Projet « Partenariat pour un développement durable entre l’Italie et le Burkina Faso » : Bilan et perspectives du warrantage communautaire

LEFASO.NET | Aïssata Laure G. Sidibé • vendredi 2 décembre 2016 à 18h20min

Les 1er et 2 décembre 2016, la Confédération paysanne du Faso organise conjointement avec des ONG italiennes, un atelier de capitalisation sur le warrantage, à Ouagadougou. La cérémonie a été présidée par le conseiller technique du ministère de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, Roger Moukuan.

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Projet « Partenariat pour un développement durable entre l’Italie et le Burkina Faso » : Bilan et perspectives du warrantage communautaire

Depuis janvier 2014, le projet « Partenariat pour un développement durable entre l’Italie et le Burkina Faso » est réalisée au niveau de ces deux pays dans le cadre d’une action conjointe de 28 fondations italiennes d’origine bancaire membres de l’association de Fondations et caisses d’épargne.

Le projet est mis en œuvre par un consortium d’ONG italiennes, une association italo-Burkinabè (Watinoma) et la Fondation Slow Food pour la biodiversité. Son objectif est de développer une approche intégrée pour la durabilité socio-économique de cinq filières agricoles et d’une filière agro-forestière et renforcer les capacités des producteurs et de leurs organisations associatives dans sept régions du pays. Il s’agit des régions de l’Est, Centre-est, Centre, Centre-ouest, Plateau-central, Sud-ouest et les Hauts-Bassins. Au total, ce sont environ 15 organisations paysannes qui ont bénéficié de l’appui du projet

Trois ans après sa mise en œuvre, il était impérieux pour la Confédération paysanne du Faso (CPF) et les ONG de développement rural, de présenter aux acteurs et partenaires du secteur de la micro finance, les résultats et les leçons tirées des expériences de warrantage communautaire promues avec l’appui du projet Fondations pour l’Afrique-Burkina Faso. D’où la tenue du présent atelier de capitalisation.

En effet, selon le président de la CPF, la micro finance, l’approche genre et la valorisation des produits et techniques agricoles locales constituent les axes transversaux du projet dont l’objectif principal est de contribuer à la pleine réalisation du droit à l’alimentation. Ceci, en vue d’améliorer les conditions de vie des populations rurales et de soutenir la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté au Burkina Faso.

A en croire le Conseiller technique du ministre de l’agriculture, des aménagements hydrauliques, Roger Moukuan, au Burkina Faso, près de 80% de la population sont des producteurs agricoles qui ont des difficultés d’accès aux crédits au niveau des Banques. Du coup, le warrantage encore appelé crédit sur nantissement de stocks ou crédit stockage vient supplier cette insuffisance. « Il permet aux producteurs d’avoir des prêts auprès des institutions financières, contre une garantie qui fait souvent défaut de produits agricoles durables, qu’on peut conserver et qui avec le temps prennent de la valeur ajoutée », a indiqué M. Moukuan.

Au titre des avantages, le warrantage permettra également aux producteurs de disposer de fonds pour mener des activités génératrices de revenus, de s’approvisionner en intrants afin de lancer d’autres actions de développement et de satisfaire leurs besoins sociaux.

La responsable du Bureau de la Communauté engagement service volontariat pour le Burkina, Salimata Yaro, a confirmé qu’au nombre des difficultés, on note également l’accès aux infrastructures de stockage. Et pourtant, a-t-elle confié, dans la mise en œuvre des activités, le projet a appuyé la construction de magasins de stockage dans certaines localités et aussi leur réhabilitation dans d’autres localités. Mais, il s’est avéré des insuffisances qui ne permettent pas d’avoir les résultats escomptés. En outre, elle a évoqué la période favorable pour que le producteur puisse avoir le crédit et la période où le produit est réellement mis en place.

En effet, explique Mme Yaro, "le warrantage a pour objectif d’éviter le bradage des récoles et si vous mettez un crédit en place entre janvier et mars, on ne répond plus à cet objectif". Pour elle, c’est une difficulté qui reste posée et à laquelle, elle a invité les acteurs à réfléchir afin d’améliorer l’efficacité du warrantage pour les producteurs.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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