Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

samedi 10 décembre 2016 à 01h56min

Paris a de tout temps été une plaque tournante pour les rencontres stratégiques de ses anciennes colonies tant du point de vue politique qu’économique. On se demande donc à tort peut être, qu’est-ce que la salle des conférences à Paris a offert de mieux en confort que la majestueuse salle des conférences de Ouaga 2000. Peut-être, les partenaires ont-ils craint les koglweogo ou les djihadistes ? Mais bon !

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Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

8000 milliards de FCFA pour les partenaires financiers bilatéraux et multilatéraux. 10 000 milliards de FCFA pour le secteur privé. Au total c’est 18 000 milliards de FCFA.

Mais attention, un copec n’est encore ni mobilisé, ni décaissé. Tout est PROMESSES.

Dans la réalité des faits, les promesses de financement ne sont jamais assorties d’obligations irrévocables de réalisation. Le Burkina Faso a introduit auprès de ses partenaires financiers un plan d’affaires qui est le PNDES. Chaque partenaire cible une opportunité dans ce plan de d’affaires et pense qu’il pourrait être intéressé à injecter une certaine somme d’argent. C’est cela qui s’est passé à Paris. Rien de plus. Mais injecter une certaine somme d’argent, ce n’est pas faire de la charité. Il n’y a rien de gratos dans ce milieu. C’est un marché de kif kif comme dirait l’autre. Autant le Burkina a présenté un plan d’affaires, les partenaires financiers ont eux aussi un plan d’affaires à soumettre à la partie burkinabè. Sauf que dans ce cas, ce plan d’affaires n’est pas le plus souvent rendu public au départ. Le peuple se rendra compte plus tard de ce que ses dirigeants ont consenti en échanges des financements des partenaires. Bref, c’est cela la gymnastique qui se passe dans les couloirs des négociations.

18 000 milliards de promesses, on est tenté de dire donc que tout le budget du PNDES est bouclé. Donc plus la peine de souffrir pour mobiliser le financement intérieur. Erreur !

Mais qu’est ce qui a expliqué cette générosité débordante des partenaires à Paris ?
Au départ, le Président du Faso n’était pas annoncé pour participer à cette table ronde à Paris. Ce n’est qu’à la dernière minute et au regard sans doute d’une certaine inquiétude rapportée par ses représentants, que le PF se serait entièrement jeté corps et âme dans le marketing du Faso auprès des partenaires. Donc sa présence effective a contribué à délier les langues chez beaucoup de partenaires financiers car, il y a des engagements hors antennes que seul le Président du Faso peut prendre. On ne veut l’entendre que de sa propre bouche. Dans ces engagements, vous pouvez tout imaginer, du moral jusqu’à l’immoral.

L’autre fait important qui a apporté une contribution inestimable est sans doute l’annonce de l’agence de notation Standard &Poor’s à quelques heures avant l’ouverture des travaux de la table ronde. En affirmant que les perspectives financières demeurent positives pour le Burkina Faso, la société de notation financière conforte les partenaires financiers à prendre des engagements avec le Burkina dans l’hypothèse d’une situation de risque financier raisonnablement maitrisable. Tout se serait écroulé si l’agence de notation avait dégradé la note du Burkina Faso.

Quelles sont les préalables aux premiers décaissements des fonds ?

D’abord, il faut souhaiter que toutes les études de faisabilité des différents projets inscrits dans le PNDES soient déjà bouclées. Mais selon Ablassé Ouédraogo, 80% de ces études ne le sont pas d’abord. Pourtant il faudra présenter les résultats de ces études aux bailleurs. Il y a ensuite des dispositions d’ordre juridique, institutionnel, fiscales à prendre, la mobilisation des personnels pour les projets, etc. Voilà autant de conditions préalables au premier décaissement des bailleurs.

Les partenaires financiers qui ont fait les promesses sont des partenaires traditionnels du Burkina. Ils savent très bien la capacité d’absorption du Burkina en matière de crédit. Le Burkina a régulièrement renoncé à des financements pour incapacités à décaisser. Ce niveau d’engagement des partenaires pourrait donc traduire un test de capacité pour les nouvelles autorités burkinabè.

