Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

lundi 28 novembre 2016 à 23h30min

Une loi fondamentale qui tient compte de qui nous sommes, qui constate où nous en sommes et qui balise le chemin vers notre vocation. Ainsi, à la question de savoir s’il faut intégrer la chefferie traditionnelle dans la Constitution du Burkina Faso, la réponse pour notre part est oui bien sûr ! Ce qui ne signifie pas que l’on applaudit le comportement ni les prises de position publiques de plusieurs chefs traditionnels ces dernières années.

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Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

1. La part d’histoire à considérer dans la genèse du pays

Qui sommes-nous au Burkina Faso ? Historiquement une mosaïque de nations autonomes et/ou indépendantes, chacune hétérogène, partageant des codes et des valeurs convergents et ayant établi des mécanismes de coexistence et d’interaction à travers divers pactes séculaires. Chacune des nations estimant à divers degrés avoir de la parenté proche ou éloignée avec plusieurs autres. Intervint alors la colonisation. Que nous dit l’histoire sur la naissance du Burkina et du rôle des autorités d’antan devenue la chefferie traditionnelle ?

En effet, le colonisateur qui a dessiné les frontières actuelles avait justifié la création du territoire par le fait qu’il est habité par un peuple vaillant, courageux qui mérite respect et surtout ne mérite pas un double assujettissement. Autrement dit, une population composite, mais structurellement convergente qui a toujours vécu libre ne mérite pas d’être à la fois sous domination de la puissance européenne qu’est la France et être également placée sous tutelle d’autres peuples qui jusque-là lui devaient que respect. Le choix de l’argumentaire n’est pas banal pour ne pas dire qu’il est original. On a créé le territoire, car, les hommes et les femmes qui vivent sont assez solides, travailleurs et organisés depuis des siècles pour se développer malgré l’adversité de cette nature si rude.
Cela prit du temps, car c’est seulement en 1919 que la colonie allait être créée alors que les colonies voisines dont elle dépendait existaient depuis des années.
La bravoure que ces paysans-soldats, fils et descendants de guerriers avaient fait montre dans les tranchées de la 1re Guerre mondiale allait être un élément supplémentaire pour ceux qui voulaient qu’il y ait un territoire autonome. En fait, un peu de justice dans cette dure nuit de la dépendance.

En 1932, c’est encore à cause de sa population, nombreuse, travailleuse et disciplinée que le territoire (toujours aride) mais surtout par le prétexte de difficultés budgétaires que le territoire va être victime d’un « partage humain ». Il est démantelé et rattaché aux colonies du Soudan français (Mali actuel), au Niger et à la Côte d’Ivoire. Ces colonies considérées alors comme étant économiquement opportunes et qui ont donc besoin des braves voltaïques pour se développer. Pour transformer la forêt tropicale de la Côte d’Ivoire en colonie rentable avec des plantations profitables de café et de cacao, pour développer les vallées du fleuve Niger, pour bâtir le chemin de fer Abidjan-Niger, le chemin de fer Dakar-Bamako, Dakar-Thiès, il faut des voltaïques ! Ils seront là, travailleront et périront par milliers tant les conditions de travail incroyables et la maltraitance étaient assimilables à l’esclavage.

Les tentatives de résistance comme celle de Soura Gnoumou, dit Rougbiênga, sont systématiquement et violemment matées. Norbert Zongo dans son roman historique Rougbiênga, donne un aperçu très réaliste du chantier Bamako. Dans le langage du quotidien, « Bamako » était devenu synonyme de « travaux forcés ». N’importe qui ne construit pas un chemin de fer. Les Américains et les Canadiens avaient, eux, fait recours aux travailleurs chinois... Devant l’ampleur de l’exploitation et la cruauté des sévices, le Mogho Naaba prit son courage pour soutenir des pétitions, pour multiplier les correspondances, les consultations et les concertations pour atténuer l’ampleur du désastre national.

Le leadership du Mogho Naaba Kom II allait permettre de concevoir la perspective d’un pays qui irait au-delà des anciens pays précoloniaux. C’est le programme de gouvernement qu’il légua à son fils et successeur Naaba Saagha II. Des concertations, des réunions, des « conseils de famille » sont organisées avec l’ensemble des grands composants nationaux. Il s’agit de réunir la famille du Nord au Sud, d’Est à l’Ouest en passant le Centre. Famille c’est le terme qu’il faut retenir. Nous sommes une famille et nous voulons un pays pour être ensemble. C’est ainsi que le dossier fut défendu avec brio dans un contexte de servitude et de dépendance dans lequel planent une constante surveillance et une menace à peine voilée.

Ainsi le mérite du Mogho Naaba est d’avoir su utiliser son statut de grand chef en Afrique de l’Ouest, pour raviser les liens ancestraux et justifier le fondement d’avoir un pays. C’est ainsi qu’il écrit au Yatenga Naba : « N’acceptons pas un démembrement inutile qui ne fera que nous nuire et diminuer ce que nous avions d’admirable. Vous voilà au Soudan, sans nouvelles de vos frères de Ouagadougou, Koudougou, Kaya, Tenkodogo et Fada. Cette division est actuellement néfaste pour nous et sera donc encore très préjudiciable pour nos enfants si nous n’y portons pas remède. Essayons de nous regrouper pour reformer notre bloc tout en suivant et en acceptant l’évolution… » Par la suite les deux souverains écriront ensemble au Ministre de la France d’Outre-mer : « A l’issue d’un Conseil de famille tenu à Ouahigouya (Soudan français), agissant en notre nom, au nom de nos collègues les chefs de Fada (Niger), de Tenkodogo et de Boussouma (Kaya) (Côte d’Ivoire) et au nom de 2.400.000 habitants que nous administrons, exprimons au gouvernement français le mécontentement général de notre pays. […] Ce pays a toujours consenti des sacrifices au profit de ses voisins. S’agit-il de construire la digue du Niger ? Le pays mossi est là, prodiguant sans compter les bras de ses enfants mourant comme des mouches. S’agit-il de la construction du chemin de fer Thiès-Kayes ? Notre pays est encore là offrant les bras de ses fils qui succombent à la besogne pour le bien-être d’autres terres et d’autres races. S’agit-il de la construction du chemin de fer Abidjan-Bobo ? ou celle du port d’Abidjan, les enfants de notre pays sont toujours là sur un sol qui leur est inhospitalier. S’agit-il de la défense du sol français tant en 1914-1918 qu’en 1939-1945, en tout et partout notre pays a toujours manifesté son loyalisme et sa fidélité à la France. Qu’a-t-il reçu en retour pour sa fidélité, son loyalisme et pour tous le sacrifice consenti ? Pour toutes réponses : division de la famille, partage cruel du sol, de ses enfants, cette famille que la France a trouvé unie par le sang, unie par le sentiment a subi cette division cruelle … »

Il est opportun de souligner ici que ce n’est pas parce que l’histoire a retenu le nom de quelques personnalités que celles qui ne sont pas nommées ont eu un rôle négligeable. Il est important que les historiens mettent en lumière toutes ces personnes rarement nommées, les ancêtres du Burkina, sans lesquelles la famille Burkina n’aurait pas été. C’est un travail nécessaire et surtout à vulgariser une fois réalisé. Car il va sans dire que lorsque l’on parle d’un leadership l’on sous-entend un ensemble d’acteurs. On ne peut être un leader solitaire. Nous devons connaître les autres acteurs et les saluer pour leur clairvoyance qui est fondatrice.

Un prince du Liptako m’a informé que son grand-père alors Émir, a reçu la proposition de rester dans le bloc du Niger. Ce qu’il déclina en dépit des liens qui existaient et existent toujours avec une partie du Niger, il opta d’aller avec l’autre pan de sa famille composé de Lobi, de Bobo, de Gourunsi, de Bissa, de Mossi, de Gouin, de Samo, de Bwaba, etc. Un télégramme adressé au Gouvernement français, co-signé par le député Hamani Dioré, futur président du Niger, plaide en effet pour le maintien de Dori dans le Niger. Chaque grand ensemble a dû faire ce choix qui, a y voir de prêt, est assez naturel et même vu de l’extérieur. Mon père, Issaka Sinon, qui vécut une dizaine d’années au Mali, m’a raconté que si les chefs Toucouleurs El Hadj Omar puis son fils Amadou et ensuite l’Almamy Samory Touré n’ont réellement concrétisé leur volonté de conquérir l’ensemble que constitue le Burkina actuel, c’est parce que leurs experts en sciences occultes les en ont dissuadés. Leur prédisant tour à tour une défaite certaine, car les peuples qui y vivent, quoique n’étant pas musulmans, ont un socle culturel et des valeurs qui font que Dieu les protège. Tenter de les islamiser de force se solderait par un échec. Les hommes de culture Albert-Salfo Balima et Titinga Frédéric Pacéré ont chacun écrit cette histoire dans leurs publications.

Nous sommes une famille. Lorsque le colonisateur décide finalement de répondre favorablement au plaidoyer, il le souligne : « Mon cher Moro Naba, J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre du 21 juillet 1946, par laquelle vous avez bien voulu émettre le vœu de voir reconstituer la Haute-Volta et obtenir une représentation parlementaire distincte pour les régions formant le territoire. […] Je vais étudier les réformes que vous suggérez avec le plus vif désir de vous être agréable. » Le Ministre de la France d’Outre-Mer, Marius MOUTET.
Dans une vraie famille, tout le monde n’apprécie pas toujours la même chose au même moment. Dans une famille, il y a des disputes. Dans une famille, on assume son passé, on préserve et on fortifie l’essentiel : la famille !

