Attaques terroristes de Ouagadougou : 10 suspects toujours détenus, selon le ministre de la sécurité

jeudi 30 juin 2016 à 22h00min

Ce jeudi 30 juin 2016 se tenait le traditionnel point de presse du gouvernement. Les sujets abordés sont relatifs aux interpellations effectuées par les forces de défense et de sécurité (FDS) en rapport avec les attaques terroristes et aussi à la question de la reforestation, de l’interdiction et du rachat des sachets plastiques et du projet économie verte. Les questions d’actualité n’ont pas été en reste, notamment avec le ministre en charge de la communication qui a abordé les problèmes que traverse le secteur touristique au Burkina Faso.

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Attaques terroristes de Ouagadougou : 10 suspects toujours détenus, selon le ministre de la sécurité

49 personnes dont trois femmes de nationalités diverses ont été interpellées, parmi elles, 39 ont été relâchées faute d’éléments de preuves. Des dix encore détenues, trois sont considérées comme présentant un intérêt particulier pour les enquêtes sur les attaques du Cappuccino à Ouagadougou, de grand Bassam en Côte d’Ivoire et de Oursi dans la région du Sahel du Burkina Faso en août 2015. C’est ce qu’a annoncé Simon Compaoré, ministre en charge de la sécurité.

Il ajoute par ailleurs que deux Burkinabè âgés d’une trentaine d’années, endoctrinés et radicalisés ont été arrêtés fin 2015. Le colonel serges Alain Ouédraogo précise que « ces jeunes ont été formés au Niger par des Emirs dont un de leurs patrons spirituels est un Burkinabè du nom de Cheick Ibrahim ». Ils étaient en possession d’une ceinture d’explosifs, de deux grenades et d’une forte somme d’argent. Ils avaient pour projet de former une katibat, c’est-à-dire un groupe djihadiste au Burkina Faso. Ils ont d’ailleurs participé à certaines attaques djihadistes au nord Mali, notamment contre la Minusma.

Cependant, six individus en lien avec l’attaque terroriste de Ouagadougou et dont les noms sont connus sont toujours recherchées.
Ce point de presse fut l’occasion pour le ministre de féliciter la coopération qui existe entre les pays de la sous-région dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Huit millions de plants seront mis en terre cette année

Au cours de ce point de presse, il a été également question du lancement de la campagne de reforestation qui se fera à Kaya sous le thème « Accroître nos superficies forestières, pour la lutte contre les effets du changement climatique ». Au cours de cette campagne, il est prévu de mettre en terre huit millions de plants afin de restaurer le couvert végétal du pays et de créer des écosystèmes végétaux dans les différentes régions du pays. C’est ce qu’a annoncé Nestor Bassière, ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique.

Il est également revenu sur la question des sachets plastiques, notamment avec le projet de collecte et de valorisation des déchets grâce auquel 2000 tonnes de déchets plastiques ont été achetés auprès de collecteurs à hauteur de 300 millions FCFA.

Par ailleurs, 3200 tonnes de déchets sont actuellement achetées et sont en attente de valorisation.
Il est aussi prévu de construire des centres de traitement et valorisation des déchets plastiques et de poursuivre des opérations d’achat de déchets.
Il a également annoncé la reprise des missions de contrôle afin « de veiller à l’application des textes en matière d’importation, de production, de commercialisation des emballages et sachets plastiques ». Pour ce faire, une police environnementale a été mise sur pieds et effectuera désormais les missions de contrôle en collaboration avec la douane. Des missions qui seront d’autant plus aisées que le ministère de l’environnement a acquis des machines qui permettent de reconnaître les sachets biodégradables et ceux qui ne le sont pas.

« Les burkinabè doivent être les premiers consommateurs de tourisme au Burkina Faso »

Le ministre en charge de la communication est lui revenu sur l’actualité nationale, notamment les rencontres annuelles de l’administration publique et du secteur du tourisme à Kaya. Ce secteur est touché de plein fouet en raison de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement au Burkina Faso. En effet, le secteur a connu des baisses de 3,9% et 3,5% en 2014 et 2015, des arrivées de touristes et la fermeture de deux hôtels classés quatre étoiles. Les attaques terroristes ont également causé des pertes de plus d’un milliard, à en croire le ministre en charge de la communication. Rémis Fulgance Dandjinou invite donc les Burkinabè à être les premiers consommateurs de notre tourisme afin d’aider ce secteur.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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