Le défi pour le gouvernement burkinabè est de réaliser un excellent taux de décaissement. En la matière, le prétexte qu’on trouve pour les mauvais taux de décaissement est la complexité des procédures de décaissement et de gestion financière des bailleurs. Sur la question, je pense qu’il revient au Burkina Faso de prendre un arrangement pour adoucir ses propres procédures tout en priorisant celles des bailleurs de fonds. Il est impératif de parvenir à ce compromis pour éviter les doublons de procédures. Aussi, un bailleur comme la Banque mondiale dispose de facilités d’exécution et de décaissements dans le cadre de la gestion de ses fonds. Il s’agit par exemple des options de recrutement d’agence d’exécution des projets, des acquisitions faites via le système de la Banque (qui reviennent très moins chers) et des options de paiement directs. Il faut aussi trouver de bons gestionnaires rigoureux et compétents pour piloter les projets de ce PNDES. La culture de gestion doit donc s’adapter à la rigueur des procédures des bailleurs. Tous les fonds seront débloqués par tranche. Chaque tranche est conditionnée par le succès zéro faute de la précédente.

Au plan de la gouvernance politique, ces importantes promesses de financement vont impacter sérieusement les stratégies actuelles. Il faut faire le lit d’un excellent climat des affaires pour pérenniser l’engouement des investisseurs et des bailleurs de fonds. Le climat des affaires porte sur les aspects suivants :

- L’instabilité économique : réussir à maintenir un taux de croissance régulier en maitrisant donc la gestion du déficit, la dette publique, le taux d’inflation

- L’instabilité politique : créer conditions de pérennité du gouvernement. Si l’hypothèse d’un coup d’État semble ne plus hanter les esprits, il faut créer les conditions pour apaiser la grogne sociale

- La qualité des institutions financières : elles doivent jouer franc jeu avec les investisseurs locaux en améliorant les conditions d’accès aux financements

- La concurrence : elle doit être ouverte et transparente

- L’efficacité des services publics : il faut se débarrasser de la lourde bureaucratie inutile et favoriser une administration publique axée sur les résultats

- Le poids du secteur informel dans l’économie : il faut créer les conditions d’une pleine participation du secteur informel autour de regroupements de pôles économiques qui favorisent le partage des coûts

- La corruption : Il faut être sans pitié avec les corrompus et les corrupteurs par le renforcement des capacités d’action des organes de contrôle et de lutte contre la corruption

- La sécurité publique : il faut créer les conditions d’un pays où il y a la sécurité des biens et des personnes sans aucune ambiguïté sur le théâtre des opérations

- La justice : il faut renforcer l’indépendance de la justice qui puisse garantir un égal accès des citoyens et des investisseurs d’où qu’ils viennent.

- Le marché de l’emploi et sa flexibilité : cela devrait aller de soi si les conditions ci-dessus sont remplies.

Dans le cas particulier du pouvoir MPP régnant, il faut absolument que les principaux dignitaires de ce régime s’accordent à regarder dans la même direction, celle de faire la grandeur du peuple et non celle d’un certain nombre d’individus. C’est pourquoi il serait bon que ceux qui étaient contre ce système d’endettement massif révisent leur position et accompagnent la dynamique actuelle mais en restant naturellement critiques sur la façon de gérer les financements. C’est l’action de contrôle publique. Il y a des dissensions dans le gouvernement actuel. On a des Ministres qui rendent plus compte à d’autres personnes qu’à leur chef de gouvernement. La division est perceptible. A mon avis, il faut un gouvernement qui soit entièrement soumis à la volonté de réussir ce programme, un gouvernement ou le chef aura plein pouvoir sur ces équipiers. Autant l’union sacrée sera demandée au peuple autour de ce PNDES, il faudrait aussi cette union sacrée au sein des institutions de la république. Les membres du gouvernement doivent savoir que leur seul chef se trouve au gouvernement et nulle part ailleurs. C’est pourquoi il serait bon qu’il n’y ait pas d’intrusion entre les pouvoirs pour que chacun joue pleinement et à fond son rôle.
Enfin, je crois qu’il faut appeler à la conscientisation populaire des masses. Il faut donner les vrais chiffres et les conséquences éventuelles. Si le peuple sait à quoi s’en tenir, il n’y aura pas de surprise demain. C’est pourquoi il est bon que le gouvernement communique et implique davantage toutes les couches sociales surtout les syndicats dans la gestion de ce programme. Il faut donner les détails des chiffres. Dans l’hypothèse que les 18 000 milliards soient entièrement mobilisés, combien le seront en prêts et combien en don ? Par principe, un endettement n’est pas mauvais. C’est l’utilisation qu’on en fait qui détermine son utilité.

Dans notre cas, le Burkina Faso est un pays presqu’en faillite financièrement, mais une faillite due à la mauvaise gouvernance. Dans ce contexte, nos potentialités intérieures laissent penser qu’un autofinancement ne pourrait pas financer la croissance qu’on voudrait se créer. C’est pourquoi le recours à la dette semble justifié.

