Recherche scientifique et technologique : Le CNRST s’ouvre au public

jeudi 29 septembre 2016 à 23h07min

C’est parti pour les journées portes ouvertes du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST). Le top de départ des activités a été donné par le secrétaire d’Etat chargé de la recherche scientifique et de l’innovation ce jeudi 29 septembre 2016 à Ouagadougou. Pendant deux jours, le public burkinabè pourra découvrir ce centre qui contribue de par ses résultats de recherches au développement socio-économique du Burkina Faso.

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Recherche scientifique et technologique : Le CNRST s’ouvre au public

Pour l’opinion commune, le chercheur a été pendant longtemps celui qui se cherchait. Cette idée reçue était notamment liée à la condition humaine de ce dernier. Mais au Burkina Faso, l’on rencontre de plus en plus des chercheurs qui trouvent. Seul hic, les résultats des travaux de ces hommes et femmes ne sont pas assez vulgarisés ou sont tout simplement méconnus du grand public. Des semences améliorées de niébé pouvant donner un rendement de trois tonnes à l’hectare, des techniques pour mieux pratiquer la pisciculture, des produits cosmétiques faits à base de produits bio, etc. Voilà une infime partie du savoir-faire du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

Dans le but de mieux se « vendre », le centre a décidé de s’ouvrir aux profanes en organisant des journées portes ouvertes (JPO) qui se veulent un cadre d’échanges entre chercheurs et utilisateurs des résultats de la recherche scientifique et un moyen de favoriser l’éveil des jeunes scientifiques pour la relève. La cérémonie de lancement des activités de ces JPO a eu lieu jeudi matin et a permis a plusieurs chercheurs de différents grades, admis au CAMES, de recevoir leurs toges.

La probité et l’impartialité, des valeurs à cultiver

Selon le porte-parole des parrains, le Larlé Naaba Tigré, ces journées portes ouvertes ajoutent un maillon à la longue chaine de contributions du CNRST qui a su, pas à pas, tracer les sillons d’une recherche tournée vers le développement. Bien que n’étant pas un chercheur, le Larlé Naaba Tigré s’est dit fasciné par le côté pragmatique de la recherche qui trouve des solutions aussi bien environnementales, économiques que sociétales. Il a donc exhorté les chercheurs à faire en sorte que l’émergence ne soit pas un concept creux.

Pour sa part, le Pr Jacques Simporé a rappelé aux chercheurs primés à l’international et ceux admis au CAMES en 2015 et 2016, la symbolique que revêt la toge qu’ils ont reçue au cours de la cérémonie. Selon lui, elle renvoie tout simplement au service, à la sagesse. Dans son discours sur l’éthique et la déontologie, il a invité les chercheurs à être des hommes et des femmes intègres, probes, honnêtes, objectifs et impartiaux dans leurs missions. « Toutefois, a-t-il rappelé, vous avez aussi des obligations, celles de cultiver la confidentialité et de la transparence ».

Croire « fermement en l’avenir »

Même si le CNRST rencontre des difficultés telles que la vétusté des infrastructures, l’insécurité foncière et l’insuffisance du budget de fonctionnement, son délégué général, Dr Roger Nébié, dit croire « fermement en l’avenir » car le développement de la recherche scientifique et technologique est, selon lui, une préoccupation pour les autorités actuelles qui l’ont inscrit dans le 2e axe stratégique du plan national de développement économique et social. L’assurance a donc été donnée par le secrétaire d’Etat, Urbain Koulidiati, de faire de la recherche scientifique et technologique, un levier incontournable du développement socio-économique du Burkina Faso.

La cérémonie a pris fin avec une visite des stands des différents instituts du CNRST que sont l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (INERA), l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSAT), l’Institut de recherche en science de la santé (IRSS) et l’Institut des sciences des sociétés (INSS). Les missions de ces quatre instituts ont fait l’objet d’une pièce théâtrale assurée par la troupe « Le Roseau ».

En rappel, le programme de ces journées portes ouvertes prévoit une animation scientifique à travers des conférences-débats et session de posters, un débat radiotélévisé entre journalistes scientifiques et chercheurs.

Herman Frédéric Bassolé
Photos : Bonaventure Paré
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 30 septembre 2016 à 06:48, par OUATTARA Badioré
    En réponse à : Recherche scientifique et technologique : Le CNRST s’ouvre au public

