Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

mercredi 21 septembre 2016 à 23h15min

Le Burkina Faso à l’instar d’autres pays a célébré la Journée internationale de la paix ce 21 septembre 2016 à Ouagadougou. C’est l’association des anciens combattants, anciens militaires, veuves et orphelins victimes de guerre qui a marqué l’événement. Les membres ont battu le pavée autour de la place de la révolution et sué pour rappeler l’importance de cette valeur. La célébration a coïncidé avec le 70e anniversaire de cette association.

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Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

Beaucoup se déplacent difficilement, ont des cheveux grisonnants, mais ils n’ont pas perdu pour autant les habitudes militaires. Le garde-à-vous, même si nonchalant, est toujours de mise. Heureux de se retrouver, ces anciens combattants et anciens militaires discutent et rient aux éclats, comme s’ils se rappelaient les différentes campagnes du passé. Dans un français qui leur est propre, ils haussent souvent la voix pour se faire comprendre, inondés qu’ils sont de sonorités retro distillées en leur honneur.

Réunis au sein de l’association des anciens combattants, anciens militaires, veuves et orphelins victimes de guerre, les membres ont célébré la Journée internationale de la paix à travers une marche. Initiée depuis 2008 par la fédération mondiale des anciens combattants, la marche des anciens combattants pour la paix, a été instituée pour méditer sur cette valeur. Qui mieux que les anciens combattants, anciens militaires, pour apprécier la paix ?

« (…) Eux qui ont été souvent les acteurs, parfois les victimes, mais toujours les témoins privilégiés des atrocités de la guerre et des conséquences » précisera le commandant Paul Tondé du bureau exécutif de l’association.

Ce ne sont certainement pas les veuves ou orphelins qui ont perdu époux ou pères sur des théâtres d’opération qui cracheront sur la paix. Si elle était promue et garantie partout, ils auraient encore auprès d’eux, leurs très chers.

Alors, contrairement à cette maxime qui dit que ‘’qui veut la paix prépare la guerre’’, Paul Tondé affirmera avec force que ‘’qui veut éviter la guerre construit la paix’’.

C’est depuis 1982 que la journée internationale de la paix est célébrée le 21 septembre par les pays membres des Nations Unies. Pour la coordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Burkina Faso, Metsi Makhetha, loin d’être une routine, cette journée est une opportunité. Celle de rappeler l’idéal de paix au sein des pays et entre les peuples pour éviter de revivre « certaines expériences malheureuses ».

Elle citera Mahamat Ghandi, « il n’ya pas de chemin vers la paix, la paix est le chemin », pour dire que la paix dépend des attitudes et comportements individuels au quotidien. Et puisque c’est dans l’esprit des hommes que nait la guerre, alors, c’est dans leurs esprits qu’il faut la combattre. Elle a en outre invité chacun à être un apôtre de la paix. Cette année, la réflexion est portée autour du thème « les objectifs de développement durable, composantes de la paix ».

En ce jour, le chef d’Etat-major général des armées (CEMGA), le Gal. Pingrenoma Zagré a salué le sens du sacrifice et du devoir du service désintéressé des différents contingents Burkinabè déployés à différents endroits de l’Afrique et pas seulement, pour contribuer à ramener la paix.

Conflits armés, rébellions, attaques terroristes, grand banditisme, incivisme, sont autant de menaces à la paix, égrenées par le Colonel-major Ali Paré, délégué aux anciens combattants au ministère de la défense nationale et des anciens combattants. Mais il a réaffirmé au nom des autorités des pays, la disponibilité du Burkina à soutenir les efforts de paix à travers le monde.

Comme s’ils envoyaient un message de paix dans ces parties du monde en proie aux guerres, rébellions et autres menaces sur la paix, les officiels ont lâché des colombes dans le ciel.

