Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

LEFASO.NET | Par Yvette Zongo (Stagiaire) • mercredi 9 novembre 2016 à 22h50min

Le Réseau MARP-Burkina en collaboration avec l’Office de développement des églises évangéliques (ODE) et l’Alliance technique d’assistance au développement (ATAD) sensibilise les leaders religieux sur l’inclusion et le genre à travers un atelier de formation. Une formation qui se base sur les principes religieux qui accordent une place à la femme dans la société. Cet atelier a eu lieu le 09 novembre 2016 à Ouagadougou.

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Promotion de l’inclusion et équité  en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

Impliquer les leaders religieux et les coutumiers afin qu’ils soient les canaux par lesquels tous les fils et filles du Burkina Faso seront intégrés dans toutes les actions du développement. Une initiative que la religion permettra d’atteindre parce qu’elle est un moyen de socialisation de la société. C’est en cet effet que monsieur Mathieu OUEDRAOGO, président du réseau MARP-Burkina a affirmé que : « le développement ne peut s’opérer qu’avec l’homme et la femme ».

La femme étant un être qui est souvent reléguée au second plan, il faut qu’elle soit prise en compte et qu’il y ait de l’équité dans le traitement pour que lesdites actions réussissent. C’est ce que confirme aussi madame Laure ZONGO/HIEN, Ministre de la femme, de la solidarité nationale et la famille lorsqu’elle laisse entendre ceci : « La tenue de la présente rencontre d’échange et de sensibilisation permettra de définir une stratégie et un cadre d’action qui favorisent une meilleure intégration du genre permettant à la femme et à la jeune fille de participer pleinement à la production de biens et services et d’avoir un accès équitable au bénéfice du développent économique, social et politique qu’elles contribuent à gérer ».

En outre, le réseau MARP-Burkina et ses collaborateurs poursuivent trois objectifs majeurs. Ce sont entre autres, la valorisation de la femme dans le développement socio-économique, réduction des inégalités et disparités de genre suscitées par les mauvaises interprétations religieuses et la définition des orientations pour une amélioration de la perception de la femme dans la société.

L’atelier sera animé par les leaders religieux de chaque confession religieuse (Catholique, Evangélique et Musulmane) et les leaders coutumiers. Parlant des participants à cette rencontre, l’on a les représentants des différentes confessions religieuses, les partenaires et alliés de Christian Aid, le ministère de l’Action sociale, les organisations nationales de promotion de la femme et du genre.

Yvette Zongo (Stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 10 novembre 2016 à 07:55, par IGNARE
    En réponse à : Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

    j’aimerai demander qu’on eclaire ma lanterne sur le concept genre:le genre concerne t il exclusivement le concept femme et fille oubien nous pouvons assimiler le handicap dans la question genre, ? je parle pas du genre utiliser par le profane mais etimologiquement le hanidcap ne peut il pas faire parti du concept genre dans les differents debats.

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  • Le 10 novembre 2016 à 14:57, par la noesis
    En réponse à : Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

    il est bien comme thème mais l’image présentée ne montre-elle pas que la femme est reléguée au second rôle à travers l’hôtesse ?

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  • Le 11 novembre 2016 à 01:58, par Mechtilde Guirma
    En réponse à : Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

    J’espère pour ma part et pour ma foi en mon Église (catholique), que le concept genre quittera enfin les chemins battus du féminisme, et se penchera plutôt, sur le rôle de la femme dans les trois dimensions humaines que sont le social, l’économique et le politique. Je n’entends pas donner ici un cours sur la question. Cependant il sera bon que nous la saisissons à partir de nos sources traditionnelles à savoir : Pagh la roogho.
    Là ou le bât blesse, c’est la définition même du mot « roogho » qui a permis à l’école féministe occidentale de jeter nos cultures africaines aux orties et de vouer nos traditions, nos us et coutumes aux gémonies de la mondialisation.

    Paghla roogho en moré, c’est la « Femme au foyer ». Si nous refoulons par orgueil cette définition, nous balayons tout de notre essence culturelle, et la place vide sera comblée par d’autres valeurs dont les nôtres feront les frais.

