Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

Ceci est une contribution de Dimathème sur la formation professionnelle au Burkina Faso. • vendredi 16 septembre 2016 à 01h26min

Récemment, le Premier des ministres du Faso expliquait à la presse la volonté de son gouvernement d’envoyer des étudiants burkinabè à l’INPH de Yamoussoukro. L’idée est certes bonne ; mais pourquoi aller payer le « tag ni non » du voisin quand on a un four moderne et des boulangers à la maison ?

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Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

C’est une bonne chose que s’entraider mutuellement. Quand on n’a pas quelque chose et que son voisin l’a, une bonne entente permet de la partager. Ce qui choque, c’est lorsqu’on se rend compte qu’on a ce que le voisin vend et on veut coûte que coûte valoriser le produit du voisin en laissant ce qu’on a (bi yam n dada a maam sam sa). Cependant, lors de mes différentes formations, j’ai appris que la matrice SWOT (force, faiblesse, opportunité et menace) était une matrice que tout dirigeant doit essayer de maitriser avant de se lancer sur une conquête.

Excellence monsieur le Premier Ministre,
Pour ce qui est de la FORCE :

En matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels, le Burkina Faso, toute modestie mise à part, a ce qu’il lui faut. Sur le plan technique en effet, le Faso dispose de plusieurs centres de formation professionnelle qui n’ont rien à envier à des lycées professionnels ou techniques de la sous-région. Grâce à un programme de développement, dans chaque chef-lieu de région, les centres de formation professionnelle de l’ANPE ont été entièrement refaits et équipés.

Les équipements de ces centres leurs permettent de former dans les filières comme le génie civil (maçonnerie, dessin bâtiment, plomberie sanitaire), le génie électrique (électricité bâtiment, électronique, électrotechnique, menuiserie métallique ou soudure, ils ont même des équipements pour la formation sur le fonctionnement des ascenseurs) la mécanique (automobile et deux roues).

En dehors de ces centres, deux grands centres (le CFPRZ et le CFPI de Bobo-Dioulasso) ont été également construits et équipés dans le cadre de ce même programme. Le Centre de Formation Professionnelle de Référence de Ziniaré (CFPRZ, ndlr) n’étant plus à présenter, il ne reste plus que le CFPI de Bobo-Dioulasso qui a des filières comme le génie mécanique (fabrication mécanique et moulage de pièces) et le génie électrique (énergie solaire, électronique, mécatronique/robotique, électrotechnique, soudure …). Il existe également un centre de formation professionnelle et d’évaluation à Ouagadougou (CFPEO).

Hormis ces centres, trois lycées professionnels sont déjà fonctionnels (génie mécanique, génie électrique, cuisine et restauration, génie civil, agroalimentaire) à Koudougou, Gaoua et Dédougou. Toujours grâce à ce programme. En dehors de ces lycées construits et équipés récemment, il y a des lycées professionnels à Fada, Ouahigouya et Bobo-Dioulasso.

Nous ne rentrerons pas dans les détails en ce sens que dans le cadre de ce même programme, l’Université de Koudougou a bénéficié d’équipement dans les domaines du génie civil (maçonnerie et menuiserie bois), génie électrique (électronique, électrotechnique, mécatronique…) et informatique mais jusque-là on ne la sent pas trop.

Excellence monsieur le Premier Ministre,
Pour ce qui est de la Faiblesse,

L’ANPE s’est inscrite dans un système social. Ceci étant, elle ne peut utiliser convenablement les machines à sa disposition de peur de ne pouvoir payer ses factures d’électricité (par exemple, en utilisant les transformateurs, la facture dans les centres tournaient autour d’un million le mois, ce qui a amené l’Agence à laisser tomber ces transformateurs). Aussi, le niveau de recrutement laisse croire que ce sont ceux qui ont échoué dans le système de l’enseignement général qui viennent pour des formations à l’ANPE.

Cela fait mal, voire très mal de réaliser qu’avec les équipements dont elle dispose, l’ANPE ne forme qu’au CQP (Certificat de qualification professionnelle, ndlr).

Un autre problème, ce sont les ressources humaines. Il est nécessaire que l’ANPE ait un personnel qualifié avec un plan de carrière. Hélas, elle continue de recruter des vacataires et des formateurs endogènes. Bon bref, vous avez un ministère chargé de résoudre tout cela.

Certains lycées professionnels n’ont que le cycle court (c’est-à-dire que la limite est le BEP) dans certaines filières. Ouvrir le bac pro dans ces filières requiert des professeurs CAPET et non CAET, or les équipements qu’ils ont réussi leur permettent d’aller jusqu’au BTS dans le domaine.