Il faut absolument donc réaliser le défi d’une bonne gouvernance pour que notre peuple en tire les bénéfices et que les générations futures souffrent moins du poids de cet endettement.

Pour terminer, je crois qu’il faudrait effectuer une mission de partage d’expérience en Grèce pour s’inspirer de leur mauvaise gestion de l’endettement.

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Vos commentaires

  • Le 10 décembre 2016 à 02:54, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    À la fin, il a semblé avoir parlé mouta-mouta, cous-ci-cou-ça, comme-ci, comme ça.

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  • Le 10 décembre 2016 à 07:24, par Bangrenoma
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Oui beaucoup d’entre nous ont fait l’école comme Mr Ablasse mais nous écoutons ceux qui ont été élus à la majorité. On a bien dit promesses de financement et il a été expliqué comment ca va se passer.c’est quoi votre mani a vouloir toujours dire qu’il ne faut pas s’en réjouir.

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  • Le 10 décembre 2016 à 07:37, par lino
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    qui est lengha fils pour que son avis nous intéresse ?? il est qui ??

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    • Le 10 décembre 2016 à 08:25, par Veni vidi vinci
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Lenga fils est un citoyen éclairé qui a le courage de ses opinions. Tant pis pour ceux que cela dérange.

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      • Le 10 décembre 2016 à 15:57, par Zonzon
        En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

        Je ne connais pas ce Lengha Fils mais sa contribution est appreciable. Puisse nos dirigeants avoir l’humilité de lire et de réfléchir sur ce que Lengha Fils propose et finalement d’en tenir. Le succès du PNDS en depend. Il faut quitter dans nos certitudes et nos habitudes et adopter une posture nouvelle qui devrait caractériser le burkinabé nouveau, à commencer par ceux qui sont aux affaires.

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    • Le 10 décembre 2016 à 09:21, par GUY
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Slt tu n’est pas obligé de le lire. Il a le droit de donner son avis sur le PNDES comme tous les Burkinabé et meme les non nationaux. Stp si tu as une autre analyse de ce fameux financement du PNDES il faut nous la faire savoir au lieu de dire des inutilités propres aux personnes qui manquent d’arguments

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    • Le 10 décembre 2016 à 11:11, par Oumar LINGANI
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Le Chinois dit que "quand tu montres la lune à un idiot, il regarde ton doigt". Je ne tomberai si bas à te demander qui tu es car je pense qu’il faudra lire son avis.

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    • Le 14 décembre 2016 à 14:17, par Mamsida
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Vraiment quoi !!! qui est Lengha fils ! j’ai toujours compris qu’il est un partisan du régime déchu, c’est pourquoi il critique tout le temps le gouvernement actuel. Il est temps que cesse tous ces propos haineux. Aidons à la construction du pays. Au lieu de toujours critique, touvez des solutions non ? Y a en marre à la fin. Et puis encore c’est facile de vivre au Canada et avoir la grande gueule pour parler. Reviens sur le terrain.
      PFFFFFFF, blablabla

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  • Le 10 décembre 2016 à 07:45, par Saw
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Très belle analyse ;Je pense que nos autorités prendront en compte ces précieux conseils.

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  • Le 10 décembre 2016 à 08:09, par le laïc
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    J’ajouterai que certaines promesses ne se concrétiseront jamais parce cette conférence à revêtu plus un caractère diplomatique qu’autre chose. Et en diplomatie on ne dit jamais non. On vous dit oui en attendant que dans la concrétisation vous même vous vous rendiez compte que cela equivalait à un non.

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  • Le 10 décembre 2016 à 08:34, par TK
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    quoique j’ai fait la grimace en lisant votre introduction, j’ai ete d’accord avec le reste de votre analyse. Merci de la contribution

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  • Le 10 décembre 2016 à 09:10, par yelmingaan blaan saa hien
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    paradoxe du rabajoie peut etre objectif ! :"la vérité non charitable procède déja d une charité non véritable !
    par ailleurs je suis fort curieux d apprendre comment vous alliez convaincre les malheureux grecs de partager leur mauvaise expérience et ce que vous leur offririez en échange ou bien vous etes un subtil théoricien de l apocalypse autoproclamé prophète de l echec du PNDES sur quoi cependant compte beaucoup de burkinabès et que beaucoup de partenaires pas forcement moins qualifés que vous trouve concret et crédible !un chanteur Burkinabè ,bamos théo je crois disait en substance ceci:creusant mon puits ,le...vint a roder alentours pour tenter de me decourager, ...mais je sais en mon ame....mais qu un homme ne peut inhiber l action providentielle de Dieu..."

