Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

jeudi 6 octobre 2016 à 00h48min

Monsieur le Président de la Commission,

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Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

Vous êtes investi d’une lourde mission qui consiste à rédiger une nouvelle Constitution qui va ouvrir la voie à la cinquième République. Votre tâche est certes noble et exaltante, mais nécessite beaucoup de sérénité et une bonne dose d’indépendance d’esprit.

Nous vous en félicitons et vous souhaitons beaucoup d’audace.

Cette rédaction intervient à un moment où le peuple burkinabè est de plus en plus conscient qu’il est maître de son destin.

Le MOUVEMENT EN AME ET CONSCIENCE (MEAC) entend, par la présente alerte, attirer votre attention sur la question majeure de l’indépendance de la justice au Burkina Faso.

Monsieur le Président de la Commission,

Notre alerte appelle d’emblée quelques remarques. En effet, avant même que votre commission ne soit officiellement mise en place, des plus hautes personnalités de l’Etat se sont déjà exprimées sur la question, comme pour vous imposer leur choix. Les déclarations ci-dessous corroborent la grande inquiétude du MOUVEMENT EN AME ET CONSCIENCE.

Le Vendredi 03 Juin 2016 à DAKAR le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Rock Marc Christian KABORE déclarait, je cite : « sur le plan de l’ application de ce que nous avons appelé l’ indépendance de la justice, je crois qu’aujourd’hui, chaque burkinabè comprend pourquoi il est nécessaire que le Président du Faso et le Ministre de la justice soient au Conseil Supérieur de la Magistrature, parce que si vous avez un Etat où la magistrature est son propre patron cela peut créer beaucoup de problèmes ; et je crois que lors des discussions constitutionnelles pour le passage à la 5ème République ce seront des questions qui seront revues, au regard de la réalité et l’ applicabilité sur le terrain » ;

Le lendemain 04 Juin 2016 Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale affirmait devant les jeunes du MPP, je cite : « on ne quittera pas le pouvoir des armes pour tomber dans le pouvoir des juges ; les juges sont devenus des affairistes et pour que notre justice soit sociale et équitable, il faudrait qu’à la prochaine révision constitutionnelle on mette des garde-fous afin que celle-ci réponde aux aspirations du peuple » ;

Monsieur Bessolé René BAGORO, Ministre de la Justice Garde des Sceaux, lors d’un point de presse, affirmait qu’ « il est normal que le Président du Faso puisse nommer des juges avec qui il pourrait travailler plus facilement » ;

Dans le quotidien ‘’ le PAYS’’ n°6122 du 16 Juin 2016, les déclarations de Monsieur Halidou OUEDRAOGO, nommé par le Président du Faso attestent à suffisance une volonté de réaliser, voire matérialiser le replacement et la confusion de la magistrature civile avec les départements de l’exécutif, à l’ instar de la justice militaire qui ne relève même pas d’ une Direction générale mais tout simplement d’un directeur de la justice militaire, placé sous la tutelle du Ministre de la défense et donc du chef de l’ Etat .

De toutes ces déclarations dont le seul but est d’influencer le travail de la Commission constitutionnelle, nous décelons une certaine peur de nos autorités d’avoir une justice véritablement indépendante. Sinon, comment chanter à cor et à cri le changement et refuser une telle avancée démocratique que l’on rejette avant même son début d’expérimentation ?

Les « problèmes » dont parle Son Excellence Monsieur le Président du Faso ne pourront advenir qu’à ceux qui ne respectent pas la loi ou qui ont des délits ou des crimes à se reprocher.

Les juges sont devenus des affairistes mais depuis quand le sont-ils ? Aujourd’hui ? Hier ? Ou avant-hier ?

Le sont-ils plus que les détenteurs des autres pouvoirs ? L’exécutif et le législatif ?

Aussi de quel peuple parle-t-on ? Certainement des jeunes que l’on a confinés à la drogue, aux alcools frelatés ou la masse rurale résignée et que l’on utilise à souhait comme du bétail électoral, bref ! Disons que le peuple n’existe qu’en devenir.

