Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

vendredi 23 septembre 2016 à 00h33min

« Burkina Faso : préserver l’équilibre religieux ». C’est sous cet intitulé que l’International Crisis Group a publié le 6 septembre dernier, un rapport sur la coexistence religieuse au Burkina. Pour l’ONG, « le Burkina Faso est une exception parmi les pays sahéliens en raison de sa grande diversité religieuse et de la tolérance qui y règne ». Cependant, l’organisation attire l’attention de l’ensemble des acteurs sur un certain nombre d’aspects. Le rapport a fait l’objet d’échanges avec les journalistes ce jeudi, 22 septembre 2016 à Ouagadougou.

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Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

« S’il est solide, le modèle burkinabè de coexistence religieuse connaît des tiraillements », indique l’Organisation non-gouvernementale (ONG) dans son rapport. En effet, révèle le responsable régional Ouest africain, Rinaldo Depagne, depuis plusieurs années, les responsables musulmans déplorent le faible nombre de cadres musulmans dans l’administration et estiment que l’Etat ne traite pas toujours christianisme et islam équitablement. Situant le contexte, les conférenciers ont fait observer que la montée en Afrique de l’Ouest et au Sahel d’une violence qui se réclame de la religion (créant ainsi un contexte régional nouveau), la situation du pays qui se remet d’une période d’instabilité liée à la chute du Président Blaise Compaoré, l’urgence sécuritaire et la forte demande sociale sont autant d’éléments qui pourraient amener le pouvoir actuel à ignorer ces aspirations (préoccupations).

Selon Cynthia Ohayon, celle qui a piloté l’étude, les questions liées à la religion restent encore un tabou, quand bien même les autorités en sont conscientes. « Ouvrir la question sensible de la religion dans un pays où elle est un marqueur d’identité secondaire comporte des risques », souligne-t-elle dans le rapport avant d’ajouter la nécessité, pourtant, de prendre des mesures « dès maintenant » pour atténuer les frustrations et réguler le discours religieux afin de garantir la pérennité du modèle de coexistence pacifique.

« Le Burkina se trouve à la croisée des deux grands espaces qui composent l’Afrique de l’ouest : la région sahélienne, où un islam rigoriste semble gagner du terrain et des groupes armés et terroristes sont actifs ; et la zone côtière, marquée par l’essor de nouvelles églises protestantes, qui adoptent parfois un discours intolérant à l’égard des autres religions. Compte-tenu de la porosité des frontières et de la vitesse à laquelle circulent les idées, le pays ne peut demeurer éternellement imperméable aux évolutions qui affectent ses voisins », dévoilent les conférenciers. Pour Crisis Group, si le Burkina n’a jamais connu de conflit civil ou de tensions liées à l’appartenance religieuse, et que musulmans, chrétiens et animistes vivent ensemble, les attentats de janvier 2016 ont constitué un choc, tant pour les populations que pour les dirigeants. « Ils ont été suivis de cas isolés d’agression verbale contre des musulmans, révélant une certaine stigmatisation et une inquiétude jusque-là inexistante », affirme l’ONG. Selon ses responsables, propulser la question de la religion dans la sphère publique et politique comporte des risques, tant d’exacerbation des différences religieuses que d’instrumentalisation politique des identités. Pourtant, convainquent-ils, face à un contexte régional préoccupant et à l’émergence de certaines crispations internes, il est temps de lever le tabou. Ils affirment qu’il existe, depuis longtemps, des frustrations parmi les musulmans, liées au décalage entre leur poids démographique (environ 60% de la population, contre 25% de chrétiens et 15% d’animistes ; un chiffre qu’ils précisent tenir d’un recensement contesté) et leur faible représentation au sein de l’élite politique et administrative.

« Si les frustrations sont parfois exagérées, la perception est plus importante que la réalité. Dans un Etat dirigé depuis longtemps par une élite majoritairement chrétienne, ce déséquilibre ne résulte pas d’une discrimination intentionnelle mais de la colonisation et d’un système d’enseignement à plusieurs vitesses », partage Imam Alidou Ilboudo, par ailleurs directeur du Centre culturel et islamique du Burkina (CCIB). Pour les conférenciers, cela devra être corrigé sans pour autant verser dans le sectarisme, notamment en valorisant l’enseignement franco-arabe qui vise à combiner éducation islamique et enseignement général. « A défaut, certains pourraient ne plus percevoir l’Etat comme un interlocuteur valable et choisir d’autres moyens d’expression », averti Crisis Group. Cela est d’autant important que, selon eux, des responsables musulmans s’inquiètent de l’influence étrangère, notamment des pays du Golfe, qui peut contribuer à un raidissement des pratiques religieuses. C’est également le cas chez les protestants, attirés, dit le rapport, par le discours de nouvelles églises qui prônent parfois des valeurs peu compatibles avec la tolérance.

Les auteurs du rapport indiquent qu’il ne faut cependant pas assimiler montée de la religiosité et risque de violence, « une distinction trop rarement soulignée dans le débat actuel sur l’extrémisme violent et la radicalisation religieuse ». Pour eux, le retour à un islam plus strict n’implique pas nécessairement une plus forte propension à la violence. « De même, la violence qui se réclame de la religion trouve souvent ses origines ailleurs : délinquance, appât du gain, doléances locales, ethniques ou socioéconomiques », lit-on dans le rapport. Pour l‘International Crisis Group, le Burkina constitue un bel exemple de pluralisme religieux et de tolérance et pour cela, Etat burkinabè et partenaires internationaux ont intérêt à ne pas ignorer les crispations qui commencent à apparaître entre les communautés religieuses et entre celles-ci et l’Etat. D’où les recommandations ci-dessous adressées (au bas de l’article).

Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

Recommandations

-Pour assurer une meilleure représentation au sein de l’élite politique et administrative

A-Aux autorités du Burkina

1-Oeuvrer à améliorer la représentation des musulmans au sein de l’élite politique et administrative sans tomber dans la dangereuse logique des quotas, en :

a-poursuivant les efforts de valorisation de l’enseignement franco-arabe, notamment en augmentant le niveau de français exigé et en établissant un programme uniformisé pour toutes les écoles franco-arabes validé par l’Etat, et faire connaître ces efforts auprès du public, notamment à travers les médias,

b-facilitant l’obtention d’équivalences pour les diplômés issus des universités des pays arabes, y compris en s’assurant que ces derniers sont suffisamment informés sur les démarches, pour faciliter leur insertion professionnelle et réduire leur sentiment d’exclusion sociale,

c-explorant les possibilités de faciliter l’apprentissage de la langue française pour les diplômés des universités arabes, par exemple en mettant en place des centres de formation, éventuellement avec le soutien des partenaires techniques et financiers.

2-Prendre conscience des dangers liés à la mendicité et des perspectives limitées pour les milliers d’enfants des écoles coraniques, et dégager des ressources financières pour remédier à ces problèmes.

3-Revaoriser la langue arabe dans l’enseignement secondaire et supérieur, par exemple en proposant des cours d’arabe et en reconsidérant la création d’un département de langue arabe à l’Université de Ouagadougou.

B- Aux responsables musulmans :

4-Mieux communiquer auprès du public sur les efforts de l’administration pour valoriser l’enseignement franco-arabe afin de réduire les malentendus entre l’administration et les responsables et citoyens musulmans.

5-Travailler avec l’administration pour réformer l’enseignement franco-arabe, et accepter de se conformer aux exigences de l’Etat.

-Pour assurer une visibilité équilibrée des religions dans l’espace public
A-Aux autorités du Burkina :

6-Favoriser une meilleure représentativité des différentes confessions lorsque la participation des autorités religieuses est sollicitée, en accordant une représentation égale aux chrétiens et aux musulmans.

7-Garantir une visibilité équitable de toutes les confessions religieuses dans l’espace public et médiatique, en particulier à la Radio-télévision du Burkina (RTB) et lors des fêtes religieuses.

-Pour mieux réguler le discours religieux et promouvoir la coexistence :
A-Aux autorités du Burkina

8-Commencer, dans la mesure des ressources disponibles, à produire une cartographie complète des lieux de culte et leurs responsables sur le territoire, en s’inspirant de l’exemple ivoirien où les chefs religieux ont une carte électronique présentant leurs noms, coordonnées et le lieu de culte auquel ils sont affiliés.

