Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

LEFASO.NET | Par . • mardi 4 octobre 2016 à 01h05min

« Juridictions et démocratie financière : quels dispositifs pour une contribution à la transparence dans la vie publique ? ». C’est sous ce thème que s’est effectuée, ce lundi, 3 octobre 2016 à Ouagadougou, la rentrée judiciaire 2016-2017. Cette cérémonie solennelle a été placée sous le patronage du Président du Faso et la présidence de la présidente du Conseil supérieur de la magistrature.

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Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

Pour le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Thérèse Traoré, la justice est aujourd’hui au cœur des débats, à tort ou à raison, des critiques virulentes. Ce qui indique les attentes combien nombreuses des citoyens à son égard. « Cela est d’autant plus patent, poursuit-elle, lorsqu’au détour des conversations, des citoyens lambda déclarent à qui veut l’entendre, ne pas croire à son impartialité et même souvent à son utilité ». Selon la présidente du CSM, la justice est rendue au nom du peuple et pour le peuple ; elle se doit donc d’être au service du justiciable et des acteurs rendant leurs décisions en toute indépendance sans pression ni influence.

Après avoir scruté les « grands maux » dont souffre la justice burkinabè, Thérèse Traoré a rappelé que les états généraux de la justice, tenus en mars 2015, ont formulé des « recommandations fortes » qui ont été prises en compte par l’adoption de nouveaux textes intervenue dans la magistrature. C’est le cas, en août 2015, des lois portant statut de la magistrature et organisation, composition, attribution et fonctionnement du CSM. Pour elle, il appartient donc aux acteurs de la justice de « s’engager résolument » à rendre la justice plus performante, plus accessible et plus protectrice des droits et libertés et à travailler à restaurer la confiance du justiciable envers la justice et ses acteurs.

Pour le ministre de la justice, des droits humains et de la promotion civique, garde des Sceaux, René Bagoro, cette cérémonie revêt une signification particulière pour l’appareil judiciaire car, cette rentrée judiciaire se tient dans un contexte de renouveau du cadre organique et juridique de la magistrature et des autres agents de la justice. ‘’Le gouvernement réitère sa volonté de poursuivre les réformes préconisées lors des états généraux de la Justice. Le cadre organique et juridique, dans lequel évolue actuellement la magistrature, vise le renforcement de l’indépendance de l’appareil judiciaire en accroissant l’autonomie et les prérogatives du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM). Il institue cependant, et à juste titre, le Président du Faso comme l’ultime garant de l’indépendance de la magistrature. Et c’est en cela que les fruits des réflexions qui seront menées devront permettre de comprendre les contours de l’implication du pouvoir exécutif en matière de préservation de l’indépendance du pouvoir judiciaire », a confié le ministre, René Bagoro. A l’en croire, la notion de « démocratie financière » est ancienne dans sa conception mais actuelle au regard des exigences de l’heure et met en relation les prérogatives des trois pouvoirs en matière de gestion des finances publiques (le pouvoir législatif, qui vote la loi de finances ; le pouvoir exécutif, qui est chargé de la mise en œuvre des lois de finances et le pouvoir judiciaire, qui assure le contrôle de l’exécution des budgets publics).

Il fait également observer que la rentrée judiciaire intervient à un moment où les populations développent une opinion de plus en plus critique sur les gouvernants et sur la justice. « Aussi, il est à souligner l’évolution sans précédent de la relation Etat-populations marquée par l’exigence d’une gestion efficace, transparente et responsable tant des biens que des deniers publics en vue d’un développement économique et social profitable à toutes les couches sociales. Cette nouvelle dynamique en matière de gestion des affaires publiques provient d’une prise de conscience des populations sur la redevabilité déjà perçue à l’article 15 de la Déclaration française des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 aout 1789, selon lequel article : ‘’La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration’’ », a étayé le ministre Bagoro.

Quant au président (par intérim) de la Cour des comptes, Raymond Poda, il faut repenser le rôle de cette institution pour la rendre conforme aux nouvelles exigences de contrôle des finances publiques.

