Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

mercredi 14 septembre 2016 à 05h41min

Au cours de la dernière session extraordinaire de l’Assemblée Nationale, son Président a demandé au gouvernement de Paul Kaba Thiéba de sortir du classicisme, de la routine, et de la bureaucratie pour être plus audacieux et imaginatif. Dans un langage direct qu’on lui connait, il a averti que « le Burkina Faso sera en retard s’il continue à être le bon élève du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BM). » Mieux, il est allé plus loin en affirmant qu’il faut apprendre à dire « NON » aux institutions de Bretton Woods.

Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

Depuis lors, beaucoup d’encre et de salive ont coulé pour disséquer ses propos et les avis sont très partagés. Pour les uns, il est à féliciter car de telles déclarations traduisent un aveu de l’échec de la RECTIFICATION dont il était l’un des principaux architectes. C’est une reconnaissance à mots couverts que durant trois décennies, la rectification a simplement bradé notre fierté et liquidé notre intégrité. En lieu et place de la poursuite des efforts de mobilisation du peuple pour renforcer sa confiance en soi et son auto détermination, c’est plutôt l’esprit de mendicité et d’assistanat auprès de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF) qui a prospéré sous cette période. On peut dans ce cas, aisément imaginer le sourire narquois de Thomas Sankara de la supposée tombe où il se trouverait (lui qui est mort de « mort naturelle »).

Pour les autres, le réquisitoire du Président de l’Assemblée Nationale (PAN) contre les institutions de Bretton Woods laisse transparaitre de l’hypocrisie, du populisme, du machiavélisme, de la roublardise, ou même de l’incantation. Peut-être faudra-t-il faire preuve d’indulgence et lui accorder le bénéfice du doute… Si cette sortie médiatique a été animée par la sincérité, peut-être qu’il marquera le signe d’un nouveau point de départ dans notre manière de concevoir notre bonheur collectif et surtout, dans notre prétention de grandeur et de dignité par rapport à nos PTF. Dans ce cas, peut-être faudra-t-il examiner froidement les conditions dans lesquelles le Burkina Faso pourrait dire NON au FMI et à la BM. Cet écrit tentera d’y apporter un éclairage.

Pour le PAN, l’exécutif doit apprendre à dire NON à la BM et au FMI. Il a parfaitement raison car il s’agira d’un véritable apprentissage. En effet, l’écrasante majorité des ministres qui ont servi sous le régime de Blaise Compaoré durant 27 ans, ont eu d’une manière ou d’une autre, à mettre en œuvre des volets du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) fortement soutenus par les deux institutions de Washington DC. Durant ces trois décennies, des réflexes et des habitudes se sont développés au sein de notre administration qui ne laissait plus de place pour l’audace ou l’imagination. Par exemple, dans certains puissants ministères comme celui l’agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques, il fallait obéir et renoncer à l’audace de présenter un point de vue alternatif sous peine d’ostracisation. Ainsi, quand une administration sous la direction de super ministres a développé des réflexes pavloviens d’obéissance absolue aux injonctions du FMI et de la BM pendant près de 30 ans, il lui faudra un apprentissage assez particulier pour dire NON à de tels partenaires.

Aussi, dans le contexte économique et socio-politique actuel du Burkina Faso, pouvons-nous réellement dire NON à la BM et au FMI ? Sur les dix dernières années, la Banque Mondiale a financé 17 projets dans 71 localités de notre pays pour un montant total de 1,17 milliard de dollars US (au moins 688 milliards de FCFA, soit une moyenne d’environ 69 milliards par an). Quant au FMI, entre mars 1991 et juillet 2016, il a apporté au pays des hommes intègres des appuis financiers d’un montant de 471 millions de dollar US soit 275 milliards de FCFA. Peut-être faudra-t-il rappeler au passage qu’aucun bailleur de fonds ne voudra donner son argent au Burkina Faso sans un minimum de conditionnalités souvent contraignantes. Faut-il alors, en suivant la logique du PAN, se débarrasser de l’Union Européenne dont l’apport en 2014 représentait 32% des appuis budgétaires pendant que les soutiens du FMI et de la BM représentaient respectivement 3,7% et 22% des appuis totaux ? Si nous tournons radicalement le dos aux institutions de Bretton Woods (brusquement ou de manière progressive), comment le gouvernement remplacera-t-il la contribution significative de ces deux institutions en termes de financement ?

A ce niveau, il est proposé comme solution l’endettement massif. Mais sans l’aval du FMI ou de la BM, comment notre cher pays lèvera-t-il des fonds sur le marché financier international ? Admettons que par miracle, notre pays arrive à s’endetter massivement auprès d’autres partenaires bilatéraux ou sur les marchés financiers. Une telle pluie de milliards nous sortira-t-elle de la mauvaise gouvernance et de la pauvreté endémique ? Autrement dit, l’argent conduit-il absolument au développement ? Si tel était le cas, notre pays devait être au moins à la pointe de la révolution agricole au regard des milliards que la BM et le FMI faisaient pleuvoir sur les projets et programmes du puissant ministère de l’agriculture entre 2000 et 2008. Au cours de cette période, ce ministère disposait de la dotation budgétaire la plus élevée avec un pic en 2006 de 122,5 milliards de CFA soit 13,7% du montant total des dotations budgétaires aux différents ministères et institutions, et pratiquement le double de la dotation du secteur de la santé. Si malgré de telles pluies de milliards la révolution agricole se fait toujours attendre au Burkina Faso, c’est peut-être la preuve que l’argent n’est pas nécessairement le premier ingrédient du développement. Ce qui conduit au développement, c’est d’abord l’esprit créatif et patriotique de tous les hommes et femmes qui animent la vie d’un pays. À ce propos, le Président Sangoulé Lamizana soulignait que son pays « souffre moins du manque de ressources naturelles que du manque d’imagination de ses fils et filles. » Sans hommes et femmes compétents, audacieux, imaginatifs et doués d’une certaine moralité dans la conduite des affaires de l’État, il n’y aura pas de gouvernement audacieux ou imaginatif prêt à défier la BM et le FMI. Sans cette qualité d’hommes et de femmes, on aura beau transformer le Mouhoun, le Nakambé et le Nazinon respectivement en or, en pétrole et en diamant, notre pays restera toujours à la traîne.

