L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

jeudi 2 juin 2016 à 03h00min

Dans la nuit du mardi 31 mai au mercredi 1er juin 2016, les assistants de police adjoints Kani Michel Coulibaly, W. Philibert Silga et Tilbou Tiolé trouvaient la mort à leur poste à Intangom dans la Province de l’Oudalan, localité située à 25 Km de la Commune rurale de Tin-Akoff dans la région du Sahel. Après avoir reçu les hommages de la nation, ces « braves éléments de sécurité » ont été portés à leur dernière demeure dans l’après-midi de ce jeudi, 2 juin 2016 au cimetière municipal de Gounghin en présence de leurs frères d’arme, de membres du gouvernement, de parents, amis et connaissances.

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L’Adieu  de la nation  à ses trois policiers  tombés à Intangom dans le Sahel

L’émotion était grande au cimetière municipal de Gounghin où reposent désormais les trois policiers arrachés à la nation au moment même où elle avait le plus besoin d’eux.

L’assistant de police adjoint, Kani dit Michel Coulibaly né le 12 janvier 1989, trois ans, dix mois et 19 jours de service, laisse derrière lui, une veuve enceinte.

L’assistant de police adjoint, Philibert W. Silga, né le 16 avril 1988, totalise deux ans, dix mois et onze jours de service. Il laisse derrière lui, une veuve et deux enfants dont le dernier est né dans la soirée du 1er juin 2016.

Quant à l’assistant de police adjoint, Tilbou Tyolé, né en 1987, il a accompli un an, dix mois et 19 jours de service. Il laisse derrière lui, une veuve et trois enfants.

En signe de reconnaissance de toute la nation, ces trois assistants de police adjoints ont été élevés, à titre exceptionnel, à la dignité de la médaille d’honneur de la police nationale

Le directeur régional de la Police nationale du Sahel (dont relève le poste), le commissaire divisionnaire de police, Daniel Zoungrana, a loué les qualités professionnelles et sociales de ‘’ses éléments’’ tombés en cette nuit du mardi 31 mai au mercredi 1er juin 2016.

« Le métier des armes n’est pas un métier comme les autres. Il est fait du sens du devoir, de l’amour de la Patrie, de l’esprit de sacrifice. Il appelle de la discipline et du courage. Il comporte l’acceptation du risque. La mort de ces jeunes, partis à la fleur de l’âge, ne doit pas entamer le moral de nos troupes. Bien au contraire, elle doit être le levain qui pousse nos forces de défense et de sécurité sur le chemin de la victoire et du rayonnement sur le terrorisme et les ennemis de notre nation », s’est incliné le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré. « Je puis vous assurer, que rien n’arrêtera la marche de la démocratie et du développement de notre pays. Tout est mis en œuvre pour garantir l’intégrité de nos frontières. Le Burkina Faso ne reculera jamais devant une quelconque force du mal, d’où qu’elle vienne », exhorte le ministre Compaoré avant de rassurer les forces de défense et de sécurité du soutien et de l’accompagnement du gouvernement dans leurs lourdes et difficiles missions.

« Oui, l’hommage que nous rendons aujourd’hui à ces braves jeunes gens, vise aussi à inciter nos forces de défense et de sécurité qui, au prix de leur vie, veillent sur notre chère patrie, à rester dignes, et de pouvoir défendre l’idée qu’elles se font de la dignité de l’homme », a insisté le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure, Simon Compaoré pour qui, ces actes de « grands bandits » visent à déstabiliser le pays, à mettre un frein à son développement et à saper le moral des forces de défense et de sécurité.

Au cours de la cérémonie solennelle, deux autres policiers ont également reçu l’hommage de la nation par la décoration à titre posthume à la dignité de la médaille d’honneur de la Police nationale. Il s’agit de l’assistant de Police stagiaire Rasmané Doussoungou (décédé trois jours plus tard après avoir été violemment heurté par un usager de la route le 10 mai 2016 lors d’une mission de régulation de la circulation) et Atina Ouoba (policier tué le 29 mars 2016 à Bouroum-Bouroum, lors de l’interpellation d’un individu suspecté).

