Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

samedi 23 juillet 2016 à 00h12min

Pour compter de ce vendredi 22 juillet 2016, les commerçants du Burkina Faso ont leur fonds de solidarité. L’initiative est du Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB). C’est le représentant du ministre de l’économie, des finances et du développement, le directeur général des impôts, Adama Badolo qui a lancé ledit fonds.

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Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

La difficulté d’accéder aux financements est une réalité qui entrave le développement du commerce au Burkina Faso. C’est dans cette vision que le Syndicat national des commerçants du Burkina (SYNATCOMB), l’organisation nationale du syndicat libre et leurs partenaires ont créé la Société de coopérative de solidarité commerciale qui se charge entre autres, de mobiliser des ressources nécessaires afin d’organiser la solidarité en matière de garantie des crédits aux membres.Le lancement des activités du fonds de solidarité commerciale(FSN)est intervenu le 22 juillet 2016 à Ouagadougou.

Selon le secrétaire général du SYNATCOMB, Donatien Roch Nagalo, « Le FSN n’est pas une banque ni une institution de Micro-finance. Aussi, il n’appartient pas à un individu ni à un syndicat. Mais à tous ceux qui sont dans le secteur privé qui veulent initier des projets dans le cadre du développement ». Les activités de la coopérative visent exclusivement « l’entraide et ne sont pas faites à titre onéreux ». Concrètement, elle a pour objectif de fournir une caution financière solide pour la garantie des demandes de financement de ses membres auprès des établissements de crédits ; offrir un cadre de solidarité entre commerçants-fournisseurs de biens et services. Il s’agit également de contribuer à la satisfaction des besoins en formation et à la promotion des activités économiques et sociales de ses membres.

La coopérative est constituée, organisée et gérée selon les principes coopératifs universellement reconnus que sont : l’adhésion volontaire et ouverte à tous, le pouvoir démocratique exercé par les coopérateurs, l’engagement volontaire envers la communauté etc. Et au SG de préciser : « Une fois que tu souscris au fonds de solidarité, tu deviens opérateurs et tu as des droits. Ainsi, tu peux demander un prêt en banque et si tu n’as pas de garantie, ta structure de base qui est le groupement se porte garant en premier lieu et la coopérative aussi se porte garant en deuxième lieu et en ce moment, la banque te donne le financement ». « Et comme nous sommes en position de force, et si nous arrivons à mobiliser nos ressources, nous discutons du taux et du délai pour permettre aux commerçants de pouvoir bien réaliser leurs projets », a-t-il poursuivi.

En termes de bilan, foi de M. Nagalo, à la date du 21 juillet, l’ensemble des souscriptions s’élèvent à 500 millions, dont plus du tiers a été libéré. Par ailleurs, les promesses de souscription et d’accompagnement sont estimées à plus de 4 milliards de F CFA. Aussi, au cours de l’année 2015-2016, les dépenses d’investissements se chiffrent à près de 100 millions.

« Si la création d’un FSC est un acte majeur et courageux, il ne devrait pas passer inaperçu qu’il se nourrit de vos souscriptions massives mais aussi de la culture du respect des engagements auprès des institutions financières et établissements de crédits », a martelé le représentant du ministre de l’économie, des finances et du développement, Adama Badolo. En effet, le cumul des impayés, les engagements non tenus sont de nature à mettre en péril ce dispositif acquis. C’est pourquoi, il a exhorté les commerçants à cultiver cet esprit de progrès et travailler tout en ayant à l’esprit la sauvegarde de ce bien commun. Avant de rassurer que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour soutenir une telle initiative venant à fortiori des commerçants eux-mêmes. « Nous devrions, au cours des jours à venir, trouver les moyens d’organiser entre nous une coopération affermie et positive. Si nous y parvenons, nous aurons mérité le crédit dont vous nous avez gratifiés », a-t-il lancé.

Le FSC pourrait être le signe d’un nouvel avenir du commerce au Burkina Faso si chacun des membres bénéficiaires jouaient à fond sa partition.
Le représentant des partenaires, Adama Sanfo, quant à lui, a invité les participants venus des quatre coins du Burkina à plus de détermination et de dévouement dans leurs missions respectives. Car, dit-il, c’est en cela qu’on se forge et que l’on contribue de façon honorable au développement de sa communauté.

Aïssata laure G. Sidibé
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 23 juillet 2016 à 04:14, par Sidpawalemdé Sebgo
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    Hum... Avec ça ils vont encore accuser les gens de "mentir sur eux" alors que leur communication est vraiment bizarre. Un petit résumé de la situation :

    1°) Des promoteurs lancent une initiative pour un fonds de garantie commerciale de 100 milliards de Fcfa.

    2°) Après une année de promotion dans les marchés et yaars du Burkina et auprès des opérateurs économiques, ils obtiennent des promesses de souscription, engagements, d’accompagnement et autres soutiens de 4 milliards de Fcfa. Les souscriptions réelles sont à hauteur de 500 millions Fcfa, dont un tiers effectivement libérés (payés) à ce jour, soit environs 167 millions de Fcfa.

    3°) Durant la même période, le fonds a eu des "dépenses d’investissements", on suppose composés des salaires, loyers, primes des employés temporaires ou permanents, et des frais pour lancer le projet, soit les missions, publicité, déplacements et autres. Ils annoncent un coût de 100 millions pour ces dépenses.

