Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

LEFASO.NET | Par Oumar L. OUEDRAOGO • vendredi 4 novembre 2016 à 00h33min

A sa séance du 5 octobre 2016, le Conseil des ministres a pris un décret relatif à des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina. Cette vision répond à la volonté de l’exécutif d’encadrer les initiatives locales de sécurité (mouvements d’auto-défense) et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité. Par une conférence de presse tenue ce jeudi, 3 novembre 2016 à Ouagadougou, le ministre de la sécurité intérieure, Simon Compaoré a donné d’amples explications sur l’incarnation de ce nouveau mécanisme de sécurité.

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Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

On se souvient de l’actualité qu’ont suscitée ces groupes d’auto-défense, partageant l’opinion en « pro-Koglwéogo » et « anti-Koglwéogo ». Ces derniers indexaient surtout des dérives dont ces groupes d’auto-défense s’étaient rendus coupables et exprimaient leur crainte d’une récupération à des fins personnelles. Pour cela, le gouvernement a initié des rencontres avec ces groupes d’auto-défense « Koglwéogo » afin de les amener à plus de respect de la légalité et des droits humains dans leurs activités. Ce qui a valu un décret portant définition des modalités de participation des populations à la mise en œuvre de la Police de proximité au Burkina. L’adoption de ce décret permet, selon le gouvernement, d’encadrer les initiatives locales de sécurité et d’assurer le suivi de leurs activités par les conseils de collectivités, les autorités administratives et les forces de sécurité.

« Cette relecture, qui participe de la relance de la Police de proximité, a été rendue indispensable afin, d’une part, de prendre en compte dans la police de proximité, les initiatives des populations qui participent efficacement à la prévention de l’insécurité et d’autre part, de corriger les insuffisances constatées dans la mise en place et le fonctionnement des comités locaux de sécurité (CLS) », a justifié le ministre d’Etat, Simon Compaoré. A l’en croire, c’est un nouveau mécanisme de mise en œuvre du partenariat entre l’Etat et les populations qui permettra un regroupement de l’ensemble des initiatives citoyennes de prévention de l’insécurité dans des cadres légaux. Selon les explications du ministre, la philosophie qui sous-tend ce mécanisme est la « non implication de l’Etat » dans la création, l’organisation et le fonctionnement des initiatives des populations à la base. « Ces associations qui œuvrent dans le cadre de la prévention de la paix et de la sécurité sont astreintes à l’obtention d’un récépissé aux fins de déclaration d’existence, légalisant leurs activités », précise le ministre de la sécurité intérieure. Ainsi, en termes d’articulation du mécanisme, on note qu’à la base, la possibilité est donnée à chaque village et à chaque secteur de créer une association pour la prévention de l’insécurité. Ce sont les structures communautaires locales de sécurité (SCLS). Chaque population est libre de donner le nom qui lui plaît à son organisation (sous réserve du respect des lois et règlements en vigueur, des mœurs, de la cohésion sociale et des droits humains). Ces structures ont un rôle de veille sécuritaire, de renseignement et aussi d’interpellation des auteurs d’infractions commises en flagrant-délit. Elles travaillent sous le suivi, les conseils et le contrôle des brigades territoriales de gendarmerie et des commissariats de police territorialement compétents, à qui elles rendent compte de leurs actions et qui leur apportent le concours et l’assistance nécessaires dans leurs activités. Elles sont soumises à des contraintes dans leurs activités, notamment l’interdiction de certains actes et comportements de la part de leurs membres, pouvant porter atteinte aux droits humains. La structure communautaire locale de sécurité est libre de son organisation.

Au niveau communal ou d’arrondissement, il est créé une coordination communale de sécurité (CCS) coordonnée par le maire de commune ou d’arrondissement. A l’échelle provinciale, la coordination est assurée par le haut-commissaire (tutelle des communes). Au plan régional, le gouverneur nomme un conseiller technique en qualité de point focal de police de proximité pour le suivi des activités au niveau régional. Quant au niveau central, la direction générale de sécurité intérieure du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure à travers la direction de la police de proximité, est le répondant central du processus de participation des populations à la mise en œuvre de la police de proximité.

Ces structures locales ne reçoivent aucun subside public, avertit Simon Compaoré qui ajoute que leurs actions peuvent cependant faire l’objet de distinctions, de félicitations ou autres récompenses. Toutefois, les charges de fonctionnement des coordinations communales de sécurité sont assurées par l’Etat, les collectivités territoriales et évidemment par l’accompagnement d’autres partenaires.