Oui encore une fois au lieu de penser le Burkina avec les burkinabè, le seul souci est de gérer pour mieux digérer, sinon comment peut-on affirmer sans gêne, qu’il est normal que le Président du Faso puisse nommer des juges avec qui il pourrait travailler plus facilement ? Devons-nous comprendre par cette affirmation qu’il faut façonner des nouveaux juges acquis ? Bien malin qui pourra le deviner.

A ce titre, le MOUVEMENT EN AME ET CONSCIENCE dont les membres sont appelés des Humains Développeurs voudrait interpeller en conséquence tous les éminents membres de la commission constitutionnelle sur toutes ces stratégies de communications qui n’ont pour seul dessein que la remise en cause de l’indépendance du pouvoir judiciaire et le replacement sous tutelle (politique) de l’exécutif du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Monsieur le Président de la Commission,
Mesdames et messieurs les membres de la Commission,

Conscient, que les faits et causes qui ont entre autres contribué à l’insurrection populaire étaient intimement liés à la confusion des pouvoirs exécutif et judiciaire pendant près de trente ans par le défunt régime ;
Considérant, que les maux qui minent la justice notamment sa lenteur ne peuvent trouver leurs solutions dans la domination du pouvoir exécutif sur le judiciaire ;

Convaincu, que la loi Organique n°50 CNT du 25 Août 2015 portant statut du corps de la Magistrature et la loi N°049 CNT du 25 Août 2015 portant organisation, composition ; attributions et fonctionnement du CSM qui ont consacré la séparation administrative effective constitue un acquis démocratique incontestable de la transition ;

Rassuré, que toutes réformes constitutionnelles intéressant la séparation des pouvoirs se doivent d’aller dans le sens exclusif du renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et ce conformément au sens formulé par le pacte national pour le renouveau de la justice burkinabè à l’issue des états généraux de la justice ;

Considérant que l’article 131 de la Constitution du 02 Juin 1991 promulguée le 11 Juin 1991 affirme clairement que « le Président du Faso est garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire » ; admettre le retour de l’exécutif dans le judiciaire c’est transformer le Président du Faso non plus en garant, mais en gérant du pouvoir judiciaire, qui se traduira par la politisation de la magistrature ;

Persuadé, que le passage d’une république à une autre se justifie toujours par la survenue de crises politiques majeures de sorte que la loi fondamentale se doit désormais d’en tenir compte et ce, à travers des réformes qui tranchent définitivement sur lesdites crises, par l’instauration d’institutions fortes en vue de l’édification d’un Etat moderne démocratique ;

Nous vous invitons à faire preuve de clairvoyance et de n’avoir qu’un souci en tête : l’intérêt supérieur de la nation et de la démocratie.

Monsieur le Président de la Commission,
Mesdames et messieurs les membres de la Commission,

Le Mouvement EN AME ET CONSCIENCE vous invite à saisir cette belle opportunité pour rentrer dans l’histoire et la nation entière vous le revaudra.

Enfin, nous invitons par ailleurs tous les magistrats et leurs collaborateurs, les OSC, les syndicats, les ONG, l’ensemble des burkinabè à la vigilance pour arrêter ces velléités de passage en force sur la question cruciale de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Comme pour paraphraser François Mitterrand, nous soutenons avec véhémence que le Faso n’appartient à personne. Nous en sommes tous, à des titres différents, les garants et les artisans. Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment justice, liberté, égalité, fraternité et développement aucun volontaire n’est de trop.

Le Burkina Faso doit être pensé et construit par tous.

Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre parfaite considération.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso. Amen !

Le Président

Me Ibrahima Sori ZERBO
Chevalier de l’Ordre National

70 24 77 99

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Vos commentaires

  • Le 5 octobre 2016 à 19:00, par GARWA
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    RECONNAISSEZ AVEC MOI QU’EN ÂME ET CONSCIENCE QUANT ON EST SON PROPRE PATRON ON ABUSE TOUJOURS.
    REGARDEZ L’ETAT DE NOTRE JUSTICE,IL EST A L’IMAGE DE BLAISE COMPAORE,LES LOIS SONT A CHANGER CAR UN DG QUI PEUT DÉTENIR 3 MILLIARDS DANS SON BUREAU DANS UN PAYS COMME LE BURKINA ! ? ! ?
    VOUS NE PENSEZ PAS QU’IL FAUT DES GARDE-FOUS A TOUS POUVOIR ?????
    EN ÂME ET CONSCIENCE ! ???