    En bref donc, ils ont reçu 167 millions sur 500 pour lesquels les commerçants se sont engagés, et ils en ont déjà dépensés 100. Par ailleurs, comme ils disent que le service de garantie du fonds ne sera pas onéreux (donc que c’est gratuit), cela signifie que c’est dans les souscriptions qu’ils vont continuer à puiser pour les dépenses courantes, à moins qu’un "généreux donateur" (qui ?) les prenne en charge. Forcément, la somme cotisée, quel que soit son montant va fondre jusqu’à ce qu’il ne reste rien. Surtout qu’après le début des activités il faudra engager des gens qualifiés pour étudier les dossiers de prêts bancaires et louer pour avoir des représentations dans tout le pays. Alors de deux choses l’une :

    * Soit le projet a un problème dans sa conception même et porte en lui même les germes de sa propre mort prochaine par épuisement du capital ;
    * Soit les promoteurs n’ont pas tout dit du modèle économique de leur projet, notamment sur quoi ils comptent pour assurer les dépenses d’investissement et les dépenses courantes.

    Ce qui est sûr, c’est que si j’étais un commerçant qui a souscrit ou compte le faire et qu’on m’informais que sur les 167 millions récoltés pour le moment, 100 étaient déjà dépensés, je ne serais pas très rassuré sur la suite du projet. Donc, les promoteurs auraient intérêt à communiquer mieux.

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  • Le 23 juillet 2016 à 08:09, par celestino
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    enfin le voile est levé. avec ce lancement et le plein de la salle du palais des sports cela montre que les commerçants croient beaucoup aux initiatives de ce syndicat. quand je lis les propos du ministre je peu dire qu’il ne reste plus qu’à leur souhaité bon vent car il n’y à plus de doute si cela se poursuit sur cette lancée le Burkina sera un El dorado pour la sous région. encouragement à vous.

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  • Le 23 juillet 2016 à 08:19, par ramiss
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    Vraiment je voulais tiré mon chapeau à Roch Donatien et à son équipe qui malgré que l’eau à coulé sous le pont n’a pas permis le découragement. ce lancement en grande pompe du fond de solidarité commercial ne peu qu’être encouragé car au vu de la lecture faite permettra au monde des affaire notamment les petits commerçants d’espérer vivent de leur sueurs. car il était difficile d’avoir un près en banque pour booster son commerce mais à Las entendre cela ne serait qu’un triste souvenir. que dire d’autre que de demander à dieu de les aider à atteindre cet objectif. car si l’Economie va mal c’est le pays qui va mal. bonne chance.

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  • Le 23 juillet 2016 à 08:32, par monique
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    Ah je peu dire ouf, moi qui suis commerçante et qui avait cru en eux au départ et plus le démarrage du fond tardait je perdais espoir avec tout ce qui se disait autour mais depuis hier je suis la plus heureuse car le rêve est en train d’être devenu réalité. ce fond me permettra d’aller en avant dans mes affaires. Les mots me manque pour témoigner ce que je récent. J’ai des idées pour l’avancer de mes affaire mais sans moyen c’était du tout compliqué pour moi. j’encourage toute l’équipe du synatcomb à s’unir car seul dans l’Union que notre rêve pourra se réalisé. merci encore merci surtout au gouvernement qui a décidé d’accompagner les commerçants.

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  • Le 23 juillet 2016 à 18:07, par LA VERITE
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    Les Burkinabè sont naïfs et très friands de tout ce qui est nouveau mais ils l’apprendront à leurs dépens. D’abord, il s’est agi d’un Fonds de garantie commerciale (FGC), ensuite d’une société coopérative de solidarité commerciale (SOCSOCOM) et enfin de fonds de solidarité commerciale (FSC). Nul ne saurait aujourd’hui nommer avec certitude l’initiative du SYNATCOMB ni son mode de fonctionnement. Personne non plus ne souhaite que ce soit un flop comme le sinistre projet de secours voyageurs d’un certain Alassane Kouanda mais Roch Nagalo et ses camarades ont intérêt à clarifier davantage leurs intentions et à rassurer les parties prenantes. Le flou qui entoure ce projet pourrait bien cacher des dessous inexplicables. Le gouvernement ne met pas le holà parce qu’il est aux abois et s’engouffre dans toute brèche qui pourrait voiler le regard du monde commerçant sur certaines réalités mais l’Etat ne saurait se soustraire si cette collecte de fonds dérape. A bon entendeur, salut !

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  • Le 25 juillet 2016 à 14:47, par alice
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    Si la vision du synatcomb est adopte par le gouvernement c’est que quelque part le gouvernement est convaincu de l ’ avancée et de la vision de ce syndicat. si malgré tout ce qui s’est dit sur ce syndicat les commerçants prennent d’assaut leur différentes rencontres en témoigne leur lancement au palais des sports plein. je ne crois pas personnellement que tous ses burkinabè sont naiifs. Certes nous pouvons critiquer mais humblement je tire mon chapeau au synatcomb. s’il n’y avait jamais eu ce lancement le doute allait toujours m’animé mais avec ce que j ai entendu comme propos tenus par leur partenaires il ne reste qu’à souhaité que la vision du synatcomb avec le fond de solidarité commercial soit une réalité. même si à lire certains internautes l’impression qui est donné de constaté c’est l’échec. mais à qui profitera l’échec ? un vrai burkinabè doit il allé dans ce sens je crois que non. courage aux acteurs.

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  • Le 17 août 2016 à 11:14, par Bamogo
    En réponse à : Fonds de solidarité commerciale : Un nouveau souffle au secteur du commerce au Burkina Faso

    Félicitations pour l’initiative,
    j’aimerai savoir ou se trouve le siège ?

    Répondre à ce message

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