Lutte contre la faim : Les mesures du gouvernement Thiéba

jeudi 16 juin 2016 à 00h00min

Le 15 juin de chaque année, est célébrée la journée mondiale de lutte contre la faim. Dans son message, à l’occasion de cette journée, le ministre burkinabè de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques a réaffirmé l’engagement du gouvernement à éradiquer la faim et à œuvrer à une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable au profit de nos populations. Il a de ce fait égrené un chapelet de mesures pour relever ce défi.

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Lutte contre la faim : Les mesures du gouvernement Thiéba

« Mes ambitions dans le domaine de l’agriculture sont essentiellement l’augmentation des potentialités de production afin de faire reculer considérablement l’insécurité alimentaire à l’horizon 2020 et de renforcer les capacités des populations pauvres et des groupes vulnérables (femmes et jeunes) à faire face au chômage et espérer à l’avenir ». Tel est l’engagement pris par le président Roch Marc Christian Kaboré, dans son programme de campagne en matière de lutte contre la faim.

Pour rendre effectif cet engagement, une vaste campagne d’aménagements hydro-agricoles, de 20 000 ha a été lancée par le ministère de l’Agriculture et des aménagements hydrauliques. Une campagne qui vise à accroître la production agricole par une maîtrise totale ou partielle de l’eau. « Ces actions de soutien à la production devraient permettre au Burkina Faso de mettre fin au cycle récurrent des déficits céréaliers », a expliqué le ministre Jacob Ouédraogo.

Ainsi, pour la campagne agricole 2016-2017 lancée le 14 mai dernier, il est attendu une production céréalière de 4 704 360 tonnes, soit une hausse de 12% par rapport à la saison écoulée. Concernant les autres cultures vivrières, il est attendu 911 235 tonnes, soit une hausse de 31, 31%.

Pour atteindre ces résultats, le gouvernement Thiéba a décidé d’accompagner les producteurs par la fourniture d’intrants et d’équipements agricoles. Déjà, en ce début de campagne, les services déconcentrés du ministère de l’agriculture ont déjà procédé à la distribution de 5 200 tonnes de semences, 23 000 tonnes d’engrais minéraux, plus de 11 600 unités de matériels agricoles et près de 6 000 animaux de trait. Cette opération a coûté treize milliards de francs CFA à l’Etat.

Aussi, un Comité de prévision de la sécurité alimentaire a été mis en place, avec pour rôle d’analyser et de valider les informations collectées et traitées par les systèmes d’informations sous-sectoriels dans le but d’élaborer un plan de riposte aux situations à risque, a annoncé le ministre en charge de l’agriculture. Pour financer ce plan, le Gouvernement a mobilisé la somme de trente milliards de francs CFA. « En clair, il s’agit de procéder à des ventes à prix social et à la distribution gratuite de vivres aux personnes vulnérables. Le plan prévoit également la subvention d’intrants agricoles, les transferts monétaires et des appuis nutritionnels aux enfants de moins de cinq ans et aux femmes enceintes ou allaitantes », a précisé Jacob Ouédraogo.

Aussi, faire face à la volatilité des prix et à toutes les situations constituant le lit de la faim et de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, le gouvernement burkinabè a pris l’engagement de renforcer la capacité des populations à résister aux chocs climatiques.

Moussa Diallo
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 16 juin 2016 à 06:46, par le paysan
    En réponse à : Lutte contre la faim : Les mesures du gouvernement Thiéba