2. Les enseignements de l’État moderne

La lutte pour doter la Famille d’un territoire autonome abouti ! Cette conscience familiale a tout de suite été intégrée dans la lutte pour l’Indépendance et même à travers les différents régimes qui ont dirigé le pays depuis. C’est une mosaïque qui fait du pays un cas rare sinon unique sur le Continent. N’eût été la mort prématurée de Ouezzin Coulibaly, il aurait vraisemblablement été le premier Président du pays indépendant sans être issu d’un groupe majoritaire. Quelques années plus tôt, lorsque Philippe Zinda KABORÉ Conseiller général, meurt prématuré également, pour son remplacement, le Mogho Naaba écrit à tous les chefs de cantons en des termes très clairs : « […] vous ne devez et ne pouvez choisir qu’un candidat capable de défendre la cause du pays tout entier. Pour cela, vous devez, sans distinction de race [ethnie] ni de religion, prendre le seul candidat présentant de réelles garanties : je veux parler de M. NAZI Boni, instituteur du cadre commun supérieur à Dédougou. […] je vous invite tous, le 17 courant, à voter pour M. NAZI Boni qui, seul, sans parti pris, défendra notre cause. »

On le voit, les consignes de votes ne sont pas chose nouvelle. L’ethnicisme n’est pas le principal défi dans cette famille. Le jeu politique ainsi que la soif du pouvoir, sa conquête et sa conservation notamment ont amené les acteurs politiques à avoir des rapports multiformes avec les anciennes institutions. Sur ce point j’invite le lecteur à consulter l’excellent article que le sociologue Zakaria SORÉ a publié en mars 2014 sur Lefaso.net. La pertinence de son écrit fait qu’il nous semble opportun de citer ici, avec son accord, un large extrait : " Dès l’accession à l’indépendance, Maurice Yaméogo qui n’a pas digéré la tentative de coup d’État du Moogh Naaba Kugri, a pris des décrets supprimant ses privilèges et interdisant le remplacement des chefs défunts (Claudette Savonnet-Guyot, 1985). La période la plus difficile de l’institution cheffale au Burkina Faso a été la période révolutionnaire (1983-1987). Pendant cette période, Thomas Sankara et le CNR qui voulaient bâtir une « société nouvelle », débarrassée de ses « archaïsmes » et de ses « féodaux », tenus responsables de l’état « d’arriération économique et culturelle » du pays se sont lancés dans un combat sans merci contre la chefferie (Basile Guissou, « La chefferie traditionnelle est politique » in L’Observateur Paalga n°6868 du 18 avril 2007). La fin de la Révolution change la nature des rapports entre la chefferie et le pouvoir politique moderne.

Dans leur recherche de base sociale et surtout d’alliés pour les élections à venir après le renversement du Capitaine Thomas Sankara, Blaise Compaoré et le Front Populaire tendent la main à la chefferie. Elle est désormais considérée et Albert Ouédraogo (« Les chefferies traditionnelles du Burkina Faso » in Les Grandes conférences du ministère de la Culture et de la communication, 1999) dit même que certains de ses membres font office de conseillers officieux du Président du Faso. La chefferie a résisté à l’adversité et le secret semble être la solidité de ses fondements philosophiques et institutionnels, son acceptation au-delà des clivages politiques et surtout son ancrage dans l’âme africaine. La chefferie est donc une institution solidement ancrée dans le subconscient des Africains. Ce qui explique qu’elle fait l’objet de convoitise quand l’avenir de ceux qui gèrent le pouvoir moderne devient de plus en plus incertain." Lire l’article : http://lefaso.net/spip.php?page=impression&id_article=58180

Les événements qui ont suivi depuis montrent qu’il y a dans les reliques de ces institutions une force politique majeure. On raconte que le jour de l’insurrection populaire, Blaise aurait fait téléphoner le Mogho Naaba pour lui demander de faire calmer les manifestants, l’émissaire aurait été éconduit. Le Général Lougué dans la même foulée aurait visité le palais du Mogho Naaba plus d’une fois, soit à la recherche d’un adoubement ou d’un refuge- ? Refuge que le Premier Ministre Zida n’hésitera pas à user à chaque fois que de besoin. Est-ce pour rien que les derniers éléments du RSP lors de son agonie sont allés chez le Mogho Naaba pour signer l’accord de sortie de crise ? Si certains de ces faits sont difficiles à prouver, d’autres sont de notoriété publique et ne peuvent être ignorés sous peine d’élaborer une loi fondamentale sans sève ni fondement. Une fine observation des événements qui ont concouru à l’insurrection, qui ont compté dans la Transition, le coup d’État manqué et les élections montre bien que "le cas du Burkina est particulier" et l’on peut bien s’en féliciter. Oui, on ne reviendra pas sur le régime républicain proclamé le 11 décembre 1958. La Monarchie c’est finie nous n’y retournerons pas. Oui, aucun gouvernement depuis l’Indépendance n’a eu une politique satisfaisante sur la question de la chefferie traditionnelle. Raison de plus pour essayer autre chose.

Pourquoi ne pas demander aux principaux acteurs de contribuer à une redéfinition d’un nouveau mandat, d’un nouveau contrat social ? Pourquoi ne pas faire de cette institution une entité républicaine avec un mandat apolitique et surtout non partisan, gardienne seulement des valeurs de la famille burkinabè ? Pourquoi en effet ne pas les rendre gardiens de plusieurs des valeurs qui nous fondent et qui nous rendent distincts, comme l’histoire du pays l’a amplement démontré ? Dire de ne pas traiter de la question de façon transparente sous prétexte que cela ne concerne qu’une partie de la population nationale peut justement apparaître comme une forme d’ethnicisme. Ceci consistant à dire puisque cela ne concerne pas mon ethnie alors on n’en parle pas. Non, tout ce qui touche des Burkinabè doit concerner tout Burkinabè, tout membre de la famille.

3. Pour l’avenir

Il ne faut jamais oublier la vocation d’un pays qui a choisi de miser sur ses habitants. Le nom Burkina Faso est un projet de société, un projet national. En faisant le pari de vouloir bâtir une nation de dignité et d’intégrité, les leaders du pays avaient alors réussi à exprimer une inspiration profonde d’une partie largement majoritaire de la population. Pour tout pays la principale ressource ce sont ses citoyens. Le cas du Burkina est davantage singulier.

Pour l’avenir, ayons le courage et osons l’inventer. Cela passe par assumer notre passé, voire nos passés, prendre la mesure de notre présent et nous projeter ensuite. Nous voulons bâtir une nation burkinabè forte et prospère. Une nation burkinabè n’est pas synonyme d’homogénéité dans sa composition. Cela serait au contraire un appauvrissement. Ce qui fait de nous un peuple résilient – "un peuple de yelkayé" comme le dirait maladroitement et fort malheureusement l’honorable Laurent Bado – est notre culture mixte ! Basée sur une foi profonde en l’avenir, quelles que soient les affres du présent. Ce qui nous fait surmonter les épreuves avec des dégâts relativement contenus c’est ce socle de cultures qui transcende les micros nations et les ethnies qui nous composent. D’ailleurs aucune de ces micros nations n’est en soit homogène.

Tout le monde sait que derrière le nom Gurunsi, il y a au moins des Kasséna, des Tiébélé, des Lyélé, des Nuni, des Nounouma, des Sissala, des Ko, …, des ex-Nakomsé (mossi), etc. Dans Mossi, il faut compter entre autres des Nakomsé, des Tansobdamba, des Silmi-Mossé, des Sukouaba, des Saaba, des Sigmba, Gnoksé, des Poysé des Bilbalsé, des Yonyonsé... les deux derniers nommés ont d’ailleurs leurs langues des origines que parlent encore de nos jours, les initiés ; sans oublier les Yarsés à qui il ne reste plus que deux ou trois mots de leurs langues originelles. Le reste étant intégré dans le moré ou simplement disparu dans le temps. Dans Gourmantché il y a des composantes… Ces exemples pour illustrer le fait que le mixage et le métissage sont dans l’ADN même du Burkina.

Les pratiques traditionnelles telles la parenté à plaisanterie tiennent beaucoup à cœur les Burkinabè. Comment les conserver pour les prochaines générations d’autant qu’elles sont conditionnées par une diversité ethnique ? Comment les faire exister sans une référence ethnique ? S’il n’y a pas de Peuls et de Bobo, de Samos et de Mossi, Saaba et de Yarsés, … qui se reconnaissent réciproquement comme tels, il n’y a plus de parenté à plaisanterie. Comment promouvoir alors nos valeurs éthiques et tout notre patrimoine immatériel ? Il s’agit là des questions qui de notre avis, dépassent le cercle des politiques et des libres penseurs.

Des professionnels tels les sociologues, les ethnologues, les anthropologues, etc. devraient nous éclairer et nous esquisser des pistes afin que nous procédions de façon éclairée. En somme, retenons que le degré d’homogénéité d’un peuple est proportionnel à celui de son insignifiance. Retenons aussi, qu’une nation qui veut compter parmi les autres ne peut pas se limiter à la satisfaction de ses besoins matériels de base. Si on perd la culture, on aura tout perdu. Si l’on n’y investit pas non plus, on la perdra. L’on raconte que pour soutenir l’effort de guerre, l’on proposa à Winston Churchill de couper dans le budget des arts et de la culture. Réponse du grand homme : « Alors pourquoi nous battons-nous ? »

4. Une charte constitutionnelle

Répétons-nous : faut-il constitutionnaliser la chefferie traditionnelle ? La réponse est oui bien sûr ! Comment se fait-il que cela n’ait pas été fait plus tôt ? Ceux qui n’y voient qu’un anachronisme et une entrave à la démocratie devront pousser leurs réflexions plus loin. Tant que les entités concernées auront de l’influence sur une aussi grande part de la population, n’importe qui qui veut se faire élire s’en servira. Que cela nous enchante ou non. Raison de plus pour définir leur mission et formaliser les balises qui vont avec la modernité et notre volonté de consolider la famille. Commentant la démission du Larhlé Naaba Tigré du CDP, Zakaria SORÉ dans son texte, déjà cité, constate : « Plusieurs analystes ont considéré ce départ comme le début de l’émancipation de la chefferie vis-à-vis du CDP, sinon la fin de la mainmise du parti au pouvoir sur cette institution.

Pour les partisans de cette thèse, si le CDP perd le soutien de la chefferie surtout sur fond d’insultes, il perdra aussi le pouvoir, car non seulement l’expérience politique du Burkina Faso montre que tous ceux qui ont fait de la chefferie leur ennemi n’ont fait qu’un bref séjour au palais présidentiel, mais aussi parce que wende pa ninguidi nam gnand ye [Dieu ne honnit pas l’Autorité.] » Il faut avoir le courage de gérer la question ouvertement en toute transparence. C’est une réalité et l’on ne peut l’élider aussi simplement en faisant une simple mention dans la constitution comme c’est déjà le cas. Cela donne lieu à des interprétations et suscite des ambiguïtés.