Le CFPR-Z qui est censé accompagner les entreprises et faire du perfectionnement se retrouve à faire de la formation initiale. Et c’est ce que s’apprête à faire le CFPI.
Une réorganisation de notre système s’impose de ce fait.

Excellence monsieur le Premier ministre,

Les pays dits développés comme l’Allemagne continuent à investir dans la formation technique. La preuve, les immigrés venant des pays en guerre (pour ne pas citer un pays) reçoivent des formations techniques. Cela dans la perspective de remplacer la main-d’œuvre vieillissante. La France, pays à partir duquel nous avons copié notre système éducatif se tourne aujourd’hui vers la formation professionnelle.

La réorganisation est toute simple. Que des moyens soient mis à la disposition de l’ANPE pour faire des recrutements et des formations d’un certain niveau (loin de moi l’idée selon laquelle l’ANPE ne fait pas de bonne formation). Il est ici question de la valorisation du CQP. Il est nécessaire que la question du CQP soit traitée et que sa valeur soit reconnue sur le plan national. Combien d’employeurs connaissent le CQP et ses dérivés ?

A quoi cela sert-il à l’Etat de délivrer des certificats qui ne sont pas reconnus par les chefs d’entreprise ? Travaillez donc à la reconnaissance du CQP, du BQP et du BPT par nos chefs d’entreprise. Après quoi, que la fréquentation du CFPR-Z et du CFPI soit conditionnée par le passage dans un centre comme celui de l’ANPE afin que ces deux centres puissent véritablement se consacrer à la formation professionnelle.

Excellence monsieur le Premier Ministre,
En termes d’opportunités

Nous avons des maîtres de conférences et des professeurs en chimie, physiques et mathématiques. Les cours des classes préparatoires en France comme en Côte d’Ivoire sont des programmes connus ; seule la volonté politique manque.
L’université de Koudougou dispose d’un plateau technique qui peut être utilisé pour des cycles d’ingénieur des travaux et d’ingénieurs de conception.

Une collaboration franche entre le CFPR-Z et l’université de Ouagadougou permettra de mettre sur le marché des ingénieurs en génie mécanique, en électricité et en génie civil. Cela est également valable pour Bobo-Dioulasso où une collaboration entre l’UPB et le CFPI permettra de former des ingénieurs en génie mécanique et en génie électrique.

Plusieurs enseignants et formateurs ont bénéficié de formation sur l’utilisation des machines qui sont dans les centres aussi au Burkina Faso qu’à l’étranger. D’ailleurs, sauf erreur de ma part, dans le cadre du PRFP, des personnes ont eu des bourses de formation en master et PhD à Taïwan et plus de 300 enseignants de niveau CAET et CAPET ont été formés à l’ENS/UK et d’autres, déjà en activité ont bénéficié de perfectionnement au Burkina et à Taïwan.

Excellence monsieur le Premier Ministre,

Nous avons des centres et des lycées professionnels. En résumé, notre force est la disponibilité des infrastructures et des équipements et en termes d’opportunités, nous avons des ressources humaines qualifiées. Pour ce qui est des faiblesses ;

-  Le CFPR-Z fait jusqu’aujourd’hui de la formation initiale et non du perfectionnement,

-  Aucun lien organique entre les centres ANPE et le CFPR-Z, CFPI et le CFPEO,

-  On a l’impression qu’on va dans les centres de formation professionnelle ou les lycées professionnels quand on a échoué dans l’enseignement général,

-  Le manque de financement adéquat de la formation professionnelle (pour preuve, le CFPI n’est pas encore ouvert depuis la nomination de son DG).

Excellence monsieur le Premier Ministre

En ce qui concerne les menaces, je n’ai pas besoin de vous faire un état des lieux. Si nous continuons à financer la formation de nos jeunes ailleurs au lieu de développer ce que nous avons, il est évident que ces centres et lycées fermeront d’ici là pour manque de matière d’œuvre ou pour une pièce défectueuse.

Ainsi, excellence monsieur le Premier ministre j’ose croire qu’il vaut mieux :

-  Recadrer l’enseignement et la formation techniques et professionnels au Burkina Faso,

-  Permettre au CFPR-Z, au CFPI de Bobo-Dioulasso et l’Université de Koudougou d’avoir les moyens nécessaires pour la formation d’ingénieurs (travaux et conceptions) avec l’implication de nos professeurs d’université,

-  Mettre à la disposition des structures d’enseignement et de formation techniques et professionnels la matière d’œuvre nécessaire,

-  Créer un cadre de confiance avec les entreprises pour qu’elles acceptent les stagiaires ;

-  Accompagner les sortants dans la création de leurs entreprises ;

-  Trouver une formule pour que les centres et lycées puissent faire de la production sans faire de la concurrence aux entreprises.