Le PAN a aussi cité l’exemple des pays asiatiques qui, ayant dit NON au FMI et à la BM, ont su mobiliser leurs peuples pour accomplir l’impensable : des taux de croissance à deux chiffres. C’est dire donc que la mobilisation populaire pourrait être une condition suffisante pour la réalisation du bonheur collectif. Si tel était le cas, le Burkina Faso sous la houlette du régime de Blaise Compaoré serait déjà très développé car son parti le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) était une ‘’excellente’’ machine à mobilisation. La dernière consultation électorale nous a aussi démontré à quel point le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) excelle dans la mobilisation. Toutefois, depuis la prestation de serment du Président Rock Marc Christian Kaboré, notre pays semble tourner en rond... La vraie vérité c’est que la mobilisation populaire est une condition nécessaire et non suffisante pour l’amélioration des conditions de vie d’un peuple. Aussi forte soit telle, la mobilisation populaire ne porte de fruits que lorsque ceux qui mobilisent ont du charisme et des idées novatrices pour concevoir et mettre en œuvre une vision cohérente de l’avenir du pays. De telles idées doivent transcender les difficultés quotidiennes pour mettre le peuple en mouvement vers un idéal pour lequel il est prêt à se battre et à consentir des sacrifices. Pour l’heure, nous semblons loin du compte avec le Programme National de Développement Économique et Social (PNDES)…

Face à cette situation actuelle de notre pays, que faudra-t-il faire alors pour réinjecter de l’audace et de l’imagination dans la gestion de notre pays, afin d’espérer un jour dire NON aux institutions de Bretton Woods ? Trois propositions/pistes de réflexion mériteraient une attention particulière. Premièrement, il conviendrait de souligner qu’avant de dire NON aux institutions de Bretton Woods, il nous faudra d’abord apprendre à dire un NON catégorique aux fossoyeurs de notre démocratie, de notre justice et de notre économie. En d’autres termes, nous devons mettre de l’ordre dans notre maison avant d’indexer les acteurs extérieurs. Un proverbe moaga nous enseigne que c’est le chien de l’intérieur qui fait sortir l’os de la maison pour donner l’occasion au chien de l’extérieur d’en profiter. Le FMI et la BM ne s’invitent pas dans un pays qui est très bien géré. Ce qui les attire dans certains pays de notre continent, ce sont la mal gouvernance, la corruption, le népotisme, l’injustice, la dictature, et surtout la mauvaise gestion des ressources publiques. Pour avoir confiance en l’avenir et défier la BM et le FMI, nous devons raffermir notre conscience sur les acquis et les manquements du passé. Par conséquent, il nous sera difficile d’avancer en tant que peuple fier et digne si nous passons par pertes et profits le bilan du régime Compaoré. Le MPP qui est le parti au pouvoir a donc une opportunité en or pour faire la lumière sur l’ensemble des crimes économiques et de sang qui ont marqué l’histoire politique de notre pays ces trois dernières décennies tout particulièrement. C’est à travers cet exercice qui doit être mené de manière non sélective, que nous assurerons une véritable réconciliation de tous les fils et filles du pays. Mieux, une telle démarche ne fera que renforcer la confiance que le peuple a placée en ceux qui ont la charge de conduire sa destinée.

Deuxièmement, le PAN a fait le pari qu’en cas d’échec, les futures générations vont poursuivre le combat résultant de la rupture avec le FMI et la BM. Si nous acceptons que demain se prépare maintenant, il devient évident que les générations futures ne pourront poursuivre efficacement le combat que si ‘’les vieux’’ d’aujourd’hui leur font de la place dans la gestion des affaires de l’État. Les vieux ont tous donné pour notre pays et au soir de leur vie, ils devraient plutôt consacrer leur temps aux conseils et à la rédaction de leurs mémoires. Une telle entreprise permettra enfin de restituer au peuple burkinabè, toute une partie de sa mémoire collective, toujours coincée dans la boîte noire des architectes du régime déchu. Il n’y a pas et il n’y aura pas de génération spontanée, ou créée in vitro pour prendre le relais. Les guerriers de demain doivent être formés aujourd’hui. Faites de la place pour les jeunes talents du MPP, de l’opposition et de la diaspora pour qu’ils apportent du dynamisme, de l’innovation, de l’énergie et donc, un souffle nouveau dans la gestion du pays. C’est à ce prix que les négociations ou combats futurs se gagneront. Du reste, gardons en mémoire que tous les animateurs de la classe politique actuelle toutes tendances confondues ont débuté très jeunes dans la gestion des affaires de l’État dans les années 1980 et 1990. Sans cette préparation, ils n’occuperaient pas la place qui est la leur actuellement.

Troisièmement, nous devons nous atteler à mettre en place des institutions politiques et économiques fortes et inclusives qui échappent totalement au contrôle d’un individu ou d’un groupe d’individus pour ne servir que les intérêts du peuple burkinabè. Si l’on veut continuer à utiliser notre administration pour récompenser les amis, les parents, et les griots à travers des nominations questionnables, l’opacité dans la passation des marchés publics, la promotion de la médiocrité, de la corruption, etc., eh bien la BM tout comme les autres bailleurs seront toujours là pour nous imposer des reformes comme conditionnalités pour des prêts et autres formes d’aides. Si l’on veut utiliser la justice pour protéger les criminels à col blanc du Faso, punir et museler les journalistes, les activistes et les opposants comme du temps du régime déchu, nous ne serons pas près de dire NON au FMI et à la BM. Seules des institutions fortes débarrassées de toute forme de personnalisation et d’individualisation nous protègeront efficacement contre les prédateurs internes et externes.

Somme toute, au moins deux générations ont déjà été sacrifiées pour que l’élan de rectification face place au pouvoir personnel, à la patrimonialisation, à la corruption et à la paupérisation du pays. Une nouvelle page de notre histoire s’est ouverte grâce au courage des Burkinabè, surtout de sa jeunesse. Le souhait le plus ardent de notre peuple serait que cela marque le point de départ d’une autocritique individuelle et collective des architectes de la rectification. Cela permettra aux générations futures de ne pas vivre dans l’oubli pour finalement emprunter le même chemin (l’histoire a tendance à se répéter quand on l’oublie).

L’histoire est aussi un juge implacable et aucune rhétorique ne pourra effacer la souffrance des Burkinabè que la rectification leur a imposée. Il n’est jamais trop tard pour bien faire et adoucir le jugement de l’histoire i) en faisant la lumière sur les crimes économiques et de sang du régime Compaoré, ii) en créant une grande ouverture pour les jeunes talents du Burkina Faso, iii) et finalement, en bâtissant des institutions politiques et économiques fortes et inclusives. Quand nous aurons accompli cela, le FMI et la BM s’abstiendront eux-mêmes de vouloir nous proposer/imposer leurs services sans que ayons besoin de leur dire NON.

Disclaimer : Le contenu de cet article n’engage que ma personne et ne saurait représenter l’opinion totale ou partielle de l’organisation pour laquelle je travaille.