Quels rôles la chefferie peut-elle jouer ? Les propositions sont nombreuses et tournent autour de la Culture et un certain rôle facilitateur sur un plan administratif (promotion de de l’état civil par exemple, éducation populaire, sensibilisation sur des thématiques sociales, alphabétisation, instruction civique, conciliation, etc. tribunaux de conciliation, et surtout aussi paradoxal que cela puisse paraître, à l’enseignement des valeurs de notre république : notre laïcité burkinabè qui considère que le manque de respect entre les personnes et les groupes est à l’origine de tout désordre social…) En faisant comment et à quelle condition ? Là encore il faut avoir la volonté d’impliquer les premiers concernés et d’écouter le peuple et aussi ses élites. Les conditions entre autres seraient que l’on puisse regarder sereinement dans le mode de succession et de gestion. Par exemple, la gestion de la violence et de la répression est du seul ressort de l’État burkinabè. Il n’est donc pas question que des chefs puissent éventuellement se donner une milice répressive qui administrerait des sanctions à des concitoyens.

Le renoncement à la partisannerie politique et le renoncement à l’engagement partisan actif sont à exiger. Les chefs qui voudront se prévaloir de ce droit doivent abdiquer et respecter au moins 5 ans de carence avant de pouvoir être candidat à une fonction élective. Oui, l’État moderne dans notre cas a le droit, voire le devoir, de s’intéresser à l’organisation de la chefferie traditionnelle qu’il importera d’ailleurs de distinguer en deux groupes. Les chefs coutumiers et les chefs traditionnels. Les premiers étant des intermèdes religieux, responsable des coutumes, voir des prêtres traditionnels et les seconds des autorités régnantes d’autrefois. Il s’agit de classifier pour apporter des réponses appropriées, car il y a du potentiel pour du bon et pour du mauvais. En occupant des fonctions publiques, il va sans dire que la puissance publique devra les rémunérer en fonction des degrés de responsabilités. Le but du propos ici n’est pas de prétendre donner réponse à tous les défis d’opérationnalisation. Il s’agit d’une humble invitation à une réflexion collective.

Que l’on soit issu d’un groupe avec une chefferie structurée ou que l’on soit issue d’un groupe à organisation alternative, nous sommes tous héritiers et toutes héritières de tout. C’est en ce sens que nous devons agir, c’est ce qu’il faut raconter à nos enfants. D’ailleurs, Laurent Bado avec son malheureux « peuple de yelkayé », suggère l’existence d’une unité nationale burkinabè bâtie autour d’attitudes et de tempéraments semblables que lui déplore à travers son expression.

Si l’on veut aller plus loin, le projet constitutionnel en cours d’élaboration devrait prévoir une charte de nos valeurs qui sera votée plus tard comme une loi constitutionnelle. Une sorte d’appendice de la Constitution qui pourra être périodiquement mise à jour sans enclencher un grand débat constitutionnel. Il s’agit d’une solution pour le moyen terme. Les 50 prochaines années. La donne va sérieusement changer et la question se posera autrement. D’où l’importance que tout ceci soit dans une charte du Burkindi comme je l’ai déjà suggéré. Cette charte qui se veut dynamique par nature, car les valeurs évoluent et intègrent de nouvelles considérations qu’apportent le progrès et les changements sociétaux. La charte traitera également de la question des organisations de la société civile et des partis politiques.

Car comme l’explique si bien le sociologue, le recours à la chefferie traditionnelle procède de la volonté des politiques de se constituer une base sociale qu’ils n’arrivent pas avoir autrement. Il y a fort à parier qu’en maintenant le statu quo, l’on trouvera rarement des politiques déterminer à avoir le pouvoir d’État, et qui renonceront à utiliser ces leaders sociaux, ces mobilisateurs de masses, ces faiseurs de députés et de président. En principe, cette mobilisation se fait normalement à travers les partis politiques, les mouvements syndicaux et autres organismes dits de la société civile. Au Burkina Faso, nous n’en sommes pas encore là et il faudra pourtant y aller pour assainir le système politique national.

Pour terminer, disons qu’il serait dangereux de limiter l’analyse de la chefferie traditionnelle à l’appréciation que l’on en fait du traitement que le régime de Blaise Compaoré lui a réservé. Blaise a fait ce qu’il pouvait. Nous sommes nombreux à croire qu’il a mal fait sur bien des points. Le monde ne s’arrête pas pour autant. Le dossier de la chefferie traditionnelle lui, reste têtu. Tous les présidents du pays ont chacun tenté d’y donner une réponse. Personne n’a réellement réussi à la combattre ou à la réorganiser. Parlons-en alors avec sérénité et bienveillance. Il nous faut faire la différence entre les institutions et les acteurs qui les animent à un moment donner. Sinon, l’on risque de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Ce serait un effort pour consolider notre capital social et culturel qui n’a pas varié depuis les débuts : les Burkinabè. C’est sur eux et pour eux et surtout avec eux qu’il faut bâtir une nation dotée d’une âme qui sonne juste par rapport à son identité profonde. La chefferie traditionnelle est une immense ressource pour notre culture. Cette culture nous est indispensable comme à d’autres. Le Professeur Joseph Ki-Zerbo, nous a prévenus : « C’est par son « être » que l’Afrique pourra vraiment accéder à l’avoir. À un avoir authentique ; pas un avoir de l’aumône, de la mendicité. Il s’agit du problème de l’identité et du rôle à jouer dans le monde. Sans identité, nous sommes un objet de l’histoire, un instrument utilisé par les autres : un ustensile. » La vie des nations ne peut être limitée à la satisfaction des besoins matériels.

Burkinabè, un peuple résilient !

Moussa Sinon
(sinon_m@hotmail.com)

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Vos commentaires

  • Le 28 novembre 2016 à 17:30, par Mafoi
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Tant qu’on y est,pourquoi ne pas aussi constitutionnaliser les chèvres,les vaches etc etc ?En Afrique les constitutions sont devenues des fourre tout où on met du tout et du n’importe quoi mais le hic,personne ne la respecte à commencer par les gens d’en haut.Conclusion:les constitutions sous nos tropiques=des torchons

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    • Le 29 novembre 2016 à 03:14, par Okapi
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      L auteur de cet article. ..Ce n est pas nécessaire de faire autant de pages pour nous convaincre de cela, plus tu écrit plus tu remet en cause ton argumentation. Si, tu reconnaît bien que le Burkina c est une nation ou plusieurs ethnies cohabitent plaisiblemmebt et qu a l époque de la colonisation, le Roi des MossI s est refuge au Ghana pendant que d autres ethnie ont vaillamment résister et combattue le collon. Alors tu reconnaît la valeur de toutes les ethnies à l edification du Burkina.

      Pourquoi vouloir donner à une ethnie majoritaire un instrument de domination sur les autre et ainsi créer des frustrations qui seront domageable pour la cohésion et l avenir du BURKINA ?

      Veut tu vraiment nous ramener dans une crise identitaire ? Quelle est la valeur ajoutée d une telle initiative ?

      Le peuple Burkinabe conscient n est pas dupe et comprends que ce n est pas le moment de fragiliser notre démocratie et la paix actuelle.
      La chefferie traditionnelle reste dans son coin conseil et conscientise la génération à venir sur nos valeurs propres, et là République du Burkina Faso promeut la valeurs de l unité de toutes les ethnies avec sa constitution non " ethnise ", sans les histoires de Naaba ladedans.

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    • Le 29 novembre 2016 à 03:27, par Hess
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Mafoi,
      Le sujet dépasse visiblement vos capacités intellectuelles. Le minimum de sagesse aurait été de ne pas intervenir dans ce cas sinon éviter le langage ordurier. On parle de l’avenir de notre pays et vous choisissez de tomber dans les chèvres, les vaches et les torchons. :(

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  • Le 28 novembre 2016 à 17:57, par temps_reel
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    On ne peut malheureusement pas re-ecrire l’histoire tout simplement pour faire plaisir a certains.
    Arretez de nous prendre comme des ignorants. Dieu n’a pas créé le temps pour qu’il soit accessible dans le passé. Chaque generation aura ses defis. Ce qui viendra viendra.

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  • Le 28 novembre 2016 à 19:43, par Bouba
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    « à la question de savoir s’il faut intégrer la chefferie traditionnelle dans la Constitution du Burkina Faso, la réponse pour notre part est oui bien sûr ! »

    Votre parti pris biaise votre analyse dès le départ. De plus, cette analyse est ethnocentriste et occulter sciemment ou par ignorance certaines réalités du Burkina. Pour moi la chefferie traditionnelle doit être exclue de la constitution et du jeu politique et cela n’enlève rien à sa place et à son rôle pour les raisons suivantes :

    1) Un des plus grands fléaux qui minent la démocratie en Afrique, c’est le vote ethnique. Les gens votent sur la base de l’ethnie et non sur la base de la compétence. Cela biaise le jeu démocratique et l’égalité des droits car si vous appartenez à une minorité ethnique, quelques soient vos compétences, vous avez peu de chances d’être élu. A l’inverse, le plus cancre des candidats peut se faire élire par le seule fait qu’il est d’une ethnie majoritaire. La chefferie traditionnelle est un des vecteurs du vote ethnique et certains politiques l’exploitent de façon malsaine.

    2) Où mets-tu l’égalité des peuples, un des fondements de la démocratie ? Il y a des peuples au Burkina où il n’y a pas de chefferie telle qu’elle est conçue chez les mossi ou chez la Gulmantché, etc. ? Où mets ces peuples ? Lors de la lutte anticolonialiste, certains peuples n’ont pu opposer aucune résistance symbolique pour ce pays parce que le chef suprême (Mogho Naba Wobgo dit Boukary Koutou) avait fui au Ghana. Pourtant, certains peuples où il n’y a pas de chef suprême, et où il n’ya que des chefs de village, qui ont un rôle coutumier et non un rôle hiérarchique, ont opposé une résistance féroce dans la lutte anticoloniale. Faîtes donc attention pour ne pas exacerber les tensions et les frustrations et avançons. La révolte des Bwaba de 1916, commémorée récemment, a été une des principales raisons de la création de la Haute Volta. C’est écrit dans plusieurs ouvrages et travaux de recherche. Encore faut-il que les gens les lisent. Cette révolte a également touché les peuples voisins Samo et Gourounsi. Pour le colonisateur, c’est pace que les colonies étaient trop vastes que cette révolte a eu lieu. Il fallait rapprocher l’administration de l’administré. D’où la création de la Haute Vola quelques années après en 1919.

