Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

jeudi 16 juin 2016 à 00h55min

Le Ministre de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi était ce mercredi 15 juin 2016 au Centre de formation Laafi Ziiga à Koudougou. Jean-Claude Bouda est allé constater de visu le déroulement de l’examen du certificat de qualification professionnelle(CQP) qui a débuté hier 14 juin par la phase théorique.

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Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

Ce sont des candidats vêtus de bleu et en plein ouvrage qui ont reçu le Ministre de la jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi, venu constater le déroulement de l’examen du CQP.

Cette année, 5974 candidats répartis dans 114 jurys composent pour l’obtention du certificat de qualification professionnelle. Et 14 métiers sont concernés. Il y a entre autres, la coupe-couture, la menuiserie métallique et bois, la mécanique, la coiffure.
Au centre de formation professionnelle Laafi Ziiga, composent 69 candidats répartis en quatre groupes, tous issus du jury 31. Ils composent en menuiserie métallique et en menuiserie bois. Ils disposent de douze heures pour réaliser un objet. Les candidats en menuiserie métallique doivent réaliser une table avec des rails et des tiroirs coulissants.

Satisfait du déroulement de la composition

Jean –Claude Bouda s’est dit satisfait du bon déroulement de l’examen et a encouragé les candidats, qui ont débuté hier leur examen par la phase théorique.
Par ailleurs, il n’a pas manqué de souligner que la formation professionnelle est l’avenir du Burkina Faso. « En effet, dit-il, aujourd’hui, il faut élever le niveau de qualification professionnelle de nos jeunes pour leur permettre d’avoir un métier et pour leur permettre par la suite de pouvoir s’insérer par l’auto emploi et pouvoir créer des micro entreprises ».

Aux dires du ministre de la jeunesse, les examens du CQP et du Brevet de qualification professionnelle(BQP) coûtent chers à l’Etat, en raison de la matière d’œuvre qu’ils exigent. Cette année, l’examen du CQP a coûté 414 millions FCFA. L’Etat réfléchit donc à la possibilité d’impliquer le secteur privé dans l’organisation de ces examens. « La matière d’œuvre coûte excessivement chère à l’Etat(…) Nous allons peut-être dans les années à venir voir dans quelle mesure le secteur privé peut s’impliquer pour qu’ensemble, nous puissions mutualiser les ressources pour que cet examen puisse se dérouler dans les meilleures conditions », a indiqué Jean-Claude Bouda.

Justine Bonkoungou (Stagiaire)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 16 juin 2016 à 06:18
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    Madame la journaliste, il vous faut chercher l’information exacte pour mettre à la disposition des lecteurs. Votre article parle formation technique et non denseignement technique. Ce qui se fait dans ce ministère c’est de la formation technique et professionnelle qui ouvre au seul CQP . L’enseignement technique se fait au MENA et ouvre aux BEP, CAP et BAC pro.
    Cela dit, je félicite la vision qui a mis ce CQP en place. Tout mes encouragements aux acteurs du ministère. Je dit aussi bonne chance aux candidats et prie pour que ce certificat leur donne l’opportunité de bien s’insérer dans le tissu économique et prospérer pour le développement de notre cher Burkina Faso.

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  • Le 16 juin 2016 à 07:55
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    M.BOUDA est Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles. Merci de tenir compte du changement de dénomination de ce ministère dans les prochains articles.

    Bonne chance à tous les candidats.

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  • Le 16 juin 2016 à 08:09, par AB
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    Je propose que les objets créés lors des examens soient d’utilité publique (table-banc, table avec tiroirs pour instituteur ou pour CSPS, etc...), ainsi, l’état gagnera un peu sur la dépense.

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  • Le 16 juin 2016 à 10:12, par Le vigilant !
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    Mr Le Ministre vous dite quoi ? << Nous allons peut-être dans les années à venir voir dans quelle mesure le secteur privé peut s’impliquer pour qu’ensemble, nous puissions mutualiser les ressources pour que cet examen puisse se dérouler dans les meilleures conditions », a indiqué Jean-Claude Bouda. Heummm vous êtes là pour combien de temps ? Quand on sait que ca ne bouge pas dans votre ministere. Retenez ceci : Toute Formation coûte très cher A l’Etat . Comment à peine commencer vous vous vouliez déjà sacrifier ces jeunes au privé .

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  • Le 16 juin 2016 à 11:24, par rasoéyisida
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    si vous vous plaignez déjà pour ça, cela nous amène à douter sur votre capacité de reformer l’enseignement par l’introduction des matières professionnalisantes ou des matières métiers ! vraiment vous n’êtes pas du tout convainquant dans vos actions. Il est facile de percevoir le déphasage entre vos propos et vos actions. courage, pouviez mieux faire !

