Salon de la communication : Un rendez-vous de 72 heures entre professionnels du secteur

LEFASO.NET | Par Nicole OUEDRAOGO • lundi 20 février 2017 à 23h00min

Ouagadougou abritera du 3 au 5 mai 2017, la première édition du salon des arts et métiers de la communication. Ce grand rendez-vous entre professionnels servira de cadre de partage d’expériences, de rencontres professionnelles et commerciales. Victoire Sylvie OUEDRAOGO, l’initiatrice du salon nous fait le point dans cet entretien.

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Salon de la communication : Un rendez-vous de 72 heures entre professionnels du secteur

Lefaso.net : Présentez-vous à nos lecteurs
Je suis Victoire Sylvie OUEDRAOGO, promotrice du salon des arts et métiers de la communication de Ouagadougou. Je suis communicante de formation et de profession. J’évolue aujourd’hui comme courtière en communication au sein de ma structure dont le nom est« COURTICOM », une agence de conseils et de courtage en communication.

Nous conseillons et accompagnons les annonceurs, en particuliers les PMI/PME qui n’ont pas encore les ressources nécessaires pour confier leur communication à une agence de communication ou de recruter un chargé de communication. Nous leur trouvons le prestataire qui saura répondre à leurs besoins, à leur cahier de charge et à leur budget. Ainsi, ils pourront bénéficier des conseils et de l’expertise des professionnels pour évoluer en toute confiance.

Lefaso.net : Qu’est-ce que le salon de la communication et qu’est-ce qui vous a motivée à organiser une telle rencontre ?

Le salon de la communication est un évènement qui a pour but de réunir tous les professionnels du secteur sur un même site, afin de les présenter en tant qu’offre sur un marché sur lequel, le chargé de communication ou de marketing, tous les acteurs qui s’occupent de la communication des entreprises Burkinabè, pourront venir découvrir et prendre connaissance de l’offre dont ils ont besoin dans l’accomplissement de leurs tâches.

Etant communicante de formation, j’ai fait des études en communication d’entreprise et marketing, j’ai constaté qu’il n’y avait pas d’évènement qui réunit les professionnels de mon domaine. L’idée m’est venue d’organiser un salon qui serait l’évènement de référence des professionnels des métiers de la communication au Burkina Faso.

Lefaso.net : Quelles sont les activités inscrites au programme du salon ?

Nous avons prévu plusieurs activités. Durant les trois jours, il y aura des conférences qui seront animées par des experts en communication, des expositions de stands, des rencontres professionnelles et commerciales, des animations podiums tous les soirs avec des diffusions sur écran géant de spots et des créations publicitaires de nos agences. Le salon prendra fin par un dîner gala au cours duquel, nous allons récompenser des acteurs du secteur et rendre hommage aux ainés qui vraiment luttent pour que la communication ait une base solide au Burkina Faso.

Lefaso.net : Qui peut prendre part au Salon et quelles sont les conditions ?

Tous les acteurs du domaine, notamment les publicitaires, les agences de communication, de l’évènementiel, les imprimeries professionnelles, les régies publicitaires, les médias télé, presse et radio, les chargés de communications, les communicants indépendants, peuvent prendre part au salon. Le Salon de la communication, c’est aussi les étudiants qui sont la relève des professionnels actuels.

Lefaso.net : A quelques mois de l’évènement, où en êtes-vous avec les préparatifs ?

Nous avons déjà des agences et institutions de formations qui se sont déjà engagées. Nous bénéficions déjà de l’accompagnement du ministère de la communication et nous sommes encore en attente avec le CSC. Nous pensons que d’ici là, tout se mettra en place.

Lefaso.net : Le Salon se tiendra du 3 au 5 mai sous le thème : « Le marché de la communication au Burkina Faso », pourquoi le choix de ce thème ?

Pour une première édition, ce serait bien d’avoir une idée sur le marché de la communication. Nous avons l’arrivée de nouvelles agences, de nouvelles imprimeries, bref, de nouveaux professionnels qui sont présents au Burkina et qui font du travail de qualité mais parce qu’ils ne sont pas connus, les annonceurs continuent de faire appel aux agences et à des prestataires à l’extérieur du pays.