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  • Le 10 décembre 2016 à 09:39, par kwiliga
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Merci de cette analyse qui vient éclairer les propos, par trop simplistes et résolument tournés vers l’auto-satisfécit, de l’article précédent : "Conférence sur le financement du PNDES, des participants satisfaits".
    Lino : pour ma part, je n’ai pas besoin de connaitre une personne ou son statut, pour apprécier la substance de ses propos.
    Bangrenoma : durant 27 ans, nous avons également écouté "ceux qui ont été élus à la majorité",... pour quel résultat...?

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  • Le 10 décembre 2016 à 09:47, par DRIGO
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Bonne reflection. Pour un Burkina prosper les gouvernants doivent cultiver la transparence, l’excellence et accepter l’esprit critique afin atteindre les objectifs du PNDES.

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  • Le 10 décembre 2016 à 09:58, par Ouédraogo
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Que propose Lingua fils pour sortir notre chère patrie de ses difficultés économiques alors ?Au lieu de rester sur un simple analyse sur les actions concrètes des autres.
    S’il n’a rien à proposer, qu’il nous laisse tranquille

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    • Le 10 décembre 2016 à 20:41, par Nelia
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      M ouedraogo, en quoi le point de vue de ce monsieur est-il meprisable ?
      J’aimerais que tu sache que l’honnete burkinabè "M Lengha" ne preche pas dans un desert. Nos dirigeants ont plus besoin de ces genres de contributions objectives pour mieux reussir leur pari, plutot que des la tiennes ; comme si tu en avais.

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  • Le 10 décembre 2016 à 10:21, par saho
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Belle analyse ! Merci des éclairages très constructifs ! Tant pis pour ceux qui, n’ayant pas le niveau, s’en prennent au porteur des idées ! Mais c’est ça aussi un peuple, fait autant d’instruits que des ignards !

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  • Le 10 décembre 2016 à 10:48, par BAKIEBO Jacques
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    des approximation, des sources comme Ablassé Ouédraogo, un aigri notoire car n’ayant obtenu aucun poste. Nous savons que ce ne sont que des promesses, nous savons que le PF a consenti des sacrifices pour attirer les acteurs du privé. Tu parles d’immoral ? que dire du pillage organisé par françois compaoré et couvert par son grand frère nouveau ivoirien ? Si tu es fâché, faut changer de nationalité comme blaise ton financier

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    • Le 11 décembre 2016 à 07:30, par Le democrate
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Bien dis monsieur BAKIEBO Jacques, ce monsieur là est vraiment un aigri. On le connais bien sur facebook avec ses critiques subjectives. Il a toujours vu du noir sur tout ce que le MPP fait, même si c’est du blanc. Qu’il garde ses idées deviationnistes à sa famillle car le peuple Burkinabè n’en a pas besoins.

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    • Le 11 décembre 2016 à 14:32, par Le Vigilent
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Je suis d’accord avec vous que Ablasse Ouedraogo ne saurait etre une reference credible en ce qui concerne l’appreciation du PNDES et de son financement. En effet Ablasse Ouedraogo ne souhaite qu’un echec cuisant du PNDES et de tout le programmer sur lequel Roch Marc Christian Kabore a ete elu. Pour preuve, il en veut a Zephirin Diabre, chef de file de l’opposition politique, de ne rien faire pour creer les pires difficultes au regime du President Roch Marc Christian Kabore ; ce qui risque de permettre a ce dernier de consolider son pouvoir et de compromettre ou de retarder la lutte l’accession de l’opposition au pouvoir (l’alternance).

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  • Le 10 décembre 2016 à 11:22, par Bengolo
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Il faut surtout que cet argent ne serve pas a payer les fonctionnaires. 0.92% de la population, 45% des depenses de l etat. aucun bailleurs ne nous donnera l argent pour ca. Il faut licensier 25% de la function publique et faire un gel de salair de 5 ans. Il faut aussi augmenter un peu l IUTS pour augmenter les recettes de l etat.

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  • Le 10 décembre 2016 à 13:46, par Biola
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Le problème au Burkina, c’est la jalousie. Mème si Rock offrait la lune au Burkina, des gens trouveront à redire. Dire "félicitation tu as fais un bon boulot" quand quelqu’un a fait un bon boulot, cela ne tue pas. Faisons des critiques constructives au lieux de critiquer pour critiquer.

