Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

jeudi 20 octobre 2016 à 23h42min

Pour parler revendications sociales, les centrales syndicales et les syndicats autonomes du Burkina Faso ont été reçu par le Premier ministre Paul Kaba Thièba mardi 18 octobre 2016 dernier. Au cours de cette séance d’explications sur ce que d’aucuns ont appelé revendications salariales tous azimuts des syndicalistes, les organisations syndicales ont présenté le mémoire en défense ci- après.

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Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

Justification de l’explosion des luttes sectorielles
Remarques importantes :

-  Cet exposé n’est pas un point sur les revendications sectorielles ;
-  Ce n’est pas non plus une substitution aux acteurs directement concernés par ces questions ;
-  C’est juste quelques exemples pour étayer un propos.

1. La désinformation et exposition des travailleurs à la vindicte populaire en arguant que les revendications sont toutes salariales or ressources limitées : voilà quelques exemples de revendications qui n’ont rien à voir avec des augmentations salariales.

Institutions

revendications

1

Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Protection Sociale (Institution chargée de la Promotion du Dialogue Social)

Le statut des contrôleurs et inspecteurs du travail, repentants légaux de l’Etat, conformément aux Convention 150 sur l’administration du travail de 1978 (rat 3 avril 1980) et C129 sur l’inspection du travail de 1969 (rat le 21 mai 1974) (ils sont agressés dans leur mission par des patrons privés, et l’Etat reste aphone et laxiste)

 

Implication du Syndicat des Secrétaires dans les instances et activités les concernant conformément aux textes en vigueur (trois correspondances de demande de rencontre avec le Ministre de la Fonction Publique, jusque-là sans suite)

 

Revendication pas d’ordre salarial

2

Ministère de l’Education Nationale           

 

Et Ministère des Enseignements Supérieurs, de la Recherche et de l’Innovation

 

Cas des affectations nominations forcées dans la Région des Cascades d’agents sans numéros matricule, en s’appuyant sur des correspondances administratives superposées et contradictoires.

 

 

Cas du continuum à notre rencontre du 13 octobre 2012 à l’INA à ZOGONA réitérant notre position ferme de reculer à temps pour réunir les conditions avant son application ; mais refus catégorique des dirigeants (conséquences : au moins 3000 écoles sous paillotes ; des lycées privés en voie de refuser les élèves ayant réussi à leur entrée en 6ème et affectés par l’Etat pour non-respect de ses engagements; ou imposer aux parents d’élèves de payer car l’Etat ne l’a pas fait)

 

Publicité sur gratuité, alors que le lundi 18 avril 2016, Barro Soumaïla meurt à l’hôpital Souro Sanou, à la suite du poison bu pour avoir été chassé de l’école parce que ses parents n’ont pu verser la cotisation de 2 750 FCFA à l’APE. Evacué d’abord au CSPS de son village Mangorotou, ensuite au CMA de DANDE et enfin à l’hôpital SANOU SOUROU où il a rendu l’âme. (Jusque-là, quelle décision prise par le gouvernement sur les différentes revendications portant sur la mauvaise gestion de ces APE ?)

 

En 2000 quand la décision politique était en vue d’invalider l’année universitaire, l’actuel Ministre FILIGA, alors Recteur leur avait dit suite à un Conseil Scientifique que l’année était rattrapable et les conséquences de l’invalidation seraient ingérables. La décision politique a été imposée par le régime COMPAORE, avec les dirigeants actuels comme acteurs principaux, qui ont créé des termes Intramuros, extramuros et ensuite le LMD : les conséquences sont le cafouillage des années universitaires et autres crises

 

Revendication pas d’ordre salarial

3

Ministère des Infrastructures

 

Des ouvrages mal exécutés, qui en moins d’un an de leur réception rentrent dans un état de délabrement avancé (Cas de la Bourse du Travail actuelle de Ouagadougou avec des dalles déjà défoncées, or réception faite en mars 2016 et occupation des locaux en juillet 2016).