Bernard Zongo
barkbigazongo@gmail.com

Vos commentaires

  • Le 13 septembre 2016 à 22:24, par major En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Cher Mr Zongo,
    Je partage entièrement votre avis sur le sujet. Toutefois dire non à la BM et FMI et consorts, exigent de nos jours d’autres ressources d’autres grains de folie que malheureusement les personnes en charge du Burkina Faso à l’heure actuelle n’ont pas.
    Une telle décision implique une révolution sur tous les plants et dans tous les pans de la société.

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  • Le 14 septembre 2016 à 00:56, par sidibe hamidou En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Il ne s’agit pas pour le burkina faso de tourner le dos à qui que se soit, mais de traiter avec tout le monde en ayant un projet de société claire et que nous maitrisons.alors il nous appartient de proposer ce que nous voulons comme projet de développement qui prend en compte les besoins et les demandes de notre population et cela n est possible que si nous mêmes arrivons a eleminer les tares que nous trainnons depuis toujours, qui sont la mauvaise gouvernance (corruption, une justice credible, une gestion saine de nos finances publiques, une securite qui rassure,)
    Alors je vous assure que si nos negociateurs maîtrise le dossier nous pouvons aboutir car les banques ont leur pret a porter qu il propose a tous ceux qui viennent sans leur propre modele qui ne convient pas au burkina

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  • Le 14 septembre 2016 à 02:46, par Koutou En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Pour l’avoir déjà écouté sur le sujet lors d’une des rentrées politiques du MPP, il faut nuancer toutes ces réactions aux propos du PAN. En fait, il ne dit pas de tourner le dos aux Institutions de Bretton Woods. Il dit plutôt que nous devons oser leur dire ce qu’il nous faut et pas seulement toujours prendre ce qui est offert, parce que les formules actuelles de ces institutions ne nous permettent pas de résoudre durablement nos problèmes. C’est pourquoi il parle même de faire plutôt des endettements massifs qui permettent des transformations d’envergure (par exemple dans l’agriculture) plutôt que d’accepter des prêts à doses homéopathiques qui permettent à peine de faire quelques kilomètres de voies. C’est ça en fait son idée contrairement à certains qui pensent qu’il a dit de se passer de ces institutions. Merci.

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  • Le 14 septembre 2016 à 06:12, par Yiriba En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Analyse juste. Une autre question serait aussi de savoir si le developpement d’un pays requiere absolument des dirigeants irreprochables. Pas nécessairement à mon avis. On peut en tant que citoyen mal renuméré soit-on, fournir un enseignement de qualité aux élèves, prodiguer et assister l’agriculteur à améliorer ses méthodes millénaires de productions, montrer à l’éleveur à vacciner son bétail, offrir un acceuil et des conseils humains aux malades même s’ils ne peuvent pas payer les médicaments, payer les différentes taxes y compris les taxes d’import/export parce que c’est de l’argent qui revient de droit au peuple qui le paye au détaillant, refuser de signer la reception d’une route construite sous les conditions du cahier de charge, remettre l’argent des contraventions diverses à l’état, traiter équitablement tous les citoyens, et j’en passe. Est-ce qu’un dirigeant propre peut réaliser seul cette transformation sans que les citoyens l’accompagnent sans contrainte ? Tout en reconnaisssant que la plus haute gestion doit servir de modèle et d’accélérateur des bonnes pratiques, chaque citoyen est capable de poser des gestes favorables au developpement collectif. Je ne dedouane pas ici les dirigeants, mais sollicite aussi l’exercice des rôles et responsabilités de tout citoyen. Et ça, on peut le faire sans la bénédiction de Bretton Woods et cela serait un début de developpement.

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  • Le 14 septembre 2016 à 06:48, par sabloumenko En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Des pays comme l Argentine, l,Algérie...ont deja dit non au fmi et bm en epogeant leurs dettes pour pouvoir discuter des nouvelles bases de coopération. Quelle est le ptf aujourd’hui qui prete sans un regard sur vos relations avec le fmi et la bm. De vos bonnes relations avec ceux ci resultent laccompagnement des autres ptf. Sinon on vous demandera de conclure un programme avec le fmi et blablabla. Ce sont ces prealables que le gouvernement doit reussir entre autres à negocier. Le fmi c’est du capitalisme/liberalisme dont les conditionalites ont fait eclater le bloc soviétique quand les etats soit dit de lest ont solliciter les appuis de l occident et du fmi. La suite tout le monde connaît. Donc assumons nos choix comme chacun le dit sans contredire largement le pan

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  • Le 14 septembre 2016 à 07:25, par L’Oeil En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Merci à Monsieur Bernard Zongo pour cet écrit limpide avec des propositions objectives. Que salif les scrute et en fasse un mémoradun qu’il adressera à l’Exécutif. Si ce n’est du populisme, il n’avait pas besoin de le faire ouvertement. Plusieurs internautes l’on déjà dit, ce monsieur ne sait rien faire sinon que des coups bas, du populisme et de l’hypocrisie. Sankara avec l’aide de l’OAPI (Organisation Africaine pour la Propriété Intellectuelle) t’attend et te règlera tes comptes très prochainement car en plus de l’avoir tué, tu es en train de voler ses idées.
    Internaute 3 Koutou, ce que vous développez et ce que salif a dit, où est la différence. Arrêtez de défendre l’indéfendable. Ce monsieur tout le monde le connaît sauf ceux qui ne font pas preuve de discernement.

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  • Le 14 septembre 2016 à 07:57 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Mon ami,

    vous les avez votes, ne venez pas leur reprocher leur gestion financiere sous la rectification. Assumez votre vote.

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  • Le 14 septembre 2016 à 07:59, par Logique En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Les déclarations fracassantes du Président de l’Assemblée nationale sur le gouvernement ont mis à nu les traditionnelles querelles de leadership et de clans qui opposent les principaux tenants du pouvoir burkinabè. En reprochant au gouvernement de n’avoir pas d’imagination et d’audace pour impulser le développement à la satisfaction des populations, le président de l’Assemblée ne se tire t-il pas une balle dans le pied ? En sa qualité de deuxième personnage de l’Etat et du parti au pouvoir le MPP dont il assure la présidence par intérim suite à l’élection de Roch Marc Christian Kaboré à la Présidence du Faso, le président de l’Assemblée nationale doit comprendre qu’il est comptable de l’échec ou du succès du régime MPP en place. Tout le monde sait que la moitié des ministres actuels au gouvernement ont été proposés par lui. Donc, si ce gouvernement est incompétent, il en est le premier bouc émissaire. Il devrait faire son auto critique pour voir s’il n’a pas promu ministres des personnes nulles sur la base de sentimentalisme, régionalisme et favoritisme exagérés. Dans les pays émergents et même africains où l’on privilégie la compétence dans les nominations, on ne propulse pas des cadres de moins de 50 ministres si ces derniers n’ont pas fait au préalable leurs preuves dans la gestion de l’administration publique comme directeur, secrétaire général etc. En France par exemple, on ne change pas au hasard à chaque remaniement ministériel les secrétaires généraux des ministères qui sont la mémoire du ministère et qui généralement sont des administrateurs confirmés sans inféodation politique. Le MPP a mal compris l’exercice du pouvoir public qu’il confond à un pouvoir personnel et de parti. Les Américains ont même abandonné ce vieux système qui consistait pour le parti au pouvoir à placer ses militants aux postes administratifs de l’Etat du sommet au plus bas échelon décentralisé. Mais le MPP excelle dans cette pratique désuète digne des dictateurs des temps révolus et est en train de mener une politisation à outrance de l’administration publique. Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement MPP échoue au vu et au su de tous les Burkinabè dont les yeux sont grandement ouverts et qui rejettent la pensée unique et la patrimonialisation du pouvoir. Alors, le MPP peut rectifier le tir en formant un autre gouvernement avec des personnes qui ont fait leurs preuves dans la gestion responsable de l’administration publique. La gestion des ressources humaines ne se fait pas avec la dictature, mais le dialogue, l’écoute et une capacité à concevoir et appliquer des solutions justes et durables aux problèmes.