    3) Certes, il faut reconnaître le rôle joué par Naaba Kom II et surtout Philippe Zinda Kaboré dans la reconstitution de la Haute-Volta en 1947 comme colonie, mais l’indépendance de la Haute-Volta, on la doit surtout `à Daniel Ouezzin Coulibaly, Nabi Boni et Joseph Ki-Zerbo qui ont véritablement lutté pour l’indépendance de ce pays. Maurice Yaméogo n’a été qu’un usurpateur de dernière minute, après une démission de dernière minute pour rallier le parti de Daniel Ouezzin Coulibaly. Suite au décès de celui-ci, il devient alors son successeur à la veille des indépendances. Les autres peuples qui n’ont pas des chefs « vénérés » comme chez les mossi, ont beaucoup contribué à l’indépendance de ce pays. Danlel Ouezzin coulibaly, Nabi Boni et Joseph Ki-Zerbo et d’autres ont lutté en tant qu’intellectuels et patriotes pour l’indépendance de ce pays sans avoir des accointances avec la chefferie traditionnelle ;

    4) Le Mogho –Naaba actuel – que je respecte- qui fait l’unanimité pour sa sagesse fédératrice, doit cette image à sa neutralité politique. Le Naaba du Yatenga, quand bien même il est au même niveau hiérarchique que le Mogho-Naaba, n’aura jamais le même respect dont jouit le Mogho-Naaba. Pourquoi ? Parce que le Naaba de Ouahigouya laisse une image mitigée da la chefferie traditionnelle à cause de ses prises de position politiques controversées. La Naaba Tigré de Tenkodogo des années 90, militant zélée jamais égalé par un chef traditionnel, laisse une image nauséabonde de la chefferie traditionnelle pour ses nombreux comportements à l’antipode des valeurs morales et démocratiques. Si vous comparez l’image du Mogho-Naaba actuel à celle de la majorité des Naaba qui se sont engagés dans la politique, vous verrez que la chefferie traditionnelle elle-même gagne à rester en dehors de la constitution et du jeu politique.

    Pour finir, je dirai que le Burkina a besoin d’avancer et non de retourner en arrière. C’est pourquoi le peuple burkinabè a donné une leçon de morale au « Moaga du centre » qui, au lieu de faire prévaloir ses compétences –et pourtant il en a- a voulu utiliser des arguments de bas niveau. Il a ruiné son avenir politique et il lui sera difficile de se départir de cette image. Il faut au moins que nous œuvrons afin que dans les années à venir, la population vote des candidats sur la base de leurs compétences et non sur la base ethnique. Sinon le jeu démocratique continuera d’être biaisé et la démocratie menacée

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    • Le 28 novembre 2016 à 20:43, par Jean Marc Pigkassonou
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Bouba, je bats des mains. Vous connaissez l’ histoire de ce pays. Moi je suis moaga assimile , sinon au debut, on etait des nioniosse. C’est pas aujjourd’ hui que le touguili du moaga a commence. Apres l’ elimination presque physique du geant Ouezzin qui veut dire Gardien de la Maison, l’ opportuniste bout d’ homme de Koudougou a pris le controle et ona vu comment il a termine. ce que tu as vole va te rster en travers de la gorge. Ouezzin ou Gardien de la Maison, c’est la prophetie en action. Il meritait son nom.

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    • Le 28 novembre 2016 à 22:55, par temps de l’action
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Ouezzin Coulibaly un patriote ? je rêve ! un homme qui préféré soutenir l’adversaire, c’est à dire Houphouet Boigny contre le candidat voltaïque à une élection au parlement colonial ?

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    • Le 29 novembre 2016 à 03:10, par Hess
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Bouba,
      Vous n’avez même pas pris le temps de lire avant de réagir. Sinon vous aurez certainement écrit autre chose ou simplement vous taire.
      C’est courant, de nos jours on commente sans avoir lu !
      Dommage ! :(

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    • Le 29 novembre 2016 à 07:33, par Allah y’en Dèmeh
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Je crois que Bouba à raison de dire que "Un des plus grands fléaux qui minent la démocratie en Afrique". Moi particulièrement j’ai toujours pensé que c’est ce qui a d’ailleurs permis a ceux qui nous dirigent aujourd’hui au Faso de venir au pouvoir. Et voilà à peine moins d’une année on cri partout. Après les élections, les autorités on dit que le peuple était mature ; moi pour ma part j’avais que c’est faux ; notre peuple est immature et ethnocentrique. Et je crois que ce qui risque de nous noyer davantage, c’est le constitutionnalisme et nos chefs coutumiers qui risque de favoriser des ethnies au détriment d’autres. Celle qui se croit majoritaire aura toute les valeurs puisqu’elle croit qu’elle est née pour diriger et diriger, et je crois qu’elle voudrais même qu’elle soit seule habilité à remplacer le président en cas d’incapacité à diriger. Au moment où même lors des recensements on ne veut plus parler d’ethnies pour éviter les guerres tribales et autre crises dans nos pays vous vuolez nous créer des problèmes. On tous du pays ; allons-y.

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    • Le 29 novembre 2016 à 15:43, par Zangoté
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Qu’est-ce que la démocratie selon vous ? Pour vous rafraîchir la mémoire, c’est le pouvoir du peuple par le peuple. Il n’y a rien de scandaleux si ce sont l’ethnie majoritaire qui dirige le Burkina. A chaque fois qu’un électeur vote, il a besoin de s’identifier et donc de se reconnaître. Chaque être étant le produit de son milieu, ça devient alors assez naturel de voter quelqu’un à qui on ressemble ou qu’on veut ressembler. L’électeur ne vote pas quelqu’un de son ethnie parce qu’il est simplement de son clan ! Il y en a certes qui le font ! Mais en plus de ces gens, beaucoup de gens voteront quelqu’un de leur milieu culturel, linguistique et j’en passe. Si vous m’avez compris, retournez dans vos cases faites des enfants autant que vous pourrez si vous voulez un jour avoir la majorité des voix pour être élu président. Surtout évitez de vous faire du mauvais sang car compétence pour compétence, chaque ethnie pourra brandir ses galons.

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    • Le 29 novembre 2016 à 19:40, par sidbala
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Pourquoi insistez vous sur le terme démocratie en Afrique ? Cette forme vicieuse pernicieuse et inhumaine qui nous est imposée par l’occident est la pire des formes de gouvernance qui puisse exister. Nous Africains n’avons pas besoin de la démocratie. Nous avons besoin d’être nous même. Que les blancs nous fichent la paix car avant eux nous existions et nous étions heureux. Si les blancs n’avaient pas détruit nos valeurs et nos cultures nous étions maintenant plus heureux que les occidentaux. Nous ne sommes pas pareille nous n’avons pas les mêmes valeurs nous n’avons pas les mêmes Dieux nous n’avons pas la même philosophie . Nous sommes des êtres humains et eux ils sont autre chose ( la pire de la création). Pourquoi voulez vous que nous fassions comme eux ? Si la démocratie était bien toutes les sociétés occidentales n’allaient pas être à la croisée des chemins aujourd’hui. Merde à tous ceux qui pensent comme les blancs. Ils ont tué leur Dieu il s’est lui ressuscité et il est s’en est allé. C’est eux qui fabriquent les armes de destructions massives pour exterminer l’humanité. C’est eux qui ont créé l’esclavage sur les êtres humains noirs. C’est eux qui ont créé des usines qui dégagent des gaz à effet de sert pour détruire l’atmosphère. c’est eux qui ont détruit les forets que nous respections pour faire de l’agro-business. C’est qui ont fait la pèche industrielle et décimer toutes les espèces marines. c’est eux qui ont développé tous les virus qui nous tuent en sida ebola et autres. Tout ce qu’ils ont inventé et possèdent ne sont que du mal pour nous être humains. Pourquoi voulez vous faire comme eux alors que nous pouvons être nous même. La constitution doit donner une primauté à la chefferie traditionnelle. Car nous devons travailler dès maintenant à oublier leur langue à oublier leur mode de vie et à les oublier tout cours. une langue qui nous est commune existe une écriture africaine existe qui n’a rien avoir avec l’alphabet grecque chinoise ou arabe. La philosophie africaine existe. Nous devons nous débarrasser de cette racaille avec leur mot qu’on appelle DEMOCRATIE.

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  • Le 28 novembre 2016 à 20:53, par alvin
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    TEMPS REELLE, TU N’AS PAS LU L’ANALYSE DE MONSIEUR SINOM. TU SEMBLE IGNORER QUE LES PEUPLES QUI N’ONT PAS DE CHEFFERIE DE TYPE PYRAMIDALE ONT DES CHEFS DE CANTONS. SI NOUS RATONS LE VIRAGE CETTE FOIS-CI, C’EST LE DECOR QUI VA NOUS ACCUEILLIR POUR TOUJOUR.

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  • Le 28 novembre 2016 à 20:57, par Drabo Cheick Oumar
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Beaucoup de mossi se comportent comme les blancs colons. Tout ce qu’ ils font, c’est par raport a eux. Ils pensent que tout le monde est comme eux. Kan- Moaga, Ran- Moaga, Morre- Naba, Komnaaba, koobnaaa, tiissnaaba, liguidi- naaba. C’est a cause de leur imperialisme- la que quand ils sont arrives demander l’ hospitalite a Kienfangue, nous on leur a donne la terre et apres comme on avu qu’ ils sont monvais de balafre en balafre, nous on a prefere nous retirer bonnement au Nayala les laisser avec leur Wogodougou. Mossi c’est pas l’ homme, c’est mossi seulement. Meme a Bobo, ils veulent amener leur kolgowesse. Mossiguin, faut faire barka un peu ? Enlever vore nabaisme la de notre constitution. C’est les temps modernes- la.

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  • Le 28 novembre 2016 à 20:57, par JZD
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    .
    Il est fautif d’énoncer LA chefferie traditionnelle car c’est l’identifier au Mogho Naaba de Ouagadougou, comme en 2012 l’a introduit Compaoré dans la Constitution, comme seule autorité morale du pays, et .c’est conforter le fantasme d’unicité d’un pouvoir moaga sur l’ensemble du pays, ce qui est aussi fautif.