9-Accorder davantage de ressources financières à la direction des libertés publiques et des affaires politiques au sein du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure (MATDSI) pour que son personnel ait les moyens de travailler efficacement.

10-Adopter l’avant-projet de loi sur la liberté religieuse préparé par le MATDSI, puis communiquer sur la nouvelle loi auprès du public.

11-Concrétiser l’objectif de redynamisation de l’observatoire national des faits religieux (ONAFAR) en augmentant ses ressources financières, en engageant du personnel administratif pour soutenir ses membres bénévoles, et en lui fournissant le matériel nécessaire pour équiper ses locaux.

B- Aux représentants des différentes religions :

12-Assurer une présence plus importante des jeunes et des femmes au sein des associations confessionnelles pour préparer la relève, et travailler à une plus grande unité au sein de chaque mouvement et de chaque confession.

C- A l’ONAFAR :

13-Etablir une stratégie de communication pour vulgariser son rôle et ses activités auprès du public, mener des campagnes de sensibilisation, notamment à travers les médias (en particulier la radio), et, à terme, mettre en place des démembrements dans les régions et provinces.

D-Aux autorités, aux responsables religieux et aux médias :

14- Assurer une plus grande visibilité des exemples de coexistence religieuse et de vivre-ensemble à travers les médias, notamment la radio.

E- Aux partenaires techniques et financiers :

15-Soutenir davantage les initiatives de dialogue interreligieux, qu’elles émanent de l’administration ou des associations confessionnelles, en privilégiant les organisations de jeunesse, et explorer les possibilités d’assistance financière à l’ONAFAR et de soutien budgétaire pour les réformes que l’administration doit conduire (enseignement franco-arabe, cartographie des lieux de cultes, etc.).

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Vos commentaires

  • Le 23 septembre 2016 à 05:59, par Kaï
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    C’est curieux de reconnaître la pluralité religieuse en y intégrant l’animisme et de constater que quand vient le moment de faire des propositions, on ne fait cas que de deux religions : islam et christianisme. Et pourtant la vérité est que tous les burkinabé sont animistes avant tout : la diversité tant évoquée n’est qu’un syncrétisme masqué où domine heureusement la religion de nos ancêtres.

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  • Le 23 septembre 2016 à 07:14, par Gnamien
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Cette étude et cette conférence de presse sont négatives, très négatives, en ce sens qu’elles viennent créer des démons dans le pays, susciter des problèmes là où il n’y en avait jamais eu dans le pays. La religion doit rester une identité secondaire. Quand cette étude vient semer l’amalgame en mélangeant les systèmes politiques laïcs aux religions, on se demande bien l’intention vrai de ces auteurs et quelle profondeur leurs fameuses réflexions ont véritablement eu. Là, ICC s’apparente à un créateur de crises internationales qui s’abat sur notre pays. Ces analyses devraient vite faire place à une meilleure réflexion approfondie de dedans et non de dehors.

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  • Le 23 septembre 2016 à 08:30, par PANDORA
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Voilà des genres d’ONG a bannir du pays.Au burkina, on prête jamais attention à la religion de qui que tu sois mais plutôt ta coloration politique et intellectuelle.
    Ce groupe vient attirer notre attention sur des futilités,juste pour créer des querelles inter-religieuses pour revenir jouer aux pompiers !!!
    Il faut assainir ce paysage d’ONG car des pyroONG comme Crisis group

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  • Le 23 septembre 2016 à 08:35, par ATS
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    "Ameliorer la representation des musulmans au sein de l’elite politique sans tomber dans la logique dangeureuse des quotas."
    - La politique telle que pratiquee de nos jours est incompatible avec les religions revelees au sens orthodoxe du terme.
    - Le suffrage universel comme mode de designation des elus se ferait sur quelle base ? Chaque electeur devrait-il elire son candidat sur quel base, son programme ou son appartenance a une confession religieuse ?
    - Les auteurs de cette proposition ne sont pas alles au bout de leur proposition qui a mes yeux engendrera plus de problemes qu’elle n’en resoud.

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  • Le 23 septembre 2016 à 08:57, par Issa Cissé
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Je pense que la question religieuse n’est pas aussi taboue que ça.
    La base documentaire du rapport que j’ai parcouru comporte beaucoup de lacunes. Les interprétations des données recueillies lors de l’enquête orale allaient gagner en consistance si elles avaient été bien muries.
    Si les rédacteurs du rapport avaient consulté par exemple certains de mes travaux suivants :
    (Issa Cissé « Conflits et médiations au sein de la Ummah du Burkina Faso » Année : 2014 Références : Cyrille B. KONE (éd.) Réconciliation ou reconnaissance ? Essais sur un dynamique d’entente durale, éditions Peter Land, Frankfurt am Main, pp. 207-233, ISBN 978-3-631-65286-2 (Print) E-ISBN 978-3-653-044401-0 (E-Book)
    Issa Cissé « Le Wahhabisme au Burkina Faso : dynamique interne d’un mouvement islamique réformiste » Date : juillet 2009 Références : Cahiers du CERLESHS, presses universitaires de Ouagadougou, n°33, pp.1- 33.
    Issa Cissé « Conflit autour de la grande mosquée de Tougan : un indicateur de progrès de l’islam ? ». Date : juin 2009. Références : Annales de l’Université de Ouagadougou série A : Lettres, Sciences humaines, vol. 008, presses universitaires de Ouagadougou, pp.115 – 146)
    C’est certains que certains passages du rapport allaient nécessairement être revus.
    La question de l’enseignement arabo islamique (medersa école franco rabe arabisants...) au Burkina a été abondamment abordée alors qu’il y a eu un bon travail de thèse soutenu la dessus au Département d’histoire de l’Université de Ouagadougou le28 novembre 2015 à laquelle j’ai participé en tant que membre jury et rapporteur. Ce travail n’a pas été consulté alors qu’il fait le point des travaux qui ont été faits sur la question de l’enseignement arabo islamique au Burkina.
    Le regard extérieur sur le Burkina Faso n’est pas mauvais mais je pense que ces personnes extérieures au Burkina doivent se donner le temps nécessaire et faire le point de la documentation existante avant de procéder à certaines conclusions
    Enfin j’ai fait lire le rapport de Crisis group par quelqu’un dont je tais le nom voila ce qu’il m’a dit.
    " Merci beaucoup Professeur,
    Je prendrais mon temps pour bien regarder ce document. Mais déjà en le parcourant rapidement, je constate que les postulats de base sont faussés puisqu’on part D’ un modèle préétabli à partir duquel se fonde l’argumentaire.
    Les injustices sont nombreuses et les justifications utilisées sont fallacieuses.
    Dans le domaine du foncier loti, l’Eglise catholique possède plus de 75% des terrains réservés au culte. En outre elle reçoit de l’Etat des subventions de plus de trois milliards par an pour ses écoles et ses pèlerinages (en 2014 cent millions pour moins de 50 pèlerins).
    L’impôt de tous payé par le plus grand nombre de la population sert à la promotion du catholicisme.
    Selon le recensement de 2006, plus de 95 % des cadres affectés dans les ambassades sont des catholiques. Dans l’administration publique, presque toutes les institutions sont dirigées par des militants catholiques avec l’appui du cepafar et de leur ONG sur les stratégies politiques, véritables cercles de décisions de la gestion des affaires de l’Etat depuis le coup d’état d’octobre 2014.
    L’ethninisme n’est pas absent de la politique actuelle. Sinon comment comprendre que les affaires de la République et de la nation se débattent dans le palais d’un monarque.
    Le refus du sénat était lié à la représentation égalitaire des religions chrétiennes et musulmanes. X (j’ai coupé le nom en question) au cours d’une conférence de presse à insulté publiquement les musulmans.
    En vérité les stratégies coloniales anti musulmanes et toutes les méthodes des missionnaires blancs sont poursuivies pour brimer les musulmans, raffermir et réaffirmer l’existence de l’ilot chrétien ( fille aînée de l’église) dans un Sahel islamisé. Tout cela conduira à l’éclatement de la nation s’il n’y a pas de réorientation.
    C’est bien d’attirer l’attention, mais pour traiter convenablement le problème, il faut mieux identifier les causes et poser clairement les questions.
    Je crois que le document du CERFI ne saura être une référence sérieuse, puisque cette association ainsi que l’aeemb sont largement infiltrés par les deux prélats politiciens qui cherchent à les utiliser comme les relais de la vision occidentale de l’islam. Ce qui est loin d’être même la réalité. »
    Je pense qu’il faut tenir compte du regard intérieur (notamment les chercheurs burkinabè) sur cette question religieuse au Burkina

