Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

samedi 10 septembre 2016 à 00h28min

Le 15 septembre prochain, le monde entier célébrera la démocratie. C’est une occasion grandeur nature que le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a saisie pour commémorer l’anniversaire de ses 15 ans d’existence à travers une batterie d’activités. Crée le 29 mars 2001, le centre entend ainsi marquer un arrêt pour évaluer le chemin parcouru et dégager des perspectives pour mieux apporter sa pierre dans l’édification de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance au « pays des hommes intègres ».

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Démocratie et bonne gouvernance : Le CGD souffle ses 15 bougies

Le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) du Burkina a choisi de jalonner l’année d’évènements particuliers. Il s’agit notamment de l’organisation d’une cérémonie officielle. Placée sous le haut patronage du Premier-ministre et le parrainage de la représentante du PNUD au Burkina. Aussi, il propose des conférences publiques suivies de débats à Bobo Dioulasso et à Tenkodogo, une journée porte ouverte sur le CGD, un cross populaire sous le slogan « courir pour la démocratie », un film documentaire sur le centre. Les conférences ont pour thème « Dialogue interpartis comme moyen de décrispation des tensions politiques ». Le clou de la célébration du 15e anniversaire sera le débat télévisé qui réunira non seulement les membres du CGD mais aussi les partenaires techniques et financiers.

C’est sous le thème, « l’avènement des sociétés stables et démocratiques » que se tiendra la présente célébration.

Pour le directeur exécutif du CGD, Dr Thomas Ouédraogo, l’aubaine est plus que parfaite pour l’institution de faire le bilan de ces 15 ans d’existence. Quinze ans au cours desquels elle s’est efforcée de s’investir dans l’ancrage de la démocratie, de la bonne gouvernance et de l’Etat de droit au Burkina Faso. « L’occasion est aussi propice pour le centre d’exprimer sa profonde gratitude à tous ses partenaires techniques et financiers, l’ensemble de la société civile (…) pour leurs accompagnement sans faille dans l’accomplissement des missions et objectifs qu’il s’est fixés », a ajouté le directeur exécutif. Il s’agit aussi pour l’institution de dégager des perspectives pour apporter sa pierre dans l’édification de la démocratie, de l’Etat de droit et la bonne gouvernance au Burkina Faso.

Crée le 29 mars 2001, le CGD vise à promouvoir la gouvernance démocratique et en Afrique à travers la recherche appliquée, la formation, l’éducation et la facilitation du dialogue démocratique. C’est un organisme non gouvernemental de droit burkinabè, sans but lucratif, apolitique, qui n’assume aucune activité syndicale, politique ou religieuse. C’est du moins, ce qu’a confié Dr Ouédraogo. Selon lui, il a pour valeurs cardinales, l’objectivité, l’impartialité, la liberté d’opinion de ses membres, l’indépendance, la démarche inclusive et participative basée sur le dialogue sans exclusion. Et l’objectif poursuivi par le centre est de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies de promotion de la gouvernance démocratique dans notre pays, tout en constituant « un centre de savoir » exerçant un leadership technique et intellectuel dans ce domaine.

Le président des observatoires de la justice et de la démocratie, Djibo Ibrahim, a pour sa part salué les efforts du CGD avant d’inviter les uns et les autres à l’accompagner dans l’atteinte de ses objectifs.
Par ailleurs, quelques préoccupations ont été émises au cours des échanges par les journalistes. Au nombre de celles-ci figure les actions concrètes de l’institution. « Nous avons accompagné le parlement à tout égard, la gouvernance locale et même que nous avons fait le bilan de la communalisation intégrale en 2012 pour voir où on n’en est à l’occasion des organisations des élections qui se profilaient à l’horizon. De même, le CGD depuis sa création et autour des années 2003-2004 jusqu’en 2007 a travaillé pour la participation politique des femmes. Et depuis 2009, c’est une réalité avec les quotas genre etc. », a rétorqué le directeur exécutif. « Notre principal défi c’est comment amener tous les acteurs à privilégier le dialogue à l’occasion des contradictions qui surviennent dans les processus démocratiques », a-t-il ajouté.

La crise post-électorale au Gabon s’est invitée à cette conférence de presse. De l’avis de Dr Ouédraogo, l’Union européenne doit prendre l’accélérateur pour être au rendez-vous, de sorte à ce que le pire soit écarté du Gabon. De son côté, le président des observateurs de la justice et de la démocratie, Ibrahim Djibo soutient que ce genre de situation ne devrait plus se répéter tout le temps en Afrique. « C’est vraiment dommage », a-t-il conclu.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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