Pour la mémoire des devanciers

La célébration de cette journée a coïncidé avec la Journée du tirailleur africain et le 70e anniversaire de l’Association unique des anciens combattants, anciens militaires, veuves et orphelins victimes de guerre du Burkina. Comme à l’accoutumée, le CEMGA, le président de l’association, et le représentant du ministre de la défense nationale et des anciens combattants ont déposé une gerbe de fleurs.

Ceci pour honorer la mémoire des anciens camarades d’armes disparus. C’est en musique avec le célèbre tube du Brazzavillois Zao, « la guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon » que la double cérémonie a pris fin.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 21 septembre 2016 à 20:33, par WHISKY
    En réponse à : Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

    Refusant tout ANGÉLISME UTOPIQUE je pense qu’il nous faut absolument une GUERRE au BURKINA pour mieux appréhender le sens CATÉGORIQUE de la PAIX, le SALUT de ce pays nous viendra de la GUERRE

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  • Le 21 septembre 2016 à 22:05
    En réponse à : Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

    Depuis la dernière guerre mondiale de 1939-1945, il reste encore des anciens combattants des deux grandes guerres dans nos pays ? De nos jours, beaucoup d’entre eux nous ont quittés avec le temps qui passe. Il en reste peut-être davantage de la guerre d’Indochine voire de celle d’Algérie ou du Vietnam... En Afrique francophone et particulièrement au Burkina, nous en avons tous eu dans nos familles. Avec leur français très approximatif qui nous amusait parfois quand on était jeunes, ce sont de vraies bibliothèques de l’histoire des guerres qu’ils ont vécues. Nous avons intérêt à profiter de la sagesse de ces valeureux papys.
    Je préfère de beaucoup l’expression "tirailleurs africains" que vous avez employée à celle de "tirailleurs sénégalais" utilisée à tort en Europe, surtout en France, pour désigner nos anciens combattants. C’est ainsi que les jeunes européens pensent que tous les tirailleurs venus d’Afrique, en dehors des maghrébins, sont exclusivement sénégalais et certains de nos frères sénégalais profite de cette méconnaissance de l’histoire pour déconsidérer les autres africains.
    Je tiens à souligner ici que tous les pays d’Afrique, colonies de la France à l’époque des deux grandes guerres, ont fourni des tirailleurs africains qui ont âprement combattu aux côtés de la France, servant de chair à canon pour protéger les militaires français.
    Cette journée internationale de la paix me paraît être une bonne initiative. Saluons encore le mérite de nos anciens combattants qui sont mieux placés que quiconque pour nous prévenir : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon ».
    Espérons que vos sages conseils seront entendus, notamment par ceux qui, manipulés, perdus et damnés, se croient obligés de semer partout, désolation, terreur et tuerie d’innocents, soit disant au nom d’Allah, bref, ce qu’ils appellent djihad. Alors qu’Allah n’a rien demandé de tel à personne. Ils feraient surtout mieux de retourner à la religion de leurs ancêtres et de nous coller la paix.
    Espérons aussi que vous entendent, tous ceux qui dans nos pays, se laissent aller, pour des intérêts inavoués, à des guerres fratricides et inutiles (sauf pour les puissances qui les bernent ainsi pour pouvoir les dominer et les exploiter, eux et leurs ressources).
    Enfin, espérons que votre message soit entendu par les dictateurs de toutes sortes, qui sèment intimidation, guerres et massacres au sein de leur peuple, pensant ainsi régner en monarque absolu et à vie. Encore heureux qu’ils finissent malgré tout par être destitués par les mêmes peuples qu’ils croient toujours avoir totalement soumis, sans jamais comprendre la leçon, hélas ! J’espère que ceux qui parmi eux ne sont pas encore destitués vous écoutent.

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  • Le 22 septembre 2016 à 09:31, par TANGA
    En réponse à : Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

    Internaute N°1 WHISKY, avec tout le respect que je dois à tout être vivant en fonction de qui il est, laisses moi te dire que tu es un IDIOT, un malade qu’il faudra soigner chez le VETERINAIRE.
    Si tu veux la guerre, vas affronter la locomotive quand elle sera en grande vitesse. Ne cherche pas des problèmes pour les autres. Je pense que toi, tu n’est pas Burkinabè.