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  • Le 23 septembre 2016 à 08:58
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    j’espère que vous avez vu le piège !
    Il faut faire très attention à cet ONG

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  • Le 23 septembre 2016 à 09:02, par paysannoir
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Quand vous commencez à vous mêlez de ce qui ne vous regarde pas, c’est là que les problèmes commencent. Les Burkinabè vivent ensemble depuis leur existence sans distinction de religion, d’ethnie, ou d’appartenance politique. C’est des institutions de ce genre et les politiciens en mâle d’électeurs qui ont commencé à creuser dans cet héritage, qui ont commencé à nous diviser ces dernières années. L’union Fraternelle des Croyants de Dori n’a pas été initié par ICG, le dialogue inter-religieux entre Burkinabè, n’est pas une initiative de votre ICG. Tabaski qui vient de passer, nous avons mangé les moutons entre nous (musulmans, chrétiens, traditionalistes). Les Burkinabè n’ont pas attendu des conférences pour le faire. Si vous allez à l’hôpital de St Camille ou chez les Hamadias, on soigne sans distinction de religion. Des Chrétiens emploient des musulmans, les Ladji emploient des chrétiens, chez le roi (le MOGHO) toutes les religions se retrouvent surtout les vendredis comme aujourd’hui. De grasse, laissez nous en paix. Nous n’avons pas besoin qu’on nous dise que nous sommes un exemple. A force de vous intéressez à cela, vous allez commencer à écrire sur une religion au détriment d’une autre, et c’est comme ça vous creez des crises imaginaires. Laissez nous en paix. On vous connait.

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  • Le 23 septembre 2016 à 09:04, par Wendmi
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Question : L’islam est-il intimement lié à l’arabe ? Autrement dit, peut-on être un bon musulman sans rien comprendre de l’arabe ?

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  • Le 23 septembre 2016 à 09:19, par sana amade
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    la mise en oeuvre de ces recommandations est aussi importante que le PNDES

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  • Le 23 septembre 2016 à 09:28, par Brahma
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Je suis musulman mais je ne partage pas les points de vue de ce rapport, même si je respecte ses auteurs. Le but est clairement de faire une promotion du franco-arabe (ce qui invite à voir combien les gouvernements franco-arabes et alliés injectent dans l’ONG). Or, précisément, le Burkina n’a pas besoin de ces enseignements en grande masse. Le français nous amène où dans le monde d’aujourd’hui ? Pas plus que l’arabe dont les locuteurs originaires mêmes nous tiennent pour des pestiférés.

    Pour le bien de la population, l’Etat doit plutôt miser sur l’Anglais et même le chinois. La religion est une affaire personnelle, et soyons francs, 100% des Burkinabè sont animistes : les gens sont dans les mosquées et églises, mais ils consultent et portent des talismans, surtout en matière politique qui est l’objet de l’étude de l’ONG ici (représentation dans l’administration, ce qui est politique).

    Et à vrai dire, c’est bien plutôt cet animisme burkinabè qui est le fondement de la paix au Burkina Faso : jamais l’animisme, en tout cas africain, n’a été violent, c’est la liberté religieuse, chacun a son dieu ou ses ancêtres et ne force autrui à faire quoique ce soit. Aussi je m’étonne que l’ONG fasse litière des supposés (et même si c’était vrai) 15% dans ses préoccupations de distribuer les postes. Pourquoi les animistes ne seraient pas représentés et leurs langues enseignées pour calmer les soi-disant frustrations religieuses ?

    Comparaison pour comparaison, la France a le plus grand nombre de musulmans de l’Europe chrétienne, mais il y a combien de députés musulmans ? de ministres musulmans ? Etc. Peut-être c’est pourquoi il y a la guerre religieuse (c’est le Président même qui emploie ces termes) là-bas. Chez nous au Faso, dire que les musulmans ne sont pas dans l’administration est un pur montage. Rien que les plus grands du CDP qui ont fait 30 ans au pouvoir et poursuivent aujourd’hui sont des musulmans. Mais c’est vrai, le Burkinabé ne regarde pas votre appartenance religieuse, car on est tous animistes, ce qui nous unit et fait la paix.

    Donc je demande seulement aux Burkinabè d’être prudents avec de tels rapports qui initient une polarisation religieuse inutile du pays. A ce titre, la Cote d’Ivoire n’est pas un exemple pour nous : si les Ivoiriens veulent, qu’ils recensent leurs chefs religieux avec GPS, c’est leur problème. Aux USA, en France, etc., on connait le nombre de musulmans, et leur localisation satellite, mais c’est pas ça la solution contre les tensions religieuses qui sont pires en France qu’au Burkina Faso.

    Et pourquoi malgré tout par exemple en France on demande de laisser la religion dans la sphère privée, et que vous ONG vous demandez au Burkina, je vous cite, " la visibilité des religions dans l’espace public" ? A quelles fins ? C’est mettre le feu au pays à long terme. Quand l’ethnie n’est pas problématique (Ablassé l’a appris à ses dépens, lui le représentant malgré lui des tentacules internationales), on tâte d’autres nerfs.

    Le Burkina est un Etat laïque. Par conséquent, un fonctionnaire n’est pas là pour représenter une religion. Donc si c’est un musulman qui est le mieux pour l’intérêt du pays dans un poste, qu’on l’y mette, de même si c’est chrétien, ou un animiste affiché. Mais on n’a pas à prendre quelqu’un parce qu’il est de telle religion. C’est pas une recommandation saine. On n’a pas chassé Blaise parce qu’il porte un nom chrétien. On l’a chassé, parce qu’il ne respecte pas les valeurs communes : la parole donnée, entre autres.

    Certes, l’Etat doit surveiller les débordements religieux. Et cela commence même par la prudence à avoir avec certains rapports produits sur le Burkina Faso.

    Je supplie le webmaster de ne pas me censurer, c’est l’intérêt du pays qui m’importe. Merci.

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  • Le 23 septembre 2016 à 09:28, par abd’Allah
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Ne nous ( les musulmans) plaignons pas de notre faible représentation dans l’administration. parce que nous n’avons rien fait pour que nos enfants nés musulmans restent musulmans malgré le fait qu’ils vont à l’école française. yacouba devient isaac, moussa devient moise, mamadou devient phillipe, boukaré devient.......................tout simplement parce que ces enfants ne connaissent pas l’islam. il suffit qu’à partir de la classe de 6è qu’on lui donne une bible et puis c’est fini. ne trouvons pas d’excuse nous sommes nous meme les responsables. le Sénégal, le mali, le Niger......ont été aussi colonisés par la France mais ne sont pas dans ce piteux état du Burkina. Acceptons cette réalité, faisons en sorte que nos enfants connaissent bien leur religion et personne meme pas un pasteur ne pourra les détourner de l’islam. un arbre mal-enraciné est facilement emportable par un ouragan.

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  • Le 23 septembre 2016 à 09:57, par nikemsongo
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Question complexe et très délicate, à manipuler avec le maximum de précaution afin d’éviter les effets pervers d’une mauvaise appréciation. Que les extrémistes de tous bords s’abstiennent ici de nous empoisonner avec leur prise de position radicale.

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  • Le 23 septembre 2016 à 10:08, par balladin
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    On montre du doigt la lune à l’idiot et celui-ci regarde le doigt. On s’en prend au thermomètre au lieu de s’en prendre à la fièvre.
    on préfère la politique de l’autruche.

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  • Le 23 septembre 2016 à 10:35, par Koita
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Nous musulman on a choisi le commerce en nombre et on est riche ou est le probleme.Moi en tout cas ca ne m a jamais preoccupe de savoir qui est musulman qui est chretien.Vous n etes pas loin de Radio Mille colline.

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  • Le 23 septembre 2016 à 10:43, par Trait Union
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Vous la wooh quelqu un vous a envoye de venir nous diviser ou quoi.Si quelqu un vous a paye pour ce travail dites nous on va rembourser.Pendant qu on y proposez nous des quotas dans l adminisration on va voir.