    La réflexion la plus pertinente à ce titre depuis l’insurrection est celle-ci « . À cet égard, le Préambule de la Constitution sur la reconnaissance de la chefferie coutumière et traditionnelle devra[it] être supprimé, ou complété comme suit : "Toutes les coutumes et traditions de nos ethnies sont égales entre elles, et toutes, ainsi que les autorités coutumières et traditionnelles, quand elles existent, sont subordonnées à l’autorité politique républicaine qu’elles reconnaissent ". Car ce n’est pas à la République de faire allégeance à des autorités traditionnelles, chefferies ou royaumes, mais à celles-ci de reconnaître la République et de lui faire allégeance ». [Extrait de la critique publiée par Kwesi Debrsèoyir Christophe Dabiré, sur fasonet le 4 novembre 2015, sous le titre : Octobre burkinabè 2014-2015 (3). La séparation des autorités.]

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  • Le 28 novembre 2016 à 21:27, par Sawadogo
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    100% d’accord avec vous Mr Bouba. Mes parents les mossis n’ont opposé aucune résistance au côlon, ce qui n’est pas le cas des Boaba, un peuple digne. Source de la révolte des bwaba : crépuscule des temps anciens de Nazi Boni et le roman Rougbeinga de Norbert Zongo.
    La prochaine fois, soyez un peu bref.

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  • Le 28 novembre 2016 à 22:23, par temps de l’action
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    la question n’est pas d’intégrer la chefferie dans la nouvelle constitution mais est ce que la chefferie traditionnelle doit se mêler de la politique. la réponse est oui. On doit même rendre obligatoire la politique pour tout chef traditionnel

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  • Le 28 novembre 2016 à 23:04, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Togs gil soaba, Yerg yeg boaala, fo mé togs n’kel bilfou pour vous félicité de ce courage de dire les choses dans leurs réalités cruelles de nos jours. Vous avez tout dit, et la balle est dans le camp des coutumiers et pourquoi pas aussi des réligieux en compléments pour booster le dialogue interculturel et ethnique, comme au temps de nos parents d’ailleurs.

    Merci aussi d’inviter tout un chacun à la réflexion. J’ai déjà apporté ma contribution, un livre déjà édité et un autre actuellement dans les presses de l’éditeur. Mais indépendamment de cela, depuis vingt six ans maintenant, j’ai continué à donner ma contribution : Que de propositions, que d’explications théologiques ou historiques pour aider à ne pas s’arrêter aux faits matériels, mais d’aller au délà du factuel au théologique qui caractérisent nos us et coutumes, nos traditions, dans la quête quotidienne du sens de la vie en nous questionnant sur le but de notre existence. Egalement que d’initiatives développées je ne peux plus en conter ni compter. Et votre écrit semble englober tout cela. Preuve que je devrais être heureuse en moi-même, car je ne suis plus seule.

    Bref considérant avoir déjà donner ma partition à votre appel, je voudrai tout de même ajouter ou plutôt rappeler deux petites choses sur la question culturelle fondement de notre culture et qui, mieux, est le ciment ethnique :

    Le rétablissement de la mention ethnique dans les cartes d’identité.

    La réouverture des camps d’initiations sous la supervision des chefs coutumiers et traditionnels et l’appuie logistique bien entendu de la localité ou la région comme jadis, en les dotant d’autres structures tel que le sanitaire, comme je l’ai proposé la dernière fois. Et aussi incorporer une partie du scolaire : par exemple le CP1 ou le CP1 et le CP2.

    À ces deux niveaux voués essentiellement à l’alphabétisation (de la langue locale d’abord), on pourrait ajouter l’éducation traditionnelle : par exemple le filage de coton pour les filles, le tissage pour les garçons. Du point de vue de la culture, aux animateurs traditionnels on pourrait adjoindre le monde culturel (les balaie citoyens et autres homme de culture) pour donner, de temps à autre, des séances de danses, les contes et légendes du pays (tiens je pense déjà à l’auteur de Sofa Kiburna comme une innovation dans la continuité de nos traditions, notamment le tabou), des tam-tams, flûtes, balafons etc. Il y aura certainement des retombées économiques non négligeable pour la population locale.

    À l’issue donc de l’initiation, l’enfant fier d’être ce qu’il est (garçon ou fille) affrontera alors le monde moderne de l’école avec son bagage identitaire.

    Je voudrai préciser qu’il serait une erreur de balayer l’enseignement français au profit unique de celui africain : je veux parler de l’histoire, de la géographie, des classiques, de la vraie poésie etc.. C’est un bien universel qui permettra à l’enfant d’être doté de don de discernement, valeur sûre pour affronter la mondialisation. Du reste d’ailleurs les classiques et la poésie trouvent déjà leurs parfaites analogies dans nos cultures voire dans nos us et coutumes.

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  • Le 29 novembre 2016 à 00:47, par Adama
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Comme l’a dit un de mes devanciers, chaque génération a ses défis. Ils faut que les vieux et les vieilles qui réfléchissent à cette nouvelle constitution ne se trompent pas d’époque et de combat. Nous la jeunesse on, veut avancer. Que celui qui ne trouve pas son compte dans la République aille vivre auprès de son Naaba au village où il peut se lever chaque jour et aller faire des courbettes.

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  • Le 29 novembre 2016 à 02:50, par Okapi
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Toi chef coutumier, qui représente tu ? Ton ethnie, à tu été élu ? Pas évident. ....alors ne "Touche pas à ma constitution" qui represnete tout les Burkinabe. Voilà ce qui doit être le mot d’ordre à retenir et a vulgariser.
    Chère frère, avec cette constitution, on n à pas encore connu de trouble ethnique entre nous parcqu elle ne fait pas l apologie de l " ethnie" , elle n est pas l instrument de domination d une ethnie sur les autres..Et c est en cela que le Burkina est un exemple dans la sous région et mondialement comme un peuple très tolérant du point de vue de la diversité, également du point de vue de la religion....

    Vous de la chefférié traditionnele, vous pouvez avoir une culture politique, même si c est critiquable mais de grâce , laisse notre constitution tranquille. Vous ne pouvez pas faire le jeu des politiciens avide de pouvoir et vous lasser instrumentaliser afin de mettre en valeur le vote ethnique pour masquer leur incompétence et leur manque de vision pour le Burkina.

    Vous ne comprenez pas encore le implications néfastes de l introduction de la chefferie traditionnelle dans là constitution, sur la cohésion entre les Burkinabe.

    Alors," touche pas à ma constitution "

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  • Le 29 novembre 2016 à 08:01, par banse
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    tout commence ;tout debute mal pourquoi le cas des chefferies traditionnelles dans notre constitution,

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  • Le 29 novembre 2016 à 09:10, par banse
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    nous la jeunesse nous devons etre dynamique dans tout ce qui se passe dans notre pays0 que sa soit constitution de chefferie, nous voulons le develloppement de notre pays.

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  • Le 29 novembre 2016 à 09:12, par banse
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    nous la jeunesse nous devons etre dynamique dans tout ce qui se passe dans notre pays0 que sa soit constitution de chefferie, nous voulons le develloppement de notre pays.

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  • Le 29 novembre 2016 à 09:21, par pagnangde
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    "Constitutionnaliser la chefferie coutumière veut dire quoi ?"
    La constitution peut-elle imposer les réglés de succession uniques, universelles a toutes sociétés coutumières au Burkina ?
    D’abord que la succession cause des problèmes dans certaines régions, si on constitutionnalise cette chefferie avec bien sur des avantages, cela constituerait un catastrophe pour l’harmonie et la cohésion des peuples Burkinabé.
    Comme veulent les militaires dans leur nouveau statut : "Un militaire en exercice ne peut être chef coutumier" il faut simplement dire dans la constitution qu’ :"Un chef coutumier ne doit pas faire de la politique (non militant, non implication, intelligibilité, ...etc)".
    Je suis prince et j’entends a mon tour diriger ma circonscription comme l’ont fait mes grand-parents et surtout en respectant l’administration publique et aussi recevoir de cette dernière des respects.
    PARDON, ENLEVER CE IDÉE D’INSTITUTIONNALISATION ET LAISSER LES COUTUMES S’ORGANISER COUTUMIÈREMENT.

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  • Le 29 novembre 2016 à 09:27, par MEDA W.
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    merci pour cette vision qui n’est qu’une parmi une multitude pour bâtir une Nation. Mais passer par la passerelle de la constitution est chose à déconseiIller. La chefferie traditionnelle a son terreau et vouloir l’intégrer à la constitution Burkinabé va créer plus de fracture sociale car autant cette diversité culturelle est un potentiel,autant il serait difficile de la canaliser dans un schéma structurelle organique. Laissons les chefferies se gérer comme elles l’ont toujours fait depuis des lustres et réfléchissons sur comment les sensibiliser à travailler à maintenir les valeurs bénéfiques à tous au niveau de leur territoire. Sinon à vouloir l’inscrire dans une constitution , cela peut envoyer des frustrations qui peuvent dégénérer et se dépeindre sur la cohésion nationale recherchée.

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  • Le 29 novembre 2016 à 10:12, par Yi wo
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Chaque génération a ses defis. Pour le présent, arretons le mensonge,l’hypocrisie. Je souhaite que chacun n’a qu’à travailler honnetement et correctemnent. Arretons la manipulation, les je sais tout ou c’est nous sinon !

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  • Le 29 novembre 2016 à 10:12, par TK
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Tres bon texte Mr Moussa Sinon ! Votre reflexion est tres constructive et pourrait constituer un large pan d’un programme de gouvernance. J’espere que vous ou quelqun qui pense comme vous est member de la commission constitutionnelle. Si j’etais le president Rock, je vous nommerais ou en tant cas nommerais des gens qui pensent comme vous comme responsible de "QUELQUE CHOSE" que j’ai du mal a nommer mais qui aurait pour mandant d’approfondir et d’operationnaliser une bonne partie de ce que vous avez dit. Courage !

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  • Le 29 novembre 2016 à 10:26, par Tinto
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Voyez-vous Monsieur : vous dites que le Mogho Naba a résisté, d’autres disent qu’il a fui se réfugier au Ghana : raison de plus pour que la chefferie reste en dehors de la constitution

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  • Le 29 novembre 2016 à 10:54, par Naboho Lassina
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Nous sommes tous d accord,que nous sommes dans un pays laic où les animistes,les musulmans,les chrétiens se cotoient sans problème.Nous savons tous que toutes les ethnies du Burkina,n ont pas la meme considération de la chefferie traditionnelle.Je pense que nous devons,éviter d inscrire dans la constitution des choses qui n intéressent pas tout le monde,bien que nous soyons condamnés à vivre ensemble.