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  • Le 10 décembre 2016 à 14:08, par Nabiiga
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Bonjour Dabré,
    je suis d’accord avec toi, sauf sur le cas des études de faisabilités où tu reprends sans preuves les ablasseries de l’autre. Mais reviens d’abord au pays justifier les cas de fraudes, de malversations et de corruptions dont tu t’es rendu coupable au CNLS-IST et qui t’on amener à fuir le pays en catimini pour te réfugier au Canada. La bonne gouvernance doit commencer par ça aussi. soyons d’abord nous même ce que nous voulons que nos gouvernants soient. Arrêtes aussi de prendre les informations parcellaire que vous avez sur les mésententes éventuelles entre les membres du gouvernement pour argent comptant, as tu déjà vu une organisation parfaite en la matière, même l’armée qui érige l’ordre et le respect en commandement n’arrive pas à l’avoir. Donc cesse de te prendre pour ce que tu n’es pas.
    Tes dossiers t’attendent ici, viens et on verra.
    A bon entendeur salut...

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  • Le 10 décembre 2016 à 14:10, par saw
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Qui est lengha fils pour que son avis nous intéresse ?? il est qui ??
    Moi je repose la question n’en déplaise à Veni vidi Vinci.
    Qu’on nous dise simplement qui il est. Si non nous ’’on s’en fou de son avis"

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    • Le 10 décembre 2016 à 19:58, par Anonyme
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      .
      Lengha fils m’a tout l’air d’être un pseudo. Pourquoi on accepterait de lire les foutaises de Koudraogo Ouédraogo (un autre pseudo), ou celles de Coulibaly Junwel (dans un autre genre de réflexion), et pas celles de Lengha fils ? Si la photo est la sienne, ça en dit beaucoup sur lui. Il a la barbiche sunnite, précisément wahhabite parce que le dessous de la lèvre inférieure est impeccablement rasée. Il porte un habit boubou et chapeau musulman taillé par Faso da fani, une sorte de négritude à la sauce sunnite. Il a un air auto-suffisant que son embonpoint confirme. C’est un commerçant pour ne pas dire un homme d’affaires ou un opérateur économique qui travaille avec les Emirats, en apparence féru d’économie (par la qualité du verbe).
      Ses propos n’en font pas moins peur, car si les conditions qu’il énumère ne parviennent pas à être réunies, ce "projet" risque fort de se planter grave. De plus, un endettement massif du pays, c’est-à-dire s’en remettre aux bailleurs, aux banques privées m’a toujours fait froid dans le dos. C’est se livrer à un ultra-néo libéralisme économique (et non à la social-démocratie prétendument MPP) qui, s’il se vautre, détruira le pays, et ça, ce serait pas bon du tout. Il reste quoi, prier ? Je préfèrerais une vigilance populaire ! Faut se méfier des banquiers !

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    • Le 10 décembre 2016 à 20:55, par veni vidi vinci
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      A saw,
      Mais vas y, pose et repose la question 36 000 fois selon ton bon plaisir. Ça ne me fait ni chaud ni froid. Nous sommes dans un pays où les voleurs d’hier veulent donner des leçons à tout le monde et sont allergiques à la moindre critique. Vous pensez sérieusement que tout le monde va suivre comme des moutons ? Il y eut une époque où on disait que si tu fais on te fait et il n’y a rien. Aujourd’hui, on s’en fou, point barre et il n’y aura rien. C’est cela vos arguments ? Quelle médiocrité ?

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    • Le 10 décembre 2016 à 20:58, par Nelia
      En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

      Même si mr Lengha est un diable, son avis est appreciable et on le fait a sa juste valeur, point barre !

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  • Le 10 décembre 2016 à 17:49, par Sidbéwendé Zoungrana
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Lengha Fils a dit vrai et très vrai même. Il faut en effet que les jeux "soient joués francs" au niveau des Dirigeants du MPP. Alors que le Président de l’Assemblée pcq "Idéologue attitré du Parti et 1er Vice-Président outrepasse ses pouvoirs en sa qualité de Chef du Législatif pour s’introduire dans le fonctionnement de l’Exécutif à travers ses hommes de paille par lui, y introduits" ou s’implante forcément dans la Gestion du monde des Affaires à travers son confrère du Yatenga élu par "forcepts" ne garantit ni ne garantira une bonne exécution des Programmes du PNDES. Mieux, il est su de tout le monde que rien de vrai ne se dira dans les exécutions financières de ces programmes ; les dirigeants du Parti allant se battre pour maîtriser les dits-projets en y imposant des "hommes acquis" pour mieux voler. Tout est fait dans ce pays-là pour que rien ne change. Attendons donc de voir la suite. Ce qui est sûr, c’est que le Social n’hésitera pas à réagir.

