Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

Ceci est une déclaration de la coordination des comités CGT- B Péages. • jeudi 22 décembre 2016 à 19h21min

Le 09 Mai 2015, les agents des postes de péages mettaient en place leur syndicat dénommée coordination des comités CGTB de péages « CC/CGT-B/péage ». Après la mise en place de cette structure, le bureau de la coordination a adressé une lettre le 03 Juillet 2016 au Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité Publique l’informant de son souhait de le rencontrer pour lui présenter ses membres.

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Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

Malgré une lettre de rappel, aucune suite favorable n’a été donnée à cette correspondance. Face au mutisme de Monsieur le Directeur Général, le 06 Août 2015, la coordination des comités CGT-B des péages lui a envoyé sa plate-forme revendicative générale en 20 points synthétisant les préoccupations des agents de péages du Burkina Faso.

Suivra une autre lettre envoyée le 12 Septembre 2015 sollicitant une rencontre avec le bureau de la coordination pour échanger autour de la plate-forme. Cette correspondance est aussi restée sans réponse.

C’est au lendemain de la grève générale de l’UAS contre le putsch du Général Gilbert DIENDERE à laquelle a pris part activement les agents des péages que le Directeur Général du trésor a convié la coordination à une séance de travail le 21 Octobre 2015 pour échanger autour de sa plate-forme. Ces échanges n’ont donné aucun résultat concret. Pour le Directeur Général, la satisfaction de la plate-forme revendicative dépend de la résolution des points concernant « l’annulation pure et simple de la concession du péage, la clarification des dispositifs réglementaires régissant les agents du péage et la définition d’un plan de carrière » Estimant que cela ne relevait pas de sa compétence, il nous suggérait de nous adresser au gouvernement.

C’est pour cette raison que le 24 Février, un préavis de sit-in comportant les vingt (20) points de revendication a été adressé à son Excellence Monsieur le Président du Faso pour les 15 et 16 Mars 2016 de 08 h à 10 h.

Ce sit-in qui a mobilisé tous les agents des péages sur l’ensemble du territoire n’a enregistré aucun résultat par rapport aux attentes des travailleuses et travailleurs.
Par conséquent, du 31 Mai au 03 Juin 2016, les agents ont tenu un deuxième sit-in de 08 h à 12 h pour rappeler aux autorités compétentes leurs préoccupations et exiger des réponses diligentes.

Faute de résultats, la coordination des comités CGT-B des péages s’est résolue à envisager une grève de 48 h. Celle-ci a fait l’objet d’un préavis adressé le 21 juin à son Excellence Monsieur le Président du Faso avec comme plate-forme minimale les points suivants :

1-l’annulation pure et simple et sans condition de la concession du péage

2- la clarification des dispositifs règlementaires régissant les agents du péage et la correction des dysfonctionnements et injustices y relatifs s’il y a lieu

3-La définition d’un plan de carrière pour les agents de péage.

En réaction à ce préavis, son Directeur du cabinet sur instruction du Président du Faso par lettre N°2016/506/PRES/CAB en date du 08 Juillet 2016 invitait Madame le Ministre de l’Economie, des Finances et Développement à « rencontrer les responsables de la coordination des comités CGT-B des péages pour trouver une solution durable à la crise sociale récurrente » dans le secteur des péages ». La coordination a été ampliatrice de ladite correspondante.

Contre toute attente, Mme la ministre a attendu le 19 Juillet, premier jour de la grève, pour proposer à la coordination une rencontre à 14 h 00 à son cabinet.
Au cours de cette rencontre, elle se bornera à dire qu’elle voulait nous écouter et qu’il fallait attendre la fin des études d’un cabinet sur la gestion du péage pour savoir comment le péage serait géré. Face à cette attitude de mépris, la coordination a adressé au Président du Faso, un nouveau préavis de grève de 72 heures le 29 Juillet 2016 allant du 16 au 19 Août 2016.

Malgré cette grève, les agents du péage n’ont obtenu aucune réponse à leurs préoccupations, d’où la programmation d’une grève de 96 heures du 27 au 30 octobre, observée dans tous les postes de péage pour interpeller à nouveau les plus hautes autorités du pays par rapport aux attentes des travailleurs.

Avant cette grève, la coordination a été conviée par appel téléphonique pour une deuxième rencontre avec Madame le Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement pour le 21 Octobre 2016. Cette rencontre qui n’a duré que seize (16) mn de (12h 32 à 12 h 48 mn) avait tout simplement pour objet d’informer la coordination de la mise en place d’un groupe de réflexion sur la gestion des péages et lui demander sa participation. La coordination a donné son accord de principe mais à ce jour, elle attend toujours de Madame le Ministre les informations sur les attributions de ce dit groupe, le début des travaux et le délai de remise des travaux.
Il est à noter que le même jour, devant la représentation nationale, Madame le Ministre disait ceci « la route doit financer la route, et le gouvernement travaille dans ce sens, de sorte à avoir des bonnes infrastructures routières mais aussi que le personnel qui travaille au niveau des péages puisse se sentir bien et s’épanouir » (Cf Le journal SIDWAYA N°8270 du lundi 24 Octobre 2016)

De ce qui précède, la coordination des comités CGT-B des péages prend l’opinion publique à témoin sur la patience, la discipline et la persévérance dont ont toujours fait montre les agents des péages dans leurs luttes pour de meilleures conditions de vie et de travail. Ils restent cependant déterminés à poursuivre la lutte contre la privatisation des postes de péages du Burkina, pour des dispositifs règlementaires clairs régissant les agents du péage et pour un bon plan de carrière pour les agents de péage.

