CHR de Ouahigouya : La section régionale du SYNTSHA pour de meilleures conditions de vie et de travail

mercredi 31 août 2016 à 23h29min

Le Comité/Centre Hospitalier Régional de Ouahigouya de la section Yatenga du Syndicat National des Travailleurs de la Santé Humaine et Animale (SYNTSHA) à travers cette déclaration livre une panoplie de difficultés que vit le CHR de Ouahigouya. Le comité interpelle par la même occasion les autorités et prend à témoin l’opinion publique nationale et locale sur les dysfonctionnements auxquels le centre hospitalier est confronté. Lisez !

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CHR de Ouahigouya : La section régionale du SYNTSHA pour de meilleures conditions de vie et de travail

Le Centre Hospitalier Régional de Ouahigouya est une structure de référence sur le plan sanitaire couvrant toute la région du nord, mais reçoit aussi des malades venant des autres régions frontalières ;
Depuis son inauguration en 2012 cet hôpital de référence connait des dysfonctionnements jusqu’à nos jours et les difficultés sont loin de trouver des solutions.
Parmi ces nombreuses difficultés nous pouvons citer :

-  les coupures intempestives d’eau et d’électricité occasionnant des arrêts fréquents de prestations au détriment de la population (arrêt des interventions chirurgicales, arrêt de la réalisation des examens de laboratoire et d’imagerie médicale, impossibilité de dispenser des soins de qualité…etc.).
Le problème d’électricité au sein du CHR, au-delà des coupures de la SONABEL, serait lié à des insuffisances dans le circuit même des installations électriques. Si tel est le cas il y a donc lieu de revoir cette installation.
La panne du grand groupe électrogène, occasionnée par la foudre depuis le 03 juillet 2016 est venue aggraver cette situation difficile ; l’on pourrait ici douter de la qualité des paratonnerres installés dans le CHR. Il faut noter que l’imagerie médicale qui n’était pas curieusement connecté au nouveau groupe est alimentée par le petit groupe amené de l’ancien site.
La trouvaille qui a consisté à connecter cet ancien groupe au seul bloc opératoire ne résout pas le problème. En effet, à l’heure actuelle seul le bloc opératoire est alimenté en électricité en cas de délestage ; les autres services se retrouvant dans le noir total.

-  des pannes fréquentes des équipements (groupe électrogène, PSA, incinérateur, appareils de laboratoire d’analyses biomédicales, scanner…etc.) entravant une meilleure prise en charge des malades.
C’est le cas du service de laboratoire qui connait actuellement une panne d’un automate et est incapable de réaliser les examens de biochimie ; d’où l’obligation pour les malades de se référer aux laboratoires privée situées à environ 06 km.
Au niveau du service d’imagerie médicale, le scanner qui a donné espoir à la population ne fonctionne pas depuis plus d’une année.
Pour un hôpital de référence, les solutions à ces problèmes se devaient d’être immédiates ; mais comme d’habitude la réponse pour les maintenances curatives des équipements biomédicaux traine toujours pour des raisons injustifiables.

A cela s’ajoutent :

-  Des ruptures fréquentes de réactifs de laboratoire.
-  La capacité d’accueil du CHR très insuffisante faisant que certains malades se retrouvent par terre ou à deux ou quatre par lit surtout en pédiatrie ;
-  l’insuffisance de personnel (personnel de soutien, MEER, médecins radiologues, médecins réanimateurs, infirmiers…etc.)
-  le manque criard de locaux (magasin central pour la pharmacie, locaux pour les services de spécialité clinique)
-  le manque de matériels médicaux-techniques surtout pour les spécialités cliniques limitant ainsi leurs prestations.

Aussi étonnant à entendre, les services d’orl, d’ophtalmologie et d’odontostomatologie qui ont emménagés dans le nouveau site du CHR en 2015, vivent déjà un problème d’étanchéité des bâtiments construits dans la deuxième phase. Le service d’ophtalmologie est obligé jusqu’à présent de réaliser les interventions au niveau de l’ancien site faute d’onduleurs. Cliquez ici pour lire la suite sur régions.lefaso.net

Le Secrétaire Général :
Rasmané Zoetyangé

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Vos commentaires

  • Le 1er septembre 2016 à 06:25, par Harro sur audits téléguidés
    En réponse à : CHR de Ouahigouya : La section régionale du SYNTSHA pour de meilleures conditions de vie et de travail

    Le conseil des ministres en faisant savoir que des centres de santé publique accusent des dettes vis-à-vis de la CAMEG, devrait se poser la question de savoir à quoi cette situation est due. Primo, l’Etat accuse d’énormes retards dans l’octroi de la subvention aux hôpitaux. Or, cette subvention contribue à améliorer la trésorerie faible des hôpitaux et leur permettre de s’approvisionner en médicaments. Il convient que l’Etat s’acquitte de sa dette vis-vis des services publics de santé afin que ceux doivent à la CAMEG soldent leurs créances. Paradoxalement, le gouvernement sans une démarche prudente de vérification des faits semble accuser tous les hôpitaux d’être redevables à la CAMEG. Certains centres de santé comme l’hôpital Blaise Compaoré ne reconnaissent pas avoir une dette de la CAMEG. Alors, pourquoi tant d’agitations fébriles au niveau du ministère de la santé avec des vagues de nominations qui frisent la politique du ôte –toi pour que je m’y mette. ? Attention aux élans de chasse à l’homme, de régionalisme et de médiocratie dans le département de la santé. La stratégie pour les règlements de comptes subjectifs et politiques est mise en branle par des audits.

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