La mise en œuvre du système se fera dans un premier temps par des activités d’appropriation du décret (formations) au profit de tous les acteurs impliqués et dans un second temps, par un plan d’action pour la période 2017-2018, a expliqué le ministre d’Etat, Simon Compaoré. Il précise en outre, que des tournées d’explications dans les chefs-lieux de région démarreront dès ce mois de novembre et verront la mise en place des coordinations communales de sécurité.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 4 novembre 2016 à 05:54, par M.
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    « Selon les explications du ministre, la philosophie qui sous-tend ce mécanisme est la « non implication de l’Etat » dans la création, l’organisation et le fonctionnement des initiatives des populations à la base. »
    mais M. le ministre du moment où l’Etat intervient par décret pour donner la hiérarchisation des ces groupes avec comme des coordonnateurs autorités administratives et autres s’appelle une implication.

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  • Le 4 novembre 2016 à 07:34, par LA SAGESSE
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Bonne initiative qui risque d’entrainer d’autres problème tels les multiples revendications.

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  • Le 4 novembre 2016 à 07:36, par LA SAGESSE
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Bonne initiative qui risque d’entrainer d’autres problème tels les multiples revendications.

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  • Le 4 novembre 2016 à 08:01, par ngoonga
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Courage SIMON. on a pas besoin d’être de la sécurité pour comprendre les règles de la sécurité surtout pour quelqu’un qui a fait ses preuves au sommet de l’Etat. Ceux qui demandent ta démission ont leur PLAN machiavélique comme ils viennent de le prouver avec les récentes attaques dont notre Pays a subit.Mieux il faut tirer les leçons lorsque la destitution de Barry à la sécurité avait été réclamée en 2011 avec Blaise c’est ce qu’il n’avait pas compris ; et en 2015 avec Kafando également qui n’avait pas compris. Si par hasard RMCK également ne comprend pas cette demande de te débarquer il tirera seul les conséquences. Dans tous les cas vs êtes tous dans le rétroviseur de vos adversaires au même titre. Pas de cadeau
    A bon entendeur salut !

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    • Le 4 novembre 2016 à 15:03, par "LE VIEUX"
      En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

      UNE GRAVE ERREUR VIENT D’ETRE PRODUITE PAR CE DECRET.
      - LE KOGLWOEGO NE DEMANDAIT RIEN A L’ETAT PCQ L’INTIATIVE VENAIT DE LA POPULATION ELLE MEME. MAINTENANT IL FAUT S’ATTENDRE A DES REVENDICATIONS ET DES DEDOMAGEMENTS.

      - LES RESULTATS NE SERONT PAS A LA HAUTEUR DE L’ESPERANCE PCQ LES KOGLEWEOGO N’AURONT PAS LES COUDEES FRANCHES POUR TRAVAILLER LIBREMENT.

      - DESORMAIS L’ETAT SERA RESPONSABLE DE TOUTES LES BAVURES DE N’IMPORTE QUEL QUIDAM SE RECLAMANT DE KOGLEWEOGO.

      - UNE RECUPERATION POLITIQUE "MILICES D’UN PARTI" N’EST PAS LOIN.

      LA PRISE DE CE DECRET EST UNE GRAVE ERREUR DU SIECLE ET LES CONSEQUENSES SERONT INCALCULABLES. ET L’ETAT EST PRIS DANS SON PROPRE PIEGE.

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  • Le 4 novembre 2016 à 08:20, par Lona
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Je regette qu’on en soit arrive la en matiere de securite. Tout cela parce que ya des acteurs qui refusent de s’asoumer

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  • Le 4 novembre 2016 à 09:15, par Bamas
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    A travers cet organigramme le Ministre de la sécurité reconnait maintenant (officiellement) l’importance des Kogleweogo qu’il a désigné ici par Structures Communautaires Locales de Sécurité (SCLS) qui reportent aux Coordinations Communales de Sécurité (CCS) qui reportent aux Conseillers Techniques de la police à l’échelle Régionale, eux-même rendant compte à la Direction Générale de la Police qui rend compte au Ministre de la Sécurité. C’est déjà un bon début que de saluer indirectement l’action des Kogleweogo, seulement je suis sidéré d’entendre que "ces structures locales ne reçoivent aucun subside public" pour leur fonctionnement, alors qu’en même temps l’Etat refuse qu’ils infligent des amendes aux malfaiteurs qu’ils arrêtent souvent la main dans le sac. C’est grâce à cela qu’eux aussi gagnaient au moins "le carburant" pour poursuivre cette lutte pour notre sécurité à tous.