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  • Le 29 novembre 2016 à 11:40, par Ngooga
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Il faut censurer les mails à caractère Ethniciste et /ou régioanliste car çà ne fais pas avancer

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  • Le 29 novembre 2016 à 12:48, par Reconnaissance
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Une petite terre à grande histoire. Merci pour ce retour dans le passé pour mieux aborder l’avenir !!!!!

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  • Le 29 novembre 2016 à 13:03, par Tinto
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Voyez-vous Monsieur : vous dites que le Mogho Naba a résisté, d’autres disent qu’il a fui se réfugier au Ghana : raison de plus pour que la chefferie reste en dehors de la constitution

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  • Le 29 novembre 2016 à 14:59, par Ka
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Chez le mossi, surtout le Burkinabè en générale, qu’il soit mourant ou en bonne santé, ‘’’c’est Yelkayé, pourtant Yelbêmé.’’’ Une constitution de la 5e république d’accords, et je serai pour un article de loi qui renforce les continuités de nos coutumes dont les chefs coutumiers et quelques hommes de sagesses sont porteurs de ses valeurs. Surtout n’écoutons pas quelques Burkinabè qui ont perdus de leurs repères en se basant sur les aspects négatifs de nos coutumes. Tout le continent Africains avec ses milliards d’habitants est en transition : Malgré nos différences, il est indispensable de pérenniser et de continuer dans nos pensées, et surtout dans la pratique de notre constitution, nos continuités des coutumes qui restent nos racines fortes, et aussi celles de notre jeune démocratie. Pour cela il faut que nos décideurs appliquent aussi la constitution et ses règles, en accompagnant le peuple à suivre l’exemple. A mon humble avis, je voudrai que la constitution de la 5e république, surtout les faiseurs de cette constitution en accord avec le peuple par referendum, qu’il y a un article de loi, avec un vocabulaire simple pour expliquer le concept des règles de nos racines coutumiers, et selon lesquels, depuis la nuit des temps nos ancêtres, nos grands-parents, nos parents se sont évolués avec le modernismes et leurs coutumes, avec une justice jugé pacotille par les intellectuels, mais plus juste que celle corrompue qui nous mène en bateau de nos jours. Je suis contre les impostures fondées sur la cupidité de quelques Burkinabé, prêts à abandonner leur dignité qui repose sur leur identité ethnique, pour une civilisation prétentieuse et dérisoire, ou de vendre sa nationalité et son appartenance, pour échapper à la justice de son pays : Tous ceux-ci sans aucune racine d’identité ni dignité qu’un bonheur passager. Un gouvernement intellectuel qui veut composer avec les chefs coutumiers qui sont les sages a régler n’importe quel conflit dans la dignité et sans faire couler le sang, mérite qu’on donne cette association ‘’’gouvernement/chefs coutumiers,’’’ un article de loi dans notre constitution. Déjà un pas a été fait avec nos Kolgweogo qui reste une de nos racines des continuités de nos coutumes, je parle des vrais Kolgweogo comme les Dozos et ceux de Mané très respectés dans leur action naturelle, que ceux des Kolweogo économiques de Boukary Kaboré dit le Lion. Leur justice n’est pas de la pacotille comme croient nos juges corrompus, mais juste et naturelle qui mérite un article de loi, plus que ces juges corrompus. Si nous mettons un peu de l’eau dans notre constitution, en accordant un crédit aux continuités de nos coutumes comme les Etats Unis avec ses rangers, et la France avec ses gardes de Napoléon à l’Elysée, qui sont les garants de la continuité, les conflits et les égoïsmes de nos gouvernants seront limités pour faire avancer le pays dans la paix et dans la réconciliation nationale. Il y eu un temps où je faisais partie d’une commission des choix de projets pour le développement de plusieurs objectifs dans notre pays. Parmi les projets, un, d’une jeune femme qui m’a attiré l’attention, par ce que ce projet concernait le panache de nos continuités des coutumes et du modernisme, surtout concernant notre éducation des filles et garçons qui par l’école, mais aussi dans les cérémonies des traditions : Je donnerai qu’un exemple cité dans ce projet, ‘’’dans le cas des circoncisions des garçons d’un village, ou ceux-ci passent à l’âge d’adulte avec des rudes épreuves et du courage permettent déjà les enfants dans l’avancement de leur éducation.’’’ Ce projet bien combiné pour que les chefs coutumiers et la société rurale rentrent dans la danse du développement de notre pays, n’a pas été retenu par les décideurs de l’époque. Pourtant qui était fabuleux pour tous, surtout le monde rural, et les citadins qui oublient qu’ils sont sorti de ce milieu. Aujourd’hui cette femme courageuse continu son combat dans la même direction pour qu’on puisse laisser des traces de nos continuités des coutumes dans le développement de notre pays, car nos continuités des coutumes sont aussi la racine de notre jeune démocratie et la force d’appuie de tout dont nous entreprenons. La femme avec son projet s’appelle ‘’’’’Michtilde Guirma’’’’’ que je salue en passant, et confirme son message.

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  • Le 29 novembre 2016 à 15:36, par Ka
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Chers internautes, la commission est a la porte d’achever notre constitution de la 5e république : Si nous voulons une institution forte au referendum qui va suivre de la proposition des juristes et avocats achetés pour, battons-nous pour que cette constitution à venir soit pour tous les Burkinabé confondus, en premiers nos sages et chefs coutumiers qui en connaissent beaucoup de choses de notre chère Faso : Car à chaque fois que nos gouvernants tuent sans raisons, et que leurs fesses sont chauffées par le peuple légitime, vite les voilà chez le Moogho Naaba et tous les chefs coutumiers du pays, pour qu’ils fassent calmer le peuple : Alors le Moogho Naaba et les chefs coutumiers du pays des hommes intègres ont besoin d’un renfort d’institution avec un article de loi de la constitution de la 5e république. Cette constitution de la 5e république ne doit pas être pour un individu régnant : Car la triste et malheureuse réalité en Afrique devenu championne en révision constitutionnelle, est de taller la constitution pour celui qui a le pouvoir. A chaque régime sa constitution, surtout ne comptons pas sur nos juristes et avocats venus des planètes des ovnis corrompus dont leurs avis en préparant cette constitution sont les idées et les décisions de celui qui gouverne du moment.

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    • Le 29 novembre 2016 à 17:05, par Mafoi
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Je suis tes écrits depuis longtemps mais sur cette histoire de cette énième constitution,je crains une belle douche froide pour toi.Ce n’est pas un privilège mais j’ai lu la monture de cette nouvelle constitution et franchement,rien de nouveau.On joue avec les mots comme d’habitude pour ne rien dire sans oublier les incongruités flagrantes du genre le militaire ne doit pas faire de la politique mais le militaire peut rentrer dans un gouvernement.Bref je pense sincèrement qu’au Faso,nous n’avons pas un problème de constitution car l’actuelle constitution est bonne et pour l’améliorer il suffisait de changer 1 ou 2 trucs,pas besoin de mobiliser un bataillon de mange-mils pour ça sans oublier le référendum bidon et coûteux qui se prépare.Alors plus qu’un problème de constitution,c’est un problème d’hommes.Nous nous croyons plus futés car tu verras que ceux qui commenceront à piétiner la prochaine constitution seront toujours les mêmes,à savoir ceux qui l’ont commanditée,ceux qui sont en haut et qui se croient intouchables

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    • Le 29 novembre 2016 à 17:21, par Bouba
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Mon cher Ka,
      Nous avons souvent une convergence de points de vue sur les Forums, mais sur ce point, je ne partage pas du tout votre avis. Vous dîtes bien que le Mogho-Naaba actuel est consulté. Moi, je dis que cela est dû à sa sagesse et à sa neutralité politique. Une autre personne à sa place et ça pourrait ne pas être le cas. Savez-vous que d’autres chefs actuels sont au même niveau hiérarchique que lui dans la société moaga ? Et pourtant, on ne le croirait pas. Le père du Mogho-Naaba actuel n’a pas lui-même eu ce respect. Vous êtes plus âgé que moi et vous le savez peut-être. Personne ne peut présager que celui qui viendra après le Mogho Naaba actuel incarnera cette sagesse. Créons des institutions fortes qui résistent au temps et détachées des personnes.

      Rappelez-vous le témoignage de Alice Tiendrébogo sur son père Philippe Zinda Kaboré, un des héros de l’histoire de notre pays. À la question de savoir à qui profite la thèse de l’empoisonnement, Elle répond « au-delà des colons, il dérangeait aussi la féodalité. Il a eu des démêlés avec les chefs traditionnels au cours de sa carrière politique. On m’a rapporté qu’au retour du Niger où il avait accompagné le président Vincent Auriol, il a été convoqué au palais du Moogho-naaba pour se voir reprocher ses propos anti-chef. On lui attribuait d’avoir dit que « les chefs vont courir si vite qu’ils vont perdre leurs sandales ». Au niveau du palais du Moogho-naaba, on n’était pas du tout content de lui, surtout que lui-même était issu de la féodalité, et de ce fait, choisi par le Moogho-naaba. »

      Autrement dit, Philippe Zinda était un vrai intellectuel patriote fédérateur qui a lutté pour la reconstruction de la Haute -volta en 1947. Mais pendant qu’il luttait pour ce territoire, la chefferie Moaga lui mettait les bâtons dans les roues. On peut poser l’hypothèse que cette chefferie moaga a été une entrave à la lutte pour l’indépendance que menait les intellectuels, et ceci pourrait expliquer la mollesse avec laquelle les mossi ont lutté pour l’indépendance par la suite. À cet exemple d’ajoutent beaucoup d’autres exemples peu louables où des chefs coutumiers ont manqué de jouer leur rôle. Les plus illustres cas sont le Naaba de Ouahigouya actuel et le pire est le Naaba Tigré de Tenkodogo, militant zélé du CDP des années 90, Méfions-nous de nous baser sur l’exemple du Mogho-Naaba actuel pour bâtir notre constitution. L’habit ne fait pas le moine. Il est déjà respecté. En revanche même avec une inscription dans la constitution, certains chefs n’auront pas ce respect, Au contraire, les dérives peuvent s’accentuer.