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  • Le 16 juin 2016 à 11:25, par un passant
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    Pourquoi le ministère de l’éducation (MENA) n’engloberait - il pas la formation professionnelle, car il englobe la formation scientifique et technique. Je pense qu’il doit y avoir une adéquation du système d’enseignement au BF. Lorsque l’on veut une professionnalisation des filières de formation au secondaire ou au supérieur pourquoi sortir la professionnalisation du système d’enseignement. Il est tout à fait vrai que pour le CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) il y a des personnes qui ont appris sur les tas ou dans des centres de formation non reconnus qui passent cet examen. quand on passe au niveau supérieur BQP (Brevet de Qualification Professionnelle), Bac Pro ( Baccalauréat professionnelle) il y a quand même un problème parce que certains des postulants à ces diplômes sont dans des lycées techniques scientifiques ou professionnels. Le problème de la reconnaissance de certains de ces diplômes professionnels a été posé et un travail était en cours afin que les diplômés soient reconnus par les entreprises et puissent passer des tests ou des concours comme ceux de l’enseignement technique. Outre le problème de reconnaissance et d’équivalence de diplômes, il y a la continuité des titulaires de Bac pro, qui souhaiterait aller à l’université que faire ? Si l’on admet que le Bac pro peut continuer à l’université particulièrement dans les universités publiques alors ils seraient bon qu’au niveau des universités que la réflexion soit faite pour sortir des ingénieurs de travaux et plus tard à des ingénieurs de conception dans certaines domaines car les universités sont dans LMD. Un bac pro en mécanique, ou en bac pro en menuiserie, je ne parle même pas du BEP ou Bac pro en pâtisserie ( une filière pâtisserie se mettait en place à Lycée Professionnelle Maurice Yaméogo à Koudougou).
    Certains qui sont favorables à ce découpage ministériel me diront oui, les travailleurs de ce ministère ne sont ni au MENA ni au MESRI (Ministère des enseignements supérieurs et de la Recherche et de l’Innovation). Je répondrai à ces personnes de voir le découpage, le Ministère de la formation professionnelle se retrouve au MENA. les conseillers d’orientation scolaire, pédagogique, professionnelle et autres doivent faire le travail de conseil pour l’orientation depuis le primaire, jusqu’au secondaire pour orienter les apprenants en fonction de leurs aptitudes ou des difficultés qu’ils rencontrent ou encore en fonction de ce qu’ils souhaiteraient faire pour éviter les abandons de bancs parce que l’enseignement classique ne leur convient pas, ou que les débouchés ne sont pas à leurs goûts. Avec la lutte des conseillers de formation professionnelle pour garder les postes de nomination, [oui, les enseignants des établissements d’enseignement scientifique et technique n’ont pas le profil etc. mais ces enseignants donnent cours dans des structures d’enseignement qui sont dans le répertoire des centres de formation professionnelle], ils refusent de voir une triste réalité bien que les enseignants des matières (techniques et scientifiques) interviennent dans des centres de formation professionnelle, ils sont frappés d’incompétence pour occuper des postes de responsabilité dans ce ministère.Pourtant ce sont des anciens enseignants des Lycées Techniques (Lycée Technique - Aboubacar Sangoulé Lamizana - ex LTO - Lycée Technique de Ouagadougou, ...) et professionnels (Lycée Professionnelle du Kadiogo ex C.E.T - Collège d’Enseignement Technique) qui ont contribué pour le développement de certains centres de formation public et privé.

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  • Le 16 juin 2016 à 11:33
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    Cher journaliste, c’est Ministre de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion Professionnelles et non Ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

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  • Le 16 juin 2016 à 14:22, par un passant
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    MENA organise le CAP, le BEP, le Bac pro, et le MJFIP le CQP, BQP et le BPT (Brevet Professionnel de Technicien). A quand la reconnaissance de tous ces diplômes du MJFIP par l’administration public et par le secteur privé ? A quand la classification de ces diplômes dans la grille salariale ? Un travail était en cours pour une reconnaissance de certains diplômes et une équivalence de ces diplômes au niveau du MENA. Est - il fini ? Un travail en bonne intelligence entre les agents de ces deux ministères est nécessaire en lieu et place de la chasse gardée que font les conseillers en formation professionnelle pour les nominations a des postes de responsabilité ; car tout compte fait, le curricula, la reconnaissance et les équivalence de ces filières de formation de peuvent être faits sans les enseignants des filières techniques du MENA. Aussi, la professionnalisation de filières dans l’enseignement technique ne pourrait se faire sans les leçons tirées de ces centres de formation. Par ailleurs, les options mécanique de précision, froid et climatisation, mécanique automobile ne peuvent ils pas être poussées vers le supérieur (université) pour la formation d’enseignants et professionnalisation des filières au supérieur - Génie mécanique option automobile pour la réparation et l’adaptation des moteurs ou de certaines pièces à nos réalités/ volet électronique.

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  • Le 8 juillet à 14:18, par ouedraogo rodrigue
    En réponse à : Enseignement technique : Jean-Claude Bouda veut impliquer le privé dans l’organisation des examens

    Il faut que le mjfp fasse le point sur les équivalence des diplômes professionnel tel que le brevet professionnel de technicien (BPT)car le recrutement ce fait par l’obtention d’un BEP ou un niveau terminal. et après l’obtention du diplôme des élèves s’inscrive dans des université privée.je voulait savoir l’équivalence de ce diplôme est il au point ?

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