« La transition a eu le courage de s’attaquer au dossier Thomas Sankara et il faut assumer », Vincent T. Dabilgou, président du NTD

lundi 13 juin 2016 à 23h31min

« Générations d’aujourd’hui, agissons ! ». C’est le slogan évocateur sous lequel repose le Nouveau Temps pour la Démocratie (NTD), l’un des nouveau-nés du landerneau politique. Créé en mars 2015 avec pour mission, selon ses géniteurs, de défendre la démocratie, la redistribution juste des richesses nationales, la liberté, la protection sociale et la lutte contre la corruption, le NTD se place (à l’issue des élections) dans le top 5 des forces politiques nationales avec ses trois députés et 605 conseillers municipaux (résultats provisoires). Sur la vie de son parti et des sujets ‘’brûlants’’ de l’actualité nationale, le président du NTD, Vincent T. Dabilgou (ancien cadre du CDP, ex-parti au pouvoir, ancien ministre) a bien voulu sortir de sa discrétion …

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« La transition a eu le courage de s’attaquer au dossier Thomas Sankara et il faut assumer », Vincent T. Dabilgou, président du NTD

Lefaso.net : Comment se porte le NTD, treize mois après sa création ?

Vincent T. Dabilgou : Après treize mois d’activités intenses (après l’insurrection populaire que notre pays a connue) et de grande volonté, un petit bilan permet de dire que nous sommes satisfaits parce que, le parti, chaque jour, a su se construire. Lorsque nous avions pris la résolution de créer ce parti, c’était surtout pour donner une nouvelle espérance, une nouvelle vision, à la lumière de l’enseignement que le peuple nous a donné après l’insurrection populaire. A l’époque, nous avions décidé, malgré le fait que les élections présidentielle et législatives étaient programmées en moins de cinq mois, de prendre le risque de couvrir les provinces dans lesquelles nous pensions avoir un leadership confirmé (à cause de certains leaders), pour participer aux élections. Nous avions décidé de nous présenter dans quinze provinces et aujourd’hui, après les élections, nous avons pu montrer que nous sommes un parti auquel les populations ont placé une certaine confiance. Nous sommes fiers d’avoir pu obtenir trois députés et surtout fiers d’avoir fait le choix à l’époque que dans les partis de la social-démocratie, Roch Marc Christian Kaboré incarne, le plus et le mieux, les nobles idéaux de notre idéologie. Il était à même de pouvoir conduire ces idéaux dans un monde de plus en plus féroce et où le néolibéralisme fait son bonhomme de chemin comme si c’était la voie…la meilleure, alors que c’est une erreur historique. En effet, acculé par tous les peuples du monde, on se rend compte aisément que cette voie n’est pas celle qui peut trouver une solution aux profondes aspirations des peuples dans leurs luttes contre la pauvreté. Donc, nous avions fait notre congrès pour dire que notre choix était le président Roch Marc Christian Kaboré ; parce qu’il était l’homme qui peut conduire de façon beaucoup plus rapide, la satisfaction des profondes aspirations du peuple burkinabè en tant que social-démocrate. Il a été élu avec une grande contribution de notre parti, le NTD, et nous en sommes fiers. D’autant fiers que nous avons pu, avec d’autres partis, lui donner un socle à l’Assemblée nationale pour qu’il puisse aisément composer son gouvernement. Aujourd’hui, notre parti avec le MPP, et aux côtés d’autres partis de la majorité (APMP), nous sommes résolument engagés pour la mise en œuvre de son programme. Nous sommes donc satisfaits de la façon dont la vision est déroulée pour satisfaire le peuple. Avec les élections municipales, nous avons conforté les bases de notre parti, parce que nous avons su démontrer que, le peuple dans sa large majorité, n’a pas oublié qu’un parti a été créé et encore moins les missions que nous nous sommes données. Avec 605 conseillers municipaux, nous arrivons en 4ème position en tant que force politique nationale. Nous avons des communes urbaines que nous allons, grâce à notre travail (mais aussi grâce à la complicité que nous aurons avec les autres partis de la Majorité) gérer, notamment les communes de Léo et de Sebba. Nous avons également beaucoup de communes rurales, que nous aurons à gérer pleinement en tant parti NTD. Nous sommes vraiment satisfaits de cette chance que le peuple nous donne de pouvoir expérimenter notre culture de la démocratie, surtout notre façon de voir la démocratie à la base (la démocratie participative). Cela va être profitable non seulement pour le peuple, mais aussi pour notre parti dans la mise en œuvre du programme présidentiel.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui explique cette ascension rapide et remarquable de votre parti, en si peu de temps ?