 

Revendication pas d’ordre salarial

4

Ministère du Tourisme

Ministère de l’environnement

Ministère de l’eau

Ministère des ressources animales

Ministère de la santé

Ministère de l’Industrie

 

Cas des cimenteries dans la Région des Hauts-Bassins. Malgré les correspondances des différents Directeurs Régionaux, des acteurs sociaux, des services techniques de l’Etat, voire du Gouverneur de la Région des Hauts-Bassins démontrant que les sites occupés sont sensibles, le Gouvernement y a imposé l’implantation des cimenteries sur la nappe phréatique combien importante pour le Burkina. Si la ville de Dakar au Sénégal est alimentée avec de l’eau venant de plus de 300 km, c’est une preuve que cette eau en temps venu pourrait aussi être sollicitée pour alimenter les autres localités du Burkina

 

Revendication pas d’ordre salarial

5

Ministère de l’Agriculture     

 

Les paysans dans le cadre de certaines cultures, prennent des crédits d’intrants. Quand la saison pluvieuse est mauvaise donc mauvaise récolte, ces agriculteurs sont tout de même sommés de rembourser, même s’ils vont vendre leurs outils de travail (charrues, bœufs de labour etc.). Le Gouvernement a été invité par le Gouvernement d’y voir clair et bien accompagner les paysans en contrôle et assurance.Parce que cela plombe leur épanouissement et ce sont leurs parents fonctionnaires qui sont souvent contraints d’intervenir pour rembourser avec leur salaire.

 

Revendication pas d’ordre salarial

6

Ministère de l’Industrie et du Commerce     

Cas des boulangeries:Le poids normal de la baguette du  pain doit être à 200 g ; à défaut, ce poids ne doit pas être en dessous de 185 g. Or dans la réalité ce poids est de nos jours à 150 g. Cela est une forme de fraude ; puisque c’est le citoyen qu’on pille. Le syndicat exige que le Gouvernement fasse appliquer les textes en la matière.

 

Revendication pas d’ordre salarial

7

Ministère de l’Habitat                       

Le syndicat revendique un audit des lotissements et le dressage d’un fichier informatique unique sur le foncier. Les travaux de la commission parlementaire sur 16 communes seulement indiquent au moins 105 000 parcelles attribuées frauduleusement.

 

Revendication pas d’ordre salarial

8

Ministère de l’Economie et du Développement

Le syndicat exige l’abrogation des textes engageant la privatisation des péages ; textes pris sous le régime COMPAORE, pourtant les péages ne sont pas déficitaires car ceux-ci dépassent en entrée d’argent les prévisions annuelles.

 Par ailleurs, les privatisations engagées depuis les années 91 ont fait perdre au moins 5180 emplois ; et jusque-là, aucun gouvernement n’accepte satisfaire la revendication syndicale qui est de faire des audits et un bilan sur ces privatisations. Et pire l’actuel gouvernement veut faire un passage en force pour privatiser les péages ; et paradoxalement, le gouvernement crie en même temps que les caisses sont vides

 

Revendication pas d’ordre salarial

9

Ministère de l’Administration Territoriale (MATDSI)

Des agents territoriaux à la retraite depuis le mois de février 2016, sont jusque-là sans pension. Le syndicat exige à ce que ceux-ci soient mis dans leurs droits d’autant qu’ils ont normalement cotisé pour cela.

 Aussi le syndicat revendique de clarifier leur situation à ce qu’une seule institution perçoive leurs cotisations, car de nos jours, ils sont dispersés incompréhensiblement entre la CNSS, la CARFO, et le Trésor

 

Le syndicat revendique l’implication de l’UNAPOL dans les prises de décisions administratives conformément aux textes en vigueur.

 

Le Respect de la liberté syndicale, car il y a violation de la Convention 87 portant liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948 (rat 21 nov 1960 par la Haute-Volta), en prenant des textes qui interdisent le droit de grève à certains syndicats

 

Revendication pas d’ordre salarial

10

Ministère de la Santé

Le statut et la survie de la CAMEG afin de mettre les populations et les travailleurs à l’abri respectivement d’une pénurie de médicaments mais aussi de leur outil de travail.