La coordination des comités CGT-B des péages remercie la CGT-B et l’UAS pour leurs soutiens et conseils. Elle félicite les agents du péage pour leur mobilisation et leur discipline et les invite à rester mobilisés pour les prochaines luttes qu’elle sera contrainte d’organiser si les autorités restent sourdes à leurs légitimes revendications.

Ouagadougou, le 21 décembre 2016

Pour la Coordination des Comités
CGT-B des péages
Hubert SAWADOGO
Secrétaire Général

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Vos commentaires

  • Le 22 décembre 2016 à 21:06, par COULIBALY
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    Bonjour chers Messieurs du CC/CGTB/Péage. je voudrais partager avec vous ou avec toute autre personne ma vision sur le contenu de votre message publié, sans aucune méchanceté.
    D’abord sur face au refus du DGTCP de vous recevoir. il n’était pas obligé de le faire je pense bien et vous pouvez aisément comprendre le pourquoi. Il vous fallait face à son refus de vous recevoir, de lui envoyer votre lettre avec en pièce jointe la liste de vos membres et en faisant ampliation au SG de votre ministère.
    par rapport au préavis de grève envoyé au Président du Faso, je pense que vous auriez pu l’envoyer à votre ministre d’abord avant d’aller plus haut (1er Ministre).

    sans aucune méchanceté !

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  • Le 22 décembre 2016 à 22:40, par SOGOSSIRA de Tuiré
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    Je m’excuse d’avance si je heurte certaines sensibilités par mon propos notamment les travailleurs au niveau des péages qui tirent leurs moyens de subsistance de cette activité de péage. A mon humble avis l’état devrait prendre le courage de démanteler les postes de payages qui sont archaïques et n’existent pas sur des routes simples dans des pays bien organisés : il n’y a que sur les autoroutes qu’on peut en trouver. Maintenir des postes de péage sur des routes simple réduit la fluidité du traffic. Si l’état est très pauvre et veut coûte que coûte récupéré 4 ou 5 milliards collectés par le péage, il pourrait le faire de manière plus élégante en supprimant le péage et en augmentant le prix à la pompe de quelque centime. Un pays qui aspire à l’émergence se débarrasse des carcans inutiles qui fatiguent les populations tout en gardant ses prérogatives de collecte de taxes. Au Senegal par exemple il n’y a plus de vignette auto depuis 2 ans , le montant annuel des vignettes a été répercuté sur le carburant : chacun y trouve son compte l’état ne perd pas et les automobilistes ne font plus la queue en début d’année pour la vignette et les policiers ont une tâche en moins en matière de contrôle des pièces de véhicule. Sans oublier la disparition du risque de fausses vignettes par des faussaires.

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  • Le 23 décembre 2016 à 07:30, par SARKO
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    Vous êtes tous arrivés au péage par copinage et aujourd’hui’ , vous venez pourrir l’ air avec des revendications fallacieuses . Grever pendant deux ans si vous voulez . Faites vous embaucher par la CGTB et le problème est fini. Sinon on n’ est fatigué de vous et on se fout de votre grève , point barre...

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  • Le 23 décembre 2016 à 11:14, par VP
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    SARKO ! Je suis d’avis avec toi.Ce sont pas les agents de péages seuls qui nous pourrient l’atmosphère.Il y a encore d’autres qui ce sont faits recruter en passant par la petite porte et ce sont ces même faussaires qui crient chaque matin ici:Je m’en vais te citer certains : Certains agents des finances,les agents des Mairies,des Péages et autres.Voici des gens qui ne méritent pas leurs postes de travaille et nous rendent la vie dure.Laissez les gens...

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  • Le 23 décembre 2016 à 11:30, par ENFANT BENIS DE BAM
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    Bjr !CC/CGTB paege ! vous devriez revoir votre copie ! dans tous les pays développés les péages comme les notre n’existent pas:je vos prie de déposer la balle a terre et renforcer le dialogue avec le gouvernement pour une solution convenable pour vous, père et mère des familles.bonne fête de Noël .

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  • Le 23 décembre 2016 à 13:28, par Ali
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    S’il vous plaît, messieurs et mesdames du péage, laissez nous avec l’affaire de vos revendications on va respirer. Voici des gens qui sont arrivés on ne sait comment et qui veulent dicter leur loi dans la maison. Vos tontons et tantis vous ont introduit incognito pour que vous puissiez boire le lait et maintenant vous voulez compter les veaux. Les mossi ont raison de dire que quand tu guérit un homme de son impuissance, c’est ta femme qu’il va cibler.

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  • Le 24 décembre 2016 à 14:06, par "LE VIEUX"
    En réponse à : Péages au Burkina : Le syndicat invite les agents à rester mobilisés

    L’INTERNAUTE N°2 EST UN ANARCHISTE TOUT SIMPLEMENT. EN PLUS, IL EST EN RETARD SUR TOUTE LA LIGNE. LES VIGNETTES ONT DISPARU DU BURKINA DEPUIS BELLE LURETTE.
    DANS LA SUPPRESSION DU PEAGE, QUE GAGNES-TU ? OÙ METS-TU LES TRAVAILLEURS ACTUELS ?
    ÇA N’ARRIVE PAS QU’AUX AUTRES. PREPAREZ-VOUS A VIVRE CE QUE VOUS SOUHAITEZ AUX AUTRES.

    Répondre à ce message

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