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  • Le 5 octobre 2016 à 22:44, par nc
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    Monsieur vous apportez rien c’est au burkinabè décrire la constitution car rock passe comme ces prédécesseurs peu importe la manière mais le Faso demeure

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  • Le 5 octobre 2016 à 23:55, par "le vieux"
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    MERCI MONSIEUR ZERBO. LE PEUPLE BUKINABE A ETE BERNÉ PAR LE SERPENT A TROIS TÊTES. DANS TOUT ÇA, C’EST LA POSITION ACTUELLE DE MAITRE OUEDRAOGO ALIDOU QUI ME DEÇOIT. COMMENT SACRIFIER TOUTE SA VIE DANS LE PATRIOTISME ET TERNIR SON IMAGE A CET AGE. JE LUI DEMANDE DE DEMISSIONNER POUR NE PAS SE FAIRE UTILISER PAR CES MESSIEURS QUI NE RECULENT DEVANT RIEN POUR ASSOUVIR LEURS DESSEINS.

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  • Le 6 octobre 2016 à 03:35, par Lavie
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    La question de l’indépendance de la justice est très capitale dans une democratie en générale et d’un processus de démocratisation comme c’est le cas du Burkina Faso en particulier. Me Ibrahima Sori ZERBO cite bien le président François Mitterrand alors qu’il me permet de l’inviter à lire les propos d’Alain JUPPE dans son ouvrage, Pour un Etat fort, à la page 154 et 155.
    1) " une personne censée rendre la justice au nom du peuple français ne peut pas la rendre au nom de ses convictions politiques personnelles" ;
    2) pour des questions qui minent la justice il dit " Il faut donc trouver des réponses à ces questions dans la déontologie, l’éthique et dans les procédures lancées par le Conseil Supérieur de la magistrature qui a vocation à faire respecter ces valeurs.Toutefois, chaque corporation ayant tendance à se protéger, il faut veiller à ce que la majorité des membres du CSM soit extérieure au monde judiciaire. Cela s’est déjà fait, d’ailleurs" ;
    3) L’indépendance de la justice n’empêche pas que le parquet applique les directives générales indiquées par le ministre de la justice autour des priorités que sont le démantèlement des trafics de drogue et la déradicalisation de certains individus etc. ;
    4) l’indépendance de la justice dans son fonctionnement est assurer par l’existence du juge d’instruction.
    C’est ma contribution. Je fais confiance à la commission pour un Burkina Nouveau.

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  • Le 6 octobre 2016 à 05:05, par bouba
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    Félicitations pour votre écrit bien argumenté et qui contribue concrètement à l’éveil des consciences comme l’indique le nom de votre mouvement. C’est le "Halidou Ouédraogo de la compromission" des années 2000 qui a été appelé pour présider cette commission. Le Halidou des années 90 que nous avons tous suivi à son temps n’aurait jamais été appelé pour présider cette commission par ce pouvoir mouta -mouta - continuité de 30 ans d’aliénation du peuple Burkina Faso et de pillage des ressources par les mêmes individus. Nous avons beaucoup d’attentes à l’égard de la justice, notamment un examen des conflits d’intérêt dans les nombreuses privatisations - privatiser et se repartir les actions entre eux. ça ne se fait dans aucun pays qui veut lutter contre la corruption. C’est curieux que le président qui s’est emprssé de demander un audit de la transition, n’a jamais pensé demander à l’ASCE un audit des privatisations (ONATEL, BIB, etc, ), ni même des 27 ans de gestion catastrophique clanique du régime Blaise Compaoré auquel ils ont participé. Les attentes du peuples sont grandes quant aux dossiers de crimes économiques et de crimes de sang qui avaient commencé à avancer sous la transition et qui dès l’arrivée des RSS ont connu un arrêt brusque, puis un recule avec des libertés provisoires arrangés et des mandats d’arrêts annulés sous prétexte de voie diplomatique frauduleusement introduites par RMCK dans les procédures judiciaires où elles n’existent pas. Il faut que le peuple se mette débout- fut-ce au prix d’une autre insurrection pour sauver les acquis de l’indépendance de la justice qui va lentement mais qui sera une réalité une fois que les vieux magistrats acquis iront à la retraite.