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  • Le 23 septembre 2016 à 11:12
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Internaute 11, je respecte ton point de vue mais j’aimerais te dire que l’islam n’est pas notre religion originelle, pas plus que le christianisme. Moussa peut devenir Moïse et Moïse peut aussi devenir Moussa. Si Moïse devient Moussa, tu applaudiras. Si c’est Moussa qui devient Moïse, pour toi c’est un blasphème ? A mon sens, sûrement pas ! Moussa et Moïse appartiennent à deux religions, dites révélées, qui nous ont été imposées par la force et qui ont contribué à nous déstabiliser en Afrique dans notre équilibre socioculturelle et socio-religieuse d’antan. Même aux maghrébins de l’Afrique du nord, l’islam a été imposé depuis l’orient. Ensuite dans leur conquêtes d’asservissement et d’esclavagisme, les arabes depuis le Maghreb ont imposé l’islam en Afrique noire par la force et le glaive. Ensuite, l’Europe, dans ses conquêtes esclavagistes, coloniales soit disant civilisatrices, est venue imposer le christianisme par la force de leurs armes à feu plus performant que les nôtres.
    Je ne vois pas pourquoi les africains se départiraient de leurs croyances ancestrales qui véhiculaient des valeurs de bonté et de paix. Ce sont les blancs qui nous ont fait croire que tout ce qui venait de nous étaient mauvais et que eux seuls détenaient la vérité, laquelle ? En Europe, les blancs eux-même ne croient pas en la religion qu’ils ont imposée. Quant aux arabes, ils ont fait de l’islam une religion politique qu’ils utilisent pour semer la guerre et la terreur dans le monde, manipulés par l’idée d’imposer l’islam à la terre entière. Où se trouve la foi dans tout ça ? La religion est forcément pluriel, personnel et intérieur en soi. Le musulman et le chrétien ne sont pas plus destinés au "paradis" que l’animiste, le bouddhiste ou l’hindouiste. Tout est une question de foi et de propension à être "une personne bonne". Moi je ne vois pas pourquoi chrétiens et musulmans se battraient entre eux. Au Burkina, les religions dites révélées ont su cohabiter en bonne intelligence. Il ne faut surtout pas que des ONG ou des associations, téléguidées et financées par on ne sait qui, viennent semer le désordre dans le pays. Je ne vois pas un endroit ou une famille au Burkina où chrétiens et musulmans ne vivent pas ensemble ou ne marient pas entre eux.
    Nous n’avons pas besoin au Burkina des blancs et leurs ONG et Cie pour dire gentiment et sans violence aux prêtres, aux pasteurs ou aux imams trop prosélytes qu’ils cassent les pieds. On sait le faire. Nous n’avons pas besoin de l’expertise d’ONG pour nous apprendre à communiquer entre nous. Par exemple : un jeune musulman et une jeune chrétienne qui veulent se marier, même si les pasteurs, les prêtres et les imams, grommellent, ils vont fonder leur foyer, s’ils s’aiment au delà des dogmes de telle ou telle religion. Ceux qui ne veulent pas n’ont qu’à continuer à grommeler. Ils finiront par se calmer. Voilà !
    Dans nos administrations, on est recruté par concours ou du fait de ses connaissances ou même parfois du fait de ses relations mais pas sur la base de la religion. La nation burkinabè est composée de burkinabè point ! l’ethnie, la religion...sont très secondaires et appartiennent à chacun. Notre projet de société n’est fondé ni sur l’ethnie, ni sur la religion. Le Burkina est un État laïque. Ni au travail ni en politique on ne peut se baser sur la religion pour recruter ou pour élire. Méfions nous de ce genre d’intrusion dans notre société si nous ne voulons pas créer la zizanie.

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  • Le 23 septembre 2016 à 11:13, par FIERE BURKINABE
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    ayiiiiii svp ONG ICC CHEZ NOUS AU FASO ON S’ENTEND PARFAITEMENT, ON VIT BIEN ENSEMBLE NOTRE PAUVRETE, MAIN DANS LA MAIN, LA PREUVE GRACE A MON BOUTIQUIER QUI LUI EST MUSULMAN, JE MANGE A CREDIT. CE SUJET SENSIBLE PEUT CREER DES CONFLITS INUTILES. DE GRACE ALLEZ CHERCHER VOS SOUS AILLEURS, çA NE PASSERA PAS ICI. DIEU EST BURKINABE POINT BARRE. OISEAUX DE MAUVAIS AUGURE......ON VOUS LAISSERA PAS DETRUIRE NOTRE COHESION RELIGIEUSE.

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  • Le 23 septembre 2016 à 11:55, par xxx
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Louanges à Allah qui a créé toutes choses qui existent. Quand Allah veut quelque chose, elle se réalise et aucun être vivant ou mort ne peut empêcher cela. Les luttes de toutes sortes contre l’islam ne datent pas d’aujourd’hui. Mais l’islam demeure. Les musulmans ne cherchent pas le pouvoir et le pouvoir ne les intéresse pas. Tout ce qu’on souhaite, c’est la liberté de pratiquer les cultes comme il se doit. Si Allah veut qu’un musulman devient président, personne ne pourra l’empêcher.
    Ne dites pas que tous les burkinabè sont des annimiste, cela n’est pas vrai.
    On peut être musulman sans comprendre l’arabe. Mais tous bon musulman doit savoir lire des sourates en arabe. Sinon, il va faire la prière comment ?
    Qu’Allah nous protège, guide nous sur le droit chemin.

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  • Le 23 septembre 2016 à 11:58, par Nam
    En réponse à : Pouah !!!!!!!!! Le Burkina dans l’oeil du cyclone

    Après avoir tenté vainement de provoquer une crise au Burkina qui allait finir de consacrer leur retour en force en Afrique de l’ouest, après avoir embrasé le Mali, voilà le diable Vover qui se révèle de tous son long. En insistant pour faire partir Blaise Compaoré manu militari, ils escomptaient le K.O qui n’est pas arrivé. Ensuite, ils ont tenté l’épisode du coup de force, mais les Burkinabés sont restés encore unis plus que jamais. Maintenant, les voilà recherchant une faille dans nos faiblesses religieuses, Rinaldo, pardon laisse ce pays tel que tu l’as connu, depuis des premiers pas à Ouaga dans les années 2000 où tu as séjourné comme correspondant de certains médias internationaux, tu fais des nuits blanches parce que même pauvre, ce pays t’a donné des leçons de probité et de cohésion que tu n’as jamais rencontré dans tes nombreuses missions d’espionnage à travers le monde. Tes confrères qui s’attendaient avec le putch manqué de récolter des images chocs pour leur festin médiatique se sont retrouver bredouille avec des bâillements à leur couper le souffle tant ils avaient déjà fait leurs prévisions budgétaires par rapport à ce qu’ils allaient encaisser. Après le savon, venons en au fait. Puisque vous êtes un partisan de la justice et de l’équilibre, pourquoi n’avez vous pas mentionné dans votre rapport que l’économie du Burkina est détenue en majorité par des commerçants musulmans et que la plupart des richissimes hommes d’affaire de ce pays sont musulmans ?
    Les écoles catholiques dont vous faites cas accueillent les enfants de toutes les confessions religieuses et à aucun moment, il n’a été demandé à qui que ce soit de se convertir. Personnellement, j’ai fréquenté une école catholique avec des musulmans qui ont réussi dans leur vie et qui sont toujours de bon musulmans et nos rapports n’en souffrent aucunement. Puisque vous êtes un ardent défenseur de la parité religieuse, pourquoi ne dites-vous pas que la plupart des joueurs des étalons ont des noms musulmans et qu’il faut par conséquent travailler à ce qu’il y est plus de chrétiens et d’animistes ?
    Le crédit qu’on peut accorder à votre rapport est qu’il émane effectivement des réactions d’un certain nombre de Burkinabé qui, il faut le reconnaître son en ce moment en train de vouloir masquer leur incompétence, en surfant sur un éventuel ressentiment religieux. Si ces derniers continuent dans cette lancée, à la longue, on va mettre les postes administratifs en compétition, à travers des concours et on verra s’ils seront assez compétent pour se hisser dans les postes qu’ils recherchent par des voix détournées. C’est ces genres d’appréciations alambiquées qui ont mis le feu à la C.I.
    Pourquoi vous voulez coûte que coûte mettre le feu à ce pays ? Est-ce Blaise Kouassi qui vous a mandaté avec nos millions qu’il a volé ? Vous prônez la démocratie dans vos paroles alors que vous n’êtes pas prêt à en assumer les conséquences. Présentement vous travaillez dans l’ombre pour créer tous les problèmes du monde au Burkina, afin que d’autres pays ne le prennent pour exemple et chassent les dictateurs que vous entretenez.
    A tous les Burkinabé, ce rapport nous interpelle, prenez garde car nous sommes désormais dans l’œil du cyclone.
    Pour votre gouverne sachez que nous vous suivons, vous et votre belle France maçonnique. Juste avant le pustch manqué, vous avez fait des relevés topographiques sur les ressources minières du centre du Burkina. Donc pas étonnant que le général Pugas, conseillé spécial de l’Elysée et ami de Diendéré soit cité comme l’un des inspirateurs élyséens du coup d’État le plus bête du monde. Ah ! J’allais oublier, pour masquer le deal, Hollande a vite fait de se séparer de lui, en le mettant à l’ombre. Votre sortie intervient alors que vos grands amis maçon du Burkina sont en difficultés avec la justice du pays : Gilbert Diendéré, Djibril Bassolet, Luc Adolph Tiao, Alain Edouard Traoré...Ce rapport n’est donc pas fait pour arranger, mais pour inspirer une crise.