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  • Le 14 septembre 2016 à 08:01, par Sidbala En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Koutou, je ne sais pas si tu es le même mais cette fois-ci ton intervention est bien ce que le PAN voudrait dire. Pourquoi ne pas faire un article et publié pour mieux informé l’opinion publique. Les gens s’accrochent souvent à des interpretations souvent erronnées.

    Patrice

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  • Le 14 septembre 2016 à 08:20, par nabayouga En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    J’apprécie cette sortie de Salif Diallo mais en réalité elle n’est que l’expression d’un désarroi des tenants du pouvoir face à l’immensité de la tache et des promesses qui seront de facto non tenues. Ceux qui sautent de joie comme des cabris sont -ils en capacité de retourner dormir dans des cases sans électricité ? Sont-ils capables de manger tous les jours comme dans les villages pauvres du pays du toh, du ganwré , . Tous ceux qui accourent dans les supermarchés pour acheter les produits importés peuvent aujourd’hui se passés de ces soi-disant douceurs ? . Combien d’enfants de OUAGA 2000 ne connaissent pas la cuisine nationale ? Nous sommes dans un monde globalisé et dont la structure est l’interdépendance. Même la Corée du nord a recours aux institutions monétaires internationales. Désolé, Salif ne peut pas demander au Burkinabé de retourner au 19eme siècle alors que lui vit au 21eme siècle avec tout le confort venu d’ailleurs.
    C’est pour ces raison que la declaration de Salif relève purement et simplement du POPULISME .

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:07, par verité En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Huuumm,tout est dit : ;"Trois propositions/pistes de réflexion mériteraient une attention particulière :
    Premièrement, il conviendrait de souligner qu’avant de dire NON aux institutions de Bretton Woods, il nous faudra d’abord apprendre à dire un NON catégorique aux fossoyeurs de notre démocratie, de notre justice et de notre économie. En d’autres termes, nous devons mettre de l’ordre dans notre maison avant d’indexer les acteurs extérieurs. Un proverbe moaga nous enseigne que c’est le chien de l’intérieur qui fait sortir l’os de la maison pour donner l’occasion au chien de l’extérieur d’en profiter. Le FMI et la BM ne s’invitent pas dans un pays qui est très bien géré. Ce qui les attire dans certains pays de notre continent, ce sont la mal gouvernance, la corruption, le népotisme, l’injustice, la dictature, et surtout la mauvaise gestion des ressources publiques. Pour avoir confiance en l’avenir et défier la BM et le FMI, nous devons raffermir notre conscience sur les acquis et les manquements du passé. Par conséquent, il nous sera difficile d’avancer en tant que peuple fier et digne si nous passons par pertes et profits le bilan du régime Compaoré.
    roisièmement, nous devons nous atteler à mettre en place des institutions politiques et économiques fortes et inclusives qui échappent totalement au contrôle d’un individu ou d’un groupe d’individus pour ne servir que les intérêts du peuple burkinabè. Si l’on veut continuer à utiliser notre administration pour récompenser les amis, les parents, et les griots à travers des nominations questionnables, l’opacité dans la passation des marchés publics, la promotion de la médiocrité, de la corruption, etc., eh bien la BM tout comme les autres bailleurs seront toujours là pour nous imposer des reformes comme conditionnalités pour des prêts et autres formes d’aides. Si l’on veut utiliser la justice pour protéger les criminels à col blanc du Faso, punir et museler les journalistes, les activistes et les opposants comme du temps du régime déchu, nous ne serons pas près de dire NON au FMI et à la BM. Seules des institutions fortes débarrassées de toute forme de personnalisation et d’individualisation nous protègeront efficacement contre les prédateurs internes et externes.

    Somme toute, au moins deux générations ont déjà été sacrifiées pour que l’élan de rectification face place au pouvoir personnel, à la patrimonialisation, à la corruption et à la paupérisation du pays. Une nouvelle page de notre histoire s’est ouverte grâce au courage des Burkinabè, surtout de sa jeunesse. Le souhait le plus ardent de notre peuple serait que cela marque le point de départ d’une autocritique individuelle et collective des architectes de la rectification. Cela permettra aux générations futures de ne pas vivre dans l’oubli pour finalement emprunter le même chemin (l’histoire a tendance à se répéter quand on l’oublie"
    Il ne reste plus qu’à s’engager de façon courageuse, honnête et sincère pour changer les comportements et les mentalités.

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:15, par lewang En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Il ne faut pas confondre "mobilisation " ss la révolution et celle sous lère compaore. Ss la révolution il ya une sorte d’appropriation de ce qui est fait et Dc repliable ds la durée. Ss Blaise la soit disant te mobilisation était juste pr servir de "bétail electoral". Alors comment voulez vs que les populations comprennent les soit disant programmes du pouvoir. Malheusement le PNDES na pas aussi opter pour l’implication des populations à la base

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:26, par Bédjou En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Tous ces discours sont bien beaux. Les pilleurs des richesses du pays en gros les crimes économiques doivent être jugés. Tous les fonds pillés et volés doivent être recouvrés et reversés dans les caisses de l’Etat pour permettre de relancer véritablement l’économie du pays. Aucune impunité ne devrait subsister. Les 27 ans de pillage et de mal gouvernance ont conduit le pays à la mendicité. Pour indiquer que plus rien ne sera comme avant, il convient de commencer à faire rendre gorge par les voleurs de la nation, les criminels à col blanc.

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:27, par Danton En réponse à : M. Salifou Diallo a tort.

