Commune rurale de Banh : Une localité à la recherche des B.A.-BA du développement

mardi 30 août 2016 à 08h50min

C’est dans une grande mobilisation des populations, ressortissants et autorités, que le maire de la commune rurale de Banh, Ousmane Ouermi, a été officiellement installé dans ses fonctions ce samedi, 27 août 2016. La cérémonie a été présidée par le secrétaire général de la province du Loroum, représentant le haut-commissaire.

Commune rurale de Banh : Une localité à la recherche  des B.A.-BA du développement

La commune rurale de Banh forme, avec celles de Ouindingui, Sollé et Titao, la province du Loroum (avec Titao pour chef-lieu). Commune limitrophe du Mali, Banh est à environ 75 km de Ouahigouya, chef-lieu de la région du nord et à 60 kilomètres de Titao. Tout comme les autres communes de la province, Banh ploie sous de nombreuses difficultés dont la plus cruciale demeure l’enclavement (externe et interne). Le retour à l’ordre normal avec l’élection de l’exécutif local se veut donc de réels espoirs pour les populations des 42 villages que compte cette circonscription. Une attente qui s’est traduite par la grande mobilisation autour de la cérémonie de présentation du Conseil municipal et d’installation du maire.

C’est le secrétaire général de la province, Saïdou Guigma, accompagné de plusieurs autorités au plan local, qui a procédé à l’installation du bourgmestre, Ousmane Ouermi. Occasion pour l’autorité de tutelle administrative de rappeler le sens de la décentralisation et exhorter surtout le Conseil municipal et les populations à ne pas perdre de vue, la vocation de cette gouvernance à la base. Saïdou Guigma va ainsi, et d’abord, rendre hommage à la délégation spéciale pour avoir assuré la transition jusqu’à ce passage à l’ordre constitutionnel normal. « Nous avons fait ressortir les attributions du Conseil municipal et celles du maire. Le Conseil municipal, c’est l’organe délibérant et le maire, l’organe exécutif. (…). Nous avons invité le Conseil municipal à se départir de clivages, de toutes considérations régionalistes, ethnicistes et se mettre résolument au travail pour le développement de la commune, ce pour quoi ont été élus les conseillers », a prodigué le secrétaire général.

La nécessité pour les administrés de rester mobilisés !

Expliquant que la décentralisation ne peut pas se faire sans déconcentration, le secrétaire général a, au nom de son mandant, pris l’engagement de faire en sorte que tous les services déconcentrés accompagnent le Conseil municipal pour relever les défis.« Au-delà des services déconcentrés, il y a la tutelle qui s’exerce à travers la tutelle administrative qui est le Haut-commissariat et la tutelle financière représentée par les services déconcentrés du ministère de l’économie et des finances. Tous les actes de la commune vont forcément passer devant ces organes pour un contrôle de légalité », a soutenu M. Guigma. Afin de permettre à ces élus locaux d’être conséquents, M. Guigma a annoncé une campagne de formation dans toutes les communes de la province ; une initiative globale de l’Etat au profit de ces acteurs. La formation sera assurée par des spécialistes locaux maîtrisant les réalités sociales, précise-t-il.

Par une mention faite à la grande mobilisation, le représentant du haut-commissaire a invité les populations à maintenir le cap dans une dynamique d’accompagnement de l’exécutif local. ‘’Regardez la mobilisation aujourd’hui, nous souhaitons qu’elle se poursuive autour des activités de la commune. C’est cela la décentralisation. Il faut éviter de poser tout acte à même de mettre à mal l’élan de développement de la commune. Ce qui implique aussi que vous vous acquittiez de vos obligations fiscales (taxes). Nous avons également interpellé les ressortissants de la commune ; il ne suffit pas de se retrouver aujourd’hui pour installer le maire pour après le laisser à lui seul, se débattre‘’, a galvanisé Saïdou Guigma.

Le développement participatif comme vision !

« Nos préoccupations sont nombreuses. Mais les plus cruciales sont relatives aux voies, à l’eau, à la santé et aux infrastructures scolaires(nous avons encore de nombreuses écoles sous paillottes). Aujourd’hui, quand vous voulez vous rendre à Sollé (commune voisine), il faut répartir à Ouahigouya pour pouvoir y parvenir. Nous avons deux grands marchés dans la commune, où nous pouvons faire des recouvrements mais, quand il pleut, on ne peut y accéder. Alors que ce sont les taxes qui développent les communes. Si nous avons des voies, c’est sûr que nous pourrions compter sur les taxes. En ce qui concerne la santé, tous les 42 villages que compte la commune ne disposent que de trois CSPS (Centre de santé et de promotion sociale) et certains villages doivent parcourir 20 km pour rejoindre un centre de santé. Dans ces conditions où il n’y a pas de voies, vous imaginez des cas de malades dans des états critiques et des femmes à terme qu’il faut évacuer … », a dressé, pour sa part, le maire, Ousmane Ouermi, nouvellement investi de tous les attributs. C’est pourquoi a-t-il invité les populations à se mobiliser pour faire face aux nombreux défis et à l’Etat d’œuvrer à impulser l’élan du développement dans la localité. Pour M. Ouermi, la grande mobilisation des populations témoigne d’ores et déjà leur détermination à accompagner l’exécutif municipal. Aubaine pour les encourager au civisme fiscal ; condition nécessaire pour amorcer le développement, dit-il.

’’Nous connaissons déjà des partenaires qui sont prêts à nous accompagner. Mais, il faut que cela soit fait de façon participative ; que nous (populations) puissions contribuer aux différentes actions en faveur de notre commune. Si de bonnes volontés veulent construire une école par exemple, que nous puissions apporter notre contribution. Mais, nous ne pourrons le faire qu’en payant nos taxes’’, a souligné le maire. Ases collègues conseillers, M. Ouermi a appelé à mesurer la « lourdeur de la responsabilité » qu’ils endossent. « Etre conseiller municipal, ce n’est pas un pouvoir. Cliquez ici pour lire la suite sur régions.lefaso.net

O.LO.
Lefaso.net

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