Congrès sur la gynécologie : La qualité des soins de santé maternelle et périnatale au menu des échanges

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • lundi 21 novembre 2016 à 17h00min

Ouagadougou abrite, du 21 au 24 novembre 2016, le 14e congrès de la Société africaine de gynécologie et obstétrique. Il est organisé conjointement avec le 8e congrès de la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina. Pendant quatre jours, les congressistes vont discuter de la qualité des soins en périnatale.

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Congrès sur la gynécologie : La qualité des soins de santé maternelle et périnatale au menu des échanges

La société africaine de gynéco-obstétrique (SAGO) est une société savante qui regroupe 19 pays d’Afrique centrale, occidentale, et du Maghreb. « Tous les deux ans, nous avons un congrès qui nous permet de changer nos expériences et de traiter des questions de santé de la femme en Afrique », explique la présidente de la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB), Pr Blandine Thieba Bonané.
Il s’agira également pour les congressistes d’élaborer des recommandations pertinentes à l’endroit des politiques afin de bénéficier de leur accompagnement dans la mise en œuvre de l’offre de service de santé reproductive.

Faisant l’état des lieux de la santé maternelle et néonatale en termes d’accessibilité et de qualité des soins, Pr Thiéba a exprimé un sentiment de satisfaction : « Il y a eu des progrès, depuis la mise en œuvre de la gratuité des soins pour les enfants de moins de 5 ans, en mars dernier. Là on parle d’accessibilité financière ».

Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Beaucoup reste à faire, surtout en ce qui concerne l’accessibilité des soins. Et ce n’est pas le Pr Thieba qui dira le contraire. « Nous n’avons pas suffisamment de structures de santé ; ce qui fait que les centres sont souvent engorgés. Cet engorgement joue sur la qualité des soins que nous offrons », a-t-elle souligné.

Une batterie de communications au menu

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle, le thème principal du présent congrès porte sur « la qualité des soins de santé maternelle et périnatale ». Cette problématique sera abordée sous différents aspects et la programmation des différents panels permettra d’embrasser la majorité des préoccupations des gynécologues obstétriciens africains.

Ainsi, au nombre des sous thèmes, on retient, entre autres : « la santé sexuelle et reproductive des adolescents », « audits cliniques et surveillance des décès maternels, périnéaux et riposte », « stratégies de relance de la planification familiale dans les pays africains ». A cela s’ajoute, « le genre et la santé de la reproduction », « cancers gynécologiques et mammaires ».

Le congrès jumelé SAGO, SOCOB est placé sous le patronage du Président du Faso, Roch Kaboré, et sous le co-parrainage de Smaïla Ouédraogo, ministre de la santé, de Filiga Michel Sawadogo, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, et de Laure Zongo/Hien, ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille.

Pour le président de la SAGO, Pr René Xavier Perrin, la problématique de la santé de la mère et de l’enfant sont deux points importants en matière de santé. Car, dit-il, « il y a eu dans le temps des Objectifs du millénaire pour le développement qui avaient assigné des objectifs. A savoir réduire la mortalité maternelle de 75% ». Hélas, cet objectif n’a pas été atteint en 2015. La réduction a été seulement de 43%. C’est en cela que le thème du congrès trouve donc toute son importance.

« Il s’agira pour nous, les professionnels de santé de la mère, du nouveau né, essentiellement les sages-femmes, gynécologues mais aussi pédiatres, de voir ce que nous pouvons faire pour que les soins soient mieux dispensés en respectant des normes de manière à pouvoir vraiment impacter la mortalité maternelle et néonatales », a soutenu le Président du SAGO pour qui, le taux de mortalité en Afrique reste le plus élevé. En effet, elle tourne autour de 500/100000 naissances vivant. Et au Pr Perrin de préciser : « Maintenant, il y a les objectifs pour un développement durable et de nouvelles cibles ont été amenées pour que dans tous les pays on puisse descendre à 130 décès maternelles pour 100.900 naissances vivant à l’échelon mondial ».

Créée en 1988, la SAGO s’est fixé comme objectif d’œuvrer pour l’amélioration de la santé de la femme, de la mère et du nouveau-né, et au bien-être de la famille.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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