Tout cela pour vous dire excellence monsieur le Premier Ministre que nous avons tout ce qu’il nous faut sur place en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels et que seule la volonté politique nous permettra de sortir la tête de l’eau.

Excellence monsieur le Premier Ministre, je vous invite à visiter les 12 centres de l’ANPE qui ont été refaits, le CFPI, le CFPR-Z, le CFPEO et l’ensemble des lycées professionnels publics. Faites asseoir vos techniciens et nous verrons si vous nous parlerez de classe prépa (que nous pouvons mettre en place ici au Faso avec de la volonté).

Consommons burkinabè
Dimathème
Ps : toutes les machines sur les photos sont disponibles dans des centres ici au Faso.

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Vos commentaires

  • Le 16 septembre 2016 à 02:06, par Lavie
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Mes respects Dimathème. vous avez montré la voie à suivre avec méthode. Votre écrit est complet. En utilisant la matrice SWOT, vous avez démontré la pertinence de mes appels multiples sur lefaso.net sur la question de la mise en oeuvre d’un système de contrôle de gestion efficace dans notre mode de gouvernance.

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  • Le 16 septembre 2016 à 06:29, par l’homme
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Je félicite l’auteur de cet article pour la pertinence des idées et le ton respectueux et élégant employé. Certaimement que le PM a cela vêtu de Faso Dafani.
    Notons aussi que la coopération sous-régionale n’a pas que valeur technique et professionnelle. Il y a un enjeu politique et diplomatique, et c’est sans doute ce que poursuit le PM. Il ne dit pas qu’il fermera les centres burkinabé ni qu’il les délaissera.
    Mon propos n’enlève rien à la pertinence de l’article.

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  • Le 16 septembre 2016 à 06:53, par veritevraie
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    que c ’est pitoyable qu’ on soit toujours la avec cet aire d’éternel soumis et sans ambition ;
    sans confiance en soit et en son peuple. A quant un SANKARA2 pour le BURKINA, pour l’ Ambition, lza Confiance en soit, la mobilisation utile du peuple et le Patriotisme ?

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  • Le 16 septembre 2016 à 07:46, par leregard
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Félicitations à l’auteur qui a fait une excellente présentation de la situation, de l’existant. Il reste maintenant au PM d’en tirer les conclusions positives . Bien sûr, avoir de telles capacités mais qui restent sous utilisées amène à se demander comment le PM a pu faire de telles déclarations alors qu’il a un ministère chargé de la formation technique et professionnel. il aurait dû d’abord s’informer des potentialité du Faso, des efforts à faire pour les rendre effectives et au besoin les compléter (histoire de diversifier les formations) par le couplage avec d’autres centres de formation notamment ceux de la Côte d’Ivoire, puisque ce sont d’elles que le PM a identifié. A mon avis, le PM pourrait aussi voir du côté du Sénégal, du Ghana, du Nigeria et pourquoi pas plus loin en Afrique du Sud, en Chine, au Japon, en Allemagne, en Inde pour des formation très pointue en technologie (électronique, etc.).
    Le PM devrait éviter de déclarations impulsives. Il doit prendre son temps pour avoir entre les mains toutes les cartes avant toute déclaration. C’est cela aussi, la qualité première d’un responsable. Ne parler que quand on a à dire des choses très implorantes et de haute facture.

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  • Le 16 septembre 2016 à 08:14, par Tonton Frédo !
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Chapeau ! RAS ! Vivement que vous soyez lu et compris.!

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  • Le 16 septembre 2016 à 08:33, par rabo
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Tout simplement génial !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Ecrit à archiver, pour exploitation.