    M. Zongo, si s’endetter à dose homéopathique avec les institutions de Bretton Woods est le mal selon Salifou, alors l’endettement massifqu’il préconise-sans dire qui nous prêtera cet argent de façon massive-sera certainement l’enfer. Les propos de Salif Diallo sont démagogiques qui ne véhiculent aucune vision. J’aurais compris qu’il dise : « pas d’endettement du tout. » Danton.

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:29, par PYONG-YANG En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Gorba a raison. On ne peut pas attendre le véritablement développement avec les institutions de breton wood dans sa forme actuelle. Soyons plus sérieux ! Ce sont des institutions asservissement et de contrôle de nos ressources. Regardons tous les pays qui ont tourné le dos à ces vautours sont tous devant nous (pyong yang - Chine - Iran, etc). Et au lieux de prendre le bon exemple, nous suivons nos bourreaux. Je suis d’accord avec Salif parce que la plupart de nos premiers ministres sont des enfants bien né qui ne savent pas ce que c’est que la débrouille. Regardons et comptons les tous, des bureaucrates ayant étudier en france ou au Etats Unis. Quant est ce que nous aurons un premier ministre débrouillardes et non bureaucrates (comme Tintin par exemple) ?

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:43, par de sebba En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Des déclarations populistes de salif pour couper l’herbe sous les pieds de Christian. Pour faire aussi oublier le mal qu’il fait a la cameg par le biais de ce sinistre (ministre) de la santé auprès des non avertis.. Il se croit encore du temps de Blaise. De toute les facons, ce sont les memes qui ont applique les politiques de ces institutions comme des moutons, en liquidant toutes les sociétés d’état. Beaucoup de gens qui travaillaient à l’ONBAH sont morts pour cela. Paix à leur âme. Ecoutez, qu’ils nous foutent la paix !!!

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:44, par Babec En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Je vois que la sortie du PAN fait l’objet de gorges chaudes. Je ne sais pas s’il a été compris mais je crois qu’il refuse l’encadrement du FMI et de la BM en matière d’endettement. Autrement dit, le guichet de la BM auquel le Burkina Faso est éligible est l’IDA (accronyme en anglais) ; Pour dire simplement Association Internationale pour le Développement. Oui, il s’agit bien d’une association à laquelle le Burkina Faso a adhérée librement. De ce fait, le Burkina Faso beneficie de ressources financières (Don et Prêt) jusqu’á un montant qui est fonction de ses performances économiques. Le prêt est à taux concessionnel c’est à dire juste le coût des transactions (0.75%) payable souvent avec un différé de 10 ans sur une longue période. C’est de l’argent frais dont le Burkina Faso peut bénéficier du fait de son adhésion à l’IDA. Le jour que le Burkina Faso va annoncer à la BM son retrait de l’IDA alors celle-ci pliera bagages. Ce n’est pas compliqué. Maintenant, le rôle de la BM est de s’assurer que cet argent pratiquement gratuit est bien utilisé d’où son rôle de conseils et d’appui technique. Et c’est sur ce terrain que j’aurai voulu voir le PAN interpellé le gouvernement et tous les gestionnaires des projets financés sur les ressources extérieures pas seulement celle de la BM. Tenez-vous bien ! au Ghana à côté, chaque année, le gouvernement diligente des audits de gestion des fonds publics (budget national et ressources extérieures). A la fin de l’exercise, chaque équipe de projets passe devant une commission pour justifier les manquements que le rapport a soulevés ; et cela se passe en direct à la télé. Du coup, les ressources sont bein gérés, les marchés sont bien passés car personne ne souhaite passer à la télé pour être "cuisinée". Voilà, c’est ce type de gouvernance que le Burkina Faso devra instaurer avec une redevailité sociale accrue. Sinon, les gens se lancent dans des dissertations philosophiques et politiques sans maîtriser les sujets. le Burkina Faso n’est pas obligé d’être membre du groupe de la Banque mondiale ; la BM non plus n’oblige personne à être membre de l’IDA. Elle conseille juste.... J’y reviendrai si....

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:55, par sacsida En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    notre indépendance financière et notre développement économique allaient se faire si nous n’avions pas tué ceux là qui avaient compris depuis longtemps que "quand tu dors sur la natte de quelqu’un tu dors à terre"., et qu’il fallait que nous cherchions nous même notre propre natte. ces mêmes personnes qui parle de tourner le dos à Bretton Woods, ce sont eux qui sont entrain de s’imposer avec force partout où ils veulent et comme ils veulent. comment voulez vous que les gens vous suivent ? c’est vraiment du populisme, mais il y a une fin en toute chose. Que vous soyez de bonne foi où de mauvaise foi, le temps nous le dira.

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  • Le 14 septembre 2016 à 09:58, par Elève de maternelle En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Le FMI ou la BM n’oblige aucun état à recourir à ses services. Ces Institutions ne sont pas demandeurs vis à vis des états ce sont les états qui souverainement sont demandeurs des services de ces institutions. Dans l’article c’est comme si ces institutions s’imposent au Burkina.

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  • Le 14 septembre 2016 à 10:24, par Lionceau En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Oui, mais le PAN doit aussi savoir que "Pouvoir dire non au FMI et à la BM" c’est surtout pouvoir convaincre ou CONTRAINDRE son peuple, pouvoir convaincre ou CONTRAINDRE la génération actuelle à consentir d’énormes sacrifices.
    les résultats auxquels la révolution d’aout est parvenu sans le FMI et la Banque mondiale ont été au prix d’énormes sacrifices, que à mon avis les populations actuelles ne vont plus consentir.

    Si aujourd’hui nos dirigeants se rendent CAPABLES,
    - De convaincre ou contraindre les fonctionnaires de gelés leurs salaires sur 10 ans,
    - De convaincre ou contraindre les travailleurs du privé à consentir leurs indemnités de fonction ou leur sursalaire à un fonds de développement de l’emploi
    - De convaincre ou contraindre les populations rurales à construire les retenues d’eau de leurs propres mains,
    - De convaincre ou contraindre les opérateurs économiques à construire des cités de logement sociaux,
    - De convaincre ou contraindre les burkinabè à manger le tô, le benga et à boire le dolo ou le bissap, au lieu du riz des pattes alimentaires importés ou des liqueurs, bières et autres boisons importées
    - De convaincre ou contraindre nos écoliers a assurer eux-mêmes la propreté de leurs écoles,
    - De convaincre ou contraindre les citoyens à payer leur impôts
    - De convaincre ou contraindre nos jeunes à porter le faso danfani en lieu et place des jeans-polos, costume cravate
    - D’éradiquer la corruption,
    - De réduire le train de vie de l’état
    ..... etc....