    Dois-je comprendre que M. le Ministre demande aux Kogleweogo d’assurer leur mission de sécurité à leurs propre frais, pour garantir la sécurité des citoyens alors que l’Etat a le DEVOIR d’assurer la sécurité à tous ?

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  • Le 4 novembre 2016 à 09:20, par Question ?
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Le décret précise-t-il si le port d’armes à feu par ces structures communautaires locales de sécurité (SCLS) est autorisé ou pas ? Si oui, quel type d’armes à feu ?

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  • Le 4 novembre 2016 à 10:22, par en verité je vous le dis
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    je pense que comme les groupes d’auto défenses n’auront pas de salaire il faudra que chaque village s’organise pour voir comment les motiver car sans motivation il y aurait échec car ils ne peuvent pas prendre des risques et être abandonner à eux même. Chaque commune doit prévoir un budget de fonctionnement des groupes d’auto défenses.

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  • Le 4 novembre 2016 à 11:25, par kwiliga
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    "Ces structures locales ne reçoivent aucun subside public, avertit Simon Compaoré ... Toutefois, les charges de fonctionnement des coordinations communales de sécurité sont assurées par l’Etat, les collectivités territoriales et évidemment par l’accompagnement d’autres partenaires."
    Mais bon, comme chacun le sait, l’état n’a pas beaucoup d’argent (ou bien c’est qu’on nous ment...?) Quand je vais voir la police ou la gendarmerie, pour des petites affaires de vol, ils me disent qu’ils voudraient bien enquêter, mais qu’ils n’ont pas de carburant (ou bien c’est qu’ils me mentent).
    Donc, si l’on ne peut donner de moyens à nos FDS officielles, comment va-t-on subvenir aux besoins des koglw...
    Mais j’ai peut-être une solution. J’ai un ami Saoudien qui aimerait aider au financement.
    Bien sur, il faut promettre d’être un bon croyant et de renoncer au djapalo et au coucouri.
    Mais après, il peut vous fournir des armes bien plus jolies et bien plus efficaces que vos vieux fusils rouillés et puis au bout, y’a 70 vierges.
    Commencez à y penser, c’est clairement légalisé maintenant.
    Le Faso avance. On ne sait pas trop bien vers où,... mais il avance !

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  • Le 4 novembre 2016 à 11:50, par Kôrô Yamyélé
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    - Chers tous, voila ce que je vien de lire sur www.zoodomail.com ! Le juge Moriba Traoré s’adressant à Simon Compaoré à travers sa page facekook. Cinglant n’est-ce pas ? En clair, il invite Simon à un débat face to face. Comme quoi tous les juges de ce pays ne sont pas des poltrons et des pourris. Lisez !

    "J’avais toujours pensé que la loi obligeait les membres du gouvernement à quelques scrupules dans leurs propos sur les affaires judiciaires, et inversement, les juges pour ce qui concerne les affaires politiques. C’est pour cette raison que même avec mon statut de responsable syndical, j’essaie d’avoir à l’esprit, pour les questions éminemment politiques, que ce que les uns et les autres peuvent dire de votre politique, ne peut être par moi dit quand bien même je serais d’accord avec eux. A plusieurs occasions cependant, il vous est arrivé d’oublier cette réserve pour vous défoncer littéralement sur la justice. Pour vous avoir observé en bien de vos sorties publiques (pas uniquement sur la justice), et là j’allège cette fois-ci comme vous le poids de ma réserve pour vous parler, je suis arrivé à la conclusion qu’il serait de l’intérêt de tous que le Président du Faso vous enrichisse d’avec un peu de réserve et d’humilité. Dans tous les cas, pour ce qui concerne les questions sécuritaires et judiciaires, si un jour un courage retrouvé vous permet de sortir du monologue habituel que vous affectionnez tant pour accepter un débat constructif, je viendrai m’essayer à dérouler les éléments qui me fondent à dire que votre propension au populisme dans des secteurs aussi sensibles est un vrai danger pour nous tous, et qu’il n’a d’autre but que de détourner les regards de certaines réalités passées ou actuelles."

    Moriba TRAORE, secrétaire général du Syndicat burkinabè de magistrats (SBM) Facebook’’

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 4 novembre 2016 à 11:54, par Okapi
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Bonne nouvelle poir l encadrement.. Effectivement, il n ya pas d obligations a s associér pour la SCLS, ou a créer un groupe d auto-défense. Mais, cela reste donc, une initiative volontaire et ces derniers ne devraient s attendre a aucune rétribution financière de quelle nature que ce soit. Quant on avale un caillou, c est qu on a confiance en son derrière..
    Merci Simon au moins pout cela, il reste maintenant a être aussi bien claire sir le port d arme qui ne doit pas être de leur prérogatives aussi.

