Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

jeudi 25 août 2016 à 15h56min

Ceci est une déclaration de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT- B) sur la crise que vit la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG). Dans cette crise qui oppose le Ministre Smaila Ouédraogo de la santé à une partie des administrateurs, la confédération dit espérer que le dénouement ne fasse pas perdre de l’argent à la centrale, ou ne menace pas l’emploi des travailleurs. Lisez plutôt.

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Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

Depuis quelque temps, l’actualité est marquée par les débats concernant l’intention du Ministre de la santé, M. Smaïla OUEDRAOGO, de mettre fin au contrat du Directeur Général de la Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques (CAMEG) en vue de nommer à sa place quelqu’un à sa convenance.

La situation qui prévaut à la CAMEG intéresse et interpelle la Confédération Générale du Travail du Burkina (CGT-B) pour trois raisons essentielles :

1. La CAMEG joue un rôle très important dans la politique sanitaire dans la mesure où elle assure l’essentiel de l’approvisionnement du pays en produits pharmaceutiques ;

2. Elle emploie plus de 260 travailleurs ;

3. Le dossier de la CAMEG pose un problème de gouvernance puisqu’il s’agit des critères et des conditions de désignation du Directeur Général d’une structure ;

4. Monsieur le Ministre de la santé a adressé une correspondance en date du 11 juillet 2016 à la CGT-B pour, dit-il, lui « faire la situation sur la gestion de celle-ci » et lui demander de porter à la connaissance de ses représentants à la CAMEG « l’information juste ». Et juste après cette correspondance du Ministre, la CGT-B a reçu du Directeur Général un recueil de documents concernant la CAMEG.

Après avoir pris connaissance des différents documents, la CGT-B a adressé au Ministre de la santé une correspondance pour d’abord le remercier d’avoir mis à sa disposition les documents, ensuite lui faire part de ses préoccupations. Celles-ci sont relatives :

• d’une part au risque de saignée financière de la CAMEG au cas où la rupture du contrat du Directeur Général se ferait dans l’illégalité et donne lieu encore au paiement de dommages et intérêts ;

• d’autre part au statut de la CAMEG qui fonctionne curieusement comme une association avec des acteurs dont les rôles et les parts restent assez obscurs.

En terminant sa correspondance, la CGT-B a fait part de sa disponibilité à échanger directement avec lui sur la question. Sur cette base, le Ministre, dès la réception de celle-ci a proposé à la Confédération une rencontre le même jour à 18h. Ainsi, une délégation de la confédération s’est rendue au cabinet du Ministre. A l’occasion, celui-ci a fait une genèse du dossier en mettant en exergue les éléments suivants :

1. le texte issu de la délibération du Conseil d’administration de 2002 qui a fait passer la durée du mandat des administrateurs de deux à trois ans est un faux, parce que la page des signatures est une copie d’un document de 1998 ;

2. la CAMEG dans son fonctionnement actuel accorde les pleins pouvoirs au Conseil d’Administration au détriment de l’Assemblée Générale qui devrait être l’instance suprême ;

3. la session du Conseil d’Administration qui a procédé au renouvellement du mandat du Directeur Général n’avait pas ce point à son ordre du jour et le PCA qui est un conseiller technique du Ministre n’a pas évoqué ce point avec lui avant le Conseil d’Administration.

La CGT-B note une volonté affichée du Ministre de la santé de passer en force pour rompre le contrat du Directeur Général. En outre elle fait observer que même si selon le Ministre le texte de 2000 est un faux, il reste que c’est lui qui régit la société depuis plus de 15 ans et tous les mandats passés ont été exécutés sous le régime de ce texte. Dans ce sens, des procédures devraient être engagées contre ceux qui sont suspectés de falsification, et la décision judicaire pourrait situer tout le monde.

Pour la CGT-B donc, le Ministre devrait se soucier prioritairement de toiletter les différents textes et surtout de traiter la question du statut de la CAMEG qu’il a trouvée sur sa table dès sa nomination. En tout état de cause, comme nous l’avons indiqué dans notre correspondance, la CGT-B exprime « son rejet total de toute gestion du dossier pouvant entrainer un préjudice quelconque aux travailleurs et à leur outil de travail qu’est la CAMEG ». Le gouvernement actuel et en particulier le Ministre Smaïla OUEDRAOGO portera l’entière responsabilité d’une condamnation de la CAMEG et devra y répondre, tôt ou tard des dommages causés à la CAMEG, tout comme ses prédécesseurs qui ont posé les mêmes actes.