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Vos commentaires

  • Le 4 octobre 2016 à 06:54, par ka
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Prenez théoriquement votre temps pour vous bernez vous-même : Le peuple Burkinabé sait qu’il y a aucune justice dans son pays, sauf la justice des vainqueurs et de la vengeance. Vous êtes les champions de la théorie juridique : Vous les appliquez quand ça vous chante pour sauver un parent, un ami, ou là ou vos gosiers peuvent être remplis par un criminel économique comme Guiro. Non messieurs, la justice Burkinabé en 27 ans n’a jamais été partiale ni indépendante, sauf le TPR de Komi Sambo Antoine, qui exhibait et condamnait les vrais justiciables à la maison du peuple. Camouflé dans vos robes à sang pour arnaquer le peuple ne marche plus. Une vraie justice équitable et partiale était celle de la transition qui a fait un travail bâclé qui n’a pas laissé le choix a Roch Kaboré et son équipe que de finir le travail, même s’il fallait rectifier les imparfaits à cause du temps très court de cette fameuse transition, a la trempe du feu Norbert Zongo et du feu Thomas Sankara. Malheureusement cette transition qui a tout fait pour une alternance politique transparente qui va pour le peuple, a été bousier par une équipe qui a volé la victoire de la jeunesse pour des règlements de compte, des partages des entreprises d’états stratégique au développement, et la continuité de l’injustice et de l’impunité, surtout de la corruption à ciel ouvert. Cette rentrée juridique avec un discours théorique bien préparé est à saluer : Mais quand a sa pratique, elle sera à maudire, car rien ne sera fait pour le peuple, que de libérer les amis criminels avec des articles de lois bidons qui seront déterrer pour. ‘’’Sachiez que tout ce qui mine le développement d’un pauvre pays comme le nôtre est l’injustice et l’impunité. Sans une justice équitable et partiale, une classe donné comme celle Roch Kaboré et son équipe ne pourra développer son programme présidentiel, ni sa parole donnée.’’’

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    • Le 4 octobre 2016 à 16:04, par Justice impartiale
      En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

      KA, je ne vous suis pas bien donc je ne vous comprends pas. Vous voulez une justice partiale ou impartiale ? relisez vous.

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      • Le 4 octobre 2016 à 18:43, par ka
        En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

        Merci à l’intervenant ‘’’Justice impartiale :’’’ Les fautes de frappe sont fréquents quand un sujet qui énerve comme cette entrée judiciaire de fiction à faire endormir le peuple vous mette hors de vous-même et je m’en excuse. Ce qui compte, d’autres m’ont compris. Ce qui est certain, ka veut dire que la justice au Burkina n’est pas équitable. Et sans une justice équitable dans un pays comme le nôtre, il n’y aura jamais une réconciliation nationale, ni un développement durable. En passant je dis merci à l’intervenant ‘’’Naaba Biga’’’ de me lire et aussi de me comprendre pour qu’on lutte ensemble contre l’injustice et le laxisme de nos juristes pourris.

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    • Le 4 octobre 2016 à 16:49, par Naab Biga
      En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

      Mr Ka vous avez tout dit en matière de justice même un enfant de la maternelle sait qu’il n’y a pas de justice dans ce pays tant que tu n’as pas de "carnet d’adresse" tu seras toujours brimer au profit du plus riche ou d’un ami dans ce pays par exemple nous ont fut plus de 100 animateurs à être licencié abusivement en décembre 2011 par une ONG à caractère religieuse, On envoi les gas en justice pour nous réglé nos droit en plus des sommes telle que nos frais de carburants et autres sommes volées par l’ONG quand on était toujours en service,le verdict tombe en 2016 et condamne l’ONG à nous versé chacun environs 1300000f cfa quant a nous on nous ordonne de leur restituer leurs YAMAHA V80 c’est à dire des engins qu’on avaient gardés depuis 2011 comme moyens de pression et tout cela sans pour autant donner un délai de règlement à la dite ONG tout cela parce-que le SG de cette ONG "mange" avec le pouvoir en place et la justice nous menacé de remettre les engins en entendant d’être "régler" à une date inconnue que sinon les engins serons comme des engins en location dans nos mains à raison de 10000f cfa/jours pendant ce temps la dite ONG n’est même pas du tout inquiétée et ne rêve même pas nous réglé.Moi personnellement il va falloir marcher sur mon cadavre avant de récupérer ma yamaha v80 sans mon argent.

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  • Le 4 octobre 2016 à 10:10, par Solidaritesf
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Que des diagnostiques pertinents mais rien ne change concrètement aux yeux des justiciables , toujours victimes de l’incompétence des acteurs et du manque de crédibilité du système judiciaire au Burkina Faso.
    comment peut-on prétendre protéger les ressources publiques si l’agent public indélicat sait qu’il peut utiliser ses biens mal acquis pour se sortir d’affaire en cas de poursuite ?

    renforcer simplement le système d’audit systématique des délibérations produites par les juges au niveau de toutes les juridictions et vous mettrez tout le monde au pas de la bonne gouvernance.
    C’est le prix a payer pour assurer une justice équitable pour tous, garante de la protection des biens publics et prives, surtout débarrassée de la corruption et des traitements de faveur.
    Puisse Dieu protéger le Burkina Faso.

