« On se sent mieux à l’aise aux côtés du MPP que des autres », confie Athanase Boudo de l’UNIR/PS

LEFASO.NET | Par Oumar L. OUEDRAOGO • vendredi 18 novembre 2016 à 10h56min

« Le Sankarisme à l’épreuve de sa participation à la gestion du pouvoir d’Etat ». C’est autour de ce thème que le « parti de l’œuf », l’Union pour la renaissance /Parti sankariste (UNIR/PS) tient du 27 au 29 janvier 2017 à Ouagadougou, son deuxième Congrès ordinaire. Les précisions sur cette instance suprême ont été dévoilées par le Comité national d’organisation lors d’une conférence de presse animée dans la matinée de ce jeudi, 17 novembre 2016 au siège national du parti sis au quartier 1200 logements.

RÈagissez ‡ cet article Réagissez
« On se sent mieux à l’aise aux côtés du MPP que des autres », confie Athanase Boudo de l’UNIR/PS

« Le Congrès revêt pour l’UNIR/PS, un moment fort de critiques, d’autocritiques et d’introspection », a introduit le responsable à l’organisation de ce rendez-vous statutaire, Athanase Boudo ; précisant que l’objectif général est de donner un nouvel élan au parti et de procéder à des débats dans la perspective d’actions efficientes pour le développement social et économique du Burkina. De façon spécifique, il s’agira pour le parti de « mobiliser les troupes » pour les futures échéances électorales, d’analyser la participation du parti à la gouvernance de l’Etat, développer des stratégies de négociations et de pourparlers avec les autres partis progressistes en vue d’un élargissement et du renforcement de la gauche progressiste, actualiser le programme alternatif sankariste (PAS), procéder à la relecture des textes du parti et, enfin, procéder au renouvellement des instances dirigeantes.

La situation sécuritaire, judiciaire et économique actuelle du pays sera également scrutée par les congressistes. « De ce fait, les réflexions qui seront menées déboucheront sur des propositions concrètes afin de permettre à tous les Burkinabè de vivre dans la quiétude et de donner à notre peuple, l’espoir d’un avenir meilleur, toutes choses devant permettre à notre pays de reconquérir sa place de pays envié et respecté par tous sous la période révolutionnaire », annonce M. Boudo.

Pour le comité d’organisation, à travers le thème, les sankaristes veulent se donner les moyens de jouer un rôle important pour que le Burkina ne soit pas en train de demander seulement de l’aide à l’extérieur mais sache également compter sur soi. « C’est un thème qui cadre avec notre posture actuelle. On va se poser toutes les questions, on va diagnostiquer, si entre temps nous trouvons que c’est très compliqué, nous tirerons toutes les conséquences », confie-t-il.

Dans le même esprit, Athanase Boudo, par ailleurs Secrétaire national chargé des structures du parti, a déclaré que la poursuite de la recherche de la vérité et de la justice par l’UNIR/PS sur les dossiers de crimes économiques et de sang (Thomas Sankara et ses compagnons, Guillaume Sessouma, Boukary Dabo, Norbert Zongo, etc.), de l’insurrection populaire et du « putsch manqué » seront au menu de ces réflexions, auxquelles prendront également part des partis progressistes africains, les partis de gauche et le parti communiste français.

Pour les Sankaristes, la participation de l’UNIR/PS à la gestion du pouvoir n’empiète pas sur le déroulement des dossiers. ’’Au contraire, le fait que l’UNIR/PS co-gère le pouvoir (…) peut constituer une bouffée d’oxygène pour ces dossiers », rassurent les conférenciers.

Après avoir retracé les péripéties entre partis politiques à l’issue des élections du 29 novembre 2015 pour la mise en place des organes dirigeants, Athanase Boudo a souligné que le choix de son parti d’évoluer aux côtés du pouvoir procède d’analyses en son sein et que, pour cela, l’UNIR/PS ne regrette donc pas d’avoir fait le choix de la majorité présidentielle. « On se sent très bien à l’aise aux côtés du MPP que si nous étions aux côtés des autres », a-t-il soutenu avant d’ironiser que, même si des gens estiment que son parti a opté d’« aller à la soupe », cette soupe-là est « pimentée ».

Sur le même aspect, Germaine Pitroipa, représentante en France de l’UNIR/PS et membre de la commission constitutionnelle, a appuyé en indiquant que par cette option, son parti n’a fait que répondre à son slogan : ‘’pas un seul pas sans le peuple’’. De son avis, c’est le peuple qui a, suite à l’insurrection populaire, choisi le MPP, parmi tant d’autres, pour diriger le Burkina ; de ce fait, il n’appartient pas à l’UNIR/PS de dire le contraire. ‘’Ce serait renier son slogan’’, résume Germaine Pitroipa.

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

Imprimer l'article

Vos commentaires

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter


LeFaso.net
A propos..
Flux  RSS 2.0
Plan du site
Nous contacter
Condition d'utilisation
Responsabilité
Cookies et cache
Version mobile
Publicité
Partenariat

LeFaso.net © 2003-2017 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés