Passage à la cinquième république : Le manifeste pour une constitution démocratique du Collectif Balai Citoyen

Déclaration • dimanche 3 juillet 2016 à 23h35min

Dans le processus d’élaboration d’une nouvelle constitution en cours dans notre pays, les hommes au pouvoir se sont constitués en chef d’orchestre. En cooptant presque toutes les figures critiques (les grandes gueules) de notre vie publique comme membres d’une Commission constitutionnelle décrétée par le Président du Faso, nous voyons là un moyen d’acheter leur silence. Faisant de celles-ci des complices et coupables de toutes les obscures manœuvres qui auront lieu dans l’ombre pour tailler une Constitution sur mesure au profit des hommes au pouvoir.

Passage à la cinquième république : Le manifeste pour une constitution démocratique du Collectif Balai Citoyen

C’est la Constitution qui institue les règles du pouvoir et en établit les limites. Ça ne peut donc pas être aux hommes au pouvoir d’écrire ou de désigner ceux qui doivent rédiger les règles du pouvoir. On ne peut pas être à la fois, arbitre et joueur ou être juge et partie.
Et pourtant, même le président de l’organe constituant envisagé pour cette lourde mission a été désigné par décret présidentiel. C’est dire à quel point les hommes au pouvoir ont la main mise et le contrôle sur un processus qui se doit d’être indépendant, inclusif, participatif.

Mais encore plus curieux, c’est le silence assourdissant avec lequel ces figures publiques cooptées accompagnent passivement un tel processus constituant biaisé dès le départ de par :

- l’illégitimité de l’organe constituant,

- la non transparence dans la désignation des membres,

- le déséquilibre dans sa composition,

- les possibles conflits d’intérêts du fait de la non garantie de l’indépendance des membres,

- la non représentativité des membres désignés,

- un président imposé aux autres membres de la commission, ce qui implique qu’il en sera de même pour le règlement intérieur qui devra régir le fonctionnement de cette commission, ...bref !
Nous assistons là, à une répétition des méthodes et des erreurs du passé. Evidement qu’au finish les mêmes causes produiront les mêmes effets.

En effet, dans ces conditions, qu’attendre de mieux de la nouvelle constitution qui sera issue d’un tel processus pour être proposée en Référendum ? Pourtant on le sait, il n’y a aucun doute, quelle qu’en soit la mouture, le OUI l’emportera et le projet de Constitution, une fois franchie l’étape de cette commission constituante, passera comme lettre à la poste. Le référendum ne sera qu’une formalité. La machine électorale MPP étant déjà bien huilée, rien ne pourra empêcher de faire avaler une telle pilule au peuple.

La démocratie c’est d’abord le consensus. L’élection n’est pas la démocratie. Et les résultats de l’élection référendaire ne nous convaincront pas du caractère démocratique de l’adoption de la Constitution et ne blanchiront pas le processus constituant biaisé.

Nos espoirs nés de l’insurrection ont été déçus par une transition qui n’est pas allée dans le sens réel des aspirations profondes du peuple : justice, réconciliation et refondation.
L’élaboration d’une bonne Constitution, est la seule chance qui nous reste pour tracer les sillons du meilleur vivre-ensemble dont nous rêvons tous au Faso.
Voilà pourquoi, au nom de l’intérêt général ou collectif, nous devons tous revendiquer une Constitution écrite par et pour le peuple et non par et pour les hommes au pouvoir

Selon Machiavel, "la meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples". Le même constat a été fait par Rousseau qui dressait déjà au XVIIIe siècle ce qui est toujours d’actualité et clairement en cours au Burkina Faso : « Vos citoyens, tout absorbés dans leurs occupations domestiques, et toujours froids sur le reste, ne songent à l’intérêt public que quand le leur propre est attaqué. Trop peu soigneux d’éclairer la conduite de leurs chefs, ils ne sentent les fers qu’on leur prépare que quand ils en sentent le poids. Toujours distraits, toujours trompés, toujours fixés sur d’autres objets, ils se laissent donner le change sur le plus important de tous, et vont toujours cherchant le remède, faute d’avoir su prévenir le mal. » (Jean-Jacques Rousseau, Lettres écrites de la montagne, 1764)

Dans le cas de notre pays, nous ne sommes cependant pas obligés de voir ce constat de Rousseau comme une fatalité. Il est encore temps si nous nous décidons dès maintenant, à « prévenir le mal ». Nous pourrons nous libérer de nos « fers » à travers un nouveau Contrat social consensuel et non subtilement imposé comme cela est en voie de l’être. Comment faire ?

Pour obtenir une bonne constitution véritablement démocratique, c’est à dire émanant du peuple, trois conditions s’imposent :

1- Installer une Assemblée constituante citoyenne indépendante et autonome en lieu et place de la commission constitutionnelle actuelle qui semble être aux ordres des hommes au pouvoir. L’objectif ici est d’empêcher tout conflit d’intérêts consistant pour les hommes au pouvoir à influencer l’écriture des règles et limites de leur pouvoir. Pour cela, ils ne doivent en aucun cas assurer la maîtrise d’ouvrage du processus constituant. L’organe constituant, à savoir l’Assemblée Constituante Citoyenne devra être indépendante, autonome et surtout la plus incorruptible possible. Son organisation et son fonctionnement sont laissés aux membres constituants désignés comme représentants du peuple. Le rôle des hommes au pouvoir devant se résumer à la facilitation en termes d’accompagnement matériel et financier.

2- Veiller à une composition équilibrée de l’organe constituant de sorte à ce que l’Assemblée Constituante Citoyenne soit la plus représentative possible de la nation dans toutes ses composantes. Deux types de membres sont envisageables :
- des membres constituants désignés ;
- et des membres constituants tirés au sort pour prêter main-forte aux premiers.

Les membres constituants désignés sont les membres constituants représentant les composantes organisées de la nation (OSC, Syndicats, chefferie, religieux, partis, armée, ...). Chaque composante organisée se chargeant de designer ses représentants.
Les membres constituants tirés au sort sont les membres constituants représentant les catégories de citoyens non organisés et n’appartenant à aucune organisation. Les représentants de cette cagoterie de citoyens seront essentiellement désignés par tirage au sort.
Le mixage de ces deux types de membres complémentaires est nécessaire pour assurer une bonne représentativité de la nation.

NB. Tout membre constituant sera inéligible à vie aux fonctions instituées par la constitution.

3- Donner le temps nécessaire à l’Assemblée constituante pour travailler.
Un temps de travail d’au moins une année sera nécessaire, étant donné que les membres constituants ne seront pas forcément des professionnels ni des spécialistes. Ce qui est d’ailleurs un avantage en ce qu’il permettra d’obtenir une Constitution que l’ensemble des citoyens pourra s’approprier facilement, contrairement aux textes habituellement pondus par des spécialistes, difficiles à comprendre ou inadaptés, c’est-à-dire déconnectés de nos réalités socio-politiques.

Le Burkina nouveau auquel nous aspirons tant, ne se bâtira qu’à partir de textes fondateurs rédigés démocratiquement par et pour le peuple et non par et pour ceux qui sont au pouvoir.
La Constitution est le socle de toute société, de toute Nation. Elle est la Cause de toutes les causes. Nous sommes pour la plupart engagés dans un combat pour notre salut et pour un meilleur vivre-ensemble, mais nous ne nous en prenions qu’aux conséquences d’un contrat social mal ficelé qui en est la principale Cause ; et dans lequel est programmée toute l’impuissance du citoyen face aux politiques.
Le pouvoir politique du citoyen semble toujours être limité à son simple et seul droit de vote. Que vaut le droit au vote lorsque entre deux élections, les élus devenus hommes au pouvoir prennent des décisions antipopulaires auxquelles les citoyens ne peuvent qu’assister impuissamment ?

D’accord pour le droit au vote mais revendiquons d’abord, notre droit à la parole. Exigeons notre participation aux débats surtout qu’il est question là, d’établir les textes fondateurs de la nation ; de rediger notre Loi fondamentale qui édicte les règles et les limites du pouvoir. Laisser cette précieuse tâche constituante aux bons soins des hommes au pouvoir, c’est comme demander à des employés (les hommes au pouvoir) de rediger eux-mêmes leur contrat de travail pour le soumettre à leur employeur (le peuple).

Nous avons attendu trente ans (plus d’un quart de siècle) pour réussir par une insurrection populaire à mettre fin au règne d’un homme, sa famille et son clan parce que la constitution avait été taillée à la mesure de cet homme.
A travers ce nouveau contrat social qui est en voie d’être élaboré, nous devons nous donner les moyens de disposer d’un bon encadrement du pouvoir tout en nous prémunissant de ne plus devoir perdre autant de temps avant de pouvoir révoquer des employés impertinents qui préféraient se servir plutôt que de servir le peuple.

La cause des causes des problèmes auxquels nous sommes confrontés quotidiennement, c’est notre mauvaise Constitution. Nous ne pouvons donc pas prendre le risque de laisser le soin aux hommes au pouvoir de rediger ou de diriger la rédaction des règles du pouvoir. Tout l’enjeu est en effet de prendre conscience que tous nos problèmes sociétaux sont directement liés à ce texte fondamental qui définit le régime politique dans lequel l’impuissance du citoyen est programmée d’avance face aux dérives inévitables des hommes au pouvoir. Parce que nous le savons tous, « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ».
La réécriture de la Constitution pour une Ve République est donc une opportunité historique à saisir par notre peuple pour redonner du sens à son insurrection et rattraper les dérives de sa transition.

Quelle que soit la méthode, commençons par refuser non seulement cette commission constitutionnelle congénitalement exposée à la manipulation, mais surtout le processus biaisé qui en découlera forcément. Faisons en sorte que l’élaboration de notre nouveau contrat social soit inclusive, participative, consensuelle et qu’elle ne puisse pas être influencée par les hommes au pouvoir.

Si les hommes au pouvoir restent sourds à nos interpellations, nous n’aurons d’autre recours que de mobiliser massivement le peuple à voter NON à la « Constitution sur mesure » qui lui sera proposée en référendum ; en espérant toutefois que nos grandes gueules sortiront enfin du silence actuel dans lequel Elles sont murées et faisant semblant de ne pas comprendre que leur cooptation dans cette commission constitutionnelle illégitime, est une compromission flagrante. Mais surtout faisant semblant d’oublier que toute compromission au détriment du peule se paie tôt ou tard. Et celle-là, ne fera pas exception !
Et si malgré tout, ce processus biaisé continuait en l’état, ce manifeste aura pour mérite de servir de preuve à la postérité, que des citoyens vigilants ont eu le courage de dénoncer une telle mascarade mais qu’ils n’ont pas été écoutés.

Pour ceux qui partagent le contenu de ce manifeste, la priorité est d’en parler autour de nous car seul le nombre permet de peser. Si vous utilisez les Réseaux Sociaux (Facebook, Twitter, ...), vous pouvez partager le manifeste pour convaincre les citoyen(ne)s de votre entourage.

Surtout ne choisissons pas comme d’autres l’ont déjà fait, de garder le silence face à un processus constituant biaisé et pris en otage par les hommes au pouvoir. Ne choisissons pas de nous taire et laisser tailler notre prochaine constitution par les nouveaux hommes au pouvoir, à leurs mesures. Enfin, ne choisissons pas de nous compromettre à l’instar de nos grandes gueules (OSC, politiques, syndicats, ...), presque toutes cooptées comme membres d’une « commission constitutionnelle aux ordres » composée de personnes désignées par décret présidentiel et qui n’ont reçu aucun mandat de ceux-là mêmes qu’ils sont sensés y représenter pour une mission déterminante pour la vie de la nation pour des années et des années.

Que Dieu Bénisse le Burkina, notre Faso !

Notre nombre est notre force ! Ensemble, on n’est jamais seul !

Fait à Bobo-Dioulasso le 20 juin 2016

Pour Le Collectif Balai Citoyen

La Coordination nationale

Contacts Email :
lebalaicitoyen@gmail.com ; lebalaicitoyen@outlook.com ; lebalaicitoyen@yahoo.fr

Messages

  • Absolument d’accord avec cette analyse.