    Répondre à ce message

  • Le 22 septembre 2016 à 12:25, par Le transitaire
    En réponse à : Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

    TANGA n’a rien compris. Je crois que Internaute N°1 a voulu montrer la nécessité de comprendre les voies en moyens pour cultiver la paix. Même si je ne partage pas son souhait, j’interpelle tous les hommes épris de paix à plus de sérieux quand on aborde le sujet concernant la paix. Comme le disant, un homme politique pour ne pas le citer, "la paix ce n’est pas un mot mais un comportement". Cultiver la paix, passe nécessairement par travailler à rendre justice. C’est un préalable indispensable contrairement à ceux qui pensent qu’on peut imposer la paix. Imaginer une victime qui attend que son bourreau vienne lui demander pardon en lui expliquant d’abord pourquoi il a commis l’acte répréhensible. Certains diront qu’il faut pardonner sans chercher à comprendre et sans attendre des excuses. Je ne ferai pas de différence entre cette façon de penser et l’application de la loi du plus fort en ce sens qu’on vous oblige à pardonner sans rien comprendre et dans la solitude de la douleur qui vous ronge. Voilà pourquoi, il faut rendre justice d’abord et inviter les auteurs de crimes et délits à accepter les jugements et à se préparer à réparer leurs torts. Si après jugement et condamnation des mauvais actes, les victimes font preuve de grandeur en demandant l’acquittement de leurs bourreaux, ce ne serait que la consolidation de la paix. C’est en rendant justice que nous réduirons les velléités d’oppression qui animent tous les hommes de la terre.
    En clair, on ne construit pas la paix dans le mouta mouta.

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  • Le 22 septembre 2016 à 13:21
    En réponse à : Journée internationale de la paix : « La guerre ce n’est pas bon, ce n’est pas bon », rappellent les anciens combattants du Burkina

    Journée internationale de la paix.
    Jésus a dit en Jn 8:34 : qui commets le péché est esclave du péché
    Il n’y a pas de véritable paix en dehors de Die . Même certains idéologistes tel que Karl Marx, Nitsche ont recherché la paix à travers leur idéologie. Et chacun pense qu’il est sur la voie de la paix. Est ce que, parce qu’il n’y a pas de guerre, on peut parler de paix ?
    est ce qu’ il faut la guerre pour amener la paix ?
    Est ce que avoir suffisamment à manger est signe de paix ?
    Tout ce qu’on entreprend pour amener la paix est un bon signe. Mais il faut savoir qu’il n’ y a pas de paix en dehors de Dieu.
    Il n’ y a pas de paix pour un groupe de personnes et les autres tant pis pour eux. Il n’ y a pas de paix dans l’égoïsme. Il n’ y a pas de véritable pas si les gens ne s’aiment pas. Aimer doit aller ce que l’autre le sente. Il n’ y a pas de paix si on ne peut pas pardonner. Il n’ y a pas de véritable paix s’il y a des esprits de vengeances. même vouloir exclure ne serait ce une seule personne parce ce qu’elle est comme-çà peut éloigner la paix.
    Les associations, les ONG, les partis politiques, tout ceci c’est bien, mais il faut savoir qu’il n y a pas de véritable paix en dehors de Dieu. Il n’ y a pas de paix pour un pays seulement
    Satan aussi recherche la paix à sa façon. Satan pense qu’avec la violence, la division, le désordre il peut amener la paix à lui.
    Certains pense que éliminer certaines personnes génantes peut amener la paix. Et pour d’autres, il faut suivre Jésus, il y en a qui disent Mahomet. Nous devons avoir les mêmes visions pour la paix. Qu’est ce que la paix. Et comment peut elle venir ?

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