 

Revendication pas d’ordre salarial

11

Premier Ministère et Présidence du Faso

Des agents ont été licenciés et d’autres ont subi des coupures de salaires pour avoir suivi le mot d’ordre de grève générale contre le putsch du 16 septembre 2015. Malgré l’engagement du gouvernement de la Transition de régler cette question suite à un rapport qui lui a été transmis, et cela a été rappelé au gouvernement actuel, rien n’a été fait

 

Le syndicat revendique le respect scrupuleux des textes régissant la Chambre du Commerce dans le cadre des élections consulaires en vue, faire un audit de la gestion précédente et éviter que des délinquants à col blanc s’infiltrent dans les structures de direction de notre économie nationale ; car cela maintiendra l’environnement de la fraude, de la corruption et de malversations diverses.

Dans ce sens des commerçants ont eu des rencontres et/ou adressé des correspondances au MICA et du Premier Ministère, mais jusque-là sans suite.

 

Revendication pas d’ordre salarial

 

 

2. Le refus d’appliquer des lois de la république votées par une institution de la république en toute connaissance de causes ou relecture infernale

INSTITUTIONS

LOIS

1

Ministère de la fonction Publique

Loi 028 portant Code du Travail (renouvellement infini du contrat, plafonnement de licenciement, réduction du temps d’allaitement, licenciements à souhait etc.).

Le 25 février 2016, Gouvernement a dit à l’UAS que le Patronat est d’accord pour cette relecture. Le 8 août le Patronat dit à l’UAS que le Gouvernement ne l’a jamais rencontré sur cette question encore moins parler d’une réaction de leur part.

2

Ministère de la Communication

Lois 057, 058,059 CNT Portant respectivement régime juridique de la presse écrite, de la presse en ligne, de la Radiodiffusion sonore et télévisuelle au BF      

3

Ministère de l’Action Sociale

Cas de la reconstitution des carrières du personnel des ex garderies populaires sur la base des textes déjà adoptés. Du personnel, qui a servi le pays et qui est abandonné à lui-même

4

Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat

Convention sur les Boulangeries déposée au MICA et qui jusque-là n’est pas signée. Un milieu où il n’y a généralement pas de grille salariale, où le travail avance en fonction des humeurs du Patron

5

Ministère des Mines et de l’Energie

Convention sur les mines jusque-là pas signée et dans le camp du Gouvernement qui doit assumer son rôle régalien

Code Minier adopté sous la Transition qui connait des lenteurs dans la mise en œuvre

6

Ministère de la Justice

Loi n°016-2014/AN du 15 mai 2014 portant statut du personnel de la garde de sécurité pénitentiaire

 

3. Des Fonds n’émanant pas des caisses de l’Etat

INSTITUTIONS

SITUATIONS

1

Ministère de l’Industrie et du Commerce

 

Décision de justice en faveur de MILLOGO Bakary, abusivement licencié depuis 1994 ;

 

176 travailleurs licenciés et poursuite de dénigrements et pression dans les autres Boulangeries afin qu’ils ne soient plus recrutés.

 

Délégués syndicaux sont à leur 4ème mise à pied attendant décision du Ministère pour licenciements à Four Mixtes.

2

Ministère des Mines (BISSA GOLD, INATA, Société IRAM du Groupe CORAM/Koudougou, Société BanlawAfrica Sarl devenue AMOFAN) etc.

Des Travailleurs ayant des décisions de justice en main ou ont eu confiance au Dialogue Social et donc ont accepté un règlement à l’amiable

 

4. Attitudes du Gouvernement vis-à-vis des acteurs sociaux et sur cette question de « les Caisses sont vides »

Actions des autorités

Répercussions

1

Méconnaissance, Négligence, intimidation, dénigrement, répression des acteurs sociaux

Malgré les remarques de l’UAS sur le respect du minimum de délai à respecter dans l’envoi des Correspondances l’invitant à des rencontres, jusque-là il n’y a pas de changement ; car pour des raisons d’efficacité et d’efficience, il faut se pencher sur l’ordre du jour de ces rencontres et l’UAS compte 23 composantes (6 centrales Syndicales et 17 Syndicats Autonomes) à réunir pour toujours dégager des décisions consensuelles. Conséquence : une rencontre non préparée débouche généralement sur des décisions inappropriées.