Du reste, en réponse aux propos du Ministre, la délégation de la CGT-B a indiqué qu’elle se gardait de s’immiscer dans les débats de textes en cours. Cependant, elle rappelle les deux préoccupations qu’elle a soulignées dans sa correspondance, à savoir :

-  la nécessité de gérer le dossier du contrat du Directeur Général de sorte à éviter à la CAMEG une nouvelle saignée qui résulterait d’une condamnation à payer des dommages et intérêts pour une rupture illégale du contrat ; en rappel, trois ruptures précédentes de contrat de Directeurs Généraux jugées illégales ont coûté à la CAMEG plusieurs dizaines de millions de F CFA ;

-  la priorité à accorder au traitement de la question du statut de la CAMEG en faisant d’elle une société d’Etat.

La CGT-B réaffirme ici sa disponibilité à contribuer à la recherche de solutions à la crise que vit la CAMEG avec comme axe la défense de l’intérêt général, celle des travailleurs de la CAMEG.

Elle invite ses militant(e)s, l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de la CAMEG à rester vigilants pour déjouer toutes les manœuvres d’où qu’elles viennent qui viseraient à les détourner de cette voie juste.

Pain et Liberté pour le Peuple !
Unité-Solidarité-Action !

Pour le Bureau National Confédéral
Bassolma BAZIE
Secrétaire Général

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Vos commentaires

  • Le 25 août 2016 à 16:52
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Ca c’est parole d’hommes responsables.
    Smaila Ouedraogo, tu viens d’où seulement ? Le Burkina n’est pas pour toi seul dèh. Donc ais raison gardé.

    On est au courant de tes autres manœuvres dans d’autres projets du Ministère de la Santé en positionnant tes proches qui sont de mauvaise moralité. Smaila, on te suit. Même si on ne dit rien pour l’instant.
    Quand on va se lever, personne ne pourra te sauver. Même pas salif Diallo. Lui même s’il s’aventure dans des manœuvres malsaines, va y passer.

    A bon entendeur, salut !!!!

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  • Le 25 août 2016 à 16:54
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Bravo à la CGTB. Il fallait aller plus loin en disant à ce faux ministre de la santé qu’il est sur le mauvais chemin. Tout le monde sait que la volonté du ministre c’est de mettre un proche afin de se remplir les poches comme il l’a fait avec le PADS, la DLM, la DSF et la DPS. On connaît le système c’est les amis et proches, qui la plupart du temps sont incompétents et inconscients aux directions et services pour mieux pomper les ressources. Que de Zizanie depuis l’arrivée de cet incompétent à la tête du ministère.

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  • Le 25 août 2016 à 17:18, par Chapité
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Il est temps de mettre fin aux dérives ethnicistes, régionalistes, nepotistes et incompétentes de certains prétendus responsables sortis du néant, appelés de la 25è heure dans ce pays pour les besoins de la servilité et du larbinisme. L’appartenance au même village ou région ne donne droit à rien. Sachons raison garder ; le Burkina compte environ 65 ethnies.

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  • Le 25 août 2016 à 18:30, par Valea
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Merci à la CGT/B qui a pratiquement donné raison au ministre notamment concernant une structure qui fonctionne sur la base d’un statut obscure. Le ministre travaille pour l’avenir de son pays donc il était tout à fait logique qu’il levât le lièvre pour que la CAMEG ait un bon statut pour les générations futures. La CGT/B est aussi dans son droit de protéger les travailleurs. Donc affaire à suivre.