Vincent T. Dabilgou : Je pense qu’il ne faut pas se leurrer. Aujourd’hui, de plus en plus, les gens comprennent que la politique, ce n’est plus le culte de la personnalité. Depuis longtemps, nous avions (depuis l’adoption de notre Constitution en 1991) fait de la politique, quelque chose qui ressemble à la volonté du peuple de se tracer une vision à travers des idées mais aussi en même temps à se tracer une idée à travers des personnes. Cela fait que nous avions installé au Burkina, une sorte de démocratie tronquée ; parce qu’il y a des gens qui confondent les idées et la personne. De ce fait, des gens avaient oublié que la politique, c’est d’abord une vision, des idées, une détermination. Le peuple aujourd’hui, à travers non seulement sa jeunesse mais aussi l’ensemble de ses acteurs de productions, est dans une sorte de processus d’interrogations ; les gens cherchent des idées nouvelles pour pouvoir construire notre pays. Je pense que ce sont ces idées nouvelles que le NTD est en train de développer par sa façon sage d’être parti social-démocrate, mais également de dépeindre la situation nationale en cherchant à rentrer à l’intérieur des consciences populaires, à comprendre leurs profondes aspirations et à les exprimer avec un cheminement propre à la social-démocratie (parce qu’on ne peut pas coiffer quelqu’un à son absence comme le disait le Pr Ki-Zerbo, on ne peut pas développer le peuple sans le peuple). C’est l’ensemble de cette vision, et de la façon dont nous avons déroulé notre programme d’action mais aussi de la façon dont nous avons su cultiver au niveau local, des personnes qui ont un leadership certain et qui ont aussi marqué leur milieu, leur environnement local par leur volonté à vibrer avec les aspirations profondes du peuple, qui font que le NTD aujourd’hui est en train de dessiner, patiemment et avec humilité, son histoire avec le peuple burkinabè. Et nous sommes conscients que si nous continuons dans cette démarche, nous allons pouvoir accompagner le Président Roch Marc Christian Kaboré dans la mise en œuvre de son programme avec beaucoup de succès.

Lefaso.net : A la création du parti, vous aviez fait un diagnostic de la situation qui a abouti à l’insurrection populaire avant de saluer la transition qui était en cours. A ce jour, pensez-vous réellement que les Burkinabè, les dirigeants en particulier, ont tiré leçon de l’insurrection populaire ?

Vincent T. Dabilgou : Pour apprécier l’insurrection populaire, il faut en même temps apprécier la transition. Vous savez, les mouvements sociétaux sont des mouvements qui ont besoin d’un traitement à chaud. Et, je dois avouer que, si de l’insurrection populaire nous n’avons pas eu une longue transition, on aurait dû, avec les politiques, trouver une solution politique aux problèmes politiques nés de l’insurrection populaire. Il se trouve que de la façon dont étaient imbriquées les forces politiques avec la société civile, mais aussi avec la volonté de pouvoir trouver rapidement des solutions, on a pensé qu’il était bon d’installer une transition d’une année. A l’intérieur de cette transition, certains problèmes de développement ont été résolus mais d’autres n’ont pas pu trouver de solutions. Il est donc évident que le Président Roch Marc Christian Kaboré qui a été aussi un élément fondamental, avec son parti, dans le dénouement de la crise que notre pays a connue, va prendre au fil de la mise en œuvre de son programme, la température et les actions pour parachever les lourdes revendications nées de l’insurrection et entamer la mise en œuvre véritable de son propre programme politique. Mais, il est évident aussi que pour apprécier les revendications populaires nées de l’insurrection, la transition n’a pas pu les traiter entièrement notamment dans les domaines de la justice, de la crise économique et même dans la participation encore du peuple dans la mise en œuvre des programmes politiques. Ça, la transition, en une année, ne pouvait pas aussi les résoudre. Mais, notre parti le NTD, fonde l’espoir qu’avec la mise en œuvre de son programme en matière de justice sociale notamment les dossiers de crimes de sang, crimes économiques…., les revendications nées de l’insurrection populaire vont trouver des réponses justes et durables.