    En effet, dans la culture moagha, Paghla roogho définit le rôle incontournable, principal et imminent, de la femme dans les trois dimensions ci-dessus citées et selon les classifications suivantes (j’avoue que c’est selon mon entendement à moi et n’engage que moi) :

    Un rôle incontournable parce que immédiat dans la société :

    Paghla roogho. Ce qui veut dire que sans roogho (statut matrimonial) pas de femme ! L’homme est livré à lui et sans famille.

    Un rôle Principal dans le système économique :

    Paghla roogho avec ce statut matrimonial, une cellule familiale se construit et des structures, des embranchements patiemment, grâce à elle s’établissent. Elle aurait contribué ainsi à la construction de la maison familiale, véritable creuset de la solidarité grâce à son sens religieux du culte des ancêtres. Soit dit en passant, que le rôle social décrit plus haut devient également sacré. Cela se ressent dans les noms donnés aux enfants, dans les relations sociales et familiales et les salutations qui ne manquent pas d’emprunter, à tout bout de champ, le nom de Dieu. Nous avons là le :

    Bayiir-Roogho avec une connotation généalogique ou peuple.

    Enfin imminent dans le système politique.

    La définition du roogho dans les deux dimensions, nous amène aux sources même de notre culture, avec le tout premier ancêtre qui réunit sous son nom et sa référence, tous les membres devenu maintenant Peuple donc UN en lui. Un peuple qui se réclamerait de la toute première case dont le récit généalogique commence par le nom de l’épouse de cet ancêtre. Et vice versa, un peuple qui se réfère toujours à ses ancêtres en commençant par le tout premier, dans ses activités tant sociales qu’économique et politique et les invoque pour les remercier et les louer (social), pour obtenir des faveurs (dans l’action économique) ou pour leur demander l’inspiration et la sagesse de l’action politique. Tout cela en fonction de la case des ancêtres :

    Kiimroogho avec une connotation de la loi fondamentale ou de façon moderne la Constitution qui régit une Nation, un État ou un Peuple. C’est dans cet ensemble que la femme a son rôle.

    Voilà en gros, pour moi, le concept de femme (genre fémin) et non « Genre » ou « Gender » avec la confusion que nous connaissons aujourd’hui et qui déboussole notre jeunesse. À l’heure actuelle les sociétés occidentales ne savent plus à quel Saint, pardon, à quel « genre » se définir avec le phénomène LGBT.

    Si l’Église catholique partait de ces concepts de femme dans nos sociétés africaines, elle comprendrait également son rôle éminent et imminent dans notre système démocratique pour l’action sociale qui est l’unité et la cohésion sociales dans le dialogue tant culturel que religieux, pour l’action économique qui est la justice et le bien-être de tous les hommes et pour l’action politique qui est la transparence, la stabilité et la paix. Et pour cause ? Parce que l’Église est l’Épouse du Christ, elle est Peuple de Dieu et Corps du Christ Ancêtre. Et que devient alors la cellule familiale pour elle ?

    Depuis Vatican II l’importance de la famille et le rôle de l’Église dans la famille humaine ont été bien consignés dans les Constitutions Dogmatique et Pastorale (Lumen Gentium et Gaudium Et Spes). Les différents synodes (Ecclesia in Africa, Africae Munus et sûrement le dernier synode sur la famille) ont défini la famille comme Église domestique, où la femme tient le rôle pivot d’éducatrice. Ce serait mal comprendre l’Église que d’interpréter de façon réductrice ce concept et le reléguer au simple rôle social. Et même avec cela, le concept de « Femme éducatrice » qui est spécifiquement social s’interprète également dans les domaines de l’économique et du politique. En effet la famille n’est-elle pas l’esquisse de la société avec toutes les implications socio-économiques et politiques ? Cellule, n’esquisse-t-elle pas un État, une Nation, un Peuple ?

    Mais ce qui est à ne pas oublier, c’est que « Église Peuple de Dieu » s’entend tout aussi bien les laïcs que les vies consacrées, Hommes et femmes tous confondus. Ensuite que la femme, qui qu’elle soit ne saurait saisir son vrai rôle dans la Nation ni les enjeux de sa participation à la vie politique du pays qu’en référence à l’Église ou à travers l’Église et en dialogue avec les autres religions et les coutumiers.