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  • Le 4 octobre 2016 à 14:32, par Le Sage
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Quelle rentrée ?j’ai perdu toute confiance. je me demande en dehors des jugements des bruleurs de feu et de voleurs d’ânes et moutons ils savent exercer leur métier.je croyais que c’était le régime COMPAORE qui les empêchait de travailler.ils sont les plus payés et les moins productifs.

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  • Le 4 octobre 2016 à 14:54, par vive !!!!kogologweogo.com
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Du dilatoire à la diversion en passant par des illusions ainsi fonctionne notre justice à double vitesse.cmt libéré un criminel clé sidi paré le jr de la commémoration de l’anniversaire du putsch si ce n’est que se foutre de la mémoire de nos martyrs,et mm tant vs arrêter Luc tiao coe si il va être réellement jugé.

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  • Le 4 octobre 2016 à 15:43, par Bouba
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    La Justice burkinabè fait aujourd’hui la honte de la nation, en se mettant au service du pouvoir mouta-mouta qui lui a accordé des avantage indus. On travaille avant de réclamer des avantages. Vous, vous avez réclamés des avantages avant de travailler. Le pouvoir corrupteur vous les a accordés en connaissance de cause car il sait que vous ne les méritez pas. Il savait que cela permettrait de vous corrompre à commencer par vos aînés aux appétits insatiables habitués à torpiller le droit pour le prince au détriment du pauvre et l’orphelin. Ce n’est rien d’autre que de la corruption et le résultat, on le voit. Si c’était des avantages mérités au vu de votre travail, vous n’auriez pas été obligés de sacrifier votre indépendance. Et toute honte bue, appuyés même par vos syndicats, vous vous acharnez contre d’honnêtes citoyens comme Safiatou Lopez pour des futilités alors que vous dormez et ronflez sur les grands dossiers de crimes économiques et de sang, y compris même l’assassinat de votre confrère. Safiatou Lopez vous a dit la vérité et vous a donné des conseils en vous invitant au travail. Au lieu de la remercier, vous aimeriez entendre des hypocrisies du genre "la justice travaille..." alors que vous dormez sur les dossiers, incapable de lancer même un mandat d’arrêt.

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  • Le 4 octobre 2016 à 17:19, par ben
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Nous espérons voir du changement avec cette rentrée judiciaire, les champions dans la théorie, mais aucune pratique digne d’une justice dans un pays qui se dit démocrate
    je pense que maintenant les anciens dossiers sortirons dans la poussière pour rendre justice aux familles endeuillées durant des années qui attendent la vérité sur un de leur, arracher par des criminels aux vues de tout le monde, mais protéger par la même justice, qui n’est compétente pour juger les pauvres qui osent dire la vérité ou les voleurs de poulet :
    Nous attendons beaucoup de cette justice à deux vitesse, car l’avenir de ce pays dépendra de l’égalité de justice pour tout citoyen quel-qu’ en soit sa classe sociale, dans le cas contraire le peuple prendra ses responsabilités de se rendre justice soi même

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  • Le 4 octobre 2016 à 17:31, par ben
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    franchement dire vous ne méritez pas cet accoutrements, car vous ne faite pas l’honneur à notre Chère patrie qui souffre de l’injustice, par la complicité de ces enfants qui refuses de la rendre justice.
    il n’est jamais tard de bien, car l’histoire rattrape

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  • Le 4 octobre 2016 à 17:49, par OUEDRAOGO
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Pourquoi ne pas faire revenir les TPR si le peuple reconnait que c’était une justice indépendante et équitable.

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  • Le 5 octobre 2016 à 17:17, par Mamon Yélé
    En réponse à : Rentrée judiciaire 2016-2017 : Sous le sceau d’une gestion efficace des ‘’ressources publiques’’ !

    Ce n’est peut être pas le lieu de ma réaction. Mais toute occasion est bonne puisqu’on parle de justice. J’ai vu sur abidjan.net le Président Alassane OUATTARA défendant une constitution avec un doc agrafé en spirale. En notre temps même un simple rapport de stage ou le mémoire de maîtrise se devait d’être agrafé et proprement relié de sorte à éviter toute possibilité de modification. Aussi que le conseil constitutionnel nouvellement installé ne nous produise pas un document relier par spirale, ça fait peu sérieux.

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