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  • Le 6 octobre 2016 à 07:42, par LE PAUVRE
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    MONSIEUR ZERBO JE VOUS REMERCIE DE CETTE PENSÉE EN PLUS JE DIRAIS N’ÉCOUTEZ PAS LES ÉGARÉS OU ENCORE LES IGNORANTS QUI VONT CRITIQUER VOTRE ÉCRIT CAR ILS NE SAVENT PAS FAIRE UNE BELLE ANALYSE OU ENCORE JOUENT A LEURS PROPRES INTÉRÊTS AU DÉTRIMENT DE L’INTÉRÊT DU FASO POUR NOUS TOUS LES FILLES ET FILS DU BURKINA FASO. DOCTEUR SALIFOU DIALLO LE SAIT TRÈS BIEN QUE CE GOUVERNEMENT EST "BROUILLON" DANS SES PROPOS QU’IL A TENU SUR LA FMI ET BANQUE MONDIALE. C’EST VRAI QU’IL(DOCTEUR DIALLO) EST DÉPASSÉ MAIS AU MOINS IL SAIT QUE LEUR ÉQUIPE NE RÉPOND PAS AUX ATTENTES DU PEUPLE BURKINABÈ. JE PRENDS LES CAS SUIVANTS SIMON COMPAORE MINISTRE ? C’EST TROP DEMANDE A CE CDR QUI NE CONNAIT AUTRE CHOSE QUE D’INSULTER ET COURIR DE GAUCHE A DROIT. SA PLACE ÉTAIT SOIT A L’HÉMICYCLE SOIT A LA MAIRIE OU SOIT AU CONSEIL RÉGIONAL. RENÉ BAGORO LUI IL EST TRÈS COMPÉTANT MAIS SON ÂGE DE LA JEUNESSE LUI A FAIT UN HOMME QUI A DE LA RANCUNE ET IL VEUT COÛT QUE COÛT FINIR AVEC SES ANCIENS ENNEMIS D’HIER. DÉTENTION DU GÉNÉRAL BASSOLE JUSQU’À PRÉSENT, ARRESTATION DE LUC ADOLPHE TIAO BEAUCOUP D4AUTRES ARRESTATIONS. IL VEUT SE VENGER DU FAIT QUE LORS DE PUTSCH IL FAISAIT PARTIR DE CEUX QUE LES MILITAIRES AVAIENT RETENUS. EN PLUS SON APPARTENANCE DE CE FAMEUX "BALAI CITOYEN" ET SANS SANS OUBLIER QU’IL EST PROCHE DE CE TROUILLARD LIEUTENANT COLONEL ZIDA. DE L4AUTRE CÔTE NOUS AVONS DEUX DAMES A SAVOIR MADAME LE MINISTRE LAURE ZONGO/ HIEN. UNE DAME QUI SE CROIT A TOUT PERMIS A MIS SON PROPRE VILLAGE BOUROUM-BOUROUM EN GENOU EN EMPÊCHANT LE BON DÉROULEMENT DES ÉLECTIONS MUNICIPALES ET LA MAL GESTION DES RESSOURCES HUMAINES DE SON DÉPARTEMENT MINISTÉRIEL. LA SECONDE DAME EN QUESTION N’EST AUTRE QUE CETTE ANALPHABÈTE LOPEZ QUI SE CROIT A TOUT PERMIS ET RACONTE DU N’IMPORTE QUOI ICI AU FASO SANS CRAINTE PARCE QU’ELLE A LA PROTECTION DES SAINTS PUISSANTS DU SYSTÈME KABOROSE. ELLE A MANGE AVEC ZIDA ET CONTINU A MANGER AVEC ZIDA MAIS AUSSI SOUPE AVEC LES MOGOS PUISSANTS DU MPP. OOOOOOOOOOH PAUVRE BURKINA FASO ! DONC JE DIRAIS QUE NOUS NE SOMMES PAS ENCORE DANS UN ÉTAT DE DROIT MAIS DANS UN ÉTAT MONARCHIQUE. AU MOINS LAISSEZ UN PETIT POUVOIR A MON DOCTEUR DIALLO ET VOUS VERREZ IL VA CORRIGER UN PEU LE SYSTÈME EN RAMENANT LE FASO A 75% DANS UN ETAT DE DROIT ET DÉMOCRATIE.