 

Après une rencontre avec les autorités, les décisions et autres engagements sont communiqués aux différentes bases. Conséquence : la remise en cause de ceux-ci par le Gouvernement de façon répétitive met en difficulté les dirigeants syndicaux qui perdent en crédibilité vis-à-vis des bases qui les ont mandatés, et pire cela pourrait même les mettre en insécurité pour complicité supposée. A la longue, il serait difficile d’avoir un interlocuteur fiable en temps de tension sociale.

 

Par ailleurs, les syndicalistes sont présentés aux yeux des travailleurs et la société par nos dirigeants comme des gens qui ont raté leur vie, des misérables donc des gens qui ne mangent pas à leur faim etc. Or le syndicalisme est un idéal de vie et de combat pour le progrès social, la défense de valeurs morales etc. et non des aigris sociaux. Donc s’habiller même décemment parait suspicieux pour certains.

Les syndicalistes intrépides sont traités de tous les noms, ils sont intimidés, dénigrés, ou insécurisés sur tous les plans etc. Conséquence : c’est la démobilisation syndicale

2

Mauvaise communication du Gouvernement

C’est pendant la sortie du Premier Ministre sur le PNDES dans la Zone de Gaoua qu’il a senti l’intensité des coupures d’eau pour avoir été contrait à se doucher avec un seau d’eau.

C’est aussi pendant aussi sa sortie sur le PNDES dans la zone de Koudougou qu’il a aussi senti la gravité des coupures de courant parce que son exposé n’a pas pu se démarrer dans les conditions souhaitées.

Au cours de sa mission sur Taiwan, 25 millions de f cfa se seraient volatilisés. Au retour, il dit à la presse que les textes indiquent que c’est celui qui a touché l’argent qui doit répondre.

Une déclaration de biens dans laquelle une parcelle aurait été oubliée ou confondue avec des espaces

Conséquence : ces faits pourraient conduire à l’amoindrissement de la confiance du citoyen envers les dirigeants et conduire à des situations explosives.

3

Fraude fiscale 

 

Prêts dus

 

 

Train de vie de l’Etat

 

Privatisation forcée en vue des péages

 

 

Mise en œuvre « moutamouta » du nouveau Code du travail adopté sous la Transition

 

 

Revendications par les syndicats de la mise en œuvre efficace des textes en répression de la Fraude fiscale, de la Corruption ; et dotations en moyens convenables pour le recouvrement convenable ; revendications presqu’ignorées par nos dirigeants

 

 

Etc.

Au moment où le Gouvernement crie que les Caisses sont vides :

Le RENLAC indique dans une conférence de presse un cas de fraude fiscale au niveau de l’ONATEL où seulement 100 millions ont été perçus sur  plus de 11 milliards dus à l’Etat ;

 

Des anciens ministres, députés, anciens présidents d’institutions et personnalités morales doivent plus de 49 milliards en prêts à l’Etat et rien ne bouge pour une clarification et recouvrement éventuel.

 

Combien nous coûtent  nos dirigeants post-insurrection et post-résistance ?

 

Malgré le bilan socio-économique amer des privatisations sur lesquelles aucun Gouvernement ne veut revenir, l’actuel Gouvernement fonce dans la privatisation des péages qui ne sont aucunement déficitaires etc.

 

Conclusion : il y a les moyens dans ce pays. C’est seulement une équation de gouvernance vertueuse qui se pose.

 

4

Les renvois inappropriés des revendications sectorielles à la rencontre Gouvernement/syndicats

Des responsables institutionnels dupent les acteurs sociaux en leur disant que leurs questions seront évoquées à la rencontre Gouvernement/syndicats or à cette rencontre, ces derniers savent très bien que c’est le cahier de doléance du premier mai contenant les préoccupations globales qui est traité.