  • Ah c’est la bande a DIAKITE alexandre de BOBO. ça prête vraiment a confusion avec le balai citoyen

  • Arrêté maintenant de casser nos timpans, ou est ce que vous aviez vu une commission idem qui n’est pas piloté par le parti au pouvoir ?
    Toutes les couches sont presente OSC, Opposition, Religieux et coutumières à eux maintenant de pouvoir défendre leur idée avant que le document arrive au référendum. ....
    Merci

  • Merci pour votre information utile et d une importance capitale.C est dommage, qu un grand nombre de nos concitoyens sont analphabètes,pour savoir et comprendre l enjeu d une constitution qui engage le peuple entier pour le bonheur et pour le pire.Nous devons expliquer, l intéret de la constitution, à notre entourage immédiat.

  • Ce n’est nullement de la naïveté mais jusqu’à date, tout ce qui est concocté par le Balai citoyen est de bonne foi et comestible pour le Peuple.
    Je vous félicite d’être à tous les rendez-vous de l’histoire de ce Peuple.
    Là encore, vous donnez à la jeunesse burkinabè, sa dignité et sa noblesse. Ce faisant, vous adressez une fois encore à la jeunesse consciente africaine, le salut militant d’une jeunesse responsable qui refuse de laisser décider dorénavant à sa place.
    Quand je pense que vous avez respectivement des familles à nourrir et des tâches à accomplir pour cela !
    Que Dieu vous protège pour les combats futurs.
    On est ensemble petits frères.

  • Kouyiiiiiii Kouyiiii, très bien dit. Notre nombre est notre force.

  • trop propre comme analyse

  • de la comédie, non c’est signé balai citoyen
    le quel ??? balai citoyen ou balai citoyen Bobo ou c’est le balai citoyen ouaga ? ???
    Wait and see

  • Merci pour lucidite remarquable dont vous faites preuve restons sereins et vigilents les burkinabes doivent comprendre que la democratie n est pas l aboutissement d une campagne politique mais plutot l art du peuple a mediter sur les decisions politiques des gouvernants et l abnegation avec laquelle le peuple defend ses interets COURAGE ET MERCI

  • Nous sommes vraiment foutus au Burkina, notre mère patrie.
    - D’où vient ce groupuscule sombre ?
    - Ce groupuscule a t-il vraiment vu la composition des membres de la Commission Constitutionnelle ?
    - Enfin, que propose ce groupuscule à la place de la commission mise en place ?

    Pensez-vous que les membres de la Commission Constitutionnelle soient vraiment à la botte du pouvoir en place ? C’est mal connaître Halidou OUEDRAOGO et certaines "grande gueules" de la commission.
    Ecoutez, chers concitoyens de la veille citoyenne, ce que vous proposez est pratiquement impossible à mettre en place. Souffrez donc énormément que la Commission Constitutionnelle actuelle travaille en toute quiétude. Surtout, demandez à vos représentants à cette Commission de faire valoir vos droits au lieu de faire de la critique stérile. Les burkinabè sont comme les français, impossible de faire une bonne réforme sans qu’ils ne grognent. Où est Me Guy-Hervé KAM pour rabattre le caquet de ces dissidents ignorants de la chose constitutionnelle ? Le Citoyen Républicain.

  • Texte Manifeste très bien pensé et très bien écrit ! FELICITATION !
    Tout le monde constate qu’il y a de la roublardise en l’air ! Il faut l’éveil d’autres générations de gandes gueules.
    Alerte, l’esprit de l’Insurrection est en péril !

  • Je pensais que la justice avait tranché sur les symboles que Diakité ne pouvait plus utiliser. C’est à quel dessein cette confusion ?

  • Machiavel.... Rousseau... eux ont droit à la parole, et nos sages sont des grandes gueules ????
    Vive le néocolonialisme et les estomacs creux du moment !!!
    Dommage que toute cette intelligence soit au service de la division !!!!
    Le peuple c’est vous ? Les autres, c’est qui ?

  • Arrêtez de nous pomper l’air. Dans ce pays tout le monde est devenu spécialiste de ceci, de cela sans être vrai spécialiste. Le projet de constitution n’a même pas encore été pondu et vous commencez à jaser. Attendez le projet avant de critiquer. Comme dirait l’autre, mon pays va mal. Le vrai peuple ne vous suivra pas comme des moutons, il sait ce qui est bien pour lui et vos critiques non objectifs, il n’en a cure.