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  • Le 10 décembre 2016 à 17:58, par saanpanong
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Bonjour a tous,je voudrais tout simplement repondre a Naabiiga. Si quel-qu’un est coupable de fraudes, de malversations et de corruptions et fuire son pays comme vous le dit, la persone n’oseras plus un jour lever sa voix ni etre par tout sur les reseaux sociaux.

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  • Le 10 décembre 2016 à 17:59, par kissi
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Qui est lengha fils ? On s’en tout de son opinion point barre !?

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  • Le 10 décembre 2016 à 18:20, par Dafrassiamasso
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Ainsi Lengha Fils serait un detourneur qui a fui le pays pour ses ardoises et qui joue au bien pensant ? Lengha Fils, c’est quand meme pas Lengha Pere qui vous a appris ces deals, hein ! Nous attendons un demnti clair sinon vous etes mort sur les reseaux sociaux ou vous faites beaucoup de bruits. Nous on aime pas les voleurs, les detourneurs. C’est que le regime de Blaise faisait et nous on les a minounm basseh !

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  • Le 10 décembre 2016 à 19:11, par Tinto
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    A mes amis forumistes : SVP, discutons idées, le reste ne nous même à rien. Moi j’apprécie l’intervention de Lenga Fils qui à mon avis rejoint les préoccupations du Président Rock lorsqu’il dit que nous devons d’abord changer de mentalité ! Moi je souhaite avant la mise en place des financements qu’il y ait un audit de toutes les structures de l’Etat pour voir si nos façons de faire actuelles sont en phase avec ce que nous voulons.Tout le monde a dénoncé la survivance du système de Blaise Compaoré ; quel est son impact en cas de financement massif ? Est-ce que les qualifications dont nous disposons sont à la hauteur des défis, surtout qu’il y a eu beaucoup de recrutement par affairisme, beaucoup n’ayant pas le niveau... Quelle est la répartition actuelle du travail : on dénonce des gens qui sont tout le temps en mission comme s’ils étaient seuls, des directeurs régionaux qui passent plus de temps dans les ateliers qu’à leurs postes.... Il faut beaucoup de travail......Réfléchissons sans passion...

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  • Le 10 décembre 2016 à 21:05, par Alexio
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Ces bailleurs de fonds sans fonds de moral ethique de notre developpement qui nous toujours dependants de l esclavage financiere. Pas moins monetaire. Le Franc-CFA qui nous font trainer dans la boue de son arimage avec l EURO. Qui a son tour nous dicte leur politique monetaire.

    Les pays Europeens sont tous endettes. Voila pourquoi l Allemagne a defendu lam banque Europeene de financer les projets de societe dans les pays membres.

    Les taux d emprunts esclavagistes que les pays en voie de developpement contractent depuis les annees d independance a nos jours n ont servi qu a perpetuer la pauvrete, et par consequent a destabilser les regimes successivement par les coups d Etat organiser par les memes bailleurs de fonds qui voyaient leurs interets menaces.

    L argent detourne qui sort du continent africain via l evasion fiscale est inestimable en montant fixe. La corruption par les apatrides de la nation africaine pour l interet prive pouvait presever detoute cette cabale a Paris.

    Quel audit financier a ete statue apres la chute du regime Blaise Compaore, la transtion sur les transactions financieres de l Etat ? Les entreprises prete-nom ? Etc.

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  • Le 10 décembre 2016 à 21:08, par FRANKFURT DIRECT
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Tu es toi Lengha fils un vrai enemi du peuple mais tu ne detruis quetoi meme
    je trouve que ceux qui publient ces genres d ecrits confondent idioties et démocratie

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  • Le 10 décembre 2016 à 22:09, par Elmagnifico
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Merci Lenga Fils ! Tu termines avec un brin d’humour que d’aucuns ont pris comme du sérieux mais aucun Grec ne serait prêt à conter ses échecs !

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  • Le 10 décembre 2016 à 22:27, par Le neveu
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Merci pour ta contribution et le message de solidarité que tu lances au peuple.

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  • Le 11 décembre 2016 à 02:03, par Jean Bouda
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Une belle analyse de Lengha Fils. Merci d’éclairer plus. Voila. un bon raisonnement en Français courant .très facile à comprendre sur le financement PNDES. D’autres utiliserons du français solennelle qu’il te faut un dictionnaire à côté pour comprendre. C’est fini ça ! Parlons du Francais courant pour que tout le monde puise comprendre car le BF est juste une ancienne colonie française.

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  • Le 11 décembre 2016 à 08:03, par Zoma Bila
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    La bande à Basolma Bazié va réclamer maintenant 300% d’augmentation de salaire. Les autres Burkinabé ? On s’en fout ! C’est ce qui va tuer le PNDES.