 

Conclusion : ces contrevérités ne renforcent ni la confiance entre acteurs encore moins un dialogue social tant chanté par nos dirigeants.

 

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Vos commentaires

  • Le 20 octobre 2016 à 19:05, par Kouma
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut par cessation des nominations claniques complaisantes à dont l’objectif est de "guirotiser".
    Revendication non salariale

    Répondre à ce message

  • Le 20 octobre 2016 à 19:30, par Cheikh
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    C’est la lutte qui paie dit-on. Mais lorsque vous brandissez spontanément un cumul de doléances, relatif à des faits dont certains datent de Mathusalem, que le gouvernement précédent a été incapable de résoudre durant des années, et pour lesquels celui-ci n’a d’ailleurs pas été tant emmerdé, aux seules fins de vouloir contraindre des autorités qui viennent de s"installer à les résoudre intempestivement, moi j’appelle cela du forcing, de l’intimidation, de l’irrespect et de l’indiscipline.C’est à peine si vous ne cherchez pas à nous donner l’impression, qu’entre les autorités et vous, c’est plutôt vous qui gouvernez. Mais sachez qu’un gouvernement responsable, ne saurait fonctionner au rythme des satisfactions de ces genres de doléances populaires.Comme quelqu’un l’a dit," la chaleur, l’agitation et l’empressement tiennent du démon et sont circonstanciels", alors qu’actuellement, c’est cela qui est propre au comportement populaire qui est aussi le vôtre. Il n’y a que" le froid, le calme, la tranquillité qui tiennent de Dieu, et sont permanents".C’est cela l’attitude normale que devra toujours adopter un gouvernement normal face à la vôtre, , pour ne pas tendre vers le chaos souhaité par certains, et c’est ce que font nos autorités actuelles. Honneur à nos braves dirigeants ! Et qu’il en soit toujours ainsi, jusqu’à ce que le peuple honnête soit satisfait en temps approprié. N’en déplaise à sa frange d’hypocrites et de trouble-fêtes.

    Répondre à ce message

  • Le 20 octobre 2016 à 22:09, par ngoonga
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Nous pensons que la CNSS et la CARFO doivent coordonner leurs actions pour éviter aux travailleurs le calvaire de la retraite. Il y a un agent qui pour cette situation n’a pas pu bénéficier de l’intégralité de ses indemnités de départ à la retraite et mieux depuis 4 ans il souffre sans pouvoir disposer de sa pension à cause du ping pong en question.
    Pitié, Pitié, Pitié...

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2016 à 00:05, par la bâtardise ne gagnera pas
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    C’est propre Messieurs du site lefaso.net. Où sont les perroquets du régime qui sont outrés par les différents grèves ? il faut vous cultiver avant de venir jaser ici.

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2016 à 10:25, par Naboho Lassina
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Je crois aussi que le Ministre en charge du travail et de la fonction publique ainsi que le patronat et la centrale syndicale U.A.S. doivent proposer une nouvelle grille salariale du secteur privé.La grille actuelle est en déphasage avec le cout de la vie, les travailleurs du secteur privé sont dans une situation de misère qui ne dit pas son nom.on doit travailler pour s épanouir et non avoir des soucis permanents à cause de la vie chère.Merci

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  • Le 21 octobre 2016 à 10:29, par sacre
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Soyons sérieux même les questions pécunières,il a rien de mal en cela.
    Quand le magistrat assis au palais entrain de causer sale aux justiciables touche des millions à la fin alors que le Docteur en service à Tin Akoff ou intagom n’a pas la moitié.
    Quelle est la bonne gouvernance en cela ?
    Allez demander à l’armée combien elle payait les Hommes à Intagom ? que dalle
    Il faut une refonte totale du système de paie sinon on va pas s’en sortir dans ce Pays.
    Revendiquons tous azimut et nous aurons la satisfaction de nos revendications.
    Quand on est pas capable on prend pas le naam.

