du Traité d’amitié et de coopération entre le Burkina et la Côte d’Ivoire (TAC). Dès la fin, début août 2016, une affaire de coup de fil en marge de ce TAC entre le Président Roch Kaboré et l’ancien Président Blaise Compaoré alimente les débats pendant plusieurs jours.

- 7 septembre : La Coalition Zèph devient ‘’Coalition des Forces Démocratiques pour un vrai Changement’’ (CFDC), une organisation regroupant une dizaine de partis politiques de l’opposition.

- 10 septembre au 16 octobre : Tournée régionale d’explications du PNDES (Plan national de développement économique et social) dans les chefs-lieux de région avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba.

- 16 septembre : Le dernier Premier ministre de Blaise Compaoré, Luc Adolphe Tiao, est arrêté et mis sous mandat de dépôt par le Parquet de la Haute Cour de justice. Il lui est reproché les morts enregistrés lors de l’insurrection populaire d’octobre 2014.

- 30 septembre : Lors d’une conférence de presse, le Procureur près la Haute Cour de justice annonce que l’ancien Président Blaise Compaoré ne sera pas jugé pour attentat à la Constitution et haute trahison. Il ne le sera qu’en tant que ministre de la Défense.

- 29 septembre : Installation officielle des membres de la Commission constitutionnelle chargée de proposer un avant-projet de texte en vue d’un passage à la Vème République.

- 9 octobre : Décès accidentel de Françoise Toé sur la route nationale N°1. Elle avait été candidate à l’élection présidentielle du 29 novembre.

- 16 octobre : Création de la Coalition pour la démocratie et la réconciliation nationale (CODER), une faîtière d’une dizaine de partis politiques de l’opposition et Dr Ablassé Ouédraogo qui en a été élu président.

- 10 novembre : Le Président de l’assemblée nationale reçoit 130 tablettes de la société Huawei via le ministère du développement de l’économie numérique et des postes. L’opinion publique charge ses représentants d’avoir cédé à un acte de corruption, référence faite à la loi anti-corruption votée sous la Transition en 2015.

- 11 novembre : Luc Adolphe Tiao bénéficie d’une liberté provisoire.

- 5 décembre : Les députés décident de retourner au gouvernement, les 130 tablettes.

- 7-8 décembre, table-ronde sur le PNDES à Paris, en France avec plus de 18 000 milliards d’intention de financement pour un objectif de 5 000 milliards au départ.

- 27 décembre : Une affaire de un million de F CFA octroyé aux députés à la fin de la deuxième session ordinaire suscite de nouveau des polémiques. Cette fois-ci, les Burkinabè jugent cette « gratification inopportune au regard du contexte national ».

- 29 décembre : Le Président du Faso dresse le bilan de sa première année d’exercice en direct sur la Télévision nationale du Burkina. Cet exercice, démarré la veille via Tweeter, est qualifié de « premier du genre » dans la gouvernance au sommet de l’Etat par les Burkinabè.

Rassemblés par O.L.O
Lefaso.net

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