    l’insécurité alimentaire peu être résolue pour de bon au Burkina Faso si nos dirigeants mettent au fond de leur cœur le problème .ce qu’il faut noter ils parlent de faim mais en réalité ce n"est pas un problème qui les préoccupe .la faim dans une famille c’est une honte pour la famille. la faim dans un pays c’est une honte nationale.depuis les année 1960 nous faisons semblent de lutter.au Faso si un vrai autorité se met au sérieux et accompagne le monde paysan on ne parlera plus de faim au Burkina .pour preuve en 2008 avec les grèves de faim dans certaines villes du BURKINA les paysans ont eu l’ engrais en quantité suffisante et nous avons tous vu les bons résultats .les 23 000t d’engrais correspond à 92 000ha de céréale. pour une moyenne de 2000kgs/ ha le Burkina va produire 184 000 000 kgs soit la nourriture de 1 840 000 habitants sur plus de 20 000 000 de burkinabé.MR le ministre nous avons besoin de plus de 4 000 000 000 kgs de céréale 2 000 000ha de céréale et en fin 10 000 000 sacs d’engrais au minimum soit 500 000 tonnes d’engrais en chiffre d’affaire de plus 200 000 000 000 fca .vos 13 milliards ne peuvent pas satisfaire les producteurs du houet.si le président aime les paysans et son pays voila le minimum d’engrais qu’il devrais payer par an. a cela il faut penser à la maitrise de l’eau. au Burkina nous pouvons cultiver 2 fois dans l’année.MR le ministre il faut que vous regardiez bien le système des semences il y a un grand dile au niveau de la distribution les gros de la filière mangent les petits avec la complicités de l’administration depuis le ministère.

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  • Le 16 juin 2016 à 21:14, par Dibi
    En réponse à : Lutte contre la faim : Les mesures du gouvernement Thiéba

    C’est à se demander si les élites au pouvoir, en dehors des couloirs du système bancaire, si elle ont une autre vision du monde et surtout du monde paysan qu’elles ignorent et méprisent en tant que couche sociale de base.
    Dans un monde en pleine mutation où partout en Europe et en Amérique latine, des expérimentations réussies sont faites pour une sortie de l’agriculture productiviste saturée d’intrants-poisons, pour aller vers une agriculture paysanne-bio, sans engrais ni pesticides ; ces fameux intrants (source de maladie, de mal bouffe) qu’on fourgue à nos paysans pour mieux les endettés par la Banque et toutes les structures de pillage de nos campagnes.
    On peut promouvoir une agriculture saine sans polluants chimiques dits intrants, et qui respecte l’environnement. Et sans OGM que les affairistes (Salif Diallo et Laurent Sedgo) au service du satrape B. Compaoré en leur temps, ont introduit au pays contre l’indépendance alimentaire même de notre peuple. Parce qu’avec les OGM, les paysans sont condamnés à l’achat d’une année à l’autre de leurs graines de semences. Une dépendance en sorte aux multinationales qui ont le monopole du commerce sur les graines de sélection pour semences ; lesquelles graines de sélection sont réalisées jusqu’ici en toute autonomie par nos paysans à partir de leurs récoltes.
    Alors de grâce, vis à vis du monde agricole, n’allez pas à contre courant de l’histoire.
    Dans le cadre du développement durable, nombre de peuples cherchent à sortir du modèle productiviste bourré d’intrants nuisibles à la santé et à l’environnement. Un faux développement que l’Occident à vendu comme modèle et qui au final se révèle porteur de catastrophes écologiques.
    On ne s’embringue pas dans la lutte contre la faim en se fourvoyant de modèle agricole !
    Travaillez avec les paysans et vous verrez qu’ils ont des techniques anciennes éprouvées qui augmentent les récoltes. Les tracteurs importés et les engrais chimiques ne sont la solution mais le problème et la mort des sols légers de nos campagnes.
    Oui à une agriculture durable et non productiviste nocive pour la santé.
    C’est une de nos chances de ne pas copier un modèle en échec en Occident.
    Non à la chimisation et à la destruction de nos sols
    Non aux OGM que veulent nous imposer des chercheurs et élites pourries à la solde de Monsanto et autres groupes de l’agrochimie et de l’agro-bussiness contre l’indépendance alimentaire de notre peuple et de nos paysans.
    Na an lara, an sara !

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