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  • Le 11 décembre 2016 à 12:38, par simon COMPAORE
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Le PNDES est un mort né parce que le bout d’homme veux la primature et mieux, KABA kièba ne peut venir de nul part pour vouloir apprendre quoi que se soit aux vrais Burkinabè.
    Pendant ce temps salif tire chaque fois le BOUBOU de Rock, parce qu’il ne doit pas lui faire de l’ombre.
    Il faut redistribuer les cartes et aller sur de nouvelles bases avant de rêver.
    Tous ceux qui n’ont pas fait l’école du blanc sont les plus nombreux, ils comprennent quoi dans PNDES ?. Ceux qui ont fait l’école du blanc sont encore les plus mauvais, ils ne voient que leurs intérêts, les dettes qui le payera dans les 30 à 50 ans à venir ? ON S’EN FOU, POINT BARRE. Le pays est mis en vente, si on nous donne l’argent, il n’ y a plus de dettes à pays vous deviendrez tout sauf des BURKINABES.
    BANDE D’INCAPABLES.

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  • Le 11 décembre 2016 à 13:04, par Yameogo
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    C’est une vieille histoire de chasse : Ablassé va à la chasse traditionnelle avec son bâton et sa gourde à la hanche. Au détour d’un fourré, il découvre un lièvre assoupi. Ablassé lève son bâton, se retient une minute pour faire son partage : "je me réserve tel morceau, une cuisse à Untel, l’autre cuisse à X," ......A l’issue de cette répartition, il abat violemment son bâton, et rate le lièvre qui détale.
    Heureusement, Ablassé n’avait pas fait des promesses aux heureux bénéficiaires qu’il avait élus.
    Vivons d’espoirs et de rêves. Si le cauchemar arrive, on se réveille en vitesse, et on s’adapte.
    Le Faso ne sera ni le premier, ni le dernier à avoir cru en des promesses, mais il continuera sa lutte.

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  • Le 11 décembre 2016 à 13:35, par Salif
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Que ceux qui ont un problem avec ce monsieur trouve un autre lieu pour le regler, ici il nous aide a comprendre une sujet qui porte sur l’interet general. Je suis d’avis avec ce qu’il dit, moi j’insiste particulerement sur la communication car c’est tout le peuple burkinabe qui est engage automatiquement dans le pndes. On n’a pas droit a l’echec, succes au peuple burkinabe.

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  • Le 11 décembre 2016 à 15:03, par Jean Yabayoure Oubda
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Belle analyse de la part de Lengha Fils ! La mise en garde est justifiée. En effet on a souvent observé à l’échelle internationale que les ’’promesses diplomatiques’’ ne sont pas toujours entièrement livrées (exemple lors de catastrophes naturelles) ; mais il faut reconnaître que c’est un très grand encouragement pour le peuple Burkinabé qui le mérite bien. Bravo ! aux autorités Burkinabé et à tous les acteurs ayant contribué au succès de la mobilisation des capitaux pour le développement de notre pays.
    Je suis d’avis que si chacun met la main à la pâte, et que les fonds sont gérés avec rigueur, et le travail minitieusement bien fait selon les règles de l’art de la gestion, il n’y a pas de raison que le succès ne soit pas au rendez-vous.

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  • Le 11 décembre 2016 à 17:06, par nebie
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    Merci pour ton éclairage,je me suis fait une opinion de plus sur le pnds. C’est qu’on attend des intellectuels

    Répondre à ce message

  • Le 12 décembre 2016 à 01:03, par Cheikh
    En réponse à : Financement du PNDES : Ce qu’en pense Lengha Fils