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  • Le 11 novembre 2016 à 10:57, par Ka
    En réponse à : Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

    Merci Mechtilde : Comme j’ai l’habitude de le dire, la culture est la seule valeur pour identifier tout un peuple. Et celles ou ceux qui sont les porteurs de ses valeurs culturels sont nos femmes qui portent le fardeau de l’humanité. La femme Africaine, dont leurs continuités des coutumes de l’ancêtre à la grand-mère, allant à la mère en filles, restent une référence de notre culture qui cherche son vrai chemin.
    Dieu dans sa bonté infinie a doté l’Afrique de toutes les richesses dont la femme reste la racine de son développement : Un sous-sol scandaleusement riche, un sol vaste et fertile et bien arrosé, un climat superbe d’été permanent, un soleil généreux, et enfin un peuple jeune et travailleur dont la femme n’économise aucune seconde de son temps qu’à travailler presque 24h sur 24h une grande chance pour notre continent. Le seul problème, ce sont nos hommes politiques, cupides et d’une pauvreté et misère d’esprit à nul autre comparable, qui oublient la valeur de la femme. Voici où se trouve le vrai problème de l’Afrique, ne pas utiliser au sérieux la valeur de la femme panaché de nos continuités des coutumes pour être un continent fort comme la chine. Depuis des siècles, toutes découvertes et changement global sont en faveur de l’Afrique avec ses femmes au foyer mais débrouillardes dans toutes les domaines pour la survie de sa famille. Les religions importées et imposé à un peuple dont les continuités ancestrale reste la clé de voute, n’ont rien changé dans le foyer de L’africain, car le père de famille ou la femme au foyer, en franchissant la porte de la maison familiale garde ses règles ethnique qui sont toujours une référence de notre vie d’Africain. Mais le mal qui nous ronge avec nos hommes politiques, empêchent l’Afrique de tirer les meilleurs opportunités de ces richesses et des valeurs de ses continuités des coutumes. Encore une fois merci pour votre connaissance très élevée de nos continuités des coutumes, surtout chez les mossis.

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    • Le 11 novembre 2016 à 15:00, par Mechtilde Guirma
      En réponse à : Promotion de l’inclusion et équité en genre au Burkina Faso : Quelle contribution des leaders religieux et des coutumiers ?

      Merci mon cher Ka, vous avez vraiment pénétré ma pensée. En effet pour être bon chrétien ou musulman, il nous faut d’abord nous pénétrer de notre culture. Mais c’est Dieu qui vous en saura gré et qui vous bénira. Quand à Mr. ou Mme kwiliga, je n’écris pas pour vous ni pour personne d’autre. J’écris pour deux raisons. La joie d’être vivante et vivre ce moment pour témoigner d’une époque de l’histoire et de la culture de mon pays à une génération qui n’a pas eu la chance de les connaître. Comme le poète qui lance des poignées de lumière à tous vents. Aux uns elles éblouissent et rendent davantage aveugles. Ce qui provoque évidemment agacement et même colère, et je vous comprends kwiliga pour cela. Mais à d’autres elles ouvrent les yeux tous grands et leur permettent de lire le grand livre de la vie, enfin ouvert et longtemps (pendant de millénaires) resté secret, des apocalypses.

      Enfin kuiliga, s’il est vrai que je n’écris pas pour vous (car vous êtes déjà vieux), j’écris pour vos petits enfants qui eux sauront m’en être gré et me restaurer, malgré vous, dans l’histoire. Pour cela je ne m’en moque, pas mal de vos opinions tant que le bon Lefasonet nous permettra de nous exprimer. Que Dieu lui donne longue vie et toutes les grâces nécessaires dont il a besoin et également à toute la presse et les médias de mon pays. Que Dieu les bénisse toutes et tous.

      Je crois vous en avoir déjà parlé dans un autre post à mots-couverts (goam né pagdo) qui sont également une des caractéristiques de notre culture.

      Encore Merci à Ka

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