Oumar L. OUEDRAOGO
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 3 juin 2016 à 03:29, par Dieu Sauve
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Ma Patrie est en danger !
    Paix à l’âme des vaillants policiers qui ont trouvé la mort en voulant nous protéger.
    Quant aux autorités, disons que nous sommes déçus de voir que le rôle du Ministre de la Sécurité Intérieure est d’aller et de nous ramener des cadavres pour être enterrés.
    Franchement, SIMON est fatigué. Il doit abandonner le département de la Sécurité pour des personnes plus performantes qui s’y connaissent en stratégie de défense et de sécurité. La raison est évidente, aucun conseiller ne pourra dire la vérité à Simon dans son Ministère. Voyez comment le Premier Ministre THIEBA est ostracisé par les 3 RSS. C’est pourtant un grand intellectuel !
    Simon, zoé wendé laf loogué. Il faut partir à temps et ne laisse pas perdurer le calvaire des Forces de l’ordre et des populations. Il en est de même pour le Département de la Défense.
    Roch veut faire comme Blaise mais malheureusement il n’a pas les mêmes capacités que ce dernier qui est un parachutiste commando et un fin stratège bien connu.
    Ca ne va pas les RSS.

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  • Le 3 juin 2016 à 07:01, par Immigré
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Paix à leurs âmes ! Déjà difficile d’imaginer que dans ce contexte, ce ne sont pas des militaires qui sont à ces postes frontaliers mais des policiers pas outillés pour faire face à des terroristes. Notre gouvernement dort toujours ou est-il incapable ?

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  • Le 3 juin 2016 à 07:07, par A. K
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Mes sincères condoléances, paix aux âmes des disparus. Amen !!!

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  • Le 3 juin 2016 à 09:14, par DOULCOM
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    RIP
    Que Dieu protège son peuple

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  • Le 3 juin 2016 à 09:25, par yn
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    On note qu’il n’y a pas d’expérimentés à ce poste. Juste des jeunes policiers fraichement sortis de l’école de police !

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  • Le 3 juin 2016 à 09:49, par jean- claude sawadogo
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    paix à l’âme de chacun d’entre eux que la terre libre du Burkina leur soit légère.

    mais il faudra que le gouvernement revoit au plus vite possible la question sécuritaire parce que le ministre en charge de la sécurité est incompétent il faut d’urgence trouver quelqu’un d’autre capable de l’assumer pleinement car dit-t-on on ne pas sauter du coq à l’âne comme, comme quoi Simon n’est pas l’homme qu’il nous faut. merci.

    Signé Jean-Claude Sawadogo

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  • Le 3 juin 2016 à 10:39, par pomme66
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    quelles mesures prendrez vous pour mieux sécuriser nos frontières. c’est très urgent. On est fatigué d’assister à l’enterrement des jeunes FDS. équipez les conséquemment et envoyez à nos frontières suffisamment d’hommes bien équipés et bien entrainer. Arrêtez les discours inutiles ça ne va jamais remplacer un mari, un papa, un fils sur lequel toute la famille comptait. Toutes mes condoléances. Ces décorations à titre posthume servent à quoi ?

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  • Le 3 juin 2016 à 10:40, par levoyan
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    paix au âmes des disparus. franchement je suis frustré jusqu’ au dernier du sens du mot comment une qui a déjà connu un attaque se retrouve seulement avec quelque policiers au poste et de surcroit des jeunes sans expériences a peine sortie de l’école franchement je n’arrive pas a comprendre sa. et quand j’entends dire nos frontières sont sécurisé c’est comme ça vous appelé sécurisé une frontière ?Simon tu doit comprendre que géré un post pareil relevé d’un homme de stratégie c’est pas la gestion d’une commune.il faut enfin reconnaitre ta défaite si non tu va finir nos frères. je pleure au fond de moi c’est vraiment triste.et je croit que nous en tant que jeune on ne doit pas permettre a ses loup-garou de continué a faire massacrer nos jeune frère nous devrons nous lever et dire stop ya ya boin.

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  • Le 3 juin 2016 à 10:55, par Megd’
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Tout le monde tombe à bras raccourcis sur Simon, parce que tout simplement le pauvre est le ministre de la sécurité. Il faut voir loin au-delà de Simon car il est entouré et conseillé par des spécialistes de la question sécuritaire. Notre Chef d’état-major est un vaurien et je pèse bien mes mots. En fait, c’est tout l’exécutif sécuritaire de notre pays qui est nul.

    A-t-on besoin de faire une école de guerre pour comprendre qu’il fallait renforcer tous les postes frontaliers de ce pays ? Nous sommes à combien de postes qui ont été attaqués depuis l’année 2016 ? Pourquoi ne pas prendre des dispositions adéquates ?

    C’est comme si vous vous faites cambrioler à plusieurs reprises chez vous à la maison. Il vous faut un minimum de bon sens pour revoir votre dispositif de sécurité chez vous : renforcer les portes et fenêtres, etc... à défaut veiller quelques fois pour au moins espérer en découdre avec les délinquants.

    Comment se fait-il que nos renseignements soient aussi minables ? Au temps de la transition et surtout de Barry, on voyait quand même un dispositif sécuritaire.

    On fait le malin en refusant la présence du GIGN alors qu’on est zéro. Il faut sacrifier certaines lignes budgétaires pour doter nos forces de l’ordre.

    Le CES et le Médiateur du Faso sont des institutions à supprimer ou à suspendre. Il y a encore d’autres institutions budgétivores complètement inutiles à ce pays.

    Les dotations en carburants et autres forfaits téléphoniques sont un gouffre financier pour ce pays. Il faut revoir tout cela et aussi les voyages en avion. Privilégier au moins la business class au lieu de la first class. Celui qui veut voyager dans un confort absolu doit payer le surclassement.

    Les pays riches qui nous aident à longueur de journée et qui ont leurs représentants dans ce pays ne font le 1/3 de ce que nous faisons en terme de dépense administrative. Tout est plafonné et il faut justifier les sorties.

    Bref, ils savent comment nous maintenir dans l’assistance.

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  • Le 3 juin 2016 à 10:57, par Mamon Yélé
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Que leur âmes reposent en paix ! C’est une attaque surprise dans la nuit et si tous les éléments y sont restés il est difficile d’en connaitre les circonstances et de décrire la bravoure et la résistance de ces vaillants. Ils ont pu avoir été assassinés, alors qu’ils étaient endormis, par ces lâches incapables de mener un vrai combat à découvert.
    Je souhaiterai que la police, si c’était ces trois jeunes qui constituaient l’essentiel du poste, plaide coupable. Leurs expériences cumulés est de 8 ans 1 trimestre avec moins de quatre ans pour le plus anciens, pour un poste frontalier névralgique, vraiment vos larmes si elles ne sont pas de crocodiles doivent être de remord et d’introspection sur vos incompétences ? Vous avez envoyé ces garnements à la mort, revoyez votre copie pour épargnez tous les autres, placés parfois par cupidité dans ces postes frontalières, nonobstant les vrais risques que cela comporte pour la nation entière.
    Palliez cela si des cas similaires existent ailleurs et n’envoyez plus de si jeunes tous seuls au chardon. Mais en fin sais lutter le spectateur assis. Qu’elle (la police) me pardonne mon ignorance mais nous autres on est souvent comme-ça on ne peut rien voir sans y mettre notre bouche.

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  • Le 3 juin 2016 à 11:07
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Très très triste, il faut que nos frontières soient mieux gardés, les attaques dans la zone frontalière avec le mali ne datent pas d’aujourd’hui, j’ai servi dans le Sahel depuis vers 2002. Nous sommes tellement tolérants que nous continuons à supporter et à accepter, ce n’est pas pour inciter à une violence quelconque mais il faut que avec certains voisins le respect soit mutuel, et qu’on sache que si on se tait ce n’est pas parce que on a peur. la zone du nord est un peu devenu comme un nomansland et les sans scrupules en profitent. notre territoire n’est pas si vaste que cela et on pourrait mieux sécuriser les frontières au lieu de mettre l’accent sur la sécurité de certains individus. évitons que le vers ne rentre dans le fruit. Toutes mes condoléances.