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2016 à 10:37, par Ka
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Monsieur P. Kaba Thieba, avec le respect que je vous dois, c’était mieux de laisser cette rencontre aux vrais premiers ministres qui sont le PAN et le ministre de la santé. Vous n’êtes pas l’homme a la place qu’il faut, par rapport aux deux que j’ai cité : Vous n’êtes qu’un premier ministre a manipuler avec cette affaire du CAMEG dont un ministre vous défie sans se soucier de sa place : En un mot ’’’le peuple se sent trahi.’’’ Vous n’êtes pas l’homme de la situation actuelle, car un Burkina en quête de développement, c’est de rassembler toutes les capacités du Faso a la réalisation d’un seul objectif. Pour cela il faut utiliser toutes les compétences, et au-dessus de ces compétences, un compètent a la trempe du feu Norbert Zongo que vous n’aviez pas, pour dire la vérité aux ministres Rambo, en mettant les hommes qu’il faut à la place qu’il faut au moment où il faut.

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2016 à 11:51, par Walaka
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Les syndicats sont avant tout des partenaires sociaux du gouvernement. Si au lieu de gouverner, c’est plutôt gouverne-et-ment, il va de soit qu’il aura du rififi entre les deux. Les relations entre les deux devraient être empruntent de sincérité, d’honnêteté et surtout d’un désir de construire ensemble ce pays, chacun jouant son rôle.
    Le gouvernement doit tout faire pour instaurer les valeurs de la vertu dans la gouvernance, et les syndicats poursuivre au mieux leur rôle de conscientisation et de formation.

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2016 à 12:43, par Alexio
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    C est connu que l arm ela plus efficace pour se revendiquer ses droits legitimes sont les greves qui touchent les tierces qui nont rien avoir cette revendication.

    La greve est devenue chez nous comme Karl Marx accusait la religion l opium du peuple. Dans notre contexte les greves sont devenus notre opium. Un pays pauvre qui n arrivera jamais a decoller, si nos syndicats se laissent manipules politiquement par l opposition. Ou les races des Toure Soumane.

    Qui ont lutte que pour leur interts egoistes depuis la chute de Maurice Yameogo par le soulevement populaire, ce pays pauvre et ses politicards dans les coulisses de la destabilisation n ont rien apporte de concret de durable pour notre developpement.

    Notre modele de societe confuse sans feuille route claire et reelle, depuis des soit disant luttes syndicales. Ce tatonnement politique s est deboucher sur la revolution. Et ces memes politicards syndicaux de coulisses ont discredit ce mouvement populaire qui avait fait ses fruits sur le terrain.
    Quest-ce que notre syndicalisme veut aujourdhui ? Une consertation constructive pour notre developpement, comme les pays scandinaves ? Ou bien les greves vides de sens realistes. Un pays pauvre comme le notre ou les jeunes de 17a..... n ont pas de travail apres leurs etudes n ont ni assurance chomage en attendant leur integration voient toujours les memes fonctionnaires salaries de l Etat dont la revendication est devenue leur religion.

    Comme Kennedy l avait dit. Au lieu de reclames ceux que tom Etat n apas pas pu te fournir, arrete toi, et se demander qu est ce que je peux faire pour mon Etat. Le Patriotisme et la solidarite qui pourrons boostes notre developpement. Et non les greves revendicatives. Le Patrimoine de l Etat burkinabe appartient a tous.

    Répondre à ce message

  • Le 21 octobre 2016 à 13:28, par BILI-BILI
    En réponse à : Explosion des grèves au Burkina : Le mémoire en défense des organisations syndicales

    Les gars, il faut dire la vérité. Les solutions à ses preocupations sont à 80% indirectement dordre pecunier :

    Ministère de la Justice :


    Loi n°016-2014/AN du 15 mai 2014 portant statut du personnel de la garde de sécurité pénitentiaire.

    Monsieurs du Syndicat ; pourquoi bon nombre de travailleurs reclament les statuts particuliers ??

    Répondre à ce message

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