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Sculpture : La "protection" de Jean-Luc Bambara

Accueil > Actualités > Culture • • lundi 9 mai 2005 à 07h29min

Le monument en bronze composé de cultivateurs et d’un batteur de tam-tam qui trône devant le siège de la BACB (en face de la Place des cinéastes), le notable en bronze de plus de deux (02) mètres dans le hall du siège de la BIB...sont à mettre à l’actif du sculpteur Jean-Luc Bambara.

En plus de ces œuvres à la qualité artistique insoupçonnée, l’artiste a encore libéré son génie pour créer la "protection". C’est une sculpture pleine de symboles qui a été présentée le 30 avril dernier.

"L’un des prodiges de l’art c’est de donner une couleur rythmée et cadencée à la vie afin de remplir l’esprit d’une joie calme et d’éblouir l’âme humaine par la splendeur du beau". C’est ainsi que Jean-Luc Bambara définit la force de l’art. Cette référence transparaît toujours dans ses œuvres. Il fait partie du groupe d’artistes qui ont donné naissance au symposium international de la sculpture sur granite de Laongo où plusieurs œuvres portent sa signature.

Ayant pour ambition "de voler toujours plus haut", l’artiste a séduit la ville allemande de Ladenburg à travers une de ses maquettes. Ainsi naissait l’idée de la "protection". Trois (03) mois après, le chef d’œuvre est là. Il mesure deux (02) mètres de haut avec un poids d’une tonne et demie.

A Ladenburg, cette sculpture sera installée au cœur d’une place dédiée à l’Afrique et particulièrement, à la ville de Garango (ville jumelée à Ladenburg depuis 1983). Pour le premier secrétaire de l’ambassade d’Allemagne Simand I. Milan, la "protection" est une sculpture fascinante et attractive qui émerveillera sans aucun doute, les habitants de Ladenburg en juin prochain lors de son inauguration. M. Raphaël Compaoré, représentant le ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme ajoute pour sa part, que l’œuvre traduit le grand génie de l’artiste et fait fortement honneur au Burkina Faso.

De la signification de l’œuvre

La "protection" se traduit par deux personnages dans une position affective. Le premier renvoie à un père ou à une mère dont l’amour, la tendresse, la sollicitude...pour son fils sont incommensurables. Ce personnage ouvre alors grandement les bras pour que son bien-aimé y trouve un refuge, une protection optimale.

Cet ensemble s’intègre parfaitement dans l’esprit du masque car pour Jean-Luc Bambara, "l’œuvre d’art ne doit pas être appréhendée uniquement par la seule raison. L’irrationnel, le suprasensoriel sont aussi des critères essentiels de la créativité". De plus, le masque joue le rôle de protection dans les sociétés traditionnelles africaines.

Pour son combat en faveur de la culture, Jean-Luc Bambara a été fait chevalier de l’Ordre du mérite du développement rural en 2000 et chevalier de l’Ordre du mérite des arts, des lettres et de la communication en 2002. Dans le même sens, il a été également distingué en Europe (Allemagne, Belgique, Espagne...) et aux Etats-Unis (Ohio, NewYork, Nevada etc.). La "protection" terminée, l’artiste compte déjà réaliser une autre œuvre monumentale pour une ville espagnole.

Arsène Flavien BATIONO (bationoflavien@yahoo.fr)

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