Elections municipales à Banfora : Plus de peur que de mal

mercredi 15 juin 2016 à 00h59min

Ça y est ! Le Conseil d’Etat a proclamé ce mardi 14 juin, les résultats définitifs des élections municipales du 22 mai dernier. Dans l’ensemble, les Burkinabè peuvent se féliciter, au-delà des insuffisances, d’avoir réussi à boucler ce 1ercycle électoral post-insurrection sans basculer dans ce que nombre d’observateurs ont craint. Et ces élections municipales qui viennent de rendre leur verdict avaient encore montré, à un certain moment, tous les risques dont elles étaient porteuses au regard du contexte que traverse le pays.

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Elections municipales à Banfora : Plus de peur que de mal

Selon des réalités en présence, des circonscriptions avaient été perçues comme faisant partie des ‘’fronts de bouillonnements’’. Des zones à risques donc ! Et Banfora en faisait partie (ville située à 460 km à l’Ouest de la capitale). Ici, la vie politique est aux ordres notamment d’inconditionnels de l’ex-parti au pouvoir (CDP), de grandes figures du MPP, du NTD, de l’UPC, de la NAFA.

La commune de Banfora est également connue pour avoir longtemps échappé au contrôle du parti au pouvoir, le CDP en son temps. Décrire les péripéties politiques de la « cité du paysan noir » reste donc un exercice de longue haleine, tant la commune est riche de faits et d’acteurs politiques. Du premier maire Bégnon Koné (1959 à 1966), par ailleurs Président de l’Assemblée nationale de Haute-Volta, au maire sortant Souleymane Soulama (transfuge du RBD, secrétaire général du NTD, actuel ministre des Transports) en passant par les présidents de délégation, Yoffu Bamouni, Pierre Dabiré, Idrissa Sawadogo, Paul Henri, Théophile K. Dembélé, Sié Jean de la Croix Pooda, Davaba Tiaho, Salif Ouédraogo, Moussa Sidibé, Nitor Jean Clément Hien.

Au renouement avec la communalisation en 1995, feu Mamadou Koné fut élu premier maire de l’ère démocratique. En 2005, il quitte le navire CDP pour le RDB et restera maire jusqu’à son décès en septembre 2006. Il sera succédé par Souleymane Soulama, dont le parti, NTD, est membre de la Majorité présidentielle. Ce premier scrutin de proximité post-insurrection n’était donc pas comme les autres. Dans une bataille rude entre ‘’siamois politique’’ (CDP et MPP), un maire sortant qui compte rébeloter et les autres forces politiques en face (la NAFA ; l’UPC ; la CPR/MP, regroupement d’indépendants porté par une dissidente du MPP), un processus apaisé n’était pas gagné à l’avance et réussir le passage sans heurts dans ce contexte était un pari. Heureusement, les acteurs (les populations de façon générale) en étaient bien conscients et pour se donner toutes les chances de réussite, les petits plats ont été mis dans les grands …

Une victoire d’étape remportée …

« Pour la première fois, il n’y a pas eu d’affrontements, d’injures à l’endroit de candidat ; l’esprit a été à la hauteur… », s’est félicité Kopara Kambou, président de la commission électorale communale indépendante (CECI) de Banfora. Même si pour lui, ce goût est dilué dans le faible taux de participation enregistré (42,55%). Ce climat apaisé noté tout au long du processus est le fruit d’un travail de fond…, selon certains acteurs. « En plus de ce que la CENI a donné comme formation, il faut reconnaître que les réalités diffèrent d’une localité à l’autre. Etant natifs de la localité, nous connaissons un peu certaines sensibilités et des actions à même de contribuer à des élections apaisées. Nous avons donc essayé de tenir des rencontres avec d’une part, les partis politiques et, d’autre part les organisations de la société civile.

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Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 15 juin 2016 à 14:39, par Abèfo
    En réponse à : Elections municipales à Banfora : Plus de peur que de mal

    Pour rectifier dans la chronologie des maires élus, il faut savoir que Yacouba C. SAGNON qui a achevé le mandat de Mamadou KONE admis à l’Assemblée Nationale en 1997, a été réélu en 2000 pour un mandat de 5 années. Il totalise donc 8 années de mandat à la tête de la commune de Banfora soit de 1997 à 2005. Mamadou KONE étant réelu en 2005 et malheureusement décédé en 2006, c’est Abdoulaye SOULAMA qui a achevé le mandat. Merci d’en tenir compte.

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