Lefaso.net : Justement, vous ne pensez que la faute revient aux agences de communications qui elles-mêmes, ne communiquent pas assez ?

Nous sommes arrivés à nous dire parfois, que les agences sont occupées à s’occuper de la communication des autres qu’elles oublient qu’elles-mêmes doivent communiquer mais disons que le salon de la communication vient répondre à ce besoin. C’est l’évènement qui permet aux agences une fois par an, de revenir se présenter. On peut se présenter aux nouveaux annonceurs comme à ses anciens clients dans ce sens que pour les anciens clients, on peut revenir sur le marché en leur proposant de nouvelles offres et pour les futurs clients, c’est une vitrine de visibilité pour l’entreprise. C’est une opportunité pour chaque agence de se démarquer et de présenter ce qu’il a de spécifique.

Lefaso.net : Comment se porte le secteur de la communication au Burkina ?

Le secteur de la communication a beaucoup d’avenir. Aujourd’hui, avec beaucoup de PME/PMI qui se forment, ces entreprises ont besoin de communiquer. Nos entreprises cernent à peine l’enjeu de la communication. Quand vous voyez dans les entreprises, les budgets de communication sont généralement de petits budgets. Cela fait que les actions de communication sont limitées. On a un marché en pleine croissance et il y a ces PME/PMI qu’il faut accompagner en termes de communication. Et pour les entreprises qui communiquent déjà, il faut les emmener au-delà de ce qu’elles font déjà.

Lefaso.net : Il y a généralement une confusion qui est faite entre le métier de communicant et celui de journaliste. Quel est votre regard sur ce sujet ?

Ce sont deux métiers différents mais complémentaires. Aujourd’hui, le chargé de communication où le communicant, c’est celui qui est chargé de créer et de gérer l’image d’une personne physique ou morale. Il embelli l’image de la personne physique et morale en gommant les côté sombres ; tandis que le journaliste est celui dont le métier est de donner l’information au public.

Il se doit de transmettre l’information vraie sans en toucher le contenu et sans embellir ou arrondir les angles. Ce sont deux métiers fondamentalement différents mais complémentaires. Etant donné qu’aujourd’hui, une personne peut avoir plusieurs formations ; un journaliste qui a suivi une formation en journalisme et communication peut se dire journaliste communicateur. La communication est un domaine très vaste et chaque acteur doit respecter le métier de l’autre.

Lefaso.net : Pensez-vous qu’il y a du professionnalisme dans le métier ?

Il y a des professionnels mais ils sont en petits nombre. Dans nos instituts de formation, c’est une filière très récente mais avec les formations en continue, c’est une opportunité pour ceux qui n’ont pas encore ce professionnalisme, de reconsidérer leurs positions, de se faire former pour être beaucoup plus professionnel et compétitif. Il faut dire que c’est un secteur qui a un peu de tout, des professionnels et une partie qui n’est pas très professionnel.

Lefaso.net : Comment envisagez-vous l’après salon de la communication et quelles sont les actions que vous comptez mettre en place ?

Nous aimerions qu’au Burkina, qu’on dise qu’il y a un salon pour les professionnels de la communication. Aussi, que les annonceurs puissent dépasser certains préjugés, que la communisation puisse avoir une base solide dans l’entreprise, être un service à part entière. Aujourd’hui, dans la plupart des entreprises, le service communication est rattaché au service marketing alors que la communication doit être un département à part entière.

Quant aux actions après le salon, il nous faudra d’abord dresser le bilan de cette manifestation avant d’envisager les perspectives. S’il faut rencontrer certains annonceurs pour avoir leurs avis en termes de retombées après leur participation au salon, nous le ferons. Le But, c’est d’avoir un terrain un peu plus fertile pour les agences et les différents prestataires.

Lefaso.net : Un appel pour une réussite du salon de la communication

Nous lançons un appel aux annonceurs, aux agences conseils en communication et publicité, aux instituts de formation, aux imprimeries, aux régies et surtout aux étudiants, à participer massivement au salon afin de rencontrer et échanger avec les professionnels du secteur. C’est ainsi qu’ils pourront acquérir des connaissances sur le marché dans lequel ils s’apprêtent à rentrer. Nous appelons également à l’accompagnement des sponsors et aussi des pionniers de la communication au Burkina Faso.

Entretien réalisé par Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

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