Lefaso.net : Une certaine opinion pense que le régime actuel fait un déplacement des problèmes en jetant certaines questions brûlantes sur la transition. Doit-on y voir réellement, avec cette opinion, l’expression de difficultés du régime actuel à pouvoir répondre aux attentes des Burkinabè ?

Vincent T. Dabilgou : Je suis persuadé que la transition a marqué son empreinte sur un certain nombre de choses ; n’eût été la transition, il y a des questions qui ne pouvaient pas trouver de solutions dans l’immédiat. La transition a eu le courage de s’attaquer à certaines questions pendantes notamment le dossier sur l’assassinat de Thomas Sankara (qui n’est pas un dossier facile à mettre en œuvre dans notre pays). Mais, je pense qu’il faut assumer. Je pense que, nulle part, le Président Roch Marc Christian Kaboré ou le gouvernement Paul Thiéba, ne veulent aucunement accuser la Transition ; mais il nous faut voir simplement une démarche propre qui respecte nos valeurs de vraie justice et la volonté du Président du Faso de créer désormais un chemin clair pour la gouvernance et la gestion des biens publics.

Lefaso.net : La justice focalise de nos jours les regards et les intentions avec les dossiers qu’on connaît, surtout avec la renonciation à la poursuite contre Soro Guillaume, la libération de personnalités, etc. Comment vivez-vous toutes ces questions qui s’agrippent au pied du régime ?

Vincent T. Dabilgou : Je pense que les questions judicaires, dans le cadre de la séparation des pouvoirs, doivent être un apprentissage. Vous voyez, nous revenons tout droit d’une situation institutionnelle confuse à l’époque où il était difficile de faire la part des choses entre le législatif, l’exécutif et le judiciaire. C’est pour cela d’ailleurs que nous sommes en train d’accélérer la mise en route de la Vème République avec la mise en place de la Commission Constitutionnelle. La justice a ses procédures et aussi ses démarches, il nous faut un peu de patience, le fondamental c’est de mettre fin à l’impunité et de rendre une justice juste et équitable aux victimes et au peuple.

Lefaso.net : La question qui est aujourd’hui mise en exergue est surtout l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire. En témoignent les mouvements et autres déclarations des organisations de la société civile et mieux, certains observateurs avaient prédit cette issue en ce qui concerne le dossier Soro Guillaume.

Vincent T. Dabilgou  : Le mandat d’arrêt contre Soro Guillaume est né dans un contexte où le pouvoir actuel n’était pas encore au pouvoir. Donc, son processus a été entamé d’abord au niveau de la Transition. Je ne veux pas critiquer la façon dont le processus a été enclenché mais aussi des éléments qui sont liés à ce dossier dès sa naissance. Je pense que la finalité de ce dossier, c’est d’abord l’intérêt réel du peuple et dans cet intérêt, il faut y mettre les relations que nous avons avec la Côte d’Ivoire (son traitement ne doit pas remettre en cause, l’ensemble de notre architecture communautaire et surtout le lien historique avec la Côte d’Ivoire). On peut arriver à un traitement judiciaire tout en préservant les intérêts que nous avons avec l’ensemble des pays et, particulièrement avec la Côte d’Ivoire. C’est pour cela que j’aime aborder ce dossier en prenant l’exemple de la crise de Malouines entre la Grande-Bretagne et l’Argentine (conflits nés autour d’un archipel, les îles Malouines, oublié qui passe de main en main) qui a eu son dénouement presque similaire à la situation que nous sommes en train de vivre entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Je pense donc que dans les relations entre les Etats, le judiciaire, le politique, l’économique…doivent pouvoir aller ensemble sans que chacun n’empêche l’autre de valider ses valeurs. Le tout est lié. Je pense donc que nous devons garder une confiance au Président Roch Marc Christian Kaboré, à nos institutions judicaires et aussi avoir à l’idée que le peuple doit rester le seul point de repère, tant pour le judiciaire que pour l’exécutif. Dès lors que cela est fait, je suis persuadé qu’on pourra trouver une solution acceptable à l’ensemble de ces dossiers dans l’intérêt supérieur du peuple Burkinabé.

Lefaso.net : On a l’impression à ce jour que tous les fronts sont ouverts, de la sécurité à la cohésion sociale (incivisme) en passant par l’économique, le politique. Si vous aviez une suggestion à faire, sur quel levier faut-il s’appuyer pour que tout aille dans le sens souhaité ... ?

