Banque mondiale : Vers l’élaboration du Cadre partenarial pays 2017-2020

LEFASO.NET | Par Angelin Dabiré • jeudi 3 novembre 2016 à 20h34min

La représentation de la Banque mondiale au Burkina Faso a animé une conférence de presse le 03 novembre 2016 à Ouagadougou. Il s’agissait pour l’institution de présenter aux journalistes, son Diagnostic système pays (DSP) qui doit aboutir à l’élaboration du Cadre partenarial pays 2017-2020.

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Banque mondiale : Vers l’élaboration du Cadre partenarial pays 2017-2020

Dans son allocution de bienvenue aux journalistes, le représentant résident Cheick Kanté à présenté cette rencontre avec les média, comme entrant dans le cadre d’une série de rencontres de trois mois, effectuées dans cinq régions du Burkina Faso. Des rencontres avec des membres du gouvernement, du pouvoir législatif, de la société civile, des coutumiers, des jeunes, femmes et anciens de toutes les catégories sociales du pays.

Ce sont l’ensemble des critiques et remarques de ces rencontres et de certains documents tels le PNDES (Plan national de développement économique et social) et plusieurs documents sectoriels, le rapport Doing bussiness, les sondages entre autres qui ont abouti à l’élaboration du DSP.

Il s’agit à travers ces consultations, de recueillir l’avis des groupes consultés sur la pertinence du diagnostic de la situation économique et sociale du Burkina Faso, notamment les contraintes majeures, et les domaines prioritaires d’actions de développement identifiés par l’équipe du groupe de la Banque mondiale pour les prochaines années (2017-2020). Car le dernier cadre partenarial 2013-2016 est arrivé à terme et son renouvellement nécessite au préalable un diagnostic de la situation économique et sociale du pays.

Les contraintes relevées par les analyses du DSP, révèlent deux chemins critiques : la création d’emplois productifs et l’accessibilité aux services sociaux et infrastructures de base par tous pour une réduction significative de la pauvreté et une prospérité partagée. Entres autres multiples contraintes à lever figurent celles liées aux changements climatiques, à la démographie, à la gouvernance et la sécurité, à l’intégration régionale et à la stabilité macroéconomique.

Du DSP au Cadre partenarial pays 2017-2020

Le DSP sera soumis au conseil d’administration du groupe de la Banque mondiale en décembre 2016. Une fois approuvé, les experts du groupe de la Banque mondiale pourront commencer la rédaction du document cadre de partenariat pays pour la période 2017-2020.

Le DSP a permis de situer le contexte politique, économique, institutionnel et de gouvernance du Burkina Faso. Marqué par une stabilité politique ponctuée par des crises de courtes durées ; une croissance moyenne au-dessus de 6% dans les années 2000 mais réduite à 4% en 2014 et 2015 ; une absence de transformation structurelle de l’économie ; un commerce intérieur faible ; un déclin de la gouvernance depuis 2008 ; une forte concentration du pouvoir malgré la décentralisation ; une montée en puissance de la société civile ; une défiance grandissante vis-à-vis de l’Etat et de ses symboles et une insécurité intérieure, une instabilité régionale ainsi que des menaces terroristes.

Cependant, on note aussi des acquis. On peut citer la baisse de la pauvreté entre 2009 et 2014 qui demeure toujours élevée (40% ou 7 millions de personnes toujours pauvres) ; une élasticité de la pauvreté par rapport à la croissance et une amélioration de la redistribution des fruits de la croissance ; une réduction des inégalités avec une croissance favorable aux pro-pauvres, mais avec seulement 20% des ménages qui concentrent plus de la moitié des richesses totales du pays et des progrès mitigés des indicateurs non-monétaires tels que la santé, le logement et les infrastructures.

Des priorités ont été dégagées par les personnes consultées et traduites dans le DSP. Il s’agit d’accroitre la productivité dans le secteur agricole ; de faire dans la reconversion et la diversification de l’économie vers des activités plus productrices ; de développer le capital humain ; de mettre l’accent sur les actifs physiques tels que l’électrification urbaine et rurale, l’accès à l’eau potable, le logement dans les zones urbaines, la voirie et l’assainissement, les routes etc.

Angelin Dabiré
Lefaso.net

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