      Un autre argument des plus solides contre cette initiative, est le respect de la laîcité de l’État, le respect de tous les peuples de ce pays qui prévaut comme gage de l’unité nationale. Un autre argument dont les faits têtus existent déjà est le risque de manipulation et et d’utilisation de la chefferie traditionnelle par les Machiavels hommes politiques. Je ne vous apprend rien à ce niveau car c’est une réalité que l’on voudrait voir disparaitre.

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      • Le 30 novembre 2016 à 08:05, par Ka
        En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

        A mes amis internautes ‘’’Ma foi et Bouba : ’’’ Merci de me lire. Pour une rectification dont je tiens énormément, est de vous dire que je site dans mon message ‘’’’le Moogho Naaba et les chefs coutumiers qui veut dire de tout le Burkina. D’autres éminents chefs d’ethnique comme les BOBO et tant d’autres qui ont mon estime sont aussi comme le Moogho Naaba, et si ce dernier mérite ce que je demande, c’est pour tous les chefs coutumiers. Une seule question dont je me pose, c’est pourquoi a chaque conflit entre les prédateurs et le peuple, ces prédateurs prennent comme refuge le palais du Moogho ? Comme tout dernièrement, les Lougué qui casse des membres en escaladant les murs du palais du Moogho, les Zida, le CODER avec ceux qui ont mis le feu au pays exct… C’est pourquoi je me demande, quel article de loi qui autorise le MOOGHO NAABA a protéger ces illustres personnages ? La jeunesse ou les ennemis de ces prédateurs pouvaient attaquer le palais du Moogho sans inquiétés, car aucun article de loi ne les interdisent. Au Burkina chaque régime arrive avec ses règles et ses méthodes. Les pères de l’indépendance à sa tête Maurice Yameogo dit un pouvoir civil et familiale, après les militaires avec un pouvoir de groupe : La révolution avec ses idées léniniste-marxiste, dont un chef coutumier doit avoir le même statut que n’importe qui, car le pouvoir d’une vraie révolution appartient au peuple, et tout le monde est égale même le chef suprême. C’est pourquoi cette révolution a eu comme ennemis les chefs coutumiers oubliés et humiliés, et les palais de ces derniers désertés. Ensuite en 1991 un régime militaro-civil révise la constitution a sa mesure, mais oubliant d’en donner la part du gâteau aux chefs coutumiers dont ils appuient pour arnaquer le peuple jusqu’à nos jours. Aujourd’hui un nouveau régime civil est sur place, et qui veut aussi taller une constitution à sa mesure, c’est pourquoi je me permets de les dire de penser à protéger les chefs coutumiers qu’ils prennent pour des moutons, pourtant ils les mettent à chaque fois devant le danger, comme les colis empoisonnés de la dernière insurrection déposés chez le Moogho dont aucune loi ne l’autorise de recevoir en toute sécurité ces colis, comme Zida ou Lougué. S’ils accordent à protéger les Kolgweogo pour les transformer ensuite la relève du RSP bidon, qu’ils protègent d’abords les chefs coutumiers qui sont garants des kolgweogo en cas de conflit. Mes chers amis, ce n’est qu’une théorie de Ka, qui est à prendre ou à laisser. Encore une fois, je vous remercie de me lire : Continuons avec nos critiques fondées pour un Burkina qui veut avancer avec sa jeunesse dans la paix.

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        • Le 30 novembre 2016 à 14:08, par Adam
          En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

          @Ka,
          Je crois qu’il faut voir plus loin comme le suggère Bouba et bâtir des institutions plus fortes. Si nous bâtissons des institutions fortes indépendantes des personnes, des groupes ethniques et des intérêts particuliers, personne n’aura besoin de se réfugier chez le Mogho-Naaba et troubler sa quiétude.

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          • Le 30 novembre 2016 à 19:56, par Ka
            En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

            ’’’A’’’ Adam:Totalement d’accords avec toi : Mais parlons de la constitution dans un pays laïc comme le nôtre. Quand on regarde le cas des religions comme les catholiques protégés par des institutions internationaux et respecter par notre pays, et d’autres pays les inscrivent dans leurs constituions, nos chefs coutumiers en méritent aussi. Pourquoi un haut responsable Burkinabé peut aller en cas de danger se réfugier à l’ambassade du Vatican ? Au Burkina comme dans tous les pays francophones, par ce que le français y domine, l’église catholique a jouer un grand rôle dans l’éducation, suivi des protestants, et l’arabe en dernier à cause de sa langue : Toutes ces religions sont pris en considération par nos institutions fortes, par ce que quelques intellectuels sont sortis de leur éducation, d’ailleurs sollicité par tous nos gouvernants par ce que les écoles missionnaires ont désengorgés le public. Pourquoi pas nos continuités des coutumes qui ont, à leur manière élevés nos intellectuels, même si les Simon Compaoré et autres doivent leurs réussites aux écoles des missions protestantes et catholiques, restent dans les coins de nos continuités des coutumes par les parents et grands-parents qui les ont éduqué avant l’école. Une constitution compose des articles de loi, dont un article comme les conventions des institutions internationaux, peut être dit pour nos chefs coutumiers. ADO par référendum a fait rentrer les chefs coutumiers Ivoiriens dans les institutions de la constitution Ivoirienne, et le problème est régler.

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      • Le 30 novembre 2016 à 22:24, par Hess
        En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

        Monsieur Bouba,
        Vous êtes dangereux ! Non seulement vous ne lisez pas avant de réagir mais vous insultez des pendants de de la population.
        « On peut poser l’hypothèse que cette chefferie moaga a été une entrave à la lutte pour l’indépendance que menait les intellectuels, et ceci pourrait expliquer la mollesse avec laquelle les mossi ont lutté pour l’indépendance par la suite. » Au lieu de faire des hypothèses, voyez plutôt les faits.

        Honnêtement,je crois que de tels propos sont haineux et devront pas être validés sur le Forum surtout que c’est l’anonymat qui prévaut.

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  • Le 29 novembre 2016 à 16:35, par sidsomde
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    il y a des chefs sages mais malheureusement ils sont très nombreux ceux d’entre eux qui manquent de bonne conscience et si on leur donne du poids constitutionnel ils bruleront le Faso en commençant par leur propre village !

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  • Le 30 novembre 2016 à 17:26, par Moussa SINON
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Merci à tous pour les réactions.
    Il s’agit d’une invitation à une réflexion profonde et commune : Ce qui ne peut se faire sur Internet surtout si certains écrivent/tranchent sans avoir pris le temps de la réflexion ou pire sans avoir lu tout le texte comme c’est visiblement le cas de l’internaute "Bouba" qui parle d’ethnocentrisme.

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  • Le 1er décembre 2016 à 08:38, par Ka
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Merci à Vous Mr. Sinon, car une analyse enrichissante et constructive comme le vôtre mérite de l’auto critique fondée suivi d’une argumentation solide pour se faire comprendre, afin que la nouvelle génération en profite pour faire avancer le pays que nous aimons tous. La jeunesse est l’avenir du 21e siècle, leur siècle : Mais nous devons avertir cette jeunesse que nos identités et nos coutumes qui sont aussi nos institutions fortes et le pilier de notre jeune démocratie, resteront pour des siècles et des siècles. Continuez de nous apporter des analyses constructives et éducatives comme celle-là.

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    • Le 2 décembre 2016 à 14:22, par Moussa SINON
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Monsieur Ka,

      Merci à vous, l’auto-critique est en effet nécessaire et va se faire à mon niveau. Déjà, je concède qu’il est préférable de parler de chefferies au pluriel plus tôt qu’au singulier.

      Il y a cependant certains internautes dont le propos est essentiellement une expression de ressentiments vis-à-vis d’un groupe ethnique en particulier. Ou simplement une opposition presque idéologique sans argumentation sur des points précis. Difficile donc d’en tirer quelque chose de constructif. Difficile de répondre sans tomber dans le piège du dénigrement et de de la division. Chose contraire à ce que nous voulons.

      Merci d’ailleurs à tous nos compatriotes qui m’ont fait part de leurs commentaires par courriel. L’un d’eux remet en cause ma proposition de rémunérer les acteurs qui seront impliqués dans le cadre de la reforme que je suggère... Voilà c’est un point de divergence qui peut être débattu sereinement.

      Encore merci à toutes et à tous, pensons Burkina.

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  • Le 1er décembre 2016 à 14:01, par Bouba
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Moi j’ai lu votre texte et j’ai écrit mes commentaires en connaissance de cause. Vous me dîtes que je n’ai pas lu votre texte.

    Du reste la plupart des intervenants ont battu en brèche votre argumentation et ils l’ont fait avec des arguments solides, même si c’est parfois avec humour.

    Si vous vouliez inviter à la réflexion, vous vous y prenez mal car vous commencez par donner votre position en disant "à la question de savoir s’il faut intégrer la chefferie traditionnelle dans la Constitution du Burkina Faso, la réponse pour notre part est oui bien sûr ! "

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  • Le 1er décembre 2016 à 22:55, par SOME
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Ca y est tous les ingredients se mettent en place. Ce que je croyais etre une imagination dans ma petite tete, est en train de devenir une realité réelle : le tribalisme que je criais haut et fort sous compaore est ancré. Heureux que tout le monde reagisse maintenant. S’il y a un mal que blaise nous a legué c’est bel et bien ce tribalisme mossi qu’il est allé utilisé pour gouverner et l’a instillé dans la conscience de quelques niais pour detruire cette conscience d’etre une nation comme sankara tentait de nous faire prendre conscience. Comme je l’ai toujours dit, blaise a été en son ame et conscience une catastrophe pour l’afrique, et un desastre pour le burkina.

    Ce que les issoufou conombo et gerard kango, etc n’avaient reussi a faire parce que justement il y avaient des gens comme les ouezzin coulibaly nazi boni et autres (y compris Yameogo), blaise l’a fait. C’est une arme de destruction massive que blaise a disseminée en notre sein. Prenons garde de facon serieuse et profonde : ne prenons pas ce probleme à la legere. Ce n’est pas de l’alarmisme.