    Alors nous saurons dire non à la BM et au FMI. A défaut, je pense qu’il s’agit juste de discours de politique politicienne.

    Par ailleurs vous ne pouvez pas faire appel à "des économistes chevronnés" des technocrates, qui ont fait école dans ces institutions, pour conduire votre politique économique et leurs demander de faire autrement.

    Aujourd’hui, nous n’avons pas véritablement d’autres options que de sauter pieds joints ventre en l’air dans le navire FMI, en attendant l’arrivé d’un SANKARA2.

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  • Le 14 septembre 2016 à 10:28, par espoir99 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Mon cher ZONGO, une très pertinente analyse. Vous savez le Burkina Faso a eu la malchance de tomber dans les griffes de la rectification et des "rectificateurs". Je dirais même la malchance d’avoir mis au monde un certain Blaise Compaoré. Les uns et les autres diront des aigris, mais vous savez on ne s’amuse pas avec la vie d’un pays, son devenir. le devenir de ses filles et fils. Blaise a installé les pires conditions d’extraversion du devenir de ce pays. Il est comme l’obscurité contre la lumière rayonnante qui s’était installée au pays des hommes intègres. Il a remplacé l’amour du travail par la complaisance, la paresse, le méritant était relégué au second rang, celui qui sait pas voler, mentir, tromper, arnaquer n’avait pas sa place au Burkina Faso. Les pilleurs sont amadoués, félicités, promus, tout un modèle satanique au point que l’on se pose la question de savoir qu’est-ce ce type voulait faire de notre pays si n’est que pactiser avec les diables. Et c’est ça la plus haute trahison. Trahison pour avoir tué Sankara, trahison pour avoir vendu le pays à ses amis croupis dans l’ombre mafieuse, trahison pour avoir foutu en l’air l’intégrité, l’amour du travail, le sacrifice pour soi et pour les autres, le patriotisme, l’esprit du destin commun, trahison pour avoir utilisé le pays à ses propres fins, terni l’image du Burkina Faso pour ses propres intérêts, transformé le pays en un carrefour de la mort ou de marché de la mort, en un mercenariat.....Il doit être jugé et aucun jugement par les hommes d’aujourd’hui ne vaudrait le tord que ce type a causé au vaillant peuple, orphelin depuis 30 ans maintenant. Que ceux qui ont mangé avec le diable se transforme le jour et se retransforme la nuit, nous savons pertinemment que qu’ils ne peuvent rein apporter de nouveau car ayant été formaté 27 ans durant à l’école de Blaise Compaoré. Il nous faut absolument une révolution politique, humaine, sociale, économique et financière. C’est véritablement un passage obligé.

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  • Le 14 septembre 2016 à 10:34, par espoir99 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    C’est bizzarrrrrrrrrrrrr, je n’ai pas le feed-back de ma participation aux débats, ça fait longtemps maintenant

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  • Le 14 septembre 2016 à 10:43, par Bamas En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Bien ! Le SEUL et UNIQUE mal qui "tire" sur le Développement du BF est la CORRUPTION. L’Etat peine à collecter 50% de ses revenues (taxes, impôts, etc) qui lui reviennent de droit et la plus grande partie s’évanouie dans les poches d’individus à travers la CORRUPTION.

    Les maigres revenues que l’Etat arrive à collecter subissent une fois de plus le grignotage de ceux qui sont sensés l’utiliser pour le compte d’Etat cette fois-ci, de connivence avec les fournisseurs et partenaires de l’Etat pour que leurs soit restitué (personnellement) un pourcentage de la valeur du marché attribué, c’est la surfacturation à outrance. Une fois de plus CORRUPTION.

    Les agents de l’Etat payés pour offrir des services (gratuitement) au Peuple attendent un deuxième salaire de la part du demandeur de service (pour lequel il a déjà été payé), CORRUPTION une fois de plus.

    CORRUPTION également au niveau de la justice ; où les responsables des crimes économiques les graves se la coulent douce, la vie, sans inquiétudes aucune (Tous les ex-barrons du CDP). La jeunesse qui grandit ce système CORROMPU jusqu’à l’os n’a qu’une seule envie, faire partie d’un cercle de CORROMPUS !

    Voyez-vous, au BF, "seul le travail NE PAIE PAS". Exemple : Un fonctionnaire moyen de la fonction publique qui sert dignement son pays ira jusqu’à la retraite sans avoir construit une cours habitable à Ouagadougou. Il faut donc joindre au travail...la CORRUPTION. "Seul le travail ne paie pas" quand on sait pour augmenter en grade dans certains milieux professionnels, il ne suffit pas d’être un GRAND travailleur, mais plutôt CORROMPU et CORRUPTIBLE par les politiciens ! Les nominations aux postes ’’juteux" se font de sorte à pouvoir se partager les fruits de la CORRUPTION entre amis, frères, cousins, etc.

    Même le milieu de la Santé est...CORROMPU. Pour avoir un RDV avec un Médecin, c’est d’autant plus facile si tu viens d’une famille aisée.

    Et j’en passe...Dans ces conditions nous sommes très loin du Développement dont on parle et ; si proche d’une fracture sociale (extrêmement riche et l’extrême misère) irréversible.

    La mentalité des jeunes (LA NOUVELLE GÉNÉRATION) n’est pas prête de changer tout de suite tant que la vielle génération n’aura pas donné l’exemple, tant que la justice ne sanctionnera pas les actes de CORRUPTION, tant que elle-même (la justice) est corrompue.

    Tant que les "petits douaniers", les ’’petits policiers", les "petits agents des finances et impôts", les "petits agents municipaux" les ’’petits fonctionnaires corrompus’’ de l’Etat continueront à se construire impunément des Duplex et à rouler impunément avec des caisses pas possible (quand on sait combien ils touchent légalement à la fin du mois), moi je ne verserai aucune goutte de sueur et ne consentirai aucune énergie pour bâtir ce pays (je ne suis pourtant pas jaloux). Je chercherai seulement mon pain quotidien, en ma manière.