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  • Le 6 octobre 2016 à 07:54, par bagasse
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    eh le vieux il y a l’argent dans ca dès. Vieux HALIDOU ne bouge pas

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  • Le 6 octobre 2016 à 09:15, par Renato
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    L’indépendance de la justice, n’est pas le seul fait d’une constitution bien rédigée lui garantissant cette indépendance. Du reste, ma conviction est que nulle part, il n’existe une justice indépendante, MAIS DES JUGES INDEPENDANTS. En tout état de cause, il faut en toute circonstance et en tout lieu que le pouvoir limite le pouvoir. D’où les garde-fous pour éviter les abus. Surtout les outrages à Magistrat tant prisés par eux. Simple façon de voir

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  • Le 6 octobre 2016 à 09:15, par YABSORE
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    Me ZERBO,
    Mr TOE alors président de la cours suprême avait déclaré que le juge dit le droit et l’avocat fait sa promotion.
    Me HALIDOU a été l’un et maintenant joue l’autre rôle.
    pour l’écriture des constitutions, l’Union Africaine, l’organisation faitière des Etats a donné des orientations dans sa charte pour la démocratie, les élections et la gouvernance. par ailleurs, l’organisation des droits de l’homme au niveau africain alors dirigé par Me Halidou est prenante de la définition du rôle des acteurs dans l’écriture des constitutions qui ne consiste de dépouiller une institution au détriment de l’autre. Halidou n’ignore pas qu’une loi est un consensus codé. l’un dans l’autre, il a ses convictions et sait les défendre mais il n’a que la police des débats. Alors pas de procès d’intention

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  • Le 6 octobre 2016 à 11:09, par kunibè SOME
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    L’indépendance de la justice est à rechercher dans la personnalité et l’intime conviction de chaque acteur de la justice, particulièrement des magistrats

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  • Le 6 octobre 2016 à 11:10, par Mamon Yélé
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    N’est-ce pas l’impossible trinité humaine que l’on essaye de faire écrire par ces hommes ?
    En effet la constitution qui consacrera l’état unitaire du Burkina doit lui assigner trois (voire 4) pouvoirs indépendants (législatif, exécutif, judiciaire et (presse)). Chaque pouvoir est fier de son indépendance mais entend surtout exercer cette indépendance comme contraignante pour les deux ou trois autres pouvoirs. Sans bonne compréhension de l’indépendance et de son exercice on court tout naturellement à la catastrophe car comme on le constate il y a ingérence du législatif, comme du judiciaire dans l’exécutif. Il faut donc que la constitution prévoit que le suprême soit clairement défini dans le type d’état. Si c’est en démocratie, il faut recourir au peuple ; si c’est en monarchie, le monarque décidera ; etc. Mais il ne faut pas un serpent à trois têtes hostiles qui s’entre empoisonneront . Un tel état n’a pas de chance de survie. Comme c’est de plus en plus POUR LE DROIT que l’on penche faisons donc un état judiciaire avec la toute puissance aux juges que nous désignerons, voteront démocratiquement car nul n’est sensé ignorer la lois. Pas de formation ou de profil qui tienne, mais la droiture et l’intégrité. Le filtre actuelle de sélection et de formation de nos juges ne garantie pas qu’ils soient au dessus de nos jugements. La trinité divine est harmonieuse les tentatives humaines restent tumultueuses.

