Commune de Tansila : Le Maire Souleymane Coulibaly appelle à l’union des cœurs

LEFASO.NET | Interview réalisée par David Demaison Nébié • jeudi 17 novembre 2016 à 19h30min

Souleymane Coulibaly est Maire de la Commune de Tansila dans la province des Banwa. Il est surtout un animateur de développement local, avant d’être élu. Il a un peu travaillé dans des projets et programmes de développement comme PEDALOU, un projet de l’OCADES, le Programme national de gestion des terroirs (PNGT)… Un acteur du développement local, en résumé. Dans cette interview, il nous parle de sa commune, de certaines divergences politiques et querelles de leadership que sa commune connait.

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Commune de Tansila : Le Maire Souleymane Coulibaly appelle à l’union des cœurs

Comment se sont déroulées les élections dans la commune de Tansila ?

Pour parler des élections municipales du 22 mai 2016, vous savez que sur toute l’étendue du territoire national, elles n’ont pas été chose facile. Pour Tansila, vous comprenez aussi que ce ne devait pas être facile, mais je dis merci au Bon Dieu, aux uns et aux autres, aux personnes ressources, car il n’y a pas eu de bagarre dans notre commune. Il y a eu seulement la conquête du pouvoir de la manière la plus sage, cela, je le confirme. Mais vous savez bien aussi que qui dit élections, il y a toujours des brebis galeuses qui s’y trouvent. Cela ne manque jamais dans une localité, mais on a pu les localiser.

Et comment comptez-vous exercer votre mandat ?

Mon mandat est placé sous le signe de la réconciliation. Pourquoi réconciliation ? Parce que lorsqu’on sort des élections, il est clair qu’il y a toujours des tensions qui couvent. Mais si les gens se parlent et qu’il y a réconciliation, il y aura forcément développement. Notre mandat aussi, est axé sur les résultats, puisque c’est ce qui intéresse les gens. Tout ce qu’on va dire, narrer, si toutefois à la fin de notre mandat il n’y a rien, pas de résultats, cela voudra dire que nous n’avons pas travaillé. C’est donc une gestion axée sur les résultats. Nous avons un programme inspiré d’un Plan communal de développement (PCD), et donc, tout ce que la population a mentionné là-dessus, nous allons y avoir un œil et travailler dans ce sens.

En ce qui concerne l’assiette fiscale, avez-vous un plan particulier pour la consolider ?

Je pense que l’assiette fiscale sera améliorée. Etant donné que je n’ai pas été imposé comme maire, ce sont les populations qui m’ont voté, donc j’ai un assez bon pourcentage avec moi, alors, si l’on est d’accord avec moi, cela veut dire que l’on est avec le programme du maire, qui est le programme de la population. En parlant d’assiette fiscale, tout part de la sensibilisation. En sensibilisant les gens, s’ils savent pourquoi ils cotisent, je ne vois pas pourquoi l’assiette fiscale ne sera pas améliorée. En tout cas, je suis certain.

J’ai déjà des projets, parce que le budget primitif passé, c’était lors de notre première session, il y a eu déjà des actions, des améliorations, en lien avec l’assiette fiscale, avec les commerçants. D’entrée de jeu, nous avons eu beaucoup de rencontres avec ceux-ci, et ils ont pris l’engagement. Moi-même j’ai senti cela, après un mois, que les choses ont changé. Avec les services techniques aussi, il y a eu des actions pour voir est-ce que l’assiette fiscale peut être améliorée, notamment avec les acteurs de l’environnement, de la police, entre autres…

Y-a-t-il des projets que vous avez ciblés pour vous accompagner ?

Des projets, je ne peux pas affirmer. Mais déjà, il y a des projets qui nous accompagnaient, et qui continuent de nous accompagner, alors, à part ces projets, il n’y a pas de projet à l’horizon, mais, c’est mon souhait le plus ardent, une localité ne peut pas se développer sans projet. Surtout en ce qui concerne les questions liées au foncier, ce n’est pas aussi facile chez nous.

Il y a beaucoup de problèmes. Nous sommes en bons termes avec les autorités de la frontière, au Mali. On se frotte, on se fréquente, les populations aussi se fréquentent. Du moment où les populations voient les autorités ensemble, cela les tranquillise. Sinon, il y a des Maliens qui cultivent sur le sol burkinabè, comme aussi il y a des Burkinabé qui cultivent sur le territoire malien. Mais entre nous, on arrive à gérer ces problèmes.
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Interview réalisée par David Demaison Nébié
Correspondant dans la Boucle du Mouhoun
Lefaso.net

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