  • C’est quelle balaie citoyen ?faut que ministère de l’administration mette de l’ordre dans tout ca sinon les actes poses par cette association serra difficile a réglé s’il ya lieu de situer les responsabilite.

  • Encore des "gauchots" de première classe. Jamais contents. Vous êtes combien à Bobo ?
    Roch a été élu au suffrage universel et Salif élu président de l’Assemblée Nationale par les députés eux-mêmes élus par le peuple. Et vous ? Vous représentez qui pour venir nous raconter ces âneries. Allez-y voter non au Référendum lorsque le travail sera terminé. Vraiment, au Burkina Faso, depuis l’insurrection, on assiste à une nouvelle race de groupuscules occultes sans foi ni loi qui peut se réunir dans un non-lotis et venir faire des déclarations péremptoires. Prenons garde à ces dérives langagières.

  • Le balai qu’il soit de Ouaga, de Fada ou de Bobo ne regarde pas que ceux qui y croient. Toujours là à se faire remarquer pour des conneries. ça m’énerve simplement d’entendre cette appellation de balai Bobo ; balai ouaga qui n’est rien d’autre qu’une volonté manifeste de diviser.

  • Merci d’éclairer ma lanterne. Y a t-il deux Balai Citoyen ? S’agit-il d’une scission ou quoi ?

  • L’alerte est bien réelle et félicitation à vous. Il faut travailler à mobiliser les burkinabé en expliquant les enjeux de ce débat et en les invitant à se tenir prêt pour toute contestation. Quant aux personnalités cooptées pour diriger les travaux, elles seront discréditées bientôt. Comment un homme comme Halidou peut s’amuser à ce jeux ? Il a toujours collaboré avec Salif Diallo. Rappelez-vous les deux étaient membres du MBDHP. Norbert Zongo a rendu sa carte à l’époque en attendant l’exclusion de Salif Diallo pour revenir dans ce mouvement. Voilà encore que Halidou enjambe le corps de Norbert Zongo pour accepter un poste officiel offert par Salif Diallo. Ce homme finira mal

  • N’en déplaise à vos détracteurs, votre manifeste est la bienvenue et dit bien à propos. c’est internautes, amnésiques qui passent le temps à bachoter les autres sans pour autant ne pas pouvoir faire mieux,ne sont d’autres que des pourfendeurs de la démocratie. C’est une manifeste, on est pas obligé de s’y reconnaître et donc arrêter de freiner l’élan des autres.

    Unité dans la diversité, c’est le Faso qui y gagne !

  • C’est vraiment dommage pour des gens qui pretendent aimer le Burkina critiquer le balai. j’ai meme l’impression que certains doivent repartir à l’ecole car ils ne comprennent pas français. Ces gens malveillants critique le balai citoyen et non l’analyse, c’est ce qu’on appel la haine. si vous en etes capables,faites une contre analyse que de rester là à faire des critiques non constructives, ou si vous n’avez rien à dire taisez-vous. L’analyse du balai citoyen qu’il soit de bobo de france des usa... est tres pertinente et il faut que le peuple ouvre bien les yeux.

  • Je m’excuse, je ne voulais plus me mêler de cela. Mais du fait en effet de la considération et du beaucoup d’estime que j’ai pour Halidou, j’ai été tentée de me poser la même question que l’internaute 19 (Soungalo) : « Comment un homme comme Halidou peut s’amuser à ce jeux ? ». Rappelons-nous qu’après les deux septennats de Blaise et le retour à deux mandats, ce fut Halidou qui a tranché la question en accordant un troisième mandat à Blaise, alors que l’opposition vraie de l’époque invitait ses confrères de tout bord politique à l’unisson pour barrer la route démocratiquement à Blaise. Ce fut en vain. Et pourtant à lui, on ne lui en a pas tenu rigueur.

    Aux élections de 2010, pendant que la même opposition appelait toujours à l’unisson pour tous les partis, ce fut Zéphérin Diabré qui répétait que Blaise avait encore 5 ans de pouvoir. Bien entendu, son parti à l’époque n’était qu’à ses balbutiements. L’on comprend que les 5 ans lui étaient nécessaires pour mieux le fignoler. Ainsi il pensait marcher triomphalement et d’un pas ferme sur un grand boulevard le menant tout droit à Kosyam en éliminant par des manœuvres diverses (y compris l’inauguration nouvelles des exclusions dans l’opposition après celles du pouvoir) ses redoutables et potentiels adversaires. Il ne se doutait pas qu’un troisième larron tapi à l’ombre du pouvoir le guettait pour bondir au dernier moment et ravir la mise. Ironie du sort il n’a même plus accordé les 5 ans en totalité à Blaise pour donner « gracieusement ? » le pouvoir à ceux qui semblent de nos jours être ses adversaires les plus redoutés.