Vincent T. Dabilgou : Nous, toutes les suggestions que nous avons à faire au Président du Faso et au gouvernement, nous le faisons dans le cadre de la majorité présidentielle. Nous avons plusieurs partis qui sont impliqués dans la mise en œuvre du programme du Président. Nous avons des réunions périodiques que nous faisons avec l’ensemble des partis de gauche de façon générale, pour suivre de bout en bout, la mise en œuvre du programme. Et à chaque maillon, à chaque secteur, nous avons des recommandations, des suggestions, de vraies remarques, que nous faisons au Président et au gouvernement. Je ne voudrais pas me singulariser donc de cette démarche d’ensemble mais rester toujours dans l’action de la majorité présidentielle pour que tout ce que nous faisons soit vu comme des actions de construction. C’est pour cela que je serai gêné de dire ce que je pense en termes de priorités à entreprendre ; parce que nous sommes engagés dans la mise en œuvre du programme du Président du Faso et ses priorités actuelles sont les nôtres.

Lefaso.net : C’est dire que vous avez déjà fait des suggestions… !

Vincent T. Dabilgou : Absolument…D’ailleurs, au regard du contexte, nous avons encore probablement demandé à ce qu’une réunion soit tenue. Nous avons une permanence et les partis politiques assurent la permanence. Donc, l’ensemble de nos suggestions sont portées de manière quotidienne au Président du Faso par l’intermédiaire de l’APMP afin qu’elles soient constructives, opportunes et en droite ligne avec la vision de la majorité.

Lefaso.net : Les élections municipales ont connu une participation mitigée de la part des populations alors que l’on se félicitait, il y a quelques mois seulement, de l’engouement autour des élections présidentielle et législatives. Où faut-il rechercher les causes d’une telle désertion ?

Vincent T. Dabilgou : Vous savez, beaucoup de communication, y compris vous la presse, a été faite autour des élections présidentielle et législatives. L’importance qu’on donne à ces dernières à travers la communication, est telle que ça réveille la conscience des populations et la volonté de donner sa voix et de participer au choix des acteurs. Je pense, à mon humble avis, malgré leur importance politique (parce que je pense que c’est fondamental qu’un parti politique pèse dans le plus petit maillon du territoire national par un conseiller municipal), nous n’arrivons pas à donner aux municipales, toute la médiatisation, toute la connotation avec beaucoup d’intensité que les législatives et la présidentielle. C’est pour cela que l’éveil citoyen, l’éveil de la volonté d’aller aux urnes, l’encouragement que l’on doit pouvoir donner, n’ont pas pu être faits de la même façon que les deux dernières. Le deuxième point qui peut expliquer cela est la décentralisation en elle-même. Elle a besoin encore que l’on montre que c’est au niveau local qu’on se choisit des dirigeants, des conseillers municipaux pour conduire le processus de développement local (c’est-à-dire avec les projets de proximité). Je ne suis pas certain qu’en dehors de ce qui est écrit sur papier, le peuple dans sa majorité soit arrivé à mettre ce maillon de notre processus de développement à une importance qui atteigne l’élection présidentielle et l’élection d’un député. J’ai l’impression que les gens minimisent cela, parce qu’ils regardent les acteurs locaux comme si c’était une petite chefferie qu’on prend ; alors que ça va au-delà. C’est un processus local (questions liées à l’eau, à la voirie secondaire, éducation de base etc.). Je ne suis donc pas encore persuadé que le peuple a pris la mesure de l’importance de ces élections, en tant que processus devant le libérer au niveau de ses besoins de base. Nous devons donc travailler encore et je pense que vous, médias, vous devez avoir un rôle capital à jouer dans cette dynamique. Enfin, le troisième point qui à mon avis justifie ce bas taux de participation, c’est que j’accuse aussi les partis politiques que nous sommes qui n’ont pas vraiment sensibilisé les populations sur l’importance des élections municipales. Même si je ne peux pas les accuser beaucoup parce que, nous revenons d’élections présidentielle et législatives qui ont été très éprouvantes. Et à peine on a voulu reprendre du souffle qu’on a annoncé les municipales. On était essoufflé. Pour pouvoir revenir, avoir des activités, avoir les moyens pour pouvoir sortir pour mobiliser, sensibiliser, encourager…Ce n’est pas sûr que les partis politiques aient pleinement joué le rôle qu’ils devaient jouer. Par contre, je suis persuadé que nous avons mis beaucoup plus de force et de moyens dans les élections présidentielle et législative. Aussi le soutien financier de l’Etat est arrivé après que les campagnes aient commencé, les partis étaient totalement épuisés (en tout cas, en ce qui nous concerne). Il a fallu trouver des ressources à l’interne même, avec nos propres leaders ou vendre à vil prix certains de leurs biens. Donc, dans l’un ou l’autre, on peut arriver à expliquer la raison fondamentale pour laquelle le taux de participation a été assez bas. Sinon, je ne pense pas que c’est un désintérêt du peuple pour la politique parce que les événements que nous avons vécus montrent l’intérêt du peuple burkinabè pour la politique nationale, sa volonté de participer à l’intérêt public. Cela est une réalité mais c’est peut-être que nous n’avons pas eu, par rapport aux trois points que je viens de citer, le temps et les moyens nécessaires pour agir. Il faut donc continuer à cultiver l’intérêt de nos populations pour les élections de proximité, parce que tout part de là et il faut y mettre tous les moyens. Le taux de participation doit, de mon point de vue, être le plus élevé parce que le fondamental d’un parti, c’est d’avoir des représentants dans les villages et secteurs.