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  • Le 25 août 2016 à 19:00, par L’Indigné
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    M. Bassolma, il ne faut pas soutenir aveuglément le directoire de la CAMEG. La CAMEG est devenu un club de mafiosi. Vs devrez plutôt vs battre pour que les choses changent au lieu d’apporter votre caution à des délinquants au col blanc. Ces gens , tout le monde sait comment ils sont arrivés à la direction de cette caverne d’Ali Baba, c’est-à-dire sur fonds de lobbying et de manœuvres de couloirs d’un genre inédit. On ne peut pas grever pour soutenir les prédateurs de nos finances. Ns préférons placés notre confiance en de nouvelles personnes quitte à être trahis par la suite mais il n’est pas question de laisser perdurer et prospérer indéfiniment ces crimes économiques en bandes organisées !

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  • Le 25 août 2016 à 19:51, par Waly
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Ce n’était donc pas Blaise le D. Vous aussi c’est trop tôt de laisser tomber vos masques pour nous faire regretter Blaise ?

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  • Le 25 août 2016 à 22:27, par 10sur10
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Je voudrais faire remarquer que le statut de la CAMEG, quoique d’apparence obscure, à permis de créer un modèle de centrale qui est une référence en Afrique. Le statut d’association à but non lucratif (ASBL) est une solution adaptée aux secteurs stratégiques avec une flexibilité de rapports avec les partenaires, fournisseurs et une possibilité de levée de fonds. Ce statut actuel de CAMEG est perfectible et il travailler à renforcer les acquis au lieu de plonger les gens dans débat rétrograde de textes. L’inconscient de Ministre de la santé à essayer d’induire la CGTB en erreur en ramenant le débat sur les considérations de textes. La CAMEG pèse plusieurs dizaines de millards et a besoin de la confiance des fournisseurs pour assurer l’approvisionnement régulier du pays en médicaments essentiels. Le service après vente du passage de Smaila au Ministère de la santé sera douloureux pour toute la nation.
    La fragilisantion de la CAMEG est un atteinte grave aux droits à la santé des populations.

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  • Le 25 août 2016 à 23:51, par ok
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Transformez la CAMEG en société d’Etat et vous comprendrez que l’association ne crée que des soucis comme nous les vivons ! cè aussi simple que ça !

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  • Le 26 août 2016 à 07:16, par nongasida
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Expliquez moi la base sur laquelle le DG actuel à été reconduit pour trois ans. En un an et demi, le PCA et son CA n’a pas pu relire les textes alors que le même DG était recruté pour cela. C’est très facile de tirer à boulet rouge sur le ministre de la santé, vous êtes de toute mauvaise fois mais vos manipulations n’empêcheront pas que la légalité l’emporte. Vos intérêts à vous oui, la santé des populations d’abord. Monsieur le ministre poursuivez et montrez à tous que la CAMEG n’appartient pas a quelqu’un.

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  • Le 26 août 2016 à 07:49, par warba
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Mais si demain les partenaires fournisseurs de produits se retirent de votre future société d’état est que l’état tout seul peut financer la cameg.arrêtez vos conneries car l’état est petit dans la contribution à la cameg.le CA fait office d’assemblée generale et cela est courant dans les associations spécifiques avec des membres qui sont des sociétés pharmaceutiques a côté de l’état. Soyez prudent pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain sur base d’intérêts mafieux.

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  • Le 26 août 2016 à 08:11, par Confidences
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    L’adage selon lequel il n’y a pas de fumée sans feu peut être bien invoqué sur les agissements du ministre de la santé qui défrayent sans cesse la chronique. Contrairement à certains avocats du diable qui tentent vainement d’expliquer que le ministre est irréprochable, les faits sont là pour démontrer le grand malaise qu’il a crée en si peu de temps au ministère de la santé par son esprit de division ,de règlements de comptes, de course effrénée aux avantages financiers liés à certaines structures du département où sans vergogne ,il passe par tous les moyens pour nommer ses amis, promotionnaires sur des bases politiciennes et régionalistes. Les médias qui ont mis sur la place publique les gaffes du ministre dans ses tentatives d’accaparement de la direction de la CAMEG malgré le renouvellement du second et dernier contrat triennal du DG, tiennent leurs informations sur des faits avérés. Donc, il ne s’agit pas de manipulation quelconque. Ce ministre affairiste fait la honte du gouvernement au vu et au su des partenaires techniques et financiers du ministère. Il n’a aucune carrure d’homme d’Etat par manque de diplomatie et de discrétion. Tenez, le ministre se vante dans certains milieux d’avoir conçu et rédigé la politique sanitaire du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Or, il s’agit d’un document qui a fait l’objet de concertations et d’amendements entre plusieurs spécialistes de la santé dont certains sont mieux expérimentés que lui. Tous ces faits démontrent le comportement mesquin et non responsable du ministre de la santé. Plusieurs conseillers du Chef de l’Etat ont appuyé le président par des conseils, des projets pertinents en toute discrétion. Le ministre de la santé ne mérite pas la confiance des autorités ni celle du personnel du ministère.