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  • Le 3 juin 2016 à 11:25, par KORO
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Combien d’adieu et à quand la fin ? Qui est responsable ? Tout le monde : les gouvernants parce que ils n’ont pas été fermes avec ceux qui veulent coute que coute que sans eux le pays des Hommes intègres prennent feu mais DIEU est GRAND. Pour notre sécurité, le président ROCH MARC KABORE doit faire venir certaines personnes qui sont dans la nature et sème la terreur .La libération provisoire des prisonniers par la justice ne fera qu’accentuer cette terreur. Vous savez en droit, les malfrats ,les terroristes, les voleurs ont plus de droit à la vie que les honnêtes citoyens . Les derniers ne savent pas quand et où brusquement les premiers vont hotter leur vie. Les premiers connaissent les textes comme les juges et en profitent pour faire le maximum de mal :viol, vol ,assassinat, détournement... Tous les jours ,on condamne, on présente les condoléance, et de l’autre coté, les juges travaillent en "toute âme et conscience" le disent-ils pour augmenter le nombre de malfrats dans la cité et c’ est le pauvre contribuable qui paie de sa vie ou de celle de ses proches . Il est temps que nos élus nous protègent en mettant en "lieux surs et proches" tous ceux qui pendant 27 ans ont tué ,brulé, commandité des meurtres ,tiré à bout pourtant sur des foules ,car ce sont les mêmes qui continuent de tuer via le terrorisme . La paix des burkinabè c’est pas leur problèmes Si les burkinabè refusent d’etre pillés nargués par leur familles ...,ils doivent être éprouvés tous les jours. Mais DIEU EST GRAND.ILnous aidera à les démasquer tout de suite .Quelque soit la puissance de leur oit disant gris gris fétiches et autres loges sataniques, DIEU est au dessus de tout seul LUI est puissant Nos vieux n’ont qu’à beaucoup prier pour nous . La fin de l’ennemi est proche AMEN !

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  • Le 3 juin 2016 à 14:00, par OUEDRAOGO Aida Rakieta
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Si jeunes !!!!!!!!!!! Que deviendront leurs familles qu’ils laissent derrière eux ??? Dieu seul le sait !! Puissiez-vous reposer en paix, braves soldats !

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  • Le 3 juin 2016 à 17:50, par lecorbeau
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    Paix à l’âme des disparus. Ce pays est vraiment dirigé par des amateurs. La place des militaires ce n’est pas en ville. Envoyer tous les les militaires dans les frontières et ramener les policiés en ville pour la sécurité intérieur. Définissez clairement le rôle de chaque corps. Et puis que vous le voulez ou pas retenez seulement que l’homme qui a le profil ideal pour ocuper le role du ministre de l’intérieur dans ce pays s’appelle "COLONEL DENISE BARRY"

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  • Le 3 juin 2016 à 18:53, par to my mind
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    reposez en paix !Que la terre libre du BURKINA vous soit légère !On ne vous oubliera jamais !Vous êtes tombés pour la patrie.

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  • Le 4 juin 2016 à 08:12, par CARLOS
    En réponse à : L’Adieu de la nation à ses trois policiers tombés à Intangom dans le Sahel

    MONSIEUR LE MINISTRE DE LA SÉCURITÉ ,FRANCHEMENT ON A HORAIRE DE VOUS ENTENDRE PRÉSENTER VOS CONDOLÉANCES D’INCOMPÉTENCES . ALLER AU CHARBON CA NOUS FERA GAGNER DU TEMPS. NOS JEUNES FRÈRES NE MÉRITENT CE SORT IGNOBLE. « QUE LEUR ÂMES REPOSE EN PAIX ». RENFORCER LE DISPOSITIF SÉCURITAIRE POUR NOUS ÉPARGNER DE VOS DISCOURS INSENSÉS. IL FAUT DES ACTIONS ON A PLUS BESOIN DES MOTS. C’EST QUAND VOUS ALLEZ COMPRENDRE MÊME ????!!!!!!!

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