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  • Le 23 septembre 2016 à 12:24, par SIDPAYETE
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    SVP, de grâce ne chercher pas des poux sur un crane rasé !!!! AU BURKINA FASO, nous vivons en parfaite symbiose entre frères chrétiens et musulmans. NE NOUS DIVISER PAS SVP !!!!
    l’ARABE n’est pas une langue utile au BURKINA FASO. Ou est ce que l’ARABE peut nous amener ?
    les chrétiens pourraient aussi exiger qu’on enseigne les langues juifs au BURKINA FASO ?
    ÉVITER DE NOUS DIVISER SVP ? Cette conférence est faite dans le but de protéger, de promouvoir, la religion musulmane. C’est une conférence qui vise a diviser les BURKINABE !!!!!!!!!!!!!!

    NE TOMBONS PAS DANS LEUR PIEGE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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  • Le 23 septembre 2016 à 12:37, par Zorro
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Ce rapport est bidon. Je n’ai jamais vu au Burkina, un concours de la fonction publique avec pour conditions "être de telle ou telle religion". Le faible nombre de cadre musulman dans l’administration n’est pas imputable à l’Etat

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  • Le 23 septembre 2016 à 12:53
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    ATTENTION !!!!!!!
    Moi je suis fidèle de la religion musulmane mais je n’approuve pas du tout cette démarche. Pourquoi une ONG de je ne sais où vient-elle défendre les pratiquants de la religion islamique au Burkina Faso.
    S’il vous plait Mesdames et Messieurs de l’International Crisis Croup, les musulmans du Burkina peuvent et savent comment faire pour y accéder aux instances de décisions. Il y a l’école et il y a les élections ouvertes à tout citoyen burkinabé qui veut l’instruction, le savoir et être élu.
    Au Burkina Faso, si le cousin de Alidou n’est pas Prêtre, il est Pasteur. Si le l’oncle de l’évêque n’est pas Imam, il est animiste. Si le grand frère de Pasteur n’est pas Frère, il est Catéchiste et la cousine de l’Imam est une soeur religieuse. Pour vous dire qu’au Burkina c’est comme ça et personne n’est frustré.
    Alpha BARRY est ministre des affaires étrangères, Hamed BARRY est Chef de la CENI, Salif DIALLO est le patron des députés son adjoint est catholique. Où est le problème ?
    Heiiiiiiii ! S’il vous plait regardez nous vivre ainsi.
    Retournez régler le problème de l’islamophobie en Europe et les noirs qui sont tués au USA comme des chiens. Là-bas il y’a urgence.
    Vous procédez comme ça et vous foutez la merde partout.

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  • Le 23 septembre 2016 à 13:04, par Lionceau
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Merci N° 17 : FIERE BURKINABE.

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  • Le 23 septembre 2016 à 13:11, par will
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    L’arabe est une langue pas une religion. Nous voyons déjà ce que vous voulez. s’ils sont toujours au Burkina il faudrait les arreter et les questionner. ils sont dangereux.En syrie la population parle arabe mais il ya des chretiens musulmans et autres ainsi que dans beaucoup de pays dont l’arabe est parlé.Laissez nous tranquille au burkina dans la meme famille de freres et soeurs parents tu as plusieurs religions à son sein et ils vivent en parfaite harmonie. Trouvez autre chose parce que par le biais de la religion vous ne pouvez pas nous diviser.La langue officielle pour le moment au Burkina Faso est le francais. Pas d’amalgame.

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  • Le 23 septembre 2016 à 13:20, par DV
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    J’ai du respect pour cette ONG. Le sujet de l’étude est d’actualité. Mais, je trouve les recommandations très légères pour une ONG de cette trempe. Prenez les N°1 et N°3 par exemple....

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  • Le 23 septembre 2016 à 13:32
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    je pense qu’il faut faire attention avec ce genre de rapports dans des pays en paix comme le notre. vous meme avez salue l’ exemple burkinabe. que faites-vous du commerce dont 90% ou meme plus sont des musulmans ? que faites vous des hautes personnalites qui sont des musulmans : president AN, president Conseil constitutionnel, direct de cabinet du president du faso, et j’en passe.
    moi mon pere musulman est devenu catholique et certains de ses freres restes musulmans, il epouse ma mere musulmane dont toute sa famille restee musulmane est devenue catholique apres le mariage avec mon pere, la petite soeur de mon pere devient musulmane car son mari l’est. voyez les imbrications au burkina. nous vovons en symbiose et en paix dans la meme cour musulmans et chretiens car les freres de ma mere ont vecu chez nous. de grace messieurs les specialistes des gestions des crises, ne semez pas le desordre dans ce pays de paix religieuse.
    les gens vivent en symbiose au burkina et on a pas besoin d’un rapport quelconque ou d’une orientation d’aucune organisation.
    que faites des deux religions soeurs et complementaires : islam et protestant ? la plupart des pasteurs viennent de la religion musulmane et beaucoup de musulmans deviennent protestants et la vie est en paix et en symbiose et dans le respect. pas besoin de citer des cas de pasteurs.
    aider nous plutot a combattre ces mecreants, esprits sombres et contraires a toutes les religions a savoir lesdits fondamentalistes, integristes ; de veritables malades mentaux sans cervelles qui interpretent les textes a l’envers et sont prets a tout effrondrement de la paix sociale au nom on ne sait quel ideal. debarrassez nous de ces gens qui d’ailleurs ne sont pas nombreux au burkina.
    imaginez en politique on place qui peut faire son affaire donc sur quoi vous vous basez pour parler de la faible representation de certains groupes ?
    nous burkinabe reflechissons beaucoup et avec discernement sur ce rapport et trouvons les solutions idoines.
    en attendant ces solutions, QUE DIEU MAUDISSE LES DICTATEURS.

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  • Le 23 septembre 2016 à 13:34
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Quand il n’y a pas de pas de problème il faut trouver les moyens pour en créer ! Ces gens (ONG) sont dangereux pour nos pays. ICC vous ne connaissez rien de notre pays alors allez vous en oiseau de mauvaise augure ! Ce rapport pour qui connais le BF est un rapport subversif et une insulte à l’intelligence des Burkinabé. comment accepter que des gens viennent nous dire qu’il faut des quotas de musulmans et chrétiens dans l’administration ? et le comble il mettent sous cap les animistes !! Faisons attention à ce genre de rapport car de toute évidence on sent la volonté de manipuler une partie de la population pour créer des problèmes là où il n’ y a n’a pas.

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  • Le 23 septembre 2016 à 13:49, par TANGA
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Webmaster, qu’est ce que je t’ai fait ? Mon écrit n’est pas plus mauvais que beaucoup que je vois ici par rapport à ce sujet.
    Pourquoi tu ne l’as pas laissé passé. Tu vois, il ne faut pas être partisan de certaines interventions au détriment d’autres au risque de vouloir canaliser le débat.