    Bonjour à toutes et à tous !
    Je remercie notre portail Lefaso.net pour ce reportage
    J’espère que l’auteur de cet article a pu suivre la conférence de presse donnée par le directeur de l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS), le docteur OUEDRAOGO Sylvin sur les acquis scientifiques de son institut ; le présidium était composé des professeurs GUISSOU Innocent Pierre, SEMDE Rasmané et docteur TIBIRI André
    Je demanderais aux journalistes d’aller dans nos bibliothèques et aussi sur internet afin de comprendre la tragédie (pour la promotion de la Pharmacopée et la médecine traditionnelle) qui accompagne la vie "des FACA" de l’équipe du professeur GUISSOU Innocent Pierre.
    Certes le prototype du "FACA" homologué en 2010 et 2015 au Burkina Faso peut alléger le poids de la croix des drépanocytaires, cela n’est heureusement pas le fruit de la recherche dite conventionnelle, mais un don de "Gracieuse Nature" depuis l’antiquité ; pour preuve c’est bien la recette d’un tradithérapeute, monsieur TANOU Jean (paix à son âme) du village de Fô qui a été piratée par les chercheurs !
    Une mauvaise copie de son médicament a été faite en 1991 dans le cadre d’une thèse de médecine défendue par Feu/ docteur OUATTARA Alain (paix à son âme) ; cette fausse copie, plus toxique et moins efficace que la recette du tradipraticien fut appelée gélules FC 90_26.
    La formulation de ces gélules (plus d’intrant Calotropis et moins de Fagara) par rapport au savoir faire du tradithérapeute, est aussi bien d’impardonnables erreurs toxicologiques que pharmacologiques. Ces gélules FC 90_26 du professeur GUISSOU Innocent Pierre furent donc un total échec et cela le poussa en 1995 à substituer maladroitement la dénomination "FACA" à "FC 90_26".
    J’ai fait une communication le 11 /08/2016 à l’Université Ouaga I dans le cadre du WANNPRES qui est réseau des chercheurs de l’Afrique de l’Ouest sur les malversations scientifiques en rapport avec "les FACA" du professeur GUISSOU Innocent Pierre ; avant ma communication, j’ai envoyé un courriel à tous ceux qui sont concernés par ce problème, y compris la gendarmerie de Boulmiougou, de venir assister à la présentation et de participer au débat ; après la communication, j’ai envoyé aux uns et aux autres le support écrit de la Lettre et de l’Esprit de la dite communication.
    Le CNRST, pour se donner une tribune de glorification a organisé ces journées portes ouvertes, je ne pouvais pas ne pas y assister et devant tous, y proclamer haut et fort la vérité sur "les FACA". C’est ainsi que je posai les questions suivantes au conférencier de l’IRSS, institut promoteur "des FACA", les questions suivantes :

    - Pourquoi la recette du tradipraticien, monsieur TANOU Jean (paix à son âme) qui a inspiré les travaux de recherche sur les deux plantes (Fagara sp et Calotropis sp) en rapport avec la drépanocytose, n’a jamais fait l’objet de recherche alors qu’elle est potentiellement plus active et moins toxique que les produits développés par votre institut ?

    - Quel est le rapport entre les gélules "FC 90_26" et "les FACA" ?

    - Pourquoi, le "FACA" homologué au Burkina Faso, qui est un médicament composé de deux intrants (Fagara et Calotropis) est présenté comme un médicament simple c’est à dire formé d’un seul intrant ?

    - Pourquoi le processus de développement de ce "FACA" a suivi une procédure antinomique en faisant les essais cliniques avant les études précliniques telles que la standardisation du prototype et la toxicité aiguë (DL 50) ?

    - Pourquoi malgré l’homologation de ce "FACA" au Burkina Faso en 2010 et 2015, ses promoteurs n’arrivent pas à le faire enregistrer dans les pays demandeurs (Cameroun , Tchad, Niger, .....) ? Cette question est d’autant plus pertinente que le conférencier lui-même reconnait leur impuissance et compte sur des textes que l’UEMOA adopterait pour qu’un médicament homologué dans "x" pays le soit d’office dans "y" ! Les Référentiels d’homologation de ces médicaments ont été pourtant définis par l’OAPI dont le BURKINA est membre, si vos travaux scientifiques sont corrects, vous ne devriez avoir aucun problème pour soumettre vos dossiers d’homologation ailleurs !

    - Le conférencier utilise improprement le terme "traceur" dans le cadre de la standardisation des médicaments mis au point par son institut ; je lui ai alors posé ces questions :
    * pourquoi parler de "traceurs" au lieu de "principes actifs" avec l’intrant "Fagara" quand on sait que les "burkinabines" sont connues et sont les substances actives de cet intrant ?
    *les traceurs choisis dans vos travaux sont-ils chimiques, thérapeutiques, internes ou externes ?

    Comme, il fallait s’y attendre, je n’ai eu AUCUNE réponse à ces questions !
    Le docteur OUATTARA Badioré continuera la lutte afin que se manifeste la vérité ; on ne peut pas s’empresser d’emprisonner des vendeurs de lait et de boissons dits frelatés et laisser courir des "Chercheurs" auteurs de mensonges scientifiques et s’appropriant injustement les recettes des tradipraticiens !
    OUI LE FACA SOIGNE ET SI LA RECETTE DU TRADITHERAPEUTE ETAIT MIEUX ? CES CHERCHEURS FONT OMBRAGE AU SAVOIR FAIRE DES TRADIPRATICIENS ET CELA EST INTOLERABLE DANS UN ETAT DE DROIT.
    VIVEMENT QUE LA TELEVISION NATIONALE NOUS INVITE A UN DEBAT PUBLIC

    Cordialement !
    Dr OUATTARA Badioré, Pharmacien d’industrie, PhD
    Direction générale de la recherche scientifique et de l’innovation (DGRSI)
    00226/70261714

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  • Le 30 septembre 2016 à 09:04, par Le Paysan
    En réponse à : Recherche scientifique et technologique : Le CNRST s’ouvre au public

    Ah bon !
    Il y’a des chercheurs au Burkina ?. C’est vrai sa ?.
    Plutôt des Pr politi-chiens qui veulent recaler le max d’étudiants pour que leurs enfants qui sont ailleurs reviennent prendre leurs place wèh !.
    Des Pr qui gardent des bourses d’études dans leurs tiroirs pour qu’aucun étudiant puisse aller étudier et revenir les dépasser ( Vue qu’ils passent le clair de leurs temps à ne rien faire de scientifique, et à se prostituer aux politi-chiens).
    Entoucas à part la démonstration de leurs incompétence et leurs manque d’intégrité criard qu’ils ont démontrer en laissant entrer les OGM ici, Nous les paysans on ne voit pas a quoi ces pseudo-scientifiques servent !.
    Heureusement parmi la racaille, il y’en a qui sont resté intègre, et je profite leurs tirés mon chapeau ( de paille évidement).

    Répondre à ce message

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