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  • Le 14 septembre 2016 à 11:36 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    En fait le gros problème de nous burkinabè , c’est ça : on est incapable de faire du discernement. Au lieu de lire , comprendre et mener une reflexion objective sur ce ki est dit on passe le temps à parler de MPP, opposition, corruption, de fissures entre dirigeants....et que sais-je encore ? On a tous suivi l’intervention du président de l’AN à la télé. Je pense que quand on dit de "savoir dire non" et "dire non" il y a quand meme une nuance. Il faut savoir interpréter la parole des gens.
    Quand l’AN porte un regard critique sur les actions du gouvernement on est là à parler de "fissures entre les dirigeants ou de querelle de leadership..." ; quand cette meme AN avalise les actions du gouvernement on parle de "caisse de resonnance". C’est koi on veut ??
    Bref , Gorba est bien dans son role et en plus je soutiens ce qu’il dit : il ne faut pas se plier moutonnement à ce que la fmi & bm veulent, il faut que nous ayons le courage de leur opposer aussi notre point de vue. Cela ne veut aucunement dire de leur dire "non, nous ne voulons pas de votre argent" Merci

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  • Le 14 septembre 2016 à 11:37, par Tastas En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Le PAN veut construire son ziniaré sur les fonds de la BM et du FMI. Pour ce faire, il faut que ceux-ci acceptent sans conditions de verser l’argent et se la fermer la gueule. Des gens sont nommés sans aucune expérience à des postes de chef de projet avec des décisions hâtives et manifestement belliqueuses qu’ils veulent faire accepter par les bailleurs de fonds. Erreur, vous n’êtes pas obligé d’y aller chez eux.

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  • Le 14 septembre 2016 à 11:40, par citoyen lambda En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Ce que le PAN dit est vrai, et il n’est pas le seul a le savoir parmi tous nos leaders mais il est peut être le seul à oser le dire.

    Le problème de l’Afrique (Burkina donc compris), c’est nos leaders !!!! Après une bonne formation, ils devraient être prêts à servir leurs Nations mais hélas, ils se servent eux même et sont insatiables.

    Pour retrouver cette valeur, il faut une RÉVOLUTION !!!

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  • Le 14 septembre 2016 à 12:09 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Je n’ai pas lu votre écrit mais je voudrais dire de ne pas accordez de l’importance à ce que dit Salif Diallo. Ce sont des déclarations populistes sans aucune convictions. On connait l’homme.

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  • Le 14 septembre 2016 à 12:17, par Danton En réponse à : @Bamas

    Je suis à 90 pour 100 d’accord avec vous, Bamas !. Il faut nettoyer le pays de la chienlit de la corruption. Et c’est faisable. Tous ces corrompus qui ne se cachent même plus ne sont pas mieux que les 30 mille jeunes burkinabè qui reussissent au bac chaque année et qui se retrouvent sur le carreau pour la plupart..Il ne faut plus hesiter à licencier les gens pour faute lourde, car pour moi la corruption constitue une faute lourde. Ou je ne suis pas d’accord avec vous, c’est quand vous dites que vous-même n’êtes plus prêt à consentir des efforts. Cela me fait un peu penser à ceux qui disent qu’ils refusent de payer les impôts parce que les fonctionnaires des Impôts sont corrompus ! Danton.

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  • Le 14 septembre 2016 à 18:53, par Amadoum En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ? : OUI, MAIS PAS AVEC Diallo et Cie AU POUVOIR

    Salif Diallo veut-il nous dire qu’il ne savait pas comment operaient ces institutions ? Qu’il aille le dire a quelqu’un d’autre !
    Malgre les contraintes attachees aux prets de ces 2 institutions, le president Compaore et ses equipes auraient pu nous montrer des resultats tangibles dans la direction du bien etre et bonheur de tous les fils et filles du pays. Oh non ! Ils ont passe le temps a s’enrichir et enrichir leurs familles et amis pendant que la population croupissait dans la frustration et l’humiliation.

    Meme si les institutions de Bretton Woods, nous donnaient tout l’argent du monde, le Burkina Faso ne connaitrait pas le vrai developpement tant que Diallo et ses amis sont aux devants des affaires du pays. Les prets ambitieux dont parle M.Diallo ne feront qu’exacerber le gouffre entre les riches et les pauvres ; les nouveaux riches deviendront des riches plus ambitieux et arrogants..

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  • Le 14 septembre 2016 à 21:10, par Sakande En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Je partage l essentiel de cette réflexion et voudrais insister sur un point.
    Quand on suit le mouvement en général du burkina . On est assez pessimiste sur notre capacité à renoncer aux institutions de Bretton Woods.
    Les Burkinabe ont acquis un réflexe de vivre au dessus de leurs moyens pendant ces 30 ans. L escroquerie devient le sport favori en ville comme en Campagne. La notion de sacrifice a disparu.À preuve les grèves et autres revendications qui foisonnent depuis déjà la transition. Le patriotisme est considéré comme une folie.
    Ces pesanteurs sociaux constituent un véritable mur de Chine (infranchissable).
    Admettons que par magie les milliards pleuvent . La corruption rampante s en emparera et nous leguerons aux générations à venir des dettes indues qui constitueront un blocage à tout développement.
    Le développement sera un mirage continuel.
    Pour me résumer il faut un travail de fond pour transformer les mentalités .
    L endettement à outrance ne pourra nous sortir de la pauvreté.

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  • Le 14 septembre 2016 à 22:01 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Nous sommes d’avis,mais ce qui fait extrement mal c’est qu’on ne peut pas parler reconsiliation avec autant de partis de formalite politique.Nous les burkinabes,avons echange notre cerveau contre du pain,ainsi donc la solution est de revoir notre politique de consommation.

    Répondre à ce message

  • Le 15 septembre 2016 à 07:40 En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Trente ans après SANKARA ! y’a rien de nouveaux dans ce que salif dit on le connait depuis sankara qu’ils ont contribué à mettre out nous l’avais enseigné. mais lui avait une stratégie de développement mais ceci la c’est des grands discours pour rien pour amuser des pauvres burkinabè qui réfléchissent pas sinon qui ferait l’erreur de remettre sa destiné et la destiné de sa famille entre les mains de ces gars là.

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  • Le 15 septembre 2016 à 21:19, par SOME En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Salif, tu ne viendras pas te redorer ton blason sur le dos de sankara et de la révolution. C’est un peu trop facile de se réveiller aujourd’hui et se découvrir patriote en quête d’indépendance, voulant le bien du pays quand tu as été le principal artisan de la destruction de la révolution ! Vous avez voulu rectifier qui ? Et quoi ? Est-ce aujourd’hui que les institutions de Bretton Woods sont devenues l’ennemi du peuple burkinabe ? Vous avez dit et soutenu que la lutte de Thomas Sankara était une soumission à l’impérialisme et que c’est lui qui déviait la révolution et vous l’avez rectifié. Comme il le fallait ! Pour qu’il n’ait pas à avoir raison un jour (comme le savez).

    Alors qui a dévié ? Reprenez toutes vos insultes le 15 octobre et les jours suivants… qu’avez vous apporté de nouveau depuis le 15 octobre 87 si ce n’est les idées de thomas sankara copiées pour vos intérêts. Venant d’un individu comme Salif, lui l’artisan stratège de l’évincement de la branche sankara, il ne peut absolument s’agir de lui accorder le bénéfice du doute et/ou de la bonne foi, ni de je ne sais quoi encore. C’est nous insulter encore une fois de plus : ce n’est pas parce que quelqu’un a l’habitude de m’insulter que je devrais accepter cela comme étant la norme. Toi Salif qui as été le meilleur agent collabo de l’impérialisme, infiltré pour détruire la révolution, tu ne viendras chanter aussi facilement des bricoles aux jeunes qui n’ont su la vérité, et faire du révisionnisme dans l’histoire de notre vaillant peuple. Et c’est pour mieux travestir la vérité que vous avez tout fait pour détruire toute archive de la période révolutionnaire.