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  • Le 4 novembre 2016 à 12:59, par Sidpawalemdé Sebgo
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Internautes 6 et 7, soyons logiques :

    1°) S’il y a insécurité, c’est parce que l’état n’arrive pas, principalement par manque de moyens, à assumer son obligation régalienne de protéger les personnes et les biens. Où voulez vous qu’ils trouvent l’argent pour donner aux koglweogo, ce même argent qu’ils n’arrivent pas à trouver aux FDS pour faire leur travail ? Et s’ils arrivent à obtenir des financements, pourquoi devraient-ils le donner aux koglweogo en lieu et place des FDS qui sont recrutés, formés et payés pour cela ?

    2°) Une initiative LOCALE de sécurité a vocation à protéger la communauté où elle est crée, pas à faire le tour du pays (et même dans les pays voisins !) pour jouer aux justiciers. C’est l’un des dérapages des koglweogos qui est dénoncé. En terrain inconnu, ils accusent à tort et à travers, tirent au hasard, arrêtent et torturent pour avoir des informations alors que chez eux, ils ont toutes les informations sur place. Pourquoi voulez vous qu’on les encourage à se déplacer ?

    3°) L’état n’arrive pas non à plus à remplir tous ses devoirs en matière de santé et d’éducation. Cela justifie-t-il que des individus fixent arbitrairement et forcent des gens à payer des amendes soit disant pour assurer leur santé ou l’éducation de leurs enfants ? Et les autres initiatives locales dans d’autres domaines (excision, santé, développement) qui existent, les groupes de quartier, de village, les associations, comment se financent-elles ? L’état doit-il tous les prendre en charge, et avec quoi ?

    4°) Il existe déjà des lois et arrêtés qui fixent les conditions de détention d’armes à feux, leur port et leur usage. La police de proximité n’a pas vocation à changer ces lois. Il n’y a donc rien à dire sur cela. Nos gardiens et vigiles assurent bien la sécurité sans armes. Ceux qui veulent le droit de s’armer jusqu’au dents, sont ceux qui veulent aller traquer les grands bandits en lieu et place des FDS auxquels ils devraient transmettre leurs informations. Il n’y a pas lieu de les encourager dans ça.

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  • Le 4 novembre 2016 à 13:24, par Amadoum
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    En un mot ou en mille, le gouvernement vient de reconnaitre que les "Kogleweogo" sont en train de faire un bon travail pour une partie de la nation.
    Mais, pour faire du volontariat, il faut avoir le ventre plein !
    De quoi ces membres de "Kogleweogo" et leur famille vont vivre, s’ils ne recoivent pas de subsides du gouvernement et ne peuvent plus collecter des sous avec les "bandits" ? Il faut des resources financieres sur la table, sinon, nous, nous dirigeons vers un autre echec qui ne dit pas son nom, pour le moment.

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  • Le 4 novembre 2016 à 15:17, par Sceptique
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    .
    Une politique de désengagement de l’Etat ne peuti être ni politique ni philosophique. Ce décret valorise la délation avec toutes les dérives que nous allons vite découvrir quand des associaitions se retrouvent à partager avec l’Etat la "violence légitime". Tout désengagement de l’Etat est le signe avant-coureur de sa faillitte !

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  • Le 4 novembre 2016 à 19:08, par enchanteur
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    En fait,quand j’ai lu l’article, j’ai ri tout seul. et j’ai dit en moi même, "ah wey, Saïmon est fort".
    En deux points on peut décrire le danger et l’hypocrisie
    - quand on dit ne pas s’immiscer dans cette histoire de" police de proximité" et qu’on stipule que leur prise en charge sera assurée par l’État et les collectivités, je dis juste que l’homme a besoin de repartir à l’école pour apprendre à faire un argumentaire et agencement. Une vraie hypocrisie

    • avec le temps, ils revendiqueront du carburant pour leurs déplacements,des frais de"missions",des dotations en de nouvelles armes, et même des frais et primes d’habillement (uniformes) ,et encore pire des moyens de déplacement *enfin la vraie raison, Saïmon et l’ensemble se son trio compte sur les" kolgweogo" qu’il généralise en police de proximité pour être leurs yeux et oreilles, comme à la révolution" sankariste" où la révolution avaient des yeux et oreilles partout avec des délinquants qu’ils avaient recruté comme" révolutionnaire",et dont ils cautionnaient les bavures

    Les deux autres je ne les sens pas, mais le Rocko, je l’apprécie beaucoup. Mais je suis au regret de me demander,si le pouvoir n’est pas entrain de s’enfoncer. comment comprendre qu’on ajoute des problèmes à des problèmes (créer des milices, sans parler des revendications salariales de gauche à droite).
    Je crois que tristement, ils confirment qu’ils ne maîtrisent pas la gestion.