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  • Le 23 septembre 2016 à 14:44, par VISION
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    C’est vrai que j’ai eu peur (un peu seulement !) en lisant cet article, Mais me voilà de nouveau comme j’étais avant ! meme un peu plus fier encore, parce que Je me réjouis de lire la lucidité du Burkinabè dans le forum.
    Donc crisis group c’est RATEEEEE !! Vous n’êtes pas prêt de réussir un jour a nous avoir. On a toujours une longueur d’avance sur vous !

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  • Le 23 septembre 2016 à 15:08, par sidsomde
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Attention : quand le Burkina était troublé par le coup d’Etat de Djéndéré ils ont vite proposé une force d’interposition, on a évité ce piège, maintenant le Burkina en paix on nous parle des choses dangereuses pour inculquer en nous un esprit de trouble. Demandez à ceux qui sont assis-là de donner la vraie signification de "Burkina" vous saurez qu’ils doivent pas nous apprendre à vivre entre nous. Attention

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  • Le 23 septembre 2016 à 15:13, par Azania
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Bonjour,
    Merci à l’International Crisis group et aux internautes qui ont contribués.

    Je trouve par contre que certaines propositions faites seront plus de nature à créer des conflits de nature religieuse.
    1 Il est necessaire que la laicité dans la république soit réaffirmée dans toutes les institutions et particulierement à l’école.
    2 il est essentiel de ne pas confondre Islam et Arabe. Les turques, les iraniens, les pakistanais, les indonésiens, ... sont musulamans mais ne sont pas arabes. Il est essentiel que la communauté musulmane en prenne conscience et ne tombe pas sous une forme de colonisation par la culture des arabes qui n’est pas la nôtre et qui n’est ps synomyme d’islam.
    d’alleurs il y a aussi des arabes chrétiens et ayant d’autres confessions.
    3 Nous pensons que l’école franco arabe qui est plus ou moins un prolongement de l’école coranique a pour conséquence le fort illétrisme dans la communauté musulmane et biensur sa representation dans l’appareil dirigeant. Dans un autre sens le gros secteur du privé et du commerce est contrôlé par cette communauté.
    4 Au Burkina, la langue officielle est le Francais. C est aussi la langue d’éducation dans les écoles. Il n’est pour l’instant pas question d’utiliser une autre langue dans l’administration
    il faut que nous ouvrions les yeux et bien grand pour pas que certaines puissances arabes n’utilisent l’islam pour nous imposer leur culture arabe. Nous pouvons être musulmans avec une culture totalement différente de celle des arabes !
    5 il faut que notre communauté musulmane sache que aujourd’hui l’arabe n’est pas la langue mondialement utilisée pour la science, le commerce et les relatins internationales. Tous les pays arabes enseignent à partir d’un certain niveau dans des langues différentes de l’arabe. Un exemple. Le Maroc qui avait proné l’arabisation est revenu sur cette décision et a ré instituer le français comme la princiapale langue d’enseignement.
    6 Le rapport parle de reconnaissance des diplômes délivrés par les pays arabes. A ma connaissance des pays comme l’algerie, le maroc ou la tunisie et même la russie délivre des dîplomes qui sont acceptés dans notre pays. Ceci ne cause pas un problème. Le problème est de savoir en quelle langue la personne diplomée travaillera ? Au Burkina c est en francais avec souvent l’utilisation de nos langues nationales.
    7 Nous pensons que si nous tenons à enseigner l’arabe comme une langue dans nos lycées comme cela se faisait déjà, nous pouvons également enseigner l’anglais, l’espagnol, le chinois ... comme des langues internationales utiles. Mais séparons de grâce Islam et Arabe.
    8 En outre nous avons des langues nationales que nous pouvons enseigner à nos enfants et partant notre culture. Mais même dans ce cas nous devons éviter les postures idiéologiques qui pourraient menacer les études à un certain niveau. Combien de livres de maths, de physiques de chimie, de biologie ou de grandes oeuvres littéraires ou scientifiques sont écrites ou traduites dans nos langues nationales ou en arabe ?!
    9 Nous pensons que à l’instar des écoles confessionnelles catholiques ou protestantes la communauté musulamane peut mettre en place de telle école. Il faut que le programme nationale de l’éducation nationale y soit dispensé. La partie confessionnelle viendra en plus.
    10 En terme d’école bilingue, tout établissement peut mettre en place ces écoles qui pourraient enseigner en plus du français et du programme officiel une autre langue. Cela peut être l’anglais, l’espagnol, le chinois, l’arabe, le dioula, le mooré, le fulfuldé, le dagara ....ou toute autre langue nationale ou non.
    11 Nous pensons que la communauté musulmane doit tout faire pour éviter la ghettoisation à travers cette formule que je pense abérrante des écoles franco arabe. L’école franco arabe n’est pas forcément confessionnelle. La communauté doit s’affranchir de cette tradition des écoles coraniques qui contribue à renforcer l’illéttrisme et l’ignorance dans la communauté
    12- Nous devons renforcer les bases de la laicité dans la républiques et combattre sévèrement l’intolérance religieuse. L’animisme donne un parfait exemple de tolérance religieuse.
    13 Il existe des structures dans ce pays laiques qui recrutent leur personnel sur une base rdligieuse. Cela doit être combattu et sanctionné de la même manière que l’on combat les recrutement sur la base ethnique. Ce sont des formes de discriminations qui ne doivent aucunément être toléré.
    12 Si un groupe religieux tient des discours haineux et intolérant et menace la cohésion sociale, le vivre ensemble, les fondements laiques de la république, il doit être considéré comme sectaire et interdit.
    13 L’école surtout est un lieu où la république doit manifester sa souveraineté et éduquer les valeurs que cette république doit perpétuer. Que diriez vous d’un pays qui confie sa sécurité et sa défense à un autre. Il en est de même pour l’école. La chose est trop sérieuse pour que nous fassions la politique de l’autruche. L’islam ne doit pas être utlisé comme le cheval de troie pour une recolonisation à la mode arabe.
    14 L’état ne peut pas démissionner et abandonner l’éducation de ses filles et fils à d’autres groupes qui ne respecteraient pas ses valeurs. Même pauvre notre pays doit comprendre que l’éducation ne se délègue pas. Sous prétexte que nous sommes sans le sous et que nous acceptons le tout venant avec quelques dollars. Ce serait une trahison et de mon point de vue le crime le plus grave que des dirigeants peuvent commettre contre leur peuple.

    Nous nous arrêtons là, mais je souhaite que les internautes méditent cette contribution

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  • Le 23 septembre 2016 à 15:25
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Il faut arrêter ces gens immédiatement ! Ils ont été envoyés pour semer la merdes dans le pays. Qui vous a dit que la religion est un critère d’intervention public dans notre pays. Qui vous fait croire qu’au Burkina est soit musulman ou chrétien ? De toutes façon est-ce que cela vous regarde ? Il est temps que l’Etat commence à regarder toutes ces initiatives et excitations à connotation réligieuse de prêt. Il y a une conspiration qui se trame ! En attendant arrêtez vite ces diables ! Emprisonnez-les immédiatement !

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  • Le 23 septembre 2016 à 15:27, par Emmanuel
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Je suis d’avis qu’il faut normaliser les établissements ce qui est déjà le cas au BF, il y a même des conventions entre ces dernier et l’État. Le BF est laïc et donc une contradiction si nous devons faire du favoritisme dans l’intégration des uns et des autres dans l’administration et dans les partis politiques en fonction de la religion. A mon avis toutes les religions notre respecter la loi et travailler a modérer leurs fidèles de même, un chef religieux et coutumier nous devront pas s’ingérer dans les affaires politiques afin de rester impartial et de jouer leur rôle de cohésion sociale.
    Très souvent ces soit disant ONG mettent le feux aux pays et il viennent jouer aux pompiers après tout en se discutant le partage des ressources des pays !
    pourquoi faire la conférence de presse avec une seule confession religieuse quand vous recherchez l’équité ?
    les autres ont-ils rejeté l’invitation ?
    restons toujours vigilant !