    En toutes choses, il faut savoir faire la part des choses entre les bons et les mauvais conseilleurs, en ce sens qu’en cas de d’ennuis, on demeure le seul à payer et non eux.
    Le conseilleur qui veut de votre bien, intervient à vos côtés, au moment même où vous vous apprêtez à traverser la rivière, pour vous tenir la main, vous montrer comment nager, comment éviter les écueils et les dangers, et cela jusqu’à la fin de la traversée.
    Il n’attend pas que vous ayez déjà traversé pour surgir du néant, sous prétexte de vous aider à essorer vos vêtements mouillés, vous guider sur votre chemin que vous connaissez déjà, ou vous suggérer de suivre la voie indiquée par vos détracteurs.
    Si ce n’est encore pour vous rappeler que c’est en raison de l’absence de crue ou de des maux de tête du crocodile, que vous l’avez échappé belle.
    Autrement dit, en dépit de sa hauteur de langage et de son apparente perspicacité, jamais je ne m’adosserai quant à moi, à un soi-disant bienfaiteur aux relents pessimistes, aux vues apocalyptiques et au verbe un peu trop en alerte comme Lengha fils.
    Où était-il lorsque le chef de l’Etat, son premier ministre et leurs ministres concernés, travaillaient d’arrache-pied, pour mettre la dernière main à la mouture définitive du PNDS ?
    Où était-il, lorsque le gouvernement prenait la courageuse et téméraire décision d’aller défendre le PNDS à la conférence des bailleurs de fonds à Paris.
    Sans doute caché quelque part , avec la ferme ambition que ce PNDS n’intéresse aucun bailleur, ou qu’il soit rejeté pour tout ce que le Burkina endure à présent, et qu’il appelle faillite financière, mauvaise gouvernance, instabilité politique et financière etc.
    Eh bien ! Que le sieur Lengha fils sache que tout ce qui semble l’inquiéter aujourd’hui, est déjà rangé pour nous dans le passé, et ne saurait en aucun cas, constituer le moindre obstacle.
    Sinon même ces promesses obtenues et qu’il minimise tant, n’allaient pas l’être, pour la bonne raison que les attaques, la fronde sociale et les actes d’incivisme continuent chaque jour au Burkina et ailleurs.
    Arrêtons de prendre nos idées pour celles des autres, car ces bailleurs de fonds ont été convaincus par autre chose de plus profond qui lui échappe à lui, mais qui a été ficelé de loin avant qu’on ne frappe à leur porte.
    Ceux qui gèrent le Burkina d’aujourd’hui ne sont que des financiers rompus à tous ces arts, que quiconque n’a le droit de croire qu’il peut leur enseigner.
    Pourquoi Lengha croit-il que l’on a très tôt rendu la justice indépendante, renforcer les institutions de lutte contre la corruption, attiser la liberté d’expression et observé passivement toutes ces grognes sociales et ces actes d’incivisme sans mot dire ?
    En vérité, l’on est en droit d’affirmer de Lengha fils qu’il est arrivé en retard, et lui conseiller d’abandonner son rôle de médecin après la mort.
    - S’il était partisan du PNDS, il n’allait pas forcer le ridicule, en commençant par comparer la salle de conférence de Paris susceptible en pareille circonstance, d’attirer plus de bailleurs, à celle de Ouaga 2000 plus excentrée.
    - S’il était de bonne foi, il n’allait pas nous rappeler perfidement l’agence de notation, sans l’avis préalable de laquelle, le Burkina ne serait même pas présent à Paris. Cela justifie une fois encore la tardiveté de son rôle de conseilleur.
    - S’il n’avait pas un parti pris, il n’inciterait le peuple Burkinabè à soupçonner ses dirigeants, d’aller proposer des conditions immorales, en échange des financements des partenaires.
    - S’il ne roulait pas plutôt pour Ablassé que pour ce gouvernement, il n’allait pas suivre béatement celui-ci, dans ses hypothèses de non-bouclage des études de faisabilité des projets inscrits au PNDS, d’incapacité d’absorption des crédits par le Burkina, et de taux de décaissement .
    Bref, quant à cette allusion à l’intrusion entre les pouvoirs, Monsieur Lengha semble vouloir chercher des solutions à ses propres appréhensions, par le biais de la question du PNDS.
    Ne parlons pas de son idée de mission en Grèce, pour s’inspirer de leur mauvaise gestion de l’endettement, qui relève aussi bien de l’absurde que de l’ironie. A moins qu’on nous persuade du contraire, sinon jusque-là, il n’y a que des bons exemples qu’on cherche plutôt à s’inspirer !
    Pour tout dire, en sautant dans la soupe du PNDS comme météorite, Lengha fils se donne un rôle qui n’est pas du tout le sien.
    Autrement dit, il surgît à un baptême où il exige qu’on lui attribue le nom de l’enfant.
    C’est à peine d’ailleurs, si à travers ses propos, il ne vise pas un but contraire, encore plus funeste.
    A savoir décourager à ce stade les bailleurs de fonds en les rendant plus exigeants vis-à-vis de notre peuple, voire manipuler le peuple Burkinabè contre ses gouvernants, et à son profit personnel.
    Mais mon cher gars, il vaut mieux te tenir coi, et observer la suite sans mot dire. Car à défaut d’être acteur du PNDS, contente-toi comme tout le monde, d’en être observateur. Car c’est à ce titre que tu y contribueras immensément.
    Sinon, quant à cette gigantesque machine, elle est déjà en marche, et rien d’autre ne l’arrêtera ; ni les basses jalousies, ni les mauvaises langues.

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