    Ce genre d’ecrit et certains arguments regulierement avancés sur le faso.net, ainsi que des declarations d’un soi disant intellectuel et homme politique comme ablassé ouedrraogo , me consternent encore plus. Depuis quelques temps, des individus se complaisent dans la provocation, tant dans les attaques armées que dans les preparations des esprtis a la guerre civile tribale comme on a reussi au rwanda. Des ecrtits aussi terrea terre du genre pondu par M ne vIse qu’a jouer le role de Radio des 1000 collines du rwanda. Et ils se trouve malheureusement des niais pour cautionner cela. Il s’est meme trouvé un certain mouvement de defense des peul, etc. On fait tout pour nous pousser a la reaction identitaire de bas etage.

    Le comportement d’un ablasse, d’un gilbert ouedraogo, etc tendent a donner raison a ceux qui disent que le mossi reste mossi dans sa mentalité pavolvienne devant le nabaisme. Que ce soit sur lefaso.net ou dans leur vie sociale, les mossi ont trop tendance a vouloir imposer de facon notoire leur organisation sociale aux autres et au mepris du moindre consideration de ceux au milieu desquels ils vivent ; sur le faso net certains se croient obligés d’utiliser le moré croyant que l’on ne comprend pas leur stratageme. Certains le font inconsciemment, par ignorance, je le concede.

    Le burkinabe est tres ouvert, accueillant et respectueux de lui-même et des autres, mais aussi déterminé, juste et objectif. Tous nous connaissons l’histoire des uns et des autres dans ce pays. Ne viens donc pas trafiquer notre histoire commune au profit d’une ethnie.

    Je n’arrive pas a imaginer qu’un individu ait le culot de venir aujourd’hui tenir ce genre d’ecrit apres cette insurrection où des gens sont morts (mais je me comprends). Et oser preconiser meme d’institutionnaliser la chefferie traditionnelle dans la constitution ! Quelle misere mentale ! Thomas sankara avait bien compris le probleme et l’avait resolu, mais Blaise compaore, le tribaliste impetinent mossi du plateau central mais catholique (cette eglise famille qui n’a pas toujours eu cette mentalite de famille vraie, il y aurait beaucoup a dire la dessus) blaise l’a reinstallée. Et des mercenaires sont là pour trafiquer l’histoire du burkina pour faire passer la forfaiture.

    Vous parlez de modernité et vous cherchez a nous ramener a des choix et a installer des mentalités qui nous bloquent. LA CHEFFERIE TRADITIONNELLE N’A RIEN A VOIR AVEC LA CONSTITUTION. POINT c’est clair et net ! N’en deplaise à quelques nostaliques des temps anciens qui ne sont plus a leur crepuscule, mais qui preparent plutôt le parachevement de leur fin. Les recommandations de la Transition vont dans le bon sens. Dommage que l’on n’ait pas laissé travailler la Transition (justement parce qu’elle travaillait bien).

    La chefferie traditionnelle existera mais a sa place traditionnelle, dans sa société, pas dans la Republique. Que les attardés tribalistes d’un autre age se le mettent dans leurs tetes. Mais nous savons que vous faites tout pour nous amener a nous entretuer dans des guerres fratricides et tribalistes. Ce fameux CODER n’est rien d’autre que cet embrion d’une organisation tribaliste qui se prepare a se partager les depouilles du burkina comme ils se l’imaginent.

    Nous sommes prevenus ; et un homme prevenu en vaut deux. Tout s’exxtasie devant la realisation de caastro a cuba : castro n’a pas construit son pays sur le tribalisme et le racisme dans un pays a tradition esclavagiste et d’exploitation de l’homme, mais sur la justice, l’universalisme et la diginité et la liberté de simple humain.
    SOME

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    • Le 2 décembre 2016 à 07:06, par Bouba
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Merci Somé de nous avoir rejoint. Certains prennent les autres comme des naïfs et des dupes. Ils oublient que derrières les internautes de lefasonet se trouvent des intellectuels de haut niveau qui savent analyser et voient les intentions cachées là où on les dissimule. Je suis parfaitement satisfait de votre contribution. Cet écrit n’est pas loin des messages de Radio Milles collines raison d’ailleurs pour laquelle l’auteur n’a pas daigné signer de son propre nom et préfère utiliser le pseudonyme "Sinon"..

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  • Le 2 décembre 2016 à 13:51, par Moussa SINON
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Monsieur Bouba,
    J’ai été insulté par le terme ethnocentriste. A vous de voir si vous pouvez le retirer.
    Sans vouloir polémiquer, dans votre premier texte les point 1,2, et 3 ont des réponses claires dans mon propos.

    Pour le reste... Croyez-vous que l’on fait une telle contribution avec une telle prise de position en espérant un applaudissement unanime ? Certainement pas. C’est votre injure gratuite qui m’a fait supposé que vous n’aviez pas lu.

    Aussi, je pourrais vous opposez une contradiction basée sur les faits historiques, documentés mais vu que vous avez choisi d’aborder le sujet sous un angle ethnique, je refuse. Je me mettrais pas vouloir considérer certains burkinabè avec mépris même si c’est sur le ton d’un humour douteux. Mon argumentaire ferait dans ce cas oeuvre contraire à mon souhait. C’est à dire le dépassement intelligent des ethnies pour bâtir une nation burkinabè multiculturelle. Moi je ne fais pas partie d’une quelconque chefferie. Mais je me sens héritier de tout le Burkina dans toute sa diversité.

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  • Le 3 décembre 2016 à 16:20, par Bouba
    En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

    Monsieur Sinon,

    Mon constat de l’ethnocentrisme de votre analyse se fonde sur plusieurs éléments :

    1) Tout au long de votre texte vous faîtes référence à la chefferie traditionnelle moaga. Le mot naaba ou naba revient au moins fois 12 fois dans votre texte. Pourquoi avez-vous référence à la société moaga et pas à une autre ? Il y a potentiellement plus de 60 ethnies au Burkina. Voulez-vous sinuer que la chefferie moaga est plus légitime, plus exemplaire, plus ancienne, plus organisée, etc. que les autres ? La pluralité et la complexité de la chefferie traditionnelle rendent même abusif le fait de parler de la chefferie traditionnelle au singulier ?

    2) Sur quelle base utilisez-vous la société moaga de tendance type monocéphale comme modèle de comparaison et non une autre de type acéphale, modèle le plus répandu au Burkina parmi la soixantaine d’ethnies ? Votre tentative de calquer les autres ethnies sur la société moaga va jusqu’à une utilisation abusive du concept de « chef de canton ». Ce concept a été créé et utilisé par le colon pour administrer certaines régions. Souvent c’est le chef du village qui a le plus grand nombre d’habitants. Dans certains cas, le canton défini par le colon couvre même plusieurs ethnies. Il est donc utopique de croire que c’est un maillon naturel, traditionnel, coutumier ou culturel de ces sociétés.

    3) Même à l’intérieur de la société moaga, dans votre analyse, vous n’avez pas suffisamment de recul. Pour vous il y a la société moaga et langue mooré qui s’identifient vraisemblablement au « Moaga du Centre. Et il y a les autres qui ressemblent beaucoup, voir à tout point de vue au mossi. Quand vous dîtes « sans oublier les Yarsés à qui il ne reste plus que deux ou trois mots de leurs langues originelles ». Qui vous a dit que le Yadga ne se considère pas comme le moaga originel et qu’il devrait servir de modèle de référence et que les autres lui ressemble ? etc.

    4) Faîtes attention aux amalgames à partir de la langue. Le fait que les Yonyonsé par exemple parlent aujourd’hui mooré, suffit-il pour simuler la légitimité d’une chefferie traditionnelle moaga sur ces peuples ? Non. Ce n’est pas exact car la réalité est toute différente. La ressemblance entre les langues, voir l’utilisation d’une langue commune s’explique par l’histoire (famille de langues et contacts de langues). Le dioula ou bambara du fait de son statut véhiculaire n’a-t-il pas « prêté » des mots à toutes les langues de la sous région à l’Ouest du Burkina, au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal, etc. Dans certains cas, le dioula s’est même substitué totalement. Est-ce pour autant qu’on peut simuler une chefferie traditionnelle « dioula » comme modèle de comparaison ou de référence ?

    On ne se connait pas mais moi j’ai un peu étudié et j’ai un peu voyagé. Peut-être que vous aussi tout comme Ablassé Ouédraogo. Mais moi, j’ai une ouverture d’esprit intellectuelle que vous ne semblez pas avoir à moins que cela ne soit fait sciemment.

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    • Le 6 décembre 2016 à 10:26, par Moussa SINON
      En réponse à : Quelle Constitution pour les Burkinabè, « un peuple de yelkayé » ? Le cas de la chefferie traditionnelle !

      Monsieur/Madame Bouba,
      Vous avez été tellement méchant que je ne vois plus aucun intérêt de discuter avec vous. Vous n’êtes même pas capable de vous excuser.Et vous cherchez des arguments sans fondement.
      Qui vous dit que je suis un Mossi et que je viens d’une royauté ? Vous niez même mon nom donc mon appartenance à la famille burkinabè. Croyez-vous être le seul minoritaire dans ce pays ? C’est l’ignorance qui fait de vous un ethniciste extrémiste.
      Je me sens héritier de L’histoire des 60 ethnies. Je parle du Mogho parce que c’est ce que je connais le mieux car il est plus facile de se documenter sur eux. C’est ce que j’ai fait. Cela me permet par exemple de savoir que Yarsés c’est différent de Yadsés... Chose que vous confondez éhontément puisque avec arogance. Au lieu d’insulter les autres, expliquer aussi comment çà fonctionne chez les sociétés dites acéphales et comment leur génie peut nous aider à faire avancer le pays.

      Finalement, vous avez lu après mon insistance. Merci. Manque de bol vous n’aviez rien compris. Et vous cherchez la controverse coûte que coûte. Sinon contre quoi vous n’êtes pas d’accord ? Car moi j’ai dit il faut empêcher les chefs traditionnels de faire de la politique partisane et leur confier un rôle de promotion de la culture nationale. En réalité, vous ne le savez peut-être pas, vous êtes un troll ethniciste. Un troll, ça réagit exactement comme vous le faites ! Mme ou M. SOME votre acolyte aussi en est un.

      Vous avez un peu voyagé... Combien de voyages aviez-vous effectué et dans combien de pays ? :)

      C’est la dernière fois que je réagis vos propos. Merci.

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