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  • Le 23 septembre 2016 à 15:30
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Il faut arrêter ces gens immédiatement ! Ils ont été envoyés pour semer la merdes dans le pays. Qui vous a dit que la religion est un critère d’intervention public dans notre pays. Qui vous fait croire qu’au Burkina est soit musulman ou chrétien ? De toutes façon est-ce que cela vous regarde ? Il est temps que l’Etat commence à regarder toutes ces initiatives et excitations à connotation réligieuse de prêt. Il y a une conspiration qui se trame ! En attendant arrêtez vite ces diables ! Emprisonnez-les immédiatement !

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  • Le 23 septembre 2016 à 15:30
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Internaute 5, Issa Cissé, il n’ y a aucun problème religieux au Burkina. C’est vous qui voulez créer un problème religieux dans ce pays. Nous ne sommes pas arabes. Les arabes n’ont aucune considération pour le noir qui à leurs yeux n’est qu’esclave et sous-homme.
    Ensuite, la foi musulmane n’a rien à voir la langue arabe et n’a rien à voir avec l’assimilation à la culture arabe. Donc, il n’y a pas lieu au Burkina d’attiser le feu en disant de promouvoir coûte que coûte l’enseignement franco-arabe parce que le christianisme serait plus présent dans le pays.
    Depuis toujours chrétiens et musulmans ont vécu ensemble dans ce pays. Et c’est maintenant que vous vous mettez à compter le nombre de musulmans dans les administrations et dans les ambassades, à quelle fin ? Que recherchez vous ? Effacer toutes les autres religions du Burkina pour que désormais, on ne compte plus que des musulmans dans nos administrations et nos ambassades ? Décompte de quotas de chrétiens et de musulmans dans les administrations. Quelle idée machiavélique ? Arrêtons ça très vite.
    Je comprends pourquoi des ONG ou autres sont soudoyées pour venir nous dresser les uns contre les autres. Il y a sûrement les pays arabes et certains burkinabè derrière tout ça. Vous êtes payés combien pour venir allumer le feu de la haine injustifiable au Burkina en politisant le fait religieux ? Ablassé Ouédraogo a essayé d’exploiter l’ethnicisme et la religion dans la dernière campagne présidentielle. Il a été houspillé et sévèrement sanctionné par tout le peuple burkinabè qui a eu raison de le faire car nous ne voulons pas de cela au Faso. Je suis horrifié de lire que des gens ou des ONG, peu importe, perdent du temps à compter le nombre de chrétiens et de musulmans dans nos services a des fins de quotas ou de représentativité ou de quoi encore ? Et les animistes, eux ils sont combien dans nos administrations et dans nos ambassades ? Ne devrait-on pas les promouvoir aussi ? Arrêtons ça très vite. Chrétiens, musulmans et animistes vivent bien ensemble au Faso et n’ont pas envie d’être dressés les uns contre les autres ! A bon entendeur, salut.

    Par contre je suis d’accord avec vous concernant l’ethnicisme, le racisme, qui a souvent été dénoncé dans ce pays. Heureusement pour nous qu’il ne s’agit pas de toutes les ethnies du pays. En effet, rien ne peut expliquer le fait que les affaires de la république se déportent chez les chefs coutumiers qui de plus en plus outrepassent leurs attributions qui sont de veiller sur nos traditions, pour parfois semer la "pagaille" dans les affaires de l’Etat, sur fond d’ethnicisme, ou encore chez les différents chefs religieux.
    C’est une faute très grave, imputable, non pas à la chefferie traditionnelle ou religieuse mais à la classe politique depuis 30 ans à nos jours car se sont les mêmes. Ce sont nos politiques qui vont faire des bassesses et livrer la République en pâture chez les chefs coutumiers et chez les chefs religieux, dans quels intérêts, eux seuls le savent. Je pense que c’est cela qui va nuire au pays, plus que le nombre des chrétiens et des musulmans dans nos services. Le Burkina est une république laïque et non pas un royaume ou un empire.

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  • Le 23 septembre 2016 à 16:02
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    "Améliorer la représentation des musulmans au sein de Elite politique sans tomber dans la logique dangereuse des quotas."
    C’est très dangereux ces genres de recommandation. Nous avons tous condamné Ablassé Ouédraogo lors des élections présidentielles lorsque celui ci avait voulu tirer des dividendes politiques de son identité musulmane. Attention !!!, il ne faut pas mettre en péril notre unité nationale sur des considérations loufoques soit disant religieuses.
    Il n’existe aucune discrimination religieuse fondée sur la loi dans la conquête du pouvoir d’Etat. Le Burkina Faso est un Etat laïc et tous les espaces publics sont accessibles à tous sans discrimination religieuse aucune.

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  • Le 23 septembre 2016 à 16:34
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    "Améliorer la représentation des musulmans au sein de Elite politique sans tomber dans la logique dangereuse des quotas."
    C’est très dangereux ces genres de recommandation. Nous avons tous condamné Ablassé Ouédraogo lors des élections présidentielles lorsque celui ci avait voulu tirer des dividendes politiques de son identité musulmane. Attention !!!, il ne faut pas mettre en péril notre unité nationale sur des considérations loufoques soit disant religieuses.
    Il n’existe aucune discrimination religieuse fondée sur la loi dans la conquête du pouvoir d’Etat. Le Burkina Faso est un Etat laïc et tous les espaces publics sont accessibles à tous sans discrimination religieuse aucune.

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  • Le 23 septembre 2016 à 17:09, par Tond fan ya gné tid bas zaaba
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Je suis chrétien , mon frère jumeau est musulman mes enfants portent des prénoms chrétiens et les siens des prénoms musulmans , aucun problème de religion dans notre famille .
    Vraiment ce rapport comme certains le disent n’est pas pour maintenir l’harmonie que nous jalousons tant dans notre pays , heureusement que « tond nina pukamè » ( nous avons les yeux ouverts ).

    A ce que je saches la langue officielle du Burkina reste le Français et les concours ou tests pour accéder à la fonction publique ou dans le privé demeure cette langue quitte à ce que accessoirement on demande pour les besoins du poste d’autre langues.
    Aussi c’est l’orgueil de l’Humanité qui a amené Dieu créer plusieurs langues parce que les humains voulaient construire une tour à Babel pour atteindre le Dieu unique et il les a confondus , sinon au départ les humains parlaient d’une seule langue.

    Si quelqu’un croit en Dieu , il peut lui adresser ses prières même dans sa langue maternelle et c’est ce qui peut être très agréable même à Dieu.
    Vivement que ce rapport ne soit pas vulgarisé.

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  • Le 23 septembre 2016 à 17:16, par KABORE Fred
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Si je ne m’abuse c’est bien vous Mme Cynthia Ohayon que j’ai déjà écoutée sur RFI avec les même raisonnement fallacieux..il n’y a jamais eu de frein a la promotion de l’élite de religion musulmane au BURKINA FASO. En fait c’est juste que beaucoup de cerveaux musulmans préféraient s’orienter dans le commerce mais la tendance a déjà changer. J’étais vraiment écœuré par vos propos mais je me rend compte vous pouvez vous rattraper. Il y’ a une autre source latente de problème au BURKINA FASO, celle liée à l’ethnie, plus précisément à "la domination de l’ethnie mossie" vue par les autres ethnies. vous feriez mieux de vous penchez sur ça si vous êtes de bonne foi.

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  • Le 23 septembre 2016 à 19:38, par WAtt
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Pendant que moi je suis partant pour qu’on vote une des trois langues nationales pour en faire une langue officielle et qu’on instaure l’Anglais dès l’école primaire, on nous parle d’enseignement franco-arabe. Cher ONG dit moi ce qu’on y gagne. Il me semble que même les meilleurs œuvres français sont publiés en Anglais. Et vous voulez qu’on reste toujours dans ça ? Quant à l’aspect religion, selon ma conviction je ne suis pas sure que Dieu nous jugera en fonction de notre appartenance religieuse mais en fonction de nos œuvres. Donc sachons chercher Dieu et non des religions. Je me demande bien si cet écrit peut avoir un sens en Chine ou en Inde. Alors faisons attention. Moi je veux que tout sonne burkinabé.