    Certes, vous pouvez nous emprisonner (si nous, on a la chance, d’autres ne l’ont eue), mais vous ne pouvez pas nous empêcher de penser et aspirer à la vérité, à la justice et à l’équité. Jamais nous n’oublierons ceux qui sont morts pour nous. Non ! souffrez qu’il en soit ainsi. Et chacun au soir de sa vie (« grande » ou « minable ») devra rendre des comptes : vous tremblez car vous êtes à la fin du rouleau de vos vies (mais c’est le circuit normal de la vie : nul n’est éternel) et vous avez peur.

    « Si cette sortie médiatique a été animée par la sincérité, peut-être qu’il marquera le signe d’un nouveau point de départ dans notre manière de concevoir notre bonheur collectif et surtout, dans notre prétention de grandeur et de dignité par rapport à nos PTF. Dans ce cas, peut-être faudra-t-il examiner froidement les conditions dans lesquelles le Burkina Faso pourrait dire NON au FMI et à la BM. » Non mon frère, je ne peux pas voir en quoi il y a quelque sincérité qui puisse perspirer dans cette sortie. Cette sortie n’est qu’une partition savamment orchestrée pour « communiquer » devant leur incapacité ou incompétence ou impuissance ou tout ceci a la fois. C’est pour faire du populisme et berner les gens. Ils voient ce que c’est le capitalisme dans sa vraie nature. Tu as diné avec le diable (même si c’est avec une longue cuillère), tu te rends compte qu’il reste et restera diable, car telle est sa nature. Tu commences à te préparer à trahir tes compères et te positionner comme le « bon gars » ! Ainsi tu pourras ramasser les miettes à la chute de ce régime car tu sais que vous avez échoué. On te voit venir comme à ton habitude.

    Qui nous a vendu au FMI et à la banque mondiale avec les plans d’ajustement structurel, les privatisations données aux copains et parents et frères, etc. en bons larrons en foire afin de vous faire les bons enfants modèles du FMI et Banque mondiale ? D’où tirez-vous vos milliards que vous fêtez… Comme le dit si bien M Bernard Zongo, vous avez ramené le Burkina pieds et poings liés remettre le pays tout entier entre les mains du FMI et de la banque mondiale juste au moment où sankara avait réussi à soustraire le pays à leur exploitation-domination arrogante et condescendante. Tellement réussi que ces mêmes institutions avaient fini par reconnaitre que sankara avait raison. Excusez du peu et reconnaissons leur humilité.

    Et tu as le culot de venir tenir ce genre de langage. Sous la révolution notre indépendance vis-à-vis du FMI, Banque mondiale a couté cher au peuple du Burkina, en imposant d’énormes sacrifices au peuple burkinabe. Et quand sankara a voulu faire une pause pour soulager les souffrances des populations, vous avez dit qu’il a trahi, dévié la révolution… Vous pensez qu’on a oublié ca ?

    Vous avez profité de la rigueur pour mécontenter les populations et pourrir les actions révolutionnaires, faire de la contre-révolution et détruire la révolution. A l’époque chacun croyait que Sankara était le méchant et personne n’a rien fait : nous avons accepté les racontars et les tracts mensongers et manipulateurs dont Salif et Simon et autres étaient devenus les spécialistes. Alors ce que Salif dit n’a rien de nouveau : il n’est qu’un copieur de la rédaction des sankara qu’il a tué pour s’approprier les idées. Vivre de la terreur ce n’est pas faire preuve d’intelligence politique, ni de stratégie politique ; certes c’est du machiavel et on sait comment Machiavel lui-même a fini. Notre vision politique n’est pas le machiavélisme, mais l’humain appelé humanisme. Mais nous savons que nous sommes aux antipodes les uns des autres.

    « …la preuve que l’argent n’est pas nécessairement le premier ingrédient du développement. Ce qui conduit au développement, c’est d’abord l’esprit créatif et patriotique de tous les hommes et femmes qui animent la vie d’un pays. …le Président Sangoulé Lamizana soulignait que son pays « souffre moins du manque de ressources naturelles que du manque d’imagination de ses fils et filles. ». » N’est ce pas clair ? Cet excellent écrit de Zongo (l’un des meilleurs sur le faso.net) montre à lui tout seul comment le MPP est un échec : un échec à notre insurrection. Mais ils préparent notre prochaine victoire révolutionnaire qui elle sera totale.

    «  Aussi forte soit telle, la mobilisation populaire ne porte de fruits que lorsque ceux qui mobilisent ont du charisme et des idées novatrices pour concevoir et mettre en œuvre une vision cohérente de l’avenir du pays. De telles idées doivent transcender les difficultés quotidiennes pour mettre le peuple en mouvement vers un idéal pour lequel il est prêt à se battre et à consentir des sacrifices. ». N’est ce pas ce que sankara avait fait ? Mais une chose : bien faire la différence entre les mobilisations sous la révolution et les mobilisations sous compaore. Ces mobilisations ne sont pas de la même nature, ni n’ont le même objectif. Ca n’a rien à voir. Ne pas confondre rassemblement et mobilisation. « …réinjecter de l’audace et de l’imagination dans la gestion de notre pays. ». Oser inventer son avenir, dit sankara.

    « Il n’y a pas et il n’y aura pas de génération spontanée, ou créée in vitro pour prendre le relais. Les guerriers de demain doivent être formés aujourd’hui » : alors que Sankara avait fait de l’éducation la priorité des priorités, à tel point qu’il avait vendu les Mercédès des ministres pour construire des écoles et payer des bourses aux étudiants, avec une école gratuite et obligatoire pour tous, vous avez bien au contraire détruit le système éducatif, plus particulièrement l’université car c’est là où ils osaient encore vous porter la contradiction comme tu l’avais fait sur le campus de ouaga quand tu étais étudiant. Cela t’a formé politiquement, mais aujourd’hui tu assassines les étudiants et la jeunesse, donc l’avenir du pays. De quel retard tu parles alors ?
    SOME

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  • Le 3 octobre 2016 à 12:45, par zoonogo En réponse à : Point de vue citoyen : Le Burkina Faso peut-il tourner le dos aux institutions de Bretton Woods ?

    Tu n’auras pas mon argent, puisque tu es pauvre. dégages !

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