Aminata Kaboré : Profession, jardinière !

mercredi 14 septembre 2016 à 13h00min

Premières à se lever, dernières à se coucher, la vie de certaines femmes, rurales ou urbaines est un combat au quotidien. Aminata Kaboré, jardinière de profession à Ouagadougou est de ces ‘’amazones’’ qui dans le silence tiennent honorablement leur rôle dans leur famille. A 57 ans, elle arrose, désherbe depuis plus de 30 ans pour participer à l’économie de la cellule familiale. Nous l’avons rencontrée, elle nous parle de sa vie ‘’singulière’’, mais qui mérite ‘’aussi’’ d’être connue.

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Aminata Kaboré : Profession, jardinière !

Animée d’un dynamisme dont elle seule a le secret, Aminata Kaboré est une femme battante qui fait vivre sa famille grâce à son métier de jardinière qu’elle mène depuis plus de 30 ans. C’est dans son petit jardin situé non loin du barrage de Tanghin que nous l’avons rencontrée. Foulard sur la tête, un haut motif panthère moulant le bus et un pagne noué autour de la hanche. Rien ne laissait transparaître son côté jardinière.

Agée de 57 ans, la vieille Kaboré a un visage plein de rides illustrant la difficulté de la vie qu’elle mène pourtant avec courage. Elle s’affaire à ses travaux de jardinage. Un terrain qu’elle exploite sans aucun droit. Sourire aux lèvres, elle nous raconte son histoire avec le jardinage. L’aventure a commencé lorsque son premier fils âgé aujourd’hui de 34 n’était qu’un bébé.

« Je fait partie des premières personnes à occuper ces lieux. Avant je cultivais les carottes et les choux. Dieu merci tout se passait très bien jusqu’au jour où des voleurs ont commencé à entrer dans mon jardin. Ils n’hésitaient pas à arracher mes plantes. Depuis ce triste épisode, je me consacre maintenant à la culture de la laitue, des menthes et des feuilles (Boromborou en langue mooré) », a-t-elle confié.

Depuis, la vie de cette femme est un combat au quotidien avec la volonté de gagner dignement sa vie et s’occuper de ses enfants. Elle commence sa journée à 6 heures du matin, parfois avant. Or, le gain est minime par rapport au temps consacré, mais ce qu’elle gagne en remuant la terre lui permet d’acquérir une certaine autonomie financière dans la cellule familiale. « Il y’a des jours où je peux avoir 15.000F CFA et d’autres jours 7000 ou 5000 FCFA », a-t-elle laissé entendre. Lire la suite yenenga.net

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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