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  • Le 23 septembre 2016 à 21:16
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Internaute 31, Azania, un grand merci pour votre contribution. Vous avez tout dit ou presque. Je me permets de me joindre à vous pour demander aux burkinabè de méditer l’essentiel des contributions de ce forum sur ce sujet, notamment la vôtre qui est à mon sens une très bonne analyse de ce sujet. Heureusement que pour ce qui concerne le fait religieux, les burkinabè dans leur grande majorité demeurent lucides et vigilants. Alors qu’on mettra encore du temps à nous sortir des impacts de la colonisation française, faut-il encore se laisser aller à une domination des arabes sous couvert de l’islam ? Au Burkina, c’est non,non et non !! Ce pays est et restera laïque et pluriel. Musulmans, chrétiens, animistes, athées, agnostiques, continueront à vivre ensembles et en paix, sans quotas ni comptage ni exclusivité franco-arabe, ici au Burkina. Les OGN pro "islamistes" et leurs pétrodollars n’ont qu’à poursuivre leurs manœuvres ailleurs. Ils n’allumeront aucun brasier fondé sur la religion ici au Burkina.
    Merci également à l’internaute 38 qui nous a donné un exemple très parlant du vivre ensemble au Burkina. Merci à tous les internautes de ce forum car dans l’ensemble vous avez bien répondu à cet ONG International Crisis Croup et ses élucubrations sur notre pays.

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  • Le 24 septembre 2016 à 00:43, par Jeunedame seret
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    International Crisis Croup !! ! C’est vraiment un géniteur de crises internationales ; le diable en mission. Mais ça ne passera pas. Car au Burkina, nous n’avons cette mentalité de bagarres sur Dieu. Qui même nous envoie cette dangereuse ONG ? On n’a pas besoin de ses études et conseils maléfiques. Mounafiiica...!! chéiii...mounafiiica...!

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  • Le 24 septembre 2016 à 01:08, par Garaudy
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Apparemment Crisis group a tiré sur un sujet où il semble que ç’est le statut quo qui est exigé ! Le fait d’avoir indexé certtaines pratiques à fait sortir beaucoup de personnes de leur état.
    Crisis group semble apparemment reprendre les conclusions du forum national sur la laïcité et cela ne semble pas du goût de beaucoup de personnes.

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  • Le 24 septembre 2016 à 08:50, par paysannoir
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Il faut simplement foutre ces gens dehors. AEEMB, CERFI, CMB, et les structures catholiques, protestantes et animistes doivent sortir pour marcher contres ces créateurs de crise. Organisons nous et restons vigilants

    Répondre à ce message

  • Le 24 septembre 2016 à 15:23
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Ces gens la sont à BANNIR dans un pays comme le notre. C’est ainsi qu’ils vont nous mélanger avec des constats qui passaient jadis inaperçu car sans importance au yeux des Burkinabé

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  • Le 24 septembre 2016 à 16:18, par Wallasby
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Dommage que le public n’ait pas été là pour suivre comment ce rapport a été disséqué par un éminent expert des questions religieuses présent dans la salle.
    Dommage aussi que la presse ne fasse pas correctement son travail. En effet, elle aurait pu relayer ce point de vue de spécialiste qui a démontré clairement que :
    1. le rapport était déséquilibré,
    2. les recommandations formulées n’avaient aucune espèce de pertinence,
    3. le rapport était plutôt crisogène qu’autre chose.

    En définitive, la presse ne devait pas se contenter de relayer ces recommandations qui ont été balayées du revers de la main par nos experts. Elle devait relayer également les critiques.
    Dommage !

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  • Le 25 septembre 2016 à 03:15, par yelmingaan blaan saa hien
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    "chacun dans son village et les vaches seront mieux gardées"_organisateurs du desordre et des crises rentrez chez vous et restez y bien gentillement le burkina Faso a deja assez de problemes pour se payer le risque de laisser reveiller des demons qui ronflent .

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  • Le 25 septembre 2016 à 07:25
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Suis tres fiere de la réaction des internant burkinabé. Faisant tres attention a ces genres d ONG. Je trouve le rapport simplement calomniant.
    Voila des gens qui veulent semer le désordre dans notre pays. Soyons vigilant, et restont tolérant comme ont en toujours ete. Sur le plan sociale, le Burkinabé n´a pas besoin de rapport de ce genre.

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  • Le 25 septembre 2016 à 19:44
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Je ne vais pas ajouter quelque chose à tout ce qui a été dit. Grand merci à tous les burkinabé d’avoir vivement condamné ce rapport "allume feux" !

    Répondre à ce message

  • Le 25 septembre 2016 à 20:30, par Talll
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Soyons clairs ! Il n’y a aucune frustration d’une communauté musulmane qui représenterait 60% de la population et qui serait sous représentée dans l’administration. Cette idée est la synthèse de la sortie médiatique de 2 hommes « politiques » qui ont voulu vendre l’islam à blaise Compaoré, en voulant soutenir la modification de l’article 37 et la création du Senat d’où ils étaient pressentis. Le premier a en effet soutenu les intentions de blaise Compaoré au nom de la communauté musulmane, en faisant remarquer, en plus à la télé, que l’islam représente 60% de la population. Que s’est-il passé ? Il a été vomi par la communauté musulmane qui ne voulait pas que des individus malveillants utilisent l’Islam à des fins personnelles et politiques(les protestants aussi ont désapprouvées les paroles équivoques de leurs représentants). Le second a déclaré après la fuite de blaise, que les musulmans étaient sous représentés dans l’administration et qu’il fallait traiter cette question ouvertement. Comment se fait-il que ICG n’a pas pu faire d’autre réflexions que de synthétiser ces deux sorties (comme si cela avait été fait autour d’une bière) pour nous faire des propositions. D’où venaient ses idées désapprouvées par tous ?. Avez-vous seulement remarquée que les jeunesses musulmanes et chrétiennes ont vivement contesté certaines prises de position de leurs représentants officiels et qu’ils n’entendent plus se laisser voler leur avenir par des hommes aux propos hypocrites et destructeurs de paix. Quand même, quand on fait une étude on n’est pas obligé de trouver des problèmes. S’il vous plait revoyer votre copie. Cette fois, vous êtes générateurs de ce que vous croyez combattre. Accepter humblement d’être corrigés ! ça ne fait du mal à personne.

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  • Le 25 septembre 2016 à 22:25, par Faso
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    En lisant les ecrits des forumistes. Je suis tres Fier d etre Burkinabe. Dieu benisse Notre tres Cher pays.

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  • Le 26 septembre 2016 à 11:11, par eldenisot
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    Cette ONG est venue pour semer les graines de la discorde inter religieuse ici. Moi , burkinabé, je n’avais jamais entendu que des musulmans se plaignaient de poste et de représentativité dans les instance.
    Tout le monde le sait il y a un déséliquilibre d’accès à l’éducation classique entre chretiens et musulmans ; que tu sois musulman ou chrétien, si tu es compétent, tu seras nommé et occupera le poste attendu.
    Moi j’attire l’attention des musulmans sur les vicissitudes et desseins cachés de cet article. Faites attention, n’y accordez pas la moindre attention. Cette ONG fait partie des réseaux francais de destabilisation de l’Afrique.
    Mes chers frères ressoudons nos rangs ; Que des intrus comme ca n’apparaissent de nulle part pour nous diviser. Nous n’avons jamais entendu cela ou meme vu ;
    le dialogue et la symbose inter religieux sont une réalité chez nous.
    Ne nous laissons pas distraire ; vive la solidarité et la concorde entre burkinabé
    LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS
    TOND TENGA YINGA D SAKA KUUM
    OUR FATHER’S LAND OR DEATH, WE SHALL OVERCOME
    PATRIA O MUERTE, VENCEREMOS

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  • Le 28 septembre 2016 à 09:09, par aroun
    En réponse à : Coexistence religieuse au Burkina : Les regards de l’International Crisis Croup

    je crois que les gens doivent avoir de la hauteur dans leur analyse. si vous venez avec peu de lucidité dans ce débat on finira tous par voler bas. la même ONG nous avait dressé un rapport sur la situation nationale avant la chute du régime passé. le mieux c’est de faire une bonne lecture surtout des recommandations et penser à la mise en application.
    pour ceux qui ont des positions top tranchées qu’ils de rappellent de Albert Einstein : " il est plus de casser un atome qu’un préjugé"

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