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  • Le 16 septembre 2016 à 09:21
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Un travail a été fait pour la reconnaissance de certains diplômes des centres de formations professionnelles. Ce travail est à poursuivre et une bonne communication doit être faite autour de ces diplômes sans oublier le problème d’équivalence entre les CQP, CAP, BQP, BEP, Bac pro. La guéguerre survenue au sein du ministère de la formation professionnelle entre conseillers en formation professionnelle et enseignants des lycées techniques, doit être résolus. Mieux pourquoi mettre la formation professionnelle dans un département ministériel à part entière ? C’est la jeunesse qui se forme aussi bien dans les filières professionnelles, techniques que dans l’enseignement général. On ne peut pas parler de professionnalisation des filières d’enseignement et mettre la formation professionnelle dans un département unique ? Cette professionnalisation des filières concerne aussi bien l’enseignement primaire, l’enseignement secondaire et le supérieur. Certains seront étonnés de voir mentionner le primaire mais il faut comprendre que ce qu’un enfant souhaiterait faire dans la vie comme travail ou comme métier s’acquière souvent à bas âge. De ce fait, il serait souhaitable de parler d’enseignement en général et pourquoi pas à l’avenir que ce soit le ministère de l’éducation, de la formation professionnelle et de la jeunesse.
    Au passage je salue et félicite ces enseignants des établissements de formation technique et professionnelle qui ont œuvré au développement de la formation professionnelle. Que les conseillers en formation professionnelle m’excusent mais ces acteurs ont joué un grand rôle dans la mise en place des centres de formation professionnelle, même si ces derniers veulent les écarter de la gestion parce qu’ils n’ont pas de diplômes en formation professionnelle.

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  • Le 16 septembre 2016 à 09:46, par Cequejenpense
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Tres bonne analyse. Dommage que le Premier Ministre nous prouve a quel point il est "etranger" dans son propre pays. Deconnecte, il ne semble pas savoir ce qu’il existe deja, ce qu’il faut ameliorer et ou allons nous. Ca ne sert a rien de contribuer a rendre prestigieuse l’ecole de l’autre en laissant mourir les notres.
    Filiga qui est un enseignant de qualite ne semble pas etre celui qui nous sortira du tatonnement.

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  • Le 16 septembre 2016 à 09:54, par Lustre
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Dimathème, Merci, et encore Merci.

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  • Le 16 septembre 2016 à 10:29, par Seagate
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Dimathème, tu n’as pas tout dit. Mais c’est déjà pas mal. Il y a des équipements à l’université de Koudougou qui sont toujours sous bâche depuis leur livraison. Je parle de ce que je sais ici à Koudougou.
    Dis aux gens que dans les ateliers de menuiserie bois ce sont des machines de précision et on a l’impression d’être dans une usine de menuiserie ; Dis aux gens que si l’Etat le veux, avec le CFPR-Z, le LPNMY de Koudougou, le CFPI de Bobo-Dioulasso et l’Université de Koudougou, si les efforts sont mis en commun, on pourra fabriquer nos propres pièces. Mais hélas si on fabrique nos propres pièces, leurs gombos prendront des coups. Hé oui c’est ça qui est la vérité. J’ai eu la chance de visiter les établissements dont je parle. Est ce que pour faire classe préparatoire on a besoin d’être Dieu ? Non, on peut copier sans honte le programme dans les différents domaines et le faire sur place mais hum....Merci à Dimathème (je verrai si j’ai encore les photos des autres équipements)

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  • Le 16 septembre 2016 à 10:36, par balladin
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Félicitations ! Le genre de débats enrichissants à encourager et promouvoir sur le net. Et non les insultes et autres diffamations.

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  • Le 16 septembre 2016 à 11:22, par Le transitaire
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Merci pour ce brillant point qui édifiera certainement le PM. Sauf mauvaise foi de sa part, il gagnerait à revoir très sérieusement sa copie. D’ailleurs j’ai eu à suivre quelques rencontres avec ce même PM. On se rend compte qu’il n’a vraiment pas une parfaite maîtrise des affaires. Il en est de même de son entourage. J’en veux pour preuve le rappel que le PM a lancé à quelques membres de son équipe qui ne lui ont pas transmis un travail qu’il avait demandé à temps. Lui même avait déjà oublié. Il a fallu qu’un participant lui pose la question pour qu’il s’en rende compte.Je ne sais pas si c’est lui qui a choisi son staff ou si ils lui ont été imposés. Dans tous les cas, on a l’impression qu’ils n’ont pas peur de lui et travaillent à leur rythme. A ce rythme, je ne serai pas étonné que quelque (peut-être même le Président) démissionne d’ici quelques mois car malgré les sonnettes d’alarmes qui fusent de toutes parts, l’inertie semble régner en maître sur le nouveau ancien régime.

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  • Le 16 septembre 2016 à 11:43, par SIDPAYETE
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    CE PREMIER MINISTRE NE CONNAIT PAS ENCORE LE BURKINA FASO. IL DOIT ENCORE TOURNER AVANT DE PRENDRE CERTAINES DECISIONS. OU BIEN C’est pour pouvoir octroyer des bourses aux enfants des riches ????????
    OK, JE PASSAIS !!!!!!!!!!