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  • Le 6 octobre 2016 à 14:58, par WALAY
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    Malheureusement les juges ne nous bonne de bons exemples que leur indépendance améliorera leur rendement. Ils veulent leur indépendance pour faire ce qu’ils veulent comme trainer avec les dossiers même sensibles, enfermer ceux ou celles qui vont s’amuser avec eux comme les Safietou lopez, libéré qui ils veulent sans donner les raisons etc........ Si c’est comme cela l’indépendance de la justice, le peuple n’en veut pas. Personne ne peut imaginer qu’après leur coup réussi contre le gouvernement et le peuple burkinabé les choses n’allaient pas aller de mieux en mieux. Ils ont eu leur argent et leur indépendance mais nous on attend toujours des résultats. C’est ça aussi le problème Mr SORI ou ZERBO ; walay

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  • Le 6 octobre 2016 à 17:31, par Cheikh
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    Depuis qu’on a parlé de cette fichue indépendance, ce ne sont que les juges qui se prononcent là-dessus pour alerter les dirigeants, ou prendre à témoins la population, dans le sens de l’acquisition de leur Liberté « véritable ». Mais vraiment, de quelle liberté s"agit-il encore ? Y a-t-il vraiment des juges qui sont en prison ou qui ont les mains liées ? A part le gouvernement précédent qui les tuait, ont-ils vu l’actuel gouvernement les menacer ou s’en prendre à eux sans cause palpable ? Moi je crois que c’est de la poudre aux yeux de leur part que de vouloir qu’on les regarde comme des poissons dans l’eau ! Ne dit-on pas que "la liberté a des limites recommandées par la justice ?" Mais si eux les juges constituent une limite à la liberté des autres, qui veulent-ils qui soit la limite à la leur ? Le bon Dieu alors ? Ah non ! Qu’ils cessent de se faire de l’illusion ! Car si par le passé ils n’étaient déjà pas bien réputés sous pression, ce n’est pas aujourd’hui que sans leurs chaînes, ils vont devenir subitement honnêtes ! Par ailleurs, on a vu déjà rien qu’en quelques mois de liberté absolue sous le nouveau pouvoir, combien de bavures ils ont commises, en arrêtant et libérant les gens comme ils veulent selon leur bonne conscience ! Et puis si l’on s’évertue à ce que le pouvoir en place même ait des contre-pouvoirs, pourquoi les juges n’en auraient pas ? Cela est tout simplement un faux débat que les juges manipulent, pour se retrouver libres comme le bon dieu ou Satan. Chose qui n’arrangerait personne, car pour paraphraser l’auteur de cet écrit, "le Burkina appartient à nous tous".

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  • Le 6 octobre 2016 à 17:59, par la force révolutionnaire
    En réponse à : Lettre ouverte au président de la commission constitutionnelle chargée de la rédaction de la constitution de la 5eme république

    une institution est indépendante si les hommes qui l’ animent sont indépendants.
    regardons un tout petit peu l’indépendance de nos pays ; cela ressemble à quoi devant vos grand-pères les gaulois .de BURKINA en passant par le MALI jusqu’en COTE D’IVOIRE c’est votre oncle FRANÇOIS HOLLANDE qui dicte toujours la loi et pour toujours.
    ceci dit ce ne sont pas des lois ou des constitutions qui vont rendre la justice indépendantes.
    mais les hommes. si vous avez des juges corrompus si vous avez des juges vendus si vous avez des juges poltrons et si vous avez des juges lèche-cul, je parie que.malgré les tonnes de matériels et des moyens malgré des kilomètres de lois qu’on va écrire malgré les milliers d’institution qu’on va créer et le nombre imaginable de conférences et assises meeting et autre la justice ne sera jamais indépendante.
    a mon âme et conscience l’indépendance de la justice réside dans la conscience des juges.
    pour ma part je suis pour l’indépendance de la justice par des lois mais c’est très tôt pour notre BURKINA. il fallait d’abord des garde -fou et extirper la justice des délinquants au robes noires avant de voter des textes bidon comme cette loi qui ferra plus mal au BURKINA et à la justice et aux justiciables.
    la preuve doit on faire marche arrière ou avancer
    la preuve on assiste à des verdicts bidon
    la preuve .... la preuve .... la preuve

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