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  • Le 26 août 2016 à 09:43
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Le Ministre de la Santé a dit.....ou dont les preuves ???
    Ce qui intéresse le Peuple, c’est cette Mafia ou des voleurs semblent se quereller.
    Solution : Appel à candidature qui sera piloté par les partenaires Internationaux de la CAMEG : Ministre, Pca, ÇA, Dg out

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  • Le 26 août 2016 à 12:15, par Pensée
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Soyons vigilant !nous savons tres bien ce que le règne de Blaise a donné comme organisation dans le Ministère de la santé et tous ceux qui sont dans ce système de santé savent de koi je parle. Nous avons vu les résultats que ces dirigeants nommés sous Blaise ont donné. qui ne s’es jamais plaint de la mauvaise qualité de l’offre de services de santé ? Maintenant qu’il y a un president élu à la majorité, qui a proposé un programme accepté par le peuple et qui veu se donner les moyens de les atteindre, il se bute à des textes que les mêmes ont sournoisement préparé et des coups qu’ils ont savamment préparé.
    Qd le Ministre de la santé a annoncé ses intentions d’impulser un rythme nouveau au système de santé avec la participation de toutes les composantes, et ce dans la transparence, les mêmes voraces se sont ligués pour le freiner. Du temps de Blaise, il ya des directeurs (aussi bien au niveau central que deconcentré) qui ont transformé les structures de santé en leur boite privé et ont fait tout ce qu’ils voulaient au mepri du droit à la santé des populations mais curieusements, les vipères avaient perdu leur langue. normal, puisq c’etaient eux mêm.
    Actuellement, personne ne dit et ne donne de preuves que le ministre a volé ou détourné. On lui reproche de vouloir mettre l’homme q’il faut à la place q’il faut !
    C’est honteux !!! Même la gratuité, vous avez combattu ça !!
    Dieu Bénisse le Ministère de la santé !!

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  • Le 26 août 2016 à 13:55, par le sage 1er
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    dans cette affaire, je pense que le PCA doit des comptes au ministre de la santé son supérieur hiérarchique qu’il représente d’ailleurs. ç’a été un coup-bas qu’ils ont joué. Si non il aurait dû faire savoir au ministre, l’intention du renouvellement du mandat du DG. Avant tout c’est le ministre qu’il représente et en tant que PCA, s’il était honnête, devrait faire inscrire clairement à l’ordre du jour le renouvellement du DG. le ministre n’a pas tort. Tout le problème est né du PCA qui n’a pas communiqué avec le ministre. C’est ce dernier le fautif.

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  • Le 27 août 2016 à 11:34, par Pensée
    En réponse à : Situation à la CAMEG : La confédération générale du travail du Burkina met en garde

    Internaute 14, t’es vraiment le 1er sage. de tout ce qui ce dit autour de l’affaire CAMEG, on retien q’il ya qelq chose qi s’est tissé depuis longtps et q qlq’un jouait double jeu avec le ministre de la santé : son conseiller technique qui es en même temps le PCA. En tant que conseiller technique, soit il fait correctement son travail de conseil et le ministre dans ce cas n’es pas sensé ignoré tous ses agissements et intention, soi il a intentionnellement dévoyé le ministre pour encore jouir ne serai ce q’un dernier centime pendant q’il es aux affaires. l’un dans l’autre, notons que c’es le conseiller du ministre lui même PCA et representant du Ministre qui a intenté le procés contre celui q’il es censé conseillé et orienter. Souvenir de Blaise et Sankara, Djindjéré et Kafando, Moboutou et ....!!
    Courage Mr le Ministre ! soutenons le, pour la cause de la population !

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