    La politique, ce n’est pas mon truc. tous les mêmes, mais je ne suis pas surpris que les choses aillent de mal en pis. Quand un pays est dirigé par des visions différentes, il ya problème.
    - Rocky, le seul acceptable du trio qui lui a une vision moderne de la gestion. le seul qui peut comprendre un programme de développement
    - Saïmon lui, se confond à un chef de village avec des visions rétrogrades. sans compter ses sorties médiatiques hasardeuses. quand ce n’est pas pour dire qu’il y avait une femme parmi les terroristes de hôtel splendide (ce qui a été démenti),c’est pour dire que l’armée a abattu 2 "jihadistes" à Intagom (également faux, car il s’agissait plutôt d’un villageois et son fils. les assaillants avaient mis les voiles avant l’arrivée de l’armée. une grosse bavures parmi tant d’autres)
    - Gorba, lui il n’a ni vision, ni programme, juste une mission de vengeance. pas étonnant qu’il ressemble à Sherif Sy. tous pour ambition de se venger.
    S’ils veulent vraiment un départ nouveau, qu’ils viennent remettre les milliards obtenus grâce à leur mentor .
    Je crois que les choses sont claires désormais, nous allons à la catastrophe, il n’y a plus de capitaine dans le bateau. en ce moment, on sait ce que cela risque de donner.

    Je prie Dieu de me tromper.
    Helas...chaque jour me conforte dans mes idées, et j’en ai peur

    Répondre à ce message

    • Le 5 novembre 2016 à 13:27, par Sidpawalemdé Sebgo
      En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

      Bien vu. Nous avons tous attiré l’attention du ministre d’état sur le fait que le dossier "koglweogo" était un bourbier dans lequel il allait s’embourber s’il s’aventurait dans leur "encadrement". Mais que voulez vous, quand on est politique, on veut toujours "arranger", même quand il faut être ferme.

      Dans un premier temps, ils vont prendre le prétexte des "formations" pour distribuer de l’argent aux intéressés sous forme de "perdiems". Mais après, l’appétit venant en mangeant, les problèmes que vous avez cités vont se poser, et on verra comment ils vont faire. Surtout que cela va frustrer les FDS qu’on donne ailleurs les moyens qu’on leur refuse au motif du manque.

      Lisez les derniers intervenants et vous verrez dans quelle absurdité nous sommes entrés avec cette histoire : Quelqu’un quitte son travail habituel pour se consacrer à une association créée de façon libre et indépendante. Il rançonne ensuite les populations pour vivre, et quand on lui dit d’arrêter, il réclame que l’état le paye au motif de "sinon comment fera-t-il lui et sa famille" ! Et tous les pauvres, chômeurs et sous-payés du Burkina, comment font-ils ? Qui lui a demandé d’arrêter son travail pour devenir koglweogo à plein temps ? L’état ?

      On voit les mêmes bêtises avec les taxis à gaz : Quelqu’un choisit de transformer son taxi pour le mettre au gaz afin de bénéficier du prix subventionné du gaz. Il dépense ce qu’il faut auprès de mécaniciens pour la modification. Quand on lui dit que non seulement il n’a pas le droit de bénéficier indument du gaz subventionné, mais que sa modification est dangereuse car son taxi est devenu une bombe qui peut exploser à tout moment, il réclame que l’état le paye pour qu’il arrête, au motif qu’il lui faut un nouveau moteur sinon un nouveau taxi ! Mais on est où la ? Est-ce l’état qui a payé pour la modification ou qui lui a demandé de le faire ?

      Donc désormais, dans ce pays, chacun prend l’initiative qui lui plait sans demander à personne. Si on dit que c’est bien , il réclame que l’état paye pour qu’il continue. Si on dit que c’est mal, il réclame aussi que l’état paye pour qu’il arrête ! Pauvre Burkina...

      Répondre à ce message

  • Le 5 novembre 2016 à 15:24, par Jeunedame seret
    En réponse à : Police de proximité : Les règles du jeu sont à présent claires

    Un show politique pour s’excuser les fuites de responsabilité en matière de sécurité ; et endormir les koglewéogo.

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