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  • Le 16 septembre 2016 à 12:16, par BAMBARA Ibrahim Pierre Clavere
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Bonjour et merci à Dimathéme pour cette belle analyse,les produits de ces centres de formation professionnelle dont je fait partir continus toujours de taper les portes pour la mise en place d’une politique de facilitation de leur insertion socio-professionnelle vue que les titres délivre dans ces centres sont en parfaite opposition avec le système professionnelle classique connus depuis de tous mais hélas depuis 2013 année de notre sortis (première promotion) du CFPRZ les démarches avec les trois dernier ministre de la jeunesse et de formation professionnelle (y compris l’actuelle) ont toujours accouche d’une souris.Depuis entre favoritisme pour les uns à travers des stages de perfectionnement en chine taiwan plus embauche au sien de cette branche du ministère,rien c’est le silence radio, hé ! excusez moi je n’est pas oublié le 22 décembre 2014 le premier ministre de la transition à procédé au lancement d’un programme de don de kits au apprenants sortant de ces centres de formation et effectivement les nôtres (apprenant sortant du CFPRZ) nous sont parvenus ce 29 Aout 2016,problème là aussi certain doivent encore patienté notamment ceux de Dessin bâtiment car il y’a des ordinateurs qui fut volé.Merci

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  • Le 16 septembre 2016 à 12:58, par assi
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    merci mon frere pour ton apport positif pour un burkina nouveau je suis sur que nos dirigeants en sont conscient mais je crois qu,ils veulent parer a l,urgence sinon je ne vois pas de probleme a faire former a l,inphb en effet le faso dans ce domaine n,est pas mal equipe mais il ya des efforts a faire en materiels de pointe et en formateurs specialiste

    Répondre à ce message

  • Le 16 septembre 2016 à 13:08, par Pougrawa
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Merci Dimathème, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre écrit. J’avoue que j’étais émerveillé. Malgré tout l’intérêt que je porte au monde de l’éducation et surtout à la formation professionnelle des jeunes, il y a une foule d’informations que je n’avais pas. L’existence de certains centres, le nombre et surtout les équipements dont ils disposent. Il nous faut véritablement un recadrage intelligent de tout cela pour offrir de meilleures opportunités à nos jeunes et partant au tissu économique du pays. Le ministre de tutelle devrait être capable de dégager une orientation claire à cet effet. Une fois de plus merci.

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  • Le 16 septembre 2016 à 13:45, par Nabiga-01
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Merci au Frère Dimathème pour cette contribution très pertinente. Et j´aimerais ajouter ceci :
    1. Le Burkinabe doit se débarasser de plusieurs complèxes. Nous avons longtemps cru que ce qui vient de l´extérieur, surtout de l´Europe, est mieux. Aussi, un expert doit avoir Bac + x.
    Un exemple pour illustrer ce que je veux dire : Un ami à moi est Professeur Dr. dans une université en Allemagne. Pour se mettre à jour dans un logiciel en construction mécanique, il fait appel à un jeune homme qui n´a même pas le bac, mais qui matrise bien le logiciel en question. C´est après beaucoup de séances de cours avec le jeune homme en question qu´il retourne donner ces cours à ses étudiants. Celui qui est complèxé et qui ne veut pas se rabaisser pour apprendre court le risque de ne pas être à jour. Le savoir est partout aujourd´hui, acceptons de l´acquérir. Le Burkina a beaucoup de compétences. Utilisons les, sans esprit de timidité !

    2. Nous devons avoir le courage de bricoller et de consommer nos produits issus du bricollage. Si nous importons tout, nos jeunes ne peuvent pas produire et apprendre en même temps. Et nos couturiers qui créent la mode perdent aussi la motivation qui conduit au perfectionnement du faso danfani.

    Acceptons simplement d´être burkinabe et consommons ce que nous produisons.

    Merci à Fasonet pour cette plateforme ! Bonne chance.

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  • Le 16 septembre 2016 à 17:43, par La Reine
    En réponse à : Le Burkina Faso n’a pas à envier les autres en matière d’EFTP

    Le Chef de l’Etat à vouloir trop la neutralité, a choisi un ignorant des réalités du pays et qui ne s’est apparemment jamais intéressé à la vie de son propre pays, comme il nous le donne à voir ! Les ressources à investir dans cette manœuvre peuvent contribuer à améliorer ce que nous avons au Burkina.
    Que Le Seigneur illumine nos dirigeants afin qu’ils pensent et agissent avec plus de patriotisme !

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