Lefaso.net : Le NTD à court et à moyen termes !

Vincent T. Dabilgou : Notre parti a fait la réunion de son bureau exécutif national pour d’abord apprécier avec beaucoup de satisfaction, les résultats que nous avons pu obtenir de ces élections municipales, malgré le peu de moyens. Les grandes orientations que nous avons pu donner à court et à moyen termes, c’est que d’abord nous devons fortifier notre appartenance à la majorité. Nous devons aussi être un artisan infatigable dans la mise en œuvre du programme du Président. Nous avons aussi dit, par la grâce de Dieu, nous devons pouvoir gérer des communes urbaines et des communes rurales. Nous avons donc exhorté notre bureau exécutif à tout mettre en œuvre, pour que dans la gestion de ces communes, le NTD fasse preuve de grande capacité de gestion municipale, de grandes innovations en la matière pour être des modèles, des références. Nous avons un programme très riche définissant clairement les stratégies pour satisfaire les besoins au niveau local. Nos conseillers municipaux à ces niveaux, sont déjà conscients de ce que nous devons faire. Nous avons aussi dit que nous devons continuer de construire le parti. Voyez-vous, avec tous ces résultats que nous avons obtenus, nous n’étions que dans 84 communes ; donc nous devons redoubler d’effort pour que d’ici à 2020, nous puissions avoir une forte capacité de pouvoir nous présenter sur l’ensemble du territoire national. Cela suppose que nous nous préparions. C’est pour cela nous avons annoncé un congrès, probablement pour novembre prochain, pour déjà fixer ces orientations et refaire un nouveau bureau politique national et un bureau Exécutif National. Nous avons de nouveaux leaders qui se sont joints à nous et nous avons donc besoin de les responsabiliser dans le bureau exécutif et le bureau politique national. Mais, le chantier le plus phare, c’est que nous devons réussir la mise en œuvre du programme du Président du Faso que nous avons la charge avec l’ensemble des partis de la majorité, de conduire sereinement et de façon éclatante.

Permettez-moi de saluer la qualité de votre journal en ligne. Je suis allé une fois dans une mission en Europe, j’ai pu mesurer le message que vous apportez surtout à la communauté des Burkinabè vivant à l’extérieur. J’ai compris, au niveau national, que l’information en ligne, joue un grand rôle et je dois saluer Lefaso.net pour avoir été le précurseur de l’information en ligne au Burkina. Je voudrais vraiment vous saluer parce que votre secteur n’est pas facile ; donner l’information juste, ce n’est pas du tout facile. Mais j’apprécie votre méthode qui permet à nous autres, leaders politiques, de venir et donner notre vision des choses. Et vous pouvez compter avec nous, le NTD, pour continuer à éveiller les consciences, à partager les visions et à fortifier donc les consciences par rapport aux enjeux de notre temps, de manière à ce qu’ensemble, nous construisions notre pays, le Burkina Faso.

Permettez-moi également, à travers votre journal, de souhaiter une bonne saison de pluies aux paysans de notre pays. Dieu bénisse le Burkina Faso !

Entretien réalisé par Oumar L. OUEDRAOGO
(oumarpro226@gmail.com)
Lefaso.net

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