    Mes chers enfants du Balais citoyens, en parlant de cette façon, c’est parce que vous avez parlé d’inclusion et de bonne constitution que nous souhaitons tous et aussi de l’angoisse de rater la dernière chance du grand rendez-vous de l’histoire. C’est pourquoi, j’ai toujours pensé, que tant qu’il n’y aura pas une nouvelle transition pour passer tous les acteurs des 27 ans de pouvoir devant une vraie commission de vérité, justice et réconciliation, afin que le peuple soit informé de tout ce qui s’est passé, qui est qui, et qui a fait quoi, il n’y aura pas d’éveil, il y aura toujours le doute dans les cœurs. Les élections resteront toujours les mêmes avec ou sans corruption. Tandis que si le peuple est informé, même la corruption n’aura plus pignon sur rue, car cette fois, il comprendra que c’est une question de vie ou de mort.

    Ce que je fais ici c’est un devoir de mémoire, la seule contribution que je puisse encore donner à mon pays.

    Que Dieu se mette au-devant de votre entreprise.

  • Que le balai soit de Bobo où de Ouaga,ce importe est qu’il doit bien jouer son rôle.
    Les constitutions sont sources de divisions dans plusieurs états africains surtout lorsqu’elles sont taillés sur mesure. Ne soyons pas amnésique. Le passé récent du Burkina doit non servir de leçon. L’indépendance de ceux qui ont en charge la rédaction du projet de constitution ne doit souffrir d’aucun doute. Le Burkina Faso est dans la cours des grands en matière de démocratie, il doit y rester et même y consolider son rang.

  • De ouaga ou de bobo, le ou les balais citoyens n’ont qu’à la fermé. On se connaît dans ce pays là,

  • Bonjour, chers internautes et merci pour toutes vos réactions.
    Grand merci pour le manifeste du Balai Citoyen, c’est en mon sens une excellente marque de la grandeur de son rôle social.
    Bien entendu, certains "petits esprits" n’y ont vu que du feu, d’où des réactions bien médiocres frisant souvent l’outrance et le déséquilibre mental.
    Pour qu’une loi fondamentale soit, il faut qu’elle ait été transcrite puis adoptée par le seul peuple du moment auquel elle s’applique. Encore une fois, le Burkina Faso appartient à tous les Burkinabè des 7000 villages et non à un quelconque pouvoir fut-il "démocratiquement" élu !
    En résumé : merci à internaute 20 Ditanyè.

  • Félicitation !
    c’est la constitution du MPP qui nous sera présentée et non celle du peuple. Cette constituante n’en pas une. Celle qui a été mis en place en 1990 était dix fois mieux !
    Il faut que le peuple se réveille !

  • Qui est-ce qui vous surprend !!! ??? Nous avons a laissé passer l’opportunité d’adopter notre constitution pendant la transition, avec des acteurs à équidistance relative qui est un moindre mal ! Tout le monde s’est laissé berner par les calculs politiciens du MPP et de l’UPC ! Difficile de changer des mauvaises habitudes acquises, développées et diaboliquement perfectionnées pendant plus de 27 ans ! Seulement, prions pour ces pauvres types car ils ne savent pas toujours ce qu’ils font !

