Accès aux services de santé de la reproduction : Des projets en cours de validation

mercredi 20 juillet 2016 à 01h59min

Il s’est ouvert ce mardi 19 juillet 2016 à Ouagadougou, les travaux du Comité régional de pilotage pour la validation des propositions de projets pays d’un budget de 73 millions de dollars. En lieu et place du Premier ministre, c’est le ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux.

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Accès aux services de santé de la reproduction : Des projets en cours de validation

« Si nous arrivons à faire en sorte que les produits contraceptifs soient accessibles aussi bien dans nos villes que dans nos campagnes, nous aurons fait un grand pas qui va dans le sens de permettre aux femmes de décider quand est-ce qu’elles voudront avoir des enfants, réduire la fécondité », a reconnu le ministre de la santé, Smaïla Ouédraogo. En effet, au Burkina Faso, une femme a en moyenne 5,4 enfants. Cette situation constitue une charge économique qui pèse sur les personnes actives, la famille etc.

Pour le ministre de la santé, il ne sert à rien de faire beaucoup d’enfants car le risque d’en perdre est réduit. « Nous avons décidé de rendre gratuits les accouchements, pas pour priver les naissances mais parce que nous avons constaté que la plupart des causes de décès chez la femme se trouvent être associées un peu à la grossesse (..) », a-t-il informé. Avant de poursuivre : « Nous sommes également en train de prendre des initiatives, avec l’appui du projet SWEDD, pour faire en sorte que les méthodes contraceptives deviennent également gratuites pour que les femmes qui veulent se mettre sous contraceptif n’aient pas à débourser de l’argent. Avec l’appui de ce projet, je pense que beaucoup de choses seront faites ».

Le ministre de la population du Niger, Présidente du Comité régional de pilotage (CRP), Kaffa Christelle Jackou s’inscrit dans cette dynamique. « Nous allons faire en sorte qu’au moins quand une famille a cinq enfants, que ces enfants puissent grandir et devenir des adultes qui ont une éducation, un travail et qui pourront subvenir aux besoins de leur vieux papa ou veille maman », a-t-elle rassuré. Au titre des défis, on note l’adhésion des populations qui, de l’explication de la présidente du CRP, constitue la composante 3 du projet. « C’est de faire en sorte que nos leaders religieux, chefs traditionnels et toute la communauté nous accompagnent pour que ce projet soit fiable. Et les gens vont adhérer. Au niveau de chaque pays, il y a un Comité national SWEDD. C’est à ce comité, avec le ministère en charge du projet et les partenaires sociaux, d’aller vers les populations et vers les pharmacies pour pouvoir mettre en œuvre le projet. Vraiment tout est fait pour que ça marche », a-t-elle signifié, précisant en outre que le Bengladesh et l’Indonésie ont réussi à faire en sorte que les populations adhèrent aux programmes en mettant les jeunes filles à l’école. Pourquoi pas alors les pays membres du SWEDD ?

Le Directeur régional de l’UNFPA pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingue Ngom, a exprimé la satisfaction de l’institution et celle de ses partenaires face à la dynamique impulsée par le CRP depuis le lancement officiel du projet. « Le SWEDD est en train de transformer notre façon de penser et de concevoir le développement, et les échos de vos efforts sont perçus dans les autres régions du continent et bien au-delà jusqu’au sommet des institutions Onusiennes et de Breton Wood », a-t-il annoncé. Malgré ces progrès, M. Ngom a reconnu que beaucoup reste à faire au regard des défis auxquels est confrontée la région. A ce titre, il a exhorté les pays membres du SWEDD à redoubler d’efforts en vue de créer les conditions de réussite du projet en « accélérant les décaissements et en mobilisant davantage les leaders d’opinion, les membres de la société civile, les médias et les principaux acteurs et bénéficiaires autour de ce projet ».

Pour sa part, le Représentant résident de la Banque mondiale, Cheick F. Kanté, a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner le gouvernement burkinabè et les autres gouvernements dans la mise en œuvre du projet pour l’atteinte des objectifs qui lui ont été assignés.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net
Lien utile : Autonomisation des femmes et dividende démographique : Neuf projets pays à valider à Ouaga-

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