Eau et assainissement : le Japon au chevet des populations de Binsboumbou

jeudi 4 août 2016 à 00h46min

La cérémonie de remise des forages du projet d’approvisionnement en eau potable dans le plateau central et le centre-sud, phase 2 (PEAP/PCL-CSD2) financé par l’agence japonaise de coopération internationale a eu lieu ce mardi 02 août à Binsboumbou dans la commune de Toecé.Cette cérémonie a été présidée par le ministre de l’eau et de l’assainissement Ambroise Ouédraogo.

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Eau et assainissement : le Japon au chevet des populations de Binsboumbou

Le gouvernement burkinabè s’est doté d’un Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement (PN-AEPA) à l’horizon 2015 pour réduire de moitié la proportion des personnes n’ayant pas un accès adéquat a l’eau potable et a l’assainissement. Ce programme fédère les interventions de l’ensemble des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement à savoir l’Etat et ses partenaires au développement.

Afin d’atteindre cet objectif et de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre la république du japon et le Burkina Faso, l’agence japonaise de coopération internationale (JICA) a financé une première phase du projet d’approvisionnement en eau potable dans les régions du plateau central et du centre sud qui s’est exécutée de février 2010 a décembre 2012 et la deuxième phase du projet qui s’est déroulée de mai 2014 à juillet 2016. C’est dans le but de clôturer la seconde phase du projet que ladite cérémonie a eu lieu à Binsboumbou dans la commune de Toece. L’objectif de cette cérémonie est de valoriser et de donner la visibilité aux réalisations en matière d’eau et d’assainissement dans les régions du plateau central et du centre sud.

Un financement à hauteur de plusieurs milliards

Pour le ministre de l’eau et de l’assainissement, la problématique de l’approvisionnement durable en eau potable et d’assainissement constitue une préoccupation mondiale. Elle l’est davantage pour les pays sahéliens confrontés à un contexte pluviométrique et hydrogéologique défavorable et particulièrement pour le gouvernement eu égard à sa position géographique qui le place en début de bassin et sous-bassins hydrographique.

C’est dans ce cadre que le Burkina a obtenu le financement du « projet de l’Approvisionnement en eau potable dans le plateau central et le centre sud phases I et II » d’un montant global estimé a environ 9,5 milliards de FCFA dont 4,4 milliards de FCFA pour sa deuxième phase. Cette seconde phase a permis de réaliser 274 forages équipés de pompes à motricité humaine ainsi que des campagnes de formation, d’animation et de sensibilisation dans les villages concernés.

Selon M. Ouédraogo, les ouvrages permettront de desservir en eau potable environ 80 000 personnes supplémentaires des régions du plateau central et du centre-sud. « En plus de ce résultat quantitatif, le projet a permis l’organisation et le renforcement de la gestion des ouvrages hydrauliques et la promotion de l’hygiène et de l’assainissement autour des points d’eau » a-t-il renchéri. Pour l’ambassadeur du japon au Burkina, Masato Futaishi « l’eau a un caractère vital ». « Je Souhaite que les infrastructures hydrauliques construites aujourd’hui contribuent à l’amélioration des conditions des populations, notamment celles vulnérables » a-t-il ajouté. Il a exhorté la population a bien entretenir ces infrastructures afin qu’elles aient une durée de vie plus longue.

Le représentant des populations a tenu à remercier l’agence nationale de coopération japonaise et le gouvernement burkinabè pour cette belle initiative. Pour cela, il a remis des présents aux donateurs au nom de toute la population de Binsboumbou.

Angeline TOE (stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 8 août 2016 à 11:42, par MEDA W.
    En réponse à : Eau et assainissement : le Japon au chevet des populations de Binsboumbou

    C’est bon de financer dans les secteurs vitaux tels l’eau et l’assainissement, mais il y a un énorme problème à ce niveau : le DETOURNEMENT DES DENIERS PUBLICS. Oui faites le tour d’horizon, les réalisations sont en déça des financements.Il faut des audits très objectives pour booter la gangréne hors du Burkina. Descendez au niveau des villages , auprès des bénéficiaires réels des infrastructures hydrauliques et d’assainissement et vous découvrirez les mensonges que des bureaux d’étude et autres ONG à qui sont confiés la gestion orchestrent.Ce sont des experts en surévaluation ; pour 100 latrines réalisées, on déclare 1000 dans le rapport et les fonds sont phagocités avec les copains et on met les agents de terrains (animateurs) en complicité du forfait. Descendez aussi à Ouaga,Bobo etc, et vous n’ aurez que consternation.Les bailleurs de fonds devraient ouvrir le bon oeil .

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