  • Il se peut que derrière la volonté officielle et noble de réviser la Constitution du Burkina à l’effet de l’adapter aux réalités politiques du moment et d’apporter une plus-valu à la démocratie, se cache le désir de s’accrocher au pouvoir et de remettre en cause certains acquis démocratiques arrachés par le peuple au prix d’énormes sacrifices,l’indépendance de la justice par exemple.. C’est pourquoi pour amener les tenants du pouvoir au Burkina à aller dans ce sens, il faut qu’ils sentent que les peuples les surveillent comme du lait sur le feu. Le collectif Balai Citoyen a travers ce manifeste est dans son rôle d’éveil pour l’édification de la démocratie. N’en déplaise aux zélateurs du pouvoir MPP. Attention aux diplômés de haut vol qui ont choisi de s’asseoir sur leur conscience pour prêter leurs services aux princes qui nous gouvernent, le plus souvent pour des motivations bassement alimentaires. lorsqu’ils sont appelés à siéger dans les commissions d’élaboration des Constitutions. Ce prétendu experts propose souvent des textes constitutionnels truffés à dessein d’articles ambigus et équivoques susceptibles d’être exploités par les dictateurs en cas de besoin pour justifier leur forfaiture.

  • Il y a de la rigueur dans la réflexion. L’opposition et le peuple devraient s’en aviser. Je reviendrai dans des fora appropriés sur la question. Il ne sera pas question de reproduire une république par le mêmes pour les mêmes. La mémoire des burkinabé doit être solide pour éviter les mêmes écueils du genre connu. Que ceux qui n’y comprennent rien, excusent les autres qui ont été à l’école, ou qui ont des idées, c’est leur devoir de réfléchir. On ne construit pas une république avec des dabas. Les hommes d’idées doivent s’exprimer, débattre. Les expressions du genre’’ balai citoyen, laisser les gens en paix’’, sont de ceux qui, incapables d’assumer la réflexion croient que le pays ne doit appartenir qu’à des vaux riens, de petits loubards à la solde. Critiquer les idées et non les hommes pour permettre à notre société de se construire.

  • Mon œil, plus de pseudo députés ici au Faso même si des appétits ont été aiguisés sous la Transition par bon nombre de parvenus.
    Attendons le résultat des travaux de la Commission Constitutionnelle pour amender afin d’y inscrire éventuellement les attentes légitimes des honnêtes citoyens qui ne seraient pas pris en compte.
    Soyons donc positifs pour mieux avancer dans la démocratie et le développement.
    God bless Burkina

  • "La démocratie c’est d’abord le consensus. L’élection n’est pas la démocratie. Et les résultats de l’élection référendaire ne nous convaincront pas du caractère démocratique de l’adoption de la Constitution et ne blanchiront pas le processus constituant biaisé".

    Ma foi, ce collectif commence à comprendre la notion d’illusion électoraliste. N’êtes-vous pas de ceux qui disent "après ta révolte ton vote" ?. Vous avez encore du chemin pour vous former. Lisez, apprenez dans l’humilité. Il n’est pas tard pour vous de vous ranger dans la lutte pour un changement véritable. A vous lire, il y a trop d’incohérences au plan idéologique.

  • balaie de OUAGA ou balaie de je ne sais qui l’analyse est propre sans faute vous avez notre soutien .on ne peut se le permettre

  • Nous sommes fatigués de vous balai citoyen.
    La recréation est terminée vous avez eu votre heure de gloire pendant le coup d’état qui a emporté Blaise. L’argent facile c’est fini il faut travailler comme les autres burkinabés maintenant

  • Trop de blablasseries... Collectif Balai Citoyen n est pas Balai Citoyen. C est de l escroquerie de vous faire passer pour qui vous n êtes pas. Nous ne sommes pas dupes, et Dieu vous voit. Bonne chance à nous tous ;)

  • @Fredo : ce n’est pas le Balai Citoyen qui a écrit ça, c’est Diakité, un gars de Bobo qui a créé le Collectif Balai Citoyen pour mieux semer la confusion dans les esprits.

  • Balai citoyen c’est trop tard pour parler de justice et de réconciliation au Burkina. Lorsque la loi Cherrif a été adoptée, vous n’avez pas réagi... Vous avez proné l’exclusion et vous avez été complice du pouvoir en place, parce que vous n’avez pas manifesté pour la véritable justice. Vous savez très bien de qui je parle...

  • Balai citoyen politisé on ne veut plus. Vous commencez à dépasser vos limites. Vous êtes entrain de nous dicter votre MARCHE de l’histoire de ce pays. Attendons le projet de constitution avant de semer la zizanie dans le pays. Personne n’est encore manipulable dans ce pays. Restez tranquille le peuple veille au grain. PLUS RIEN NE SERA COMME AVANT.

  • Très belle anlayse. Mais je pense que les membres des structures organisées de la commission constitutionnelle ont été désignés par ces structures ? Si tel est le cas, il ne reste qu’à demander à adjoindre à ces derniers, les membres constituants à tirer au sort, et aussi le mode du choix du président de l’assemblée constituante.

  • y a n a mare de ce balai citoyen vous faite fit de l’affaire ZIDA comme rien ne s’est passé, c est dans quel pays vous avez vu ça un pouvoir qui se met a l’écart parce qu’on veut réécrire la constitution. votre rôle c’est d’obligé ZIDA à revenir.J’espère que votre nombre n’est pas votre faiblesse maintenant

  • Amusez-vous seulement, nous suivons cette affaire bout à bout. Rien ne sera plus surprenant que de voir certains constitutionnalistes ou membre dans une flamme brulante. Ces hommes au grand costume pensent mettre en place une constitution en leur faveur ou taillée sur mesure.
    Le peuple n’a pas oublié les engagements signés par les partis politiques au cours de la course des élections présidentielles. Que le MPP se rappelle dès maintenant pour la mise en œuvre de cette signature (soigner les conditions de vie et de travail, qui normalement devrait effet pour compter du 1er Janvier 2016).

  • Tout d’abord mes vives félicitations pour ce manifeste. Effectivement on n’a pas besoin d’attendre de voir à quoi ressemblera cette constitution pour la critiquer ; les bases sont déjà fausses. Et le faux ne pourra jamais engendrer du bon. On a mis Halidou Ouedraogo devant en trompe l’oeil mais nous savons que ce monsieur a retourné sa chemise depuis belle lurette. Quant à ceux qui manque d’arguments pour s’en prendre aux rédacteurs de ce manifeste, vous vous trahissez. Ici on fonctionne sur l’argumentaire et non sur la délation.

  • Voici la partie du morceau qui me plait :

    "Enfin, ne choisissons pas de nous compromettre à l’instar de nos grandes gueules (OSC, politiques, syndicats, ...),"

    Surtout grande gueule et OSC là. C’est ça qui me plait même.

    Ne vous inquiétez pas, nous serons bien vigilant !

  • Bal à terre à tous.
    Bonne journée

  • "Notre nombre est notre force"La victoire au peuple.Tout le pouvoir au peuple.

    POUR LE COMBAT PATRIOTIQUE POUR L’AVENIR RADIEUX DU PAYS
    LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS

    "PEACE"

  • Très bonne analyse les enfants : Vos idées et vos pensées, surtout votre méfiance, démontre une fois de plus que nos politiques sont la cause principale des problèmes de notre pays. Oui la formule de votre nombre, reste l’arme la plus redoutable pour abattre les politiques et les gouvernants qui prennent leurs peuples comme des moutons. Ce que votre vieux Ka peut vous dire, c’est qu’il sera très difficile à cette commission de tailler des lois a la mesure du président, même si ce président a choisi le responsable de la commission. Ce responsable de la dite commission ne peut être au-dessus de toutes les couches de la société Burkinabé qui participent à la rédaction d’un brouillon de la constitution de la 5e république, une république dédié à la jeunesse Burkinabé du 21e siècle, leur siècle. Mêmes s’il y a des juristes de bas échelle achetés pour venir tenter de créer des textes aux mesures des présidents prédateurs qui veulent s’éterniser au pouvoir, nous serons là pour les en empêcher : Car il nous faut des institutions fortes et non des hommes forts mais faibles, qui arrivent au pouvoir et manipulent les articles faibles de nos lois pour un pouvoir à vie.

  • Démocratie pour démocratie la constituante est aussi une arnaque. Le taux d’alphabétisation au BF est d’environ 30%. Pourquoi 30% des gens devraient déterminer pour les 70% restants ? On vous voit venir. Aucun chaos ne sera organisé ici. Ceux que les différents corps ont désigné au sein de la commission devront prendre leur responsabilité. Comme disait Thom. Sank. "L’esclave qui ne veut pas assumer les conséquences de sa libération ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort."
    Que les membres du Balais commencent par faire des constituantes dans leurs familles pour